Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/04/2008

Présidents, Monarques, sex-appeal, etc....

Avant-hier soir en finissant notre souper, pour le programme de notre soirée télé, on avait un choix déchirant à faire entre :

 

ceci :

 

536590125.jpg

 

 

 

et cela :

116819997.jpg

 

 

On a carrément choisi la seconde option….

 

Enfin, on a quand même conservé l’option 1 pendant une quinzaine de minutes, en ‘musique de fond’, tout en débarrassant les plats sales et en jetant les débris de nourriture à la poubelle avant d’enfourner les assiettes grasses dans le lave-vaisselle. Ca se mariait très bien.

 

 

1678279600.jpgSur le fond, justement, rien de nouveau : on maintient les réformes engagées, sinon on court à la catastrophe. Les mécontents doivent comprendre que c’est ça ou rien, faut faire avec. « Je maintiens mon programme qui avait été validé par les Français au moment de mon élection. » Ca revient comme un leitmotiv, ce truc-là. A croire que les 47% qui n’ont pas voté pour lui, ils ne comptent plus.

Sur la question des sans-papiers qui travaillent déjà en France, il ne cessait de répéter que le fait de travailler ne donnait pas nécessairement accès à la nationalité française. Sauf qu’il fait un peu beaucoup dévier le débat en disant cela ! Une simple carte de séjour délivrée, serait, pour beaucoup d’entre eux, déjà un bien beau progrès face à leur précarité actuelle. Mais, n’oublions pas de jouer la carte démago pour les bons citoyens bien pensants assis dans leur salon : « Ah non c’est vrai, ce serait trop facile, il y a des lois, la nationalité se MERITE… »

 

 

Une phrase m’a également fait sursauter, à propos des manifestions lycéennes. Bien sûr, ces mouvements ne sont que le produit de délires irrationnels de la part de nos têtes blondes, qui réclament plus de postes de profs à tort : notre système d’enseignement est l’un des plus coûteux d’Europe et l’un des moins performants, et Nicolou veut remplacer la QUANTITE par la QUALITE. Donc le nombre de postes n’y changera rien, inutile de les augmenter. La « qualité » quand tu fais cours à 36 par classe, tu m’en reparleras… Mais bon… Alors la citation-choc : « C’est le propre de la jeunesse d’être inquiète, si l’on n’est pas inquiet on n’est pas jeune ». Non mais je rêve, moi là… Qu’est-ce que c’est que cette condescendance, ce mépris affiché ? Et le corollaire, c’est qu’être vieux implique la sérénité ? Si c’était aussi simple… Donc en gros les manifestations actuelles ne sont que le fruit d’une inquiétude de saison, irrationnelle et dénuée de tout fondement concret. Le résultat des hormones et de l’adrénaline en ébullition d’une poignée de jeunes évaporés. Ahurissant.

 

 

Sur la forme, je le supporte de moins en moins. Je vais être injuste et je le sais, parce que tout le monde a ses tics, physiques et verbaux1085399826.jpg. Mais, sur lui, cela dégage une impression de fausseté que je trouve insupportable. Ses mouvements d’épaules, ses postures avachies, et surtout son horripilant « Ah mais c’est tout de même extraordinaire, vous conviendrez avec moi que c’est quand même incroyable… » me donnent une folle envie d’envoyer des tomates sur l’écran. Il était hyper-mal dans ses pompes, ça se sentait. Au point de communiquer son malaise aux téléspectateurs. Zéro pointé sur le plan com.

 

 

Bon, sur ce on a zappé pour passer à un programme plus excitant : les Tudor, saison 1 épisode 1. Moteur.

