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31.08.2007

Liste de tout ce que je déteste

  • Avant toute chose, tout ce qui fait trop de bruit. En vrac : les « Quad », les vélomoteurs au pot troué, les chiens qui aboient inlassablement pendant des heures sans savoir pourquoi, les voisins casse-couilles, etc…
  • Les enfants mal élevés qui braillent et font des caprices (dans les supermarchés, dans les lieux publics…) et leurs parents qui les regardent sans rien dire, ou bien qui font exprès de ne pas les voir (ni les entendre…).
  • Corriger des paquets entiers de copies nulles, et retrouver, au mois de juin, des fautes faites inlassablement pour la 200° fois depuis le début de l’année alors qu’on a réexpliqué 199 fois avant, pourquoi et comment éviter la faute… et se dire en sanglotant qu’on a tout raté et qu’on est décidément un prof NUL qui n’arrive pas à faire passer son message.
  • Etre réveillé par la sonnerie du téléphone. A chaque fois j’ai l’impression que le ciel me tombe sur la tête et qu’on va m’annoncer une catastrophe. Etre réveillé par la sonnerie du réveil, ça me dérange pas ! Parce qu’en général je suis TOUJOURS réveillé quelques minutes avant… j’ai une horloge dans la tête… Mais le téléphone c’est imprévisible et donc c’est l’horreur….
  • La télé -réalité. Sans distinction aucune. Tout, tout, tout ! le Loft, la StarAc, l’Ile de la Tentation, Secret Story, tout, TOUT ! D’une façon générale, toutes ces émissions/jeux  IGNOBLES où il s’agit toujours d’ELIMINER des candidats et de leur faire dire du mal d’eux entre eux, par derrière, par devant, en public, en privé, peu importe… à chaque fois que j’en ai regardé un extrait, j’ai dû zapper au bout de 5 minutes, ça me met horriblement mal à l’aise, ces déballages…
  • Ne pas arriver à voir la fin d’un film (intéressant évidemment) parce que je me suis endormi devant.
  • Ne pas parvenir à faire faire ce que je veux à un objet qui est CENSE faire ce que je veux.
  • Ne pas retrouver mes papiers, mes clés (ça c’est rare heureusement)
  • Les salsifis, les betteraves, la macédoine de légumes. Beurque beurque cacabeurque !
  • Boire sucré en mangeant salé. Je déteste ça. Et pourtant, les mélanges sucrés-salés (enfin, certains) en matière de cuisine ne me dérangent pas. Allez essayer d’y comprendre quelque chose….
  • Boire du vin (surtout du rouge) avec le dessert. Je ne sais pas pourquoi je ne peux pas ! il me faut de l’eau ! (gazeuse de préférence…)
  • Me disputer avec mon TiNours à moi et qu’on se fasse la gueule après : AFFREUX. Ca l’est tellement d’ailleurs (affreux) que depuis qu’on vit ensemble ça n’a dû arriver que 5 ou 6 fois à tout casser, et la période « gueule » n’a jamais pu durer plus d’une heure…
  • Les vendeurs désagréables dans les magasins, qui te regardent de haut et te répondent comme si tu étais une crotte de nez (alors que tu les as abordés aimablement et en souriant). Où les trouve-t-on le plus, ceux-là ? A la FNAC rayon livres-disques (pas toujours mais TRES TRES TRES souvent) et dans les rayons informatiques de certaines enseignes. A GIFLER…
  • Les pétasses vulgaires de 15-20 ans qui s’imaginent tout permis parce qu’elles ont un petit cul de 15-20 ans sans encore savoir qu’un jour leur petit cul se sera transformé en gros cul et qu’elles n’auront plus d’excuses à leur vulgarité, qui elle bien sûr, aura également grossi avec le temps…
  • Les beaux mecs qui savent qu’ils sont beaux et qui se la pètent (corollaire : j’aurais pu le placer dans ma liste des choses que j’aime, mais ça arrive à point nommé ici : rien de plus SEXY qu’un mec qui est beau et modeste. Pas FAUSSEMENT modeste,  MODESTE. Le top du top,  c’est un mec qui est beau et qui ne le sait pas !!! Evidemment c’est rarissime, ça ! MAIS ça existe aussi, j’en ai rencontré deux ou trois dans ma vie…)
  • Les ciels couverts qui durent des jours et des jours et qui finissent par taper sur le système…
  • Les jours froids ET humides.
  • Etre coincé dans des bouchons en ville ou sur l’autoroute (bon je sais, c’est pas très original, je connais peu de gens qui auraient placé ça dans la liste « j’adore »…).
  • Les extinctions de voix : TERRIBLE ça ! c’est très gênant de par :  1) mon métier / 2) le fait que je suis du genre bavard…
  • Aller au théâtre et découvrir qu’une pièce excellente a été CHARCUTEE par un metteur en scène assassin qui a fait faire et dire n’importe quoi à ses acteurs et qui après, lors d’une interview, se justifie en disant, la bouche en cul de poule, « oui notre version de la pièce peut surprendre, mais en la montant, on a voulu SE FAIRE PLAISIR… » .  Ils disent tous ça !! A chaque fois je me demande pourquoi le journaliste ne leur pose pas la question : « Mais le théâtre, est-ce que ce n’est pas pour FAIRE PLAISIR (comme vous dites) aux spectateurs, et non pas à l’ego tordu d’un metteur en scène (et de sa bande de rigolos) à qui il manque une case ? ». La plupart du temps dans ces cas-là, les spectateurs, il ne se sont pas FAIT PLAISIR, ils se sont plutôt FAIT CHIER, mais, bizarrement,  c’est jamais eux qu’on interviewe à la sortie !
  • Le foot en général, le Mundial en particulier, et toutes les crises d’hystérie collective que ça provoque régulièrement… (eh voui… chuis pédé… quoique je connais des pédés qui adorent ça ! mais bon, chacun ses goûts).
  • Le Paris-Dakar, les courses de voiture et de moto, la corrida… (cf remarque précédente…)
  • Le rap, la house, la techno… (eh oui j’ai beau être pédé…)
  • La mentalité des économistes libéraux.
  • Les adjectifs « fonceur » « loser » « battant » et tout ce qu’ils recouvrent comme mentalité puante.
  • La pub à la télé et SURTOUT à la radio : envahissante, braillante, hurlante, névrosante : CLIC ! je coupe le bouton à chaque fois pour laisser passer la minute quarante (durée moyenne) du flash merdique. Sur Europe 1, à certaines heures, y a du boulot ! Manque de bol, entre les pubs ils ont  BEAUCOUP de bonnes émissions, sur Europe 1 ! Alors évidemment ils en profitent….

    Remarques : Cette liste et celle des choses que j’aime sont en perpétuelle évolution, à compléter…

La liste de ce que je déteste est plus longue –apparemment- que celle de ce que j’adore. Ca fait un peu « vieux con » : j’assume. Mais c’est aussi parce que j’ai (évidemment) beaucoup plus cherché à justifier et expliquer mes dégoûts plutôt que mes goûts… C’est assez logique…. D’autre part, c’est pas classé dans l’ordre, j’ai procédé à par association d’idées, ça se voit comme le nez au milieu de la figure…

30.08.2007

Peplum

J’ai dû voir mon premier peplum quand j’avais 7 ou 8 ans. A la télé, bien sûr. Le genre était déjà trop démodé pour que je puisse en voir un au cinoche, si si, elle est pas si préhistorique que ça mon enfance ! Ah mais ! Bref.

Enfin en tout cas je l’oublierai jamais mon premier peplum, c’était « La bataille de Marathon » de Jacques Tourneur, sorti en 1960, avec Steve Reeves.

Dès le début du film j’ai même pas eu le temps de me rendre compte, j’étais scotché. Tétanisé. Absorbé. Englouti par ce qui se passait sur l’écran. Les scènes de Jeux olympiques avec Steve Reeves, entouré d’une dizaine d’autres beaux mecs musculeux, un peu moins beaux que lui mais beaux quand même. Et il gagnait. Tout. La course, le javelot, la lutte, la natation , tout.

Curieusement, je n’ai pas bien compris ce qui se passait en moi. Je suis même pas sûr d’avoir été excité sexuellement. Je me souviens seulement d’une impression de fascination totale. Et aussi d’un autre sentiment : ne surtout rien laisser paraître devant mes parents, mes frères et sœurs. Je sentais confusément que j’étais là dans une sorte de « domaine interdit » sur lequel il valait mieux que je ne m’étende pas. Que cette « fascination » pour l’homme magnifique qu’était Steve Reeves, ça allait au-delà de la simple admiration et que… je devais garder tout ça pour moi.

 

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J’ai bien sûr eu l’occasion de revoir le film et d’envisager plus lucidement ses côtés trop  naïfs  et kitschissimes depuis, mais peu importe. Il m’est toujours resté quelque chose de la première impression.

J’ai lu des articles, visité depuis des forums internet, « Steve Reeves était niais… une cacahuète à la place du cerveau… aucun talent…. ses muscles étaient son passeport pour le cinéma… pati, pata, gnagni, gnagna… ». Menfous, menfous, menfous. J’oublierai jamais cet émoi qui m’a pris en le voyant, lui, et aussi cette ambiance subtilement érotique dans le film, de ces beaux mecs qui s’entraînaient entre eux à moitié nus. Ben oui, à l’époque, il y avait pas les calendriers de rugbymen ! Par la suite, quand l’instinct sexuel est devenu plus clair pour moi, je suis moi aussi passé par les conneries habituelles : matage du catalogue de La Redoute (ou des 3 Suisses) à la page des maillots de bains (pour mecs, c’est la peine de préciser… ?) par exemple. Je me souviens plus tard en avoir parlé avec d’autres copains homos qui se sont esclaffés « on l’a tous fait ! » J’étais tout étonné ! Je croyais naïvement être le seul à m’adonner à ce style d’innocente perversion dans mon enfance. LOL.

Les peplums ont longtemps été démodés, ils sont revenus (un peu, pas trop…) au goût du jour il y a quelques années avec Gladiator. J’ai découvert aussi récemment à la télé (eh oui, encore !) Troie, que j’avais raté à sa sortie dans les salles. Même si j’ai grandi et mûri (oh, pas tant que ça…) j’ai conservé certains réflexes disons « esthétiques » de mon enfance. Mais la différence c’est que maintenant je suis mieux équipé pour figer les 'moments forts' (hum) d’un film dans leur perfection :

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(quelle idée ils ont eue d’aller s’entretuer devant les murailles, ces deux-là… y aurait eu tellement mieux à faire en un long face à face….)

Quoi qu’on ait pu dire sur ‘Troie’, je l’ai bien aimé, moi. Bon, d’accord, dans le film, l’histoire donne l’impression de s’écouler sur quatre jours alors que selon l’Iliade le siège de Troie a duré des années. J’ai aussi pleuré de rire en lisant sur un forum qu’il y avait eu une controverse sur le fait que la plupart des acteurs avaient un anglais et un accent trop ‘Shakespeariens’  dans la VO et qu’ils auraient dû avoir un accent grec. Ben voyons. Et pourquoi pas, pour l’authenticité, les faire déclamer en grec ancien aussi…. N’importe quoi.