1746693297.JPGLe Roi Henry VIII, célèbre inspirateur de Barbe-bleue, est connu pour avoir collectionné les épouses (et les maîtresses). Plus sérieusement (mais ce fait est aussi lié à son goût immodéré pour les femmes) il a été à l’origine, au XVI° siècle, en Angleterre, du schisme de l’Eglise Chrétienne, divisée entre Catholiques et Anglicans. Le Pape ayant refusé de « valider » religieusement le 2° divorce du Roi, ce dernier décida qu’il s’auto-proclamait chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre. Il fut donc excommunié, mais s’en foutit, et en profita par la suite pour s’approprier les biens de nombreux monastères catholiques anglais afin de renflouer ses propres caisses. Quitte à être mal vu par Rome, autant en profiter… Des persécutions et guerres incessantes s’ensuivirent, un temps stabilisées sous le règne de la fille d’Henry VIII, Elisabeth Ière, qui réussit à faire de l’anglicanisme le trait d’union entre le Catholicisme rattaché à Rome, et le Protestantisme inspiré des théories de Calvin et de Luther. Mais je dévie de mon sujet initial, le Roi.

 

 

Les portraits d’Henry VIII qui nous sont parvenus ont presque1717708327.gif tous été réalisés alors qu’il était déjà bien avancé en âge, et donc bien « décati » déjà. Sur la fin de sa vie il était devenu obèse, impotent, et devait se faire aider pour monter l’escalier. De plus en plus malade et tyrannique,  il avait pour principal loisir de couper les têtes de ses anciens proches et conseillers. Tous les cousins et petits cousins du roi montèrent sur l'échafaud les uns après les autres, tout comme l'ancien conseiller Thomas Cromwell. Son règne, commencé dans la joie, s’est terminé en 1547 dans la terreur.

Mais nous n’en sommes pas là. La série démarre lorsque le Monarque, en début de règne, est en pleine possession de ses moyens, intellectuels, physiques (c’était un 566940408.JPGgrand sportif…), et au sommet de  son sex-appeal. Héritier du trône d’Angleterre en 1502, il était effectivement un parti très convoité : grand, athlétique, il avait la réputation d’être « le plus beau prince d’Europe ». Et c’était un coureur, et même un trousseur de jupons invétéré. Une carte que les réalisateurs ont jouée à fond. Les scènes de bagarres dévêtues entre beaux mecs jaloux de leurs prérogatives (Henry VIII contre François Ier au Camp du Drap d’Or en 1520) alternent avec de multiples scènes de coucheries entre Nobles en rut (le Roi anglais en coq dans la basse-cour, bien sûr) et dames de compagnie consentantes et émoustillées.

 

Et nous évidemment, on marche. On court, même ! Alors que j’ai flashé dès la première image sur Jonathan Rhys-Meyers qui joue le rôle du Roi, TiNours 1542590901.jpga un faible pour Henry Cavill, l’acteur qui incarne Charles Brandon, un des intimes d’Henry VIII. Enfin, ‘intimes’… pas assez à notre goût, bien évidemment… Ils passent tous deux leur temps à la Chasse au Vagin alors que ce pourrait être si pur, noble et beau entre eux deux… passons… Malgré quelques accrocs à l’histoire, (par exemple la sœur du Roi a été mariée en premières noces au Roi français Louis XII, et non au Roi du Portugal), la série demeure passionnante et d’un intérêt soutenu. (Mais, quitte à modifier la réalité, pourquoi ne pas avoir imaginé quelques étreintes brûlantes et secrètes entre Henry et Charles, volées au détour de quelques tournois...? BREF! )

Sam Neil est excellent en contre-emploi en Cardinal Wolsey, pacificateur à la fois cynique et arriviste.Dans les  rôles féminins, mention spéciale à Maria Doyle Kennedy qui incarne la première épouse bafouée, mais digne, qui cherche réconfort dans la religion  (à noter, sa ressemblance frappante avec le portrait de la vraie Katherine d’Aragon) et aussi à Nathalie Dormer, qui joue une Anne Boleyn calculatrice, à la limite de la perversité.

110759253.jpg

Vous rappelle-t-elle quelqu’un dans l’actu people ? C’est TiNours qui m’a fait remarquer la ressemblance, ce qui m’a occasionné un beau fou-rire. En tout cas, aucune, mais alors aucune ressemblance physique entre leurs maris respectifs : cf le début de ma note, la boucle est bouclée. Et nous bien accros pour nous taper toute la suite de la série. Le tournage de la saison 3 vient de se décider. Chouette. Je suis curieux de voir à quoi ressemblera le beau Jonathan Rhys-Meyer lorsqu’il devra incarner un roi sénile et ventripotent : ils vont devoir le grimer, l’abîmer, quel dommage… espérons qu’ils nous auront déniché plein d’autres choupinous pour alimenter notre libido dans les épisodes suivants, sous le règne de sa fille Elisabeth Ière, qui, bien que surnommée « the Virgin » était elle aussi amatrice de sexe, et grande consommatrice d’hommes, cette cochonne…

 

20/04/2008

L'Ardoise

17 avril

 

Hier sur la route d’Avignon, dans la voiture, on écoute les GG sur RMC. Coup de bol, ils abordent un sujet sur lequel j’ai lu un article dix minutes plus tôt, dans le Marianne de cette semaine.