Au fait, je suis pas fan de peplums. Je tenais à le préciser. La plupart de ceux que j’ai vus par la suite, je les ai trouvés plutôt mièvres et niais… mais bon…. Les émotions d’enfance qui perdurent jusqu’à l’âge adulte, c’est sympa et moi je les cultive. Si vous êtes sages, je vous parlerai un de ces quatre de ma passion pour les « Lassie ». Si, si. Rien ne vous sera épargné, vous dis-je. Rien.

29.08.2007

Enfin un week-end estival !

Visite de Marty et Minou ce week-end. On commence à s’installer dans les habitudes de vieux couple à quatre, eux et nous. Tous les étés fin août, on alterne. Une année chez eux à Fréjus, une année chez nous. Cette année c’était ici. Coup de bol : on a ENFIN eu un VRAI week-end estival (le premier depuis notre retour de Toscane) qui nous a permis de manger dehors, même le soir, dis donc ! IN – CRO – YA – BLE !

C’est bien sympa quand même, les habitudes de vieux couples… qu’est-ce qu’on a rigolé. Ils étaient là samedi à midi. Après un bon repas préparé par votre serviteur, après midi de farniente au bord de la piscine. Avec une autre visite qui fait toujours plaisir : Lala, la collègue de travail à MonTiNours. Elle nous fait toujours mourir de rire, et les autres ont vite été pris par son charme. Elle nous a raconté son ‘Road movie ‘ avec sa fille de ces deux dernières semaines, pendant que son mari et son fils restaient à la maison pour se garder réciproquement.

Samedi soir, grillades. Quand y a des invités, j’attrape toujours des sueurs froides (en alternance avec les suées devant le BBQ, pas bon pour la santé ça) à essayer de faire coïncider exactement la cuisson de la viande et celle des tomates à la provençale (au four dans la cuisine). Il y a quelquefois eu des catastrophes, genre côtelettes pas cuites et tomates carbonisées…. Enfin bon ce soir-là tout était top. On refait le monde au clair de lune…. C’est toujours plus facile en compagnie d’un délicieux rosé de Provence…

Dimanche, on a fait l’ascension du pic Saint Loup. Ne rêvons pas : ascension A PIED ça va sans dire. Par le côté « des Papys » comme dit Léon. C'est-à-dire celui qui se monte à pied. L’autre versant, celui qui fait face aux Cévennes, c’est celui des alpinistes, chuis pacap. Je laisse ces exploits-là à Léon, justement ! Enfin, papys ou papapys, il faut quand même deux heures pour faire la montée à pied. Je me tapais le sac à dos sans me plaindre (bon, pas bien lourd il est vrai, mais mon côté pile transpirait un max !) pendant que derrière ça traînait un peu. MonTiNours ben il a dû s’arrêter plusieurs fois, MonTiNours…  pas grave, on était pas aux pièces…. Et puis, quel plaisir une fois arrivés au sommet de (re)découvrir ceci :

 

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Apaisant… relaxant… époustouflant… impressionnant….

Il a quand même fallu  cette occasion pour que je découvre que Marty est sujet au vertige ! il n’osait pas trop regarder la vue, sans garde-fou…. Dommage tout de même de se taper ce chemin pour ne pas profiter de ce qui est tout de même une récompense bien méritée… d’ailleurs ce n’est pas si crevant que ça, l’ascension du Pic St Loup à pied, on a connu bien pire ! Le Clough St Patrick en Irlande ! (été 2000). 3H de marche et sur la fin ça devient de plus en plus dur et escarpé, on finit littéralement à 4 pattes ! mais cette sensation, arrivés en haut, quand on se dit qu’on a vaincu les éléments et qu’on surplombe les nuages… TERRIBLE !

Pour en revenir à nos humbles sommets languedociens, en redescendant, ça allait quand même plus vite…. Et quel plaisir de retrouver à la voiture les bonnes bouteilles d’eau gazeuse bien fraîche dans la glacière qu’on avait pensé à emporter.

Un des petits villages au pied du pic s’appelle Saint Jean de Cuculles… C’est mignon, non ? Eh ben sur le chemin du retour, on est tombés sur ce panneau scandaleusement tagué… ce que les gens ont l’esprit mal placé tout de même… ça m’a rappelé le ‘Fuck Sarko’ du spécial verre…

 

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Et évidemment, moi, à chaque fois, faut que je sorte mon appareil… remarque, au même endroit au bord de la route, j’ai pu prendre ces photos-là au soleil couchant, quand même plus intéressantes d’un point de vue esthétique.

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Les batifolages dans la piscine s’imposaient au retour, pour se détendre de la chaleur et de la poussière. Et puis après le repas (préparé encore une fois par votre serviteur), on leur a montré les photos de la Toscane sur le PC.

 Le lendemain, retour au pîc ! Comme si on n’en avait pas assez bavé la veille ! Mais bon cette fois c’était pour des raisons moins sportives, achat de vin au dans un domaine situé au pied de la montagne, avec cette vue sublime :

 

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Y avait un groschienchien avec sa baballe alors il a fallu que je gâtifie pendant que les trois autres s’occupaient du ravitaillement en « carburant »… ! mais moi la dégustation, je l’avais déjà faite la semaine dernière quand j’étais venu avec C*** et Y***, pour que ce dernier puisse alimenter sa cave perso dans le Nord, déjà bien achalandée pourtant !

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L’après midi, plage et farniente à Carnon. La température de l’eau était bien meilleure que début août quand on était revenus de vacances (il y avait alors un contraste saisissant entre le sable archi-bouillant et l’eau glaciale ! jamais vu ça !). Je me suis fait tout de même piquer par une vive (première fois de ma vie) mais bon ça fait pas très mal, ça n’enfle pas et la douleur ne dure pas. Sale bête quand même.

Le soir restau. Les Bains douches à MPL. Bilan assez mitigé. Le cadre est génial, la bouffe bonne (on a tous flashé gustativement, notamment, sur le gigotin d’agneau, SUBLIME) mais un peu chère. Mais surtout le service était archinul, anonyme à la limite de l’incorrection. Bon, pas grave. On s’est un peu promenés après dans Montpellier by night, avec une VRAIE température d’été,  que du bonheur !

Ils sont repartis hier matin et ça y est, le ciel est de nouveau gris…. Putain que ça m’aura pris la tête cet été, cette météo de merde…. On les rappelle à Fréjus pour leur dire de revenir…. ? Si ça se trouve, ils se débrouilleront pour ramener le soleil dans leur coffre … ?

26.08.2007

Liste de tout ce que j'adore

  • Mon PetitNours (évidemment).
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  • La ville où je vis.
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  • Mon métier.
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  • L’Equipe (pas le journal bien sûr !), c'est-à-dire le groupe d’amis que j’ai rencontrés entre mes 18 et mes 20 ans (environ).
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  • Cuisiner (quand j’ai le temps) surtout pour des amis. Corollaire : faire des grandes bouffes (à la maison, entre amis).
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  • Conclusion : que les personnes qui ont goûté à ma bouffe me disent « Mmm que c’est bon, comment tu l’as fait, il faudra que tu me donnes la recette, oui je vais en reprendre mais c’est vraiment par gourmandise, etc, etc… »
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  • Les gros chienchiens bien gentils genre labradors ou bergers allemands.
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  • Les hivers très froids et les étés très chauds.

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  • Discuter sur internet de tout et de rien.
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  • Aller courir tôt le matin.
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  • Aller à la plage en fin de journée.
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  • Paresser au bord de ma piscine quand il fait beau et qu’il n’y a aucun bruit (heure idéale en été : entre 10 et 11h du mat’)
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  • Me baigner à poil (j’ai découvert ça en Crète, un pur bonheur !)  

   

CENSURE

 

  • L'’Irlande, la Crète, la Toscane, et tous les endroits où mon petit ours et moi avons passé des vacances merveilleuses.
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  • Faire éclater de rire une classe à l’improviste en balançant une plaisanterie idiote.
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  • Certaines séries TV qui ont bercé mon enfance (Star Trek, Au Cœur du Temps, Mission Impossible, les Mystères de l’Ouest, Cosmos 1999, Chapeau Melon et Bottes de Cuir, Amicalement Votre…etc etc)
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  • Toutes les séries américaines bien kitsch des années 80, Dallas, Dynasty, Côte Ouest, etc…
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  • Certaines (pas toutes !!) séries en vogue aujourd’hui, Desperate Housewives et Grey’s Anatomy notamment.
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  • En littérature : René Barjavel, Benoite Groult, David Lodge, Fredric Brown, John Fowles
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  • Tennessee Williams (évidemment ! le MAITRE)
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  • Le cycle Harry Potter et, -beaucoup moins connu en France, mais c’est DOMMAGE car bien plus intéressant- le cycle Adrian Mole. Les deux sont à lire en anglais.
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  • Le cycle des chroniques de San Francisco (aussi bien en livre qu’en série TV)
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  • Barbra Streisand (évidemment…. Tant pis si ça fait ringard de nos jours, j’assume…)
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  • Phil Collins, Kate Bush, Depeche Mode, Duran Duran
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  • Maurane, Liane Foly, certaines chansons d’Etienne Daho
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  • Le cinéma Hollywoodien des années 40, 50, 60

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  • Réutiliser des dialogues de films ou de séries (appris par cœur sans effort) et les réadapter à un évènement de la vie courante (un sport auquel mon mec et moi sommes devenus fortiches).
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  • Réaliser des montages audio et vidéo pour préparer des cours.
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  • Le coq au vin, la blanquette de veau (faite par mon z’homme à moi), les coquilles Saint Jacques, les langoustes à l’armoricaine et le kouglof (préparés par ma Maman à moi).
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  • Les enfants SAGES à qui on peut parler comme à des adultes. Ben oui, je ne développe pas un phantasme, ça existe, j’en connais quelques-uns…
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  • Le tennis en général et Rolland Garros en particulier.
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  • Les compétitions de patinage artistique (oui, très pédé… je sais…)
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  • Les  TRES BONS acteurs (à mon sens) : Sean Penn, Daniel Day Lewis, Emma Thompson… (liste non  exhaustive, à compléter…)
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  • Les ours (les vrais ! les animaux ! oupsss en disant ça je m’enfonce au lieu de clarifier ! Je veux dire les ours polaires et les ours bruns, pas les « ours » comme l’entend le milieu homo –même si je n’ai aucun a priori contre ces ours-là non plus)
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  • Faire des câlins bien sûr, sous la couette, et s’endormir blotti contre mon z’homme. Paradoxalement, le matin surtout c’est encore le moment que je préfère pour ça ! Donc il vaut mieux que ça se passe un jour de vacances, parce que si on se rendort après…
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23.08.2007

Un moment affreux

Je sais pas vous, mais en ce qui me concerne, un truc que je déteste franchement c’est les courses hebdomadaires au supermarché.

Oui oui je sais : faut se faire livrer… je ne sais pas pourquoi, j’ai jamais sauté le pas… probablement parce que je me dis que je préfère choisir mes fruits et mes légumes MOI-MEME, hésiter MOI-MEME entre deux marques de glace, comparer les prix MOI-MEME en rayon, etc etc… bref.