Il s’agit d’un nouveau fichier mis en place par la Police et la Gendarmerie françaises, qui s’appelle « Ardoise ». Un logiciel informatique qui permettrait aux diverses brigades réparties à travers la France de recouper leurs informations sur les individus, en saisissant des données à leur sujet.. Sur une des « pages » du programme, les policiers et gendarmes se voient proposer une série de ‘profils’ pour définir la personne à laquelle ils ont affaire. Il est intéressant aussi de noter que cette personne peut être aussi bien victime que présumé(e) coupable. L’agent peut ainsi cliquer sur « mineur en fugue » « handicapé » « SDF » « personne se livrant à la prostitution » « travesti » « homosexuel » « usager de stupéfiant ». A la page suivante, il faut aussi déterminer si la personne est « auto-stoppeur », « personne âgée », « membre d’une secte », « permanent syndical », autant dire que de nombreuses questions peuvent se poser quant à l’atteinte à la vie privée…

 

 

Alors le porte-parole du Ministère de l’Intérieur, Gerard Gâché, interviewé, rassure immédiatement les journalistes présents : « Le même style de fichier, appelé STIC, existait déjà avant, blablabla, on en a refait un autre amélioré, blablabla, pour permettre aux fonctionnaires d’agir plus vite et efficacement, blablabla… ». Et bien sûr les informations contenues dans ce fichier restent absolument confidentielles, il ne pourra être consulté que par des fonctionnaires assermentés… ». Monsieur Gâché explique en outre qu’Ardoise ne pourra être utilisé que dans un cadre bien précis : il faut que cela ait un lien avec l’affaire. En d’autres termes, si un homo se fait voler son scooter et va porter plainte, on ne remplira pas les infos sur ses préférences sexuelles dans le fichier. En revanche, s’il se fait agresser sur un lieu de drague, cela peut donner lieu à moisson de renseignements intéressants. Il faut savoir également, dixit Monsieur Gâché, que les informations concernant les victimes sont conservées 15 ans dans les fichiers avant d’être effacées, mais que l’on peut aussi, une fois que l’agresseur a été arrêté et condamné, demander leur effacement immédiat. Enfin, seuls peuvent avoir accès au fichier les fonctionnaires ayant un numéro de code, un identifiant, et un motif clair. C'est contrôlé par la CNIL...

 

 

Bôfff… pourquoi, tout en voulant bien admettre la bonne foi du porte-parole du Gouvernement, j’ai un mal fou à y croire, à tout ce blablabla… ? Quand on prononce le mot 'CNIL', ça me fait toujours rire. Si un fonctionnaire indélicat (tout assermenté qu’il soit) a envie de mettre son nez dans les fichiers me concernant, ce n’est pas le Comité des Navets Idiots et Lobotomisés qui pourra l’en empêcher...

 

 

Et, au final, les journalistes en arrivent à une conclusion qui m’assoit carrément « Ah, bah, ce n’est pas un crime d’être homosexuel, alors pourquoi ne pas le déclarer ? Si l’on n’a rien à se reprocher ? Il faut assumer non ? » . Et puis ils en profitent aussi pour dire que dans la mesure où plein de gens étalent leurs vies dans des blogs de nos jours, qu’est-ce que ça change ? D’ailleurs les blogueurs en question seraient les premiers à hurler après cette loi, ce qui montre bien leur incohérence…

 

 