Il y a un moment particulièrement affreux que j’ai ‘décortiqué mentalement’ afin de pouvoir le décrire.

On va appeler ça : « Episode 1, l’Arrivée sur le Parking »

Voilà : c’est l’été (élément important) et j’arrive et je gare ma voiture. Je passe sur le fait de trouver une place libre suffisamment près des chariots, bon ça en général, si je ne choisis pas des jours et des heures de trop grande affluence, ça va.

Que ça se passe l’été, c’est important pour la raison suivante : si le temps n’est pas trop dégueu (genre l’été 2007), en principe, je n’ai pas de blouson ni de manteau. Ni donc de poches intérieures. Et, comme je n’aime pas les « sacoches », (ben oui moi je trouve ça chiant, on les oublie partout) je trimballe mon portefeuille à la main en juillet-août. Détail très ennuyeux dans ces circonstances.

Travelling avant :

Lancelot descend de sa voiture avec le portefeuille à la main.167f3da09bfae9898b6ee6e95b62a934.jpg

 

Faut prendre les sacs dans le coffre (ben oui parce que maintenant, avec la vague écolo anti-sacs-plastiques, on est bien emmerdés quand on est pas équipés et que… mais non, mais nooooon, j’ai rien dit, faites pas attention, OK ! viiiiiive les Verts, je souscris et je signe, j’ai mes cabas. (quand je ne les ai pas oubliés à la maison).

15347c24435f8c69ec7414744f23112c.jpgAlors après faut aller prendre le chariot.

Et pour prendre le chariot faut le sou ou le jeton.

Comme je me suis déjà fait avoir 250 mille fois à n’avoir ni sou ni jeton en cet instant fatidique, j’ai élégamment anticipé et j’ai un  jeton spécial chariot dans la voiture (dans le cendrier, comme on ne fume pas, youpi il sert à ça).e5b6aaa18d74ffecfdcc9b93ff27e9fd.jpg

Mais comme je suis prévoyant aussi, j’ai avec moi une liste de courses.  (je me ballade pas dans les rayons en achetant au feeling et au petit bonheur, MOUA !).

Et, comme je ne veux pas m’emmerder à chercher dans la liste ce que j’ai déjà pris, il me faut un stylo pour rayer.

Alors donc, travelling arrière :

Lancelot sort de sa voiture garée pas loin du parc à chariots, il a les clés de contact, son portefeuille et son jeton à la main.

Il ouvre son coffre et dedans il prend les trente douze mille cabas de la Ménagère Ecolo.

 

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Il n’oublie pas de fermer à clé.

Il va chercher son chariot quand y en a un de dispo, accroche les cabas, insère le jeton, prend son chariot, sort sa liste ET son stylo du portefeuille et entre dans le magasin.

Oui mais !

Cherchez l’erreur, il y en a une !

LE PORTEFEUILLE…

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Quoi le portefeuille ?

Ben j’en fais quoi ?

Comme je ne peux pas le fourrer dans mes poches de short (oui en été je me ballade en short pour exhiber mes52f5585c87b4e45d8492ae464de02772.jpg beaux mollets poilus), quelle solution me reste-t-il ?

Dans le chariot en évidence ? Ben non c’est hyper-risqué ça.

Alors il reste les cabas…

Oui mais !

Faut cacher le portefeuille bien au fond entre deux sacs, pour pas qu’un autre client indélicat vienne y mettre la main et le taxer, avec tout ce qu’il contient de précieux : mes photos de quand j’étais petit, la mèche de cheveux de Tante Simone, les bons des emprunts russes que Papy Igor avait contractés,  oui bon là je déconne, et accessoirement, la carte de crédit et les (quelques) billets que j’ai durement gagnés.

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Oui mais !

Quand est-ce que je glisse le portefeuille entre deux cabas ? En entrant dans le supermarché ? Pas très malin ça.. je sais que je suis un peu parano, mais s’il y a des voleurs qui guettent les gens, à mon avis ils auront vite fait de d4c757f595bdf9d10740253fd129ee67.jpgrepérer mon petit manège et de voir que la cagnotte est au fond du sac. Vous savez, de nos jours on voit tant de chooooses….

Alors, faut mettre le portefeuille entre les cabas AVANT  d’entrer au supermarché. Quand ? Idéalement, à la maison, au moment où l’on fout les cabas dans le coffre. OK OK.

Oui mais !

Et la liste avec le stylo je les mets où ? Avant, ça rentrait dans le portefeuille, maintenant je vais pas m’amuser à les redéballer du coffre, des cabas, et du portefeuille sur le parking du supermarché, ça ferait un peu désordre….

Re-travelling arrière :

Lancelot gare sa voiture sur le parking du supermarché, il en sort, et, fort d’une longue expérience d’emmerdements, il a tout prévu. Il a dans les mains :

Les clés de la voiture.

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Le jeton pour le chariot

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La liste.

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Le stylo.

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Les cabas, (avec, planqué bien au fond, le portefeuille).

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(Ça fait quand même beaucoup de monde dans les mains à la fois….)

Avec un peu de chance, il ne trouvera pas de chariot disponible à côté, ou bien un coup de vent lui arrachera la liste au moment où il introduira le jeton dans la fente du chariot, ou bien l’anneau des clés va s’emmêler avec le stylo, ou bien le chariot avancera de travers…

C’est AFFREUX, ça, un chariot qui avance de travers…. Si, si, ça vous est jamais arrivé ? On n’arrête pas de forcer pour corriger la trajectoire et quand on a fini les courses on a l’impression d’avoir fait une bonne heure de stepper à la gym (sans le plaisir de mater des beaux mecs autour).

Ah j’allais oublier un autre emmerdement possible : le jeton ne rentre pas dans la fente du chariot (c’est pas la même chaîne de magasins…) ou bien il rentre mais le chariot refuse de se décoincer. Et, quand vous voulez en prendre un autre, le jeton refuse de sortir de la fente….. SGREUGNEUGNEU…. Si un jour vous voyez, sur un parking de supermarché, devant le hangar à caddies, un attroupement de gens ébahis devant un hystérique qui se roule par terre l’écume aux lèvres en hurlant, ne cherchez pas : l’hystérique, ce sera moi…

Aaah le bonheur des courses au supermarché… Et encore, pour faire court, je ne vous ai raconté que mes souffrances de l’Episode 1. Y en a encore derrière : Episode 2 : les Courses Proprement Dites, Episode 3 : la Queue à la Caisse, Episode 4 : le Déballage et le Rangement une fois arrivé(s) à la maison. Ben oui, « arrivé(s) » parce que quelquefois, heureusement, il y a mon PetitNours avec moi pour m’aider….

….et si on se faisait livrer, en fin de compte…. ?

American Psycho

 

Bret Easton Ellis est un « phénomène littéraire » américain qui a émergé dans les années 80 alors qu’il était très jeune, grâce à la publication de son premier roman, ‘Less than Zero’.

Il a rapidement enchaîné les succès par la suite, à une vitesse rare dans le monde de l’édition.

 

Personnellement je ne l’ai découvert qu’il y  a deux ans, après que ma copine Christine m’a offert un de ses romans les plus célèbres, ‘American Psycho’.

 

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Le bouquin avait fait un petit scandale avant et après sa sortie en 1991, en raison de la violence choquante qu’il véhicule. Comme le titre l’indique, il s’agit de l’histoire d’un psychopathe, Patrick Bateman, à l’époque de la ‘bulle dorée’ de Wall Street, dans les années 80. Le livre se présente sous forme de confession au quotidien du héros, qui se résume très bien lui-même en une seule phrase : « je ne suis plus capable de n’éprouver que deux émotions : l’avidité et le dégoût » . Il est ‘raider’ (courtier) le jour, et la nuit (le plus souvent) c’est un serial killer. Il tue, il torture. Quelquefois sans raison sinon une pulsion irraisonnée (un enfant, un homosexuel qui promène son chien, un clochard, un livreur de pizzas), quelquefois pour assouvir des tendances sexuelles sadiques ou par intérêt (des prostituées, un de ses concurrents sur le marché boursier, une ex-petite amie dont il ne supporte pas qu’elle soit sur le point de se marier avec un autre, bien qu’il ne l’ait plus revue depuis très longtemps).

 

Ce qui est assez dérangeant surtout, c’est qu’apparemment Bateman n’a aucune raison objective d’osciller entre « l’avidité et le dégoût ». Il est jeune, il est beau, il est riche, il est intelligent et très cultivé. Les frustrations et la folie qui paraissent le pousser à commettre des crimes plus abominables les uns que les autres pourraient résulter d’une enfance malheureuse, ou d’un métier trop aliénant (ce qui est probablement le cas) mais Ellis, même s’il nous donne en effet quelques pistes et indices dans ce sens au fil du livre, n’est visiblement pas intéressé par les causes et les raisons, qu’il n’approfondit jamais. Seuls l’intéressent les conséquences et les impacts des agissements du héros, sur son mental.

 

Si l’on fait abstraction des scènes de crime et de torture qui parsèment le livre, il faut bien reconnaître que Bateman, malgré ses agissements répugnants, est aussi quelqu’un d’incroyablement passionnant : il sait en un discours lors d’une soirée entre amis résumer tous les problèmes auxquels doit faire face la planète (d’un point de vue écologique, politique, économique, social…), il analyse et décortique brillamment des albums musicaux à succès de stars des années 80 (Genesis, Whitney Houston…), il a des références très précises et claires sur l’Antiquité et la Grèce pour expliquer à sa secrétaire les origines historiques du concept de démocratie. Certaines scènes dans le livre sont aussi très hilarantes,  comme celle où il entraîne sa petite amie hors de la soirée qu’elle a organisée un soir de Noël pour « emprunter » la limousine d’un autre invité et se faire conduire dans une boïte où il se disputera avec un autre homme en sniffant de la cocaïne. Ou bien encore une série de coups de fils où les personnages se mettent en attente les uns les autres pour se donner rendez-vous le soir dans un restaurant où finalement ils n’iront jamais, car personne ne parvient jamais à se mettre d’accord avec personne. Bret Easton Ellis fait en effet largement fonctionner dans le livre le ressort du comique en l’appuyant sur les agissements et propos absurdes de cette jeunesse ‘Yuppie’ des années 80 en Amérique, qui tourne à vide sur les moteurs que sont l’argent et le « paraître » , paramètres avec lesquels l’auteur a lui-même largement eu le temps de se familiariser en tant que très jeune écrivain à succès,  ‘golden boy’ (parmi tant d’autres) de cette époque.