Mouais. En tant que 1) blogueur 2) pédé,  je suis doublement concerné par ce que ces braves gens racontent. Concernant l’option numéro 1, je tiens à rappeler tout d’abord que le fait d’écrire un blog est une démarche  VOLONTAIRE de ma part. Sans répondre aux questions d’un mec en képi, c’est moi qui décide moi-même si je parle de ma vie intime, sentimentale, sexuelle, et si les lecteurs sont anonymes, c'est MON choix. J'ai l'air d'enculer des mouches, peut-être, mais, psychologiquement, humainement, c'est absolument fondamental pour moi, cette différence qui pourrait paraître trop subtile à certains. Même si l’espace de mon blog, est ouvert à tout le monde via le web, je préfère cette façon de procéder plutôt que d’imaginer les paramètres de ma vie bien couchés sur une petite fiche policière. Même si je sais qu’en faisant quelques recoupements très simples, n’importe quelle personne un peu fûtée s’attelant à la tâche pourrait deviner qui je suis, il n’empêche. Je n’ai pas indiqué en en-tête mes nom prénom adresse date et lieu de naissance et profession,  ce qui ne manquerait pas de figurer sur la jolie fiche informatique dans les entrailles d’ « Ardoise »…

 

 

D’autre part, ce qui me gêne prodigieusement dans cette affaire, et que bien sûr aucun système informatique ni aucun fonctionnaire de Police, aussi bienveillant soit-il, ne peut corriger, c’est le risque d’amalgame qui risque de se produire lors d’une affaire entre les catégories ‘coupable’, ‘victime’ et ‘témoin’. Il y aura forcément, là-dedans, un risque de subjectivité bien désagréable.

 

 

Ce qui me fait surtout tiquer, c’est l’argument de l’« efficacité » : si l’on veut qu’un coupable soit poursuivi pour ‘agression homophobe’ (surtout s’il récidive) il faut bien que la victime se déclare elle-même homosexuelle. Ca paraît tomber sous le sens.

Ben oui mais qu’en est-il des agressions racistes, et antisémites, alors ? Il les prévoit, celles-là, le fichier ? Ya-t-il aussi des cases concernant les origines ethniques à cocher ?

 

 

« Si on n’a rien à se reprocher, pourquoi est-ce qu’on trouverait choquant de faire figurer qu’on est « homosexuel » dans le dossier ? »

 

 

C’est vrai. Donc, dans le même ordre d’idées, et par souci d’efficacité, je propose qu’on rajoute au fichier  Ardoise , les rubriques suivantes, à cocher ou pas, selon les individus : « arabe » « juif » « blanc » « noir » « asiatique » « diabétique » « amateur de vins » « amateur de jolies femmes » « adepte du sado-masochisme » « véliplanchiste » « cheveux teints en roux » « obèse » « mauvais goût pour s’habiller » et « pétomane » ! Pourquoi pas ? Après tout, ça n’est pas choquant, si l’on n’a rien à se reprocher ?

09/04/2008

Décrypté !

1771581140.JPGAvant-hier s’est éteint, à 84 ans, un des derniers dinosaures d’Hollywood, Charlton Heston. Moïse bien mec à la machoire carrée, Ben Hur dirigeant son char d’une poigne virile, voyageur perdu promenant sa musculature athlétique sur la Planète des Singes, flic au regard bleu acier dans le monde futuriste de Soleil Vert, il a terminé son parcours  à travers l’espace et le temps dans sa retraite de Beverly Hills.

 

Bon, il faut bien reconnaître qu’il avait perdu de son éclat et de sa mâle assurance sur la fin. Mes émois érotiques de gamin n’ont guère trouvé matière à se raviver en regardant ce papy trottinant qui fuyait devant les questions dérangeantes de Michael Moore dans ‘Bowling for Columbine’.

 

Et puis, évidemment, tout l’attrait sexuel du personnage fondait comme neige au soleil dès lors que l’on grattait un peu. Il avait bien commencé, pourtant, en militant pour les droits civiques de Noirs au début des années 60. 1224785999.2.jpgHélas, il a viré conservateur par la suite. Républicain confirmé (c’est son droit…), anti-avortement (ça le fait moins…), homophobe (ça passe encore plus mal, même avec du lubrifiant…), et, touche (tache ?) finale irrémédiablement glaçante : militant du lobby en faveur du port d’armes et président de la National Rifle Association de 1998 à 2003. Il avait démissionné alors qu’il commençait à ressentir les premières atteintes d’Alzheimer : pertes de mémoire, oubli des repères, cela aurait en effet pu être gênant sur un champ de tir.