 

C’est ce thème qui semble émerger principalement après la première lecture. Ellis abuse en effet ad infinitum d’obsédantes descriptions détaillées de tenues vestimentaires, appareils électroniques, accessoires de mobilier, plats servis dans des restaurants chics, en citant sans ne jamais rien oublier les marques, caractéristiques, particularités de chacun de ces  OBJETS. Tous les personnages ne semblent préoccupés que de leur tenue, confort, standing, apparence physique, plaisir, ils vivent dans un monde où tout ne semble être axé que sur l’ego, l’individualisme, la compétition.  Les personnages ne communiquent pas, ou très peu. Les dialogues ressemblent plutôt à des monologues se suivant en parallèle, ou personne n’écoute personne. En poussant à l’extrême, on peut même dire que dans le livre, personne ne CONNAIT personne. Les relations entre les protagonistes sont très superficielles. Dans le meilleur des cas, Bateman  connaît le nom des gens qu’il côtoie parce qu’ils sont associés à une « fonction ». Il y a la Petite Amie, la Secrétaire, le Détective, le Frère, la Mère (ces deux derniers ne figurant respectivement que dans une seule scène, d’ailleurs). Il y a aussi et surtout une myriade d’autres traders qui ne sont qu’autant de copies anonymes de Patrick Bateman (le côté ‘psychopathe’ en moins, mais qu’en sait-on au fond ?) que le lecteur a beaucoup de mal à distinguer les uns des autres. Entre eux, ils ont tendance à confondre leurs prénoms et leurs noms de famille, et à se confondre les uns avec les autres, parce qu’ils se voient et se côtoient rarement, superficiellement et de façon fugace.

 

Et à mon avis c’est là un des aspects les plus intéressants du livre, parce que cela pourrait en être une ‘clé’ comme on dit, pour comprendre certaines choses. Ces raiders vivent dans un monde à part, déconnectés qu’ils sont du réel par le luxe de leur vie, l’argent qu’ils dépensent, les lieux qu’ils fréquentent, les alcools et les drogues qu’ils consomment à profusion, et surtout leur égoïsme et leur avidité qui limite incroyablement leur « sphère ». Au lieu de profiter de leur situation privilégiée pour s’ouvrir sur le monde extérieur, ils refusent tout ce qui a trait, de près ou de loin, à ce qu’ils ne connaissent pas (nourriture, alcools –entre autres- suspectés de n’être pas américains) et se replient sur leur monde, leur mode de vie, leur cercle, et pour finir, inexorablement, leur ego. Bien sûr, cette sclérose de leur vie en général, et donc, pour en revenir au personnage principal, de la vie de Patrick Bateman en particulier, pourrait être considérée comme une des causes de la folie meurtrière qui l’habite (au même titre que de possibles traumatismes antérieurs, dans son histoire, dont nous ne savons rien).

 

Suite à la parution du livre, Bret Easton Ellis s’est défendu contre les critiques de l’aspect affreux et choquant des scènes de meurtre et de torture, en arguant que l’on peut imaginer que Bateman ne fait que PHANTASMER sur ces épisodes et qu’ils n’ont pas réellement lieu. Les récits qu’il en fait ne seraient en fait qu’un exutoire à ses violentes pulsions intérieures, qu’il réussit malgré tout à contenir ainsi. Cela pourrait d’ailleurs expliquer un autre élément du livre qui dérange à la lecture (qui, moi, en tout cas, m’a considérablement dérangé) : au regard du nombre des meurtres et de leur violence particulièrement atroce, il est stupéfiant que le serial killer ne se fasse jamais « pincer ». Il en réchappe toujours. Il parle quelquefois de se débarrasser de cadavres gênants, mais cela se fait toujours sans grande profusion de détails et sans aucune complication. On se demande bien qui nettoie son appartement (certainement pas lui) du sang, des membres et des viscères de ses victimes après les meurtres lorsqu’ils ont lieu chez lui, mais Ellis ne donne pas de détails sur cela non plus. C’est passé sous silence, effectivement comme si les tortures et tueries n’avaient jamais eu lieu, a posteriori.

 

Après le meurtre (par jalousie) d’un de ses ‘camarades’ raiders, Bateman reçoit effectivement la visite d’un détective privé, mais malgré la terreur qu’il ressent à ce moment-là, il sait donner le change, jouer serré, et donner une totale impression d’innocence. Le détective, s’il avait des soupçons au départ, les voit vite disparaître et cette possibilité que semblait ouvrir le roman sur une éventuelle « punition » du tueur ne fait qu’avorter.

 

Par la suite, trois fois dans le livre Bateman semble sur le point de se faire prendre. Suite à un meurtre et une course poursuite il s’enferme dans son bureau et, sous la pression,  téléphone à un « ami » pour libérer sa conscience. Il tombe sur un répondeur et laisse un message-confession. Mais ce geste reste lettre morte car l’ « ami » en question, lorsqu’il le revoit quelques semaines après, s’esclaffe en lui disant qu’il a trouvé sa plaisanterie très bonne. Bateman, dans un élan de lucidité et de culpabilité, a beau protester, l’ami en question ne veut rien savoir, et (probablement gêné par son insistance à vouloir avouer qu’il est un meurtrier) il le plante là.

 

Une autre fois, suite à une diffusion de son portrait robot après le meurtre d’un chauffeur de taxi, Bateman est reconnu par un autre chauffeur qui l’emmène dans une zone déserte de la ville. Mais là encore, le lecteur, s’il a faim de justice, est déçu : le chauffeur en question se contente de racketter le héros en lui prenant sa Rolex, et son argent liquide, et en l’assurant qu’il le dénoncera pour meurtre, si lui porte plainte pour ce vol.

 

Enfin, un autre jour, Bateman revient dans l’un des lieux  de ses crimes, l’appartement du courtier qu’il avait assassiné et où il avait pris l’habitude de venir régulièrement, profitant du fait  qu’il en avait conservé les clés (malgré le risque évident de ce style de pratique). Et là il rencontre une dame, un agent immobilier qui est en train de faire visiter les lieux à de nouveaux locataires (ou propriétaires) éventuels. La dame en question semble, de toute évidence,  deviner très vite (face à l’attitude gênée et bizarre de Bateman) qu’il est en lien direct avec le meurtre du précédent occupant. Mais au lieu d’appeler la police ou de paniquer, elle lui intime fermement l’ordre de ne plus remettre les pieds là. Elle a donc visiblement compris qu’il était le meurtrier, pourtant elle ne l’accuse pas directement, et elle ne donne pas l’alerte.

 

C’est justement cela qui m’a intéressé pardessus tout dans le livre : pourquoi ces gens là ne dénoncent-ils pas le tueur, pourquoi le livre s’achève-t-il sans conclusion policière, ou mieux, judiciaire ? Une réponse simple (qui a été fournie par l’auteur lui-même) pourrait être que les meurtres dont il est question n’ont tout bêtement pas eu lieu, ce qui simplifie tout.

 

Mais bon, pourquoi rechercher la simplicité ? Une fois qu’un auteur a mis le point final à son œuvre, il la « lâche dans la nature » et ce qu’elle devient, y compris son interprétation,  est laissé au bon vouloir et à l’imagination des lecteurs.

 

La réponse, d’après moi, à une absence de condamnation du héros est la suivante : Patrick Bateman, le tueur fou, s’est enfermé dans un monde dont il est évidemment victime, mais ce monde là, tout en étant un monde d’aliénation et de faux-semblants, joue aussi pour lui un rôle protecteur.

L’argent du héros ne lui sert pas pour corrompre et s’acheter des protections. Mais l’épisode du chauffeur de taxi montre que, pour une compensation financière dérisoire (la montre et le contenu du portefeuille du héros), l’avidité peut faire qu’un homme  se fasse volontairement acheter son silence sur un meurtre. C’est simple et répugnant.

L’ « ami » qui a reçu la confession téléphonique de Bateman confond (volontairement ?) son nom avec celui d’un autre,  et occulte ce qui lui a été dit,, parce que c’est gênant, dérangeant, dans leur monde « lisse et propre » et il préfère visiblement assimiler cette confession à l’une des plaisanteries de mauvais goût que les jeunes gens de leur cercle échangent entre eux. C’est plus facile.

Enfin la seule explication possible à l’attitude de l’agent immobilier est qu’elle ne veut pas que la vente (ou la location) de l’appartement dont elle a la charge soit empêchée par une histoire de meurtre et de tueur revenant sur les lieux. Elle ne se démonte pas et ordonne à Bateman de disparaître pour ne plus revenir. Elle aussi évacue donc le problème en l’occultant, pour ne pas faire de vagues et de scandale, et là encore c’est l’appât du profit qui prend le pas sur la justice.

 

Pour conclure, American Psycho est aussi et surtout la description de la psychose d’une société malade, qui engendre des fous dangereux comme le héros, mais en même temps les laisse prospérer et les protège. Dans le roman, l’absurdité se conjugue avec l’horreur pour nous faire éprouver une épouvante qui va au-delà du dégoût que l’on peut éprouver face aux crimes et aux tortures les plus raffinées. Il y a un degré d’horreur supérieur : celui que l’on ressent devant le déni de la vérité et de la justice, pour privilégier les apparences, les faux-semblants et l’apparente perfection d’un modèle de civilisation qui ne tourne pas rond et va à sa perte. Le lecteur est lui aussi concerné : la fascination que j’ai ressentie pour le héros m’a fait aussi penser que l’on peut devenir, de façon très perverse, dangereuse et insidieuse, un rouage de cette mécanique-là. Tout comme le camarade courtier, l’agent immobilier et le chauffeur de taxi, figurants annexes dans l’histoire mais qui sont toutefois d’une grande importance pour l’avenir du héros et qui sont eux aussi les émanations d’un monde vicié.

 

c1c706af252b88bd3258492d8d1e04b9.jpgExcellent roman donc, que je recommande bien sûr, à tous ceux qui ont les36ac29b822267f074d81cd8ff0a939af.jpg tripes bien accrochées (pour les scènes d’horreur) mais surtout parce que les thèmes qu’il aborde donnent lieu à des interprétations multiples et intéressantes, et parce qu’il foisonne d’une multitude de références culturelles passionnantes. Le livre a été adapté au cinéma en 2000 par Mary Harron avec Christian Bale dans le rôle principal. Le film est honnête, bien fait, et est dans l’ensemble assez fidèle au livre, toutefois il laisse à mon avis un impact moins durable, et moins de place à la réflexion, parce que les techniques littéraires utilisées avec succès par Bret Easton Ellis (répétitions des descriptions obsessionnelles dans leur détail, caractère obsédant et étouffant de la confession, absurdité risible de certains dialogues, entre autres) ne peuvent pas être réutilisées à l’écran.

 

 

 

 

 

 

22.08.2007

Tag ignomignon

Depuis quelques mois en rentrant du travail je passais quotidiennement devant ceci :

 
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A chaque fois je ralentissais, pris d’un inexprimable malaise devant la dégradation des mentalités et l’irrespect que tout ceci laissait supposer.

Enfin n’y tenant plus, et sur les conseils de mon psy, un jour j’ai décidé de prendre le truc en photo pour étudier le cliché à loisir, afin d’exorciser définitivement la chose.

J’ai fait beaucoup d’efforts pour juguler mes sentiments en la contemplant, cette photo, mais bon, à chaque fois le « frisson » revenait.

Pour finir, Nounours et moi sommes partis en vacances, et au retour, MIRACLE, la municipalité avait décidé de repeindre le Spécial Verre, dans un beau beigeasse bien terne. OUF, sauvés.

Le cliché, lui demeure…Triste témoignage de la grossièreté de la plèbe en ce début de siècle…

 

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