 

Avant-hier dans l’émission radio de Rukier, ils ont résumé son parcours en ajoutant que son rôle crypto-gay dans Ben Hur, d’une part, et ses prises de position anti-homo d’autre part, étaient contradictoires. Bien, sûr, la question a été lâchée par un des chroniqueurs « C’est, quoi ‘crypto-gay’ ? ». Je crois même que c’était Rukier lui-même qui l’a posée. Il adore jouer les « homos pas branchés ». Alors, le spécialiste de service, j’ai nommé Stivy, se dévoue et étale sa culture pédée : « Ben ça veut dire qu’il y a des allusions voilées, à peine indirectes, à l’homosexualité ». Ebahissement général de l’assistance « Aaaah bon ??? Dans 'Ben Hur' ????»

 

Ben oui, il y a. C’est vrai que ce n’est pas évident au premier coup d’œil, mais après que j'aie visionné The Celluloid Closet, un excellent documentaire réalisé par Robert Epstein et Jeffrey Freidman en 1995, d'après un livre qu'avait publié Vito Russo en 1981, ça m'a crevé les yeux. Les créateurs américains devaient en effet à l’époque se soumettre aux règles très strictes du Code Hayes, un code de moralité cinématographique dont le but avoué était d'expurger le cinéma de tout élément incompatible avec la "bonne" morale. Les "perversions sexuelles", dont l'homosexualité faisait bien entendu partie, figurant en haut de la liste, les cinéastes et scénaristes devaient faire des prouesses pour tenter de contourner le règlement. Et offrir l'occasion aux spectateurs plus avisés de lire entre les lignes. Ou, plutôt, de voir entre les images. Gore Vidal, par exemple, qui a participé à l'écriture du scénario de Ben-Hur , raconte avec délectation la façon dont on avait élaboré une véritable scène de séduction entre Ben-Hur et Messala en cachant tout de cette intention à Charlton Heston, mais pas à Stephen Boyd. Les regards incendiaires que lance l'interprète de Messala au futur président de la NRA n'ont vraiment rien d'équivoque. Et valent aujourd'hui leur pesant d'or. Les plus rusés pouvaient ainsi s'amuser un peu, mais, de façon générale, les allusions à l'homosexualité de certains personnages étaient carrément supprimées.

719879612.jpg

Bon, tout ça pour dire, qu’entendre Charlton DECRYPTE par Stivy, ça fait un effet curieux. Ca me défrise, même.

Alors son parcours à lui, on en a plus vite fait le tour : ex lofteur, il a animé une émission sur Fun TV jusqu’à ce que Rukier le prenne dans la « bande » en 2002. Et puis il a joué au théâtre, dans une comédie écrite… par Rukier. Certaines mauvaises langues affirment qu’il a couché pour en arriver là.  Je me refuse à le croire. Pour moi, coucher avec Stivy, ça relève de la perversion sexuelle.

Et bien sûr, comme Charlton avec la NRA, Stivy a lui aussi une cerise sur le gâteau de sa brillante carrière : soutien actif à Nicolou pendant la campagne présidentielle. 

Reconnaissons-lui tout de même une certaine honnêteté : après avoir longtemps démenti toute rumeur sur son homosexualité, il a fini par faire son coming out lors de la parution du Manifeste pour l’Homoparentalité. Avant-hier les autres chroniqueurs le charriaient voluptueusement sur le fait qu’au cinéma on ne lui proposait que des rôles de gay, ce qui l’agace. « Mais enfin Stivy, il faut bien reconnaître que... » (sous-entendu, "qu’on ne t'engagerait pas pour le rôle de Ben Hur, -même et SURTOUT cryptogay !!- dans un remake !!!") et lui protesttait : « Ben quoi, ben quoi, chuis normal !! »

Non, mon grand, tu ne l’es pas. Pas quand on laisse derrière soi des citations du genre « Si je devais choisir entre la CGT et patron, je choisirais patron »

417684962.jpg

Cryptocon ?