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29.09.2007
kleine tagmusik
Le titre de la chanson n'est pas connu, le groupe assez peu en France. Mais je pense que si vous ouvrez le lien, vous reconnaîtrez immédiatement la musique, pour les 'aficionados' de la chose, évidemment !
J'adore écouter ça dans la voiture en allant au boulot...
Climb, climb into a rocket
And we set the fuse to go, go go
Head start, cosy in the rocket
And I need to go, to go, go,go
Tip top ready for the sky
And I'm tip top ready to go
Tip top ready for the sky
And I'm tip top ready to go,go,go
Come, come, fly into my palm
And collapse
Oh oh, suppose you'll never know
Nobody knows where they might end up
Nobody knows
Nobody knows where they might wake up
Nobody knows
Nobody knows where they might end up
Nobody knows
Nobody knows where they might wake up
Nobody knows
Tick tack toe, you're fitting into place
And now the old ways don't seem true
Stick stop blue you're only shifting
In the same old space you always knew
Tip top ready for the rocket
And I'm tip top ready to go
Tip top ready for the sky
And I'm tip top ready to go, go go
Come, come, fly into my palm
And collapse
Oh oh, suppose you'll never know
Come, come, fly into my palm
And collapse
Oh oh, suppose you'll never know
10:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : psapp, cosy in the rocket
27.09.2007
Le blues des prénoms en début d'année
Y a une élève en Terminale W3, aqu’elle s’appelle Maria, aque je m’obstine à l’appeler Ingrid une fois sur trois depuis presque un mois qu’on bosse ensemble. Bon, je sais, ça fait Prof Alzheimer. Je me souviens que lorsque j’étais élève moi-même, les enseignants qui se trompaient sur mon prénom m’horripilaient. Mais quand on est « de l’autre côté de la barrière » en fait, on constate que tout ça n’est pas le fruit d’un gâtisme précoce … Il y a des raisons internes cachées dans nos neurones. En ce qui concerne cette petite mignonne :
-son nom de famille commence par un « I » aussi
-c’est une blondinette qui a un look nordique, et pas du tout méditerranéen ! elle a PAS DU TOUT une tête à s’appeler Maria, par contre Ingrid CA LUI VA COMME UN GANT !
L’an dernier je mélangeais régulièrement les prénoms de deux mecs qui s’asseyaient côte à côte : David et Daniel. J’appelais régulièrement David Daniel et Daniel David…. Et pourtant JE NE LES CONFONDAIS PAS !!! Daniel c’était Daniel et David c’était David. C’était clair dans ma tête, eh oh je suis pas encore bon pour l’hospice, vous pouvez la remballer votre camisole ! Mais ils étaient trop souvent à côté, ces deux là, et Da et Da dans les mêmes prénoms, ça crée des bouchons dans les neurones du pOvre Kamarad professeur qui doit aller vite à l’oral et donc régulièrement se trompe de bouton sur la télécommande « interroger » : « Where does the scene take place … ? » (petite pause, les mains se lèvent) « Yes ? David ? euh Daniel ? euh Barnabé ? euh Rigobert ? well fucking shit, YOU, là !!!! » oupssss… excusez cet égard de langage. Mais enfin, c’est un vrai cauchemar pour un prof ça, les élèves dont les prénoms se ressemblent vaguement et qui s’assoient régulièrement ensemble. (genre « Mathieu et Thomas » ou « Julie et Lydie ») De la même façon, j’avais un mal fou il y a deux ans en première Z1 (petit flashback, aaaah les cours du mercredi matin 9h30-10h30 dans la petite salle) : Vincent-Sylvain / Sylvain-Vincent : rrrrrâââââ ce que j’ai pu en BAVER au début parce que les « Vin » entraînaient un bug dans mes connections nerveuses. Non, je n’avais pas bu de VIN. Oui, j’ai dû me tromper plus de VINGT fois. Non, mes efforts n’ont pas été VAINS. A la fin de l’année je savais faire la différence ! La preuve, l’an dernier en Terminale Y2 je me suis pas trompé une seule fois en les appelant respectivement Vincent ou Sylvain. ET VOILA la solution : remettre ça une année de plus. Comme ça je me tromperais plus sur Maria.. Bon, Daniel, David, Vincent et Sylvain ne devaient pas trop avoir envie d’une terminale supplémentaire, et je les comprends. Voilà pourquoi ils ont (presque) tous eu le bac
Mais on a beau dire. 150 élèves, que je vois en moyenne trois heures par semaine chacun, c'est pas évident pour mémoriser. Les trombinoscopes n’ont pas encore été faits… je me débrouille avec les moyens du bord, c'est-à-dire mes pauvres neurones, qui rentrent vite en surchauffe quand faut aller vite… N’empêche.que c'est vexant tout de même ce style de choses. Mais ce qui me rassure, c’est que c’est pas lié à la vieillesse : quand en début d’année je leur fais remplir la petite fiche , il y a la rubrique : « nom de votre prof de l’an dernier ». Régulièrement à cet endroit là il y en a qui se retournent vers leurs copains « comment il / elle s’appelait déjà… ? ». Ils n’ont jamais dû comprendre pourquoi à chaque fois je fais risette à cet moment-là de la fatidique « prise de contact »….
19:30 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : classe, prénoms, neurones, boulot, cours
26.09.2007
Il n'a peur de rien, surtout pas du ridicule

Image de notre Nicolou national faisant son jogging dans les rues de New York avant d’aller assister aux conférences de l’ONU.
On la lui a beaucoup reprochée, sa manie de faire du jogging, mais, bon, après tout, plein de gens aiment aller courir le matin (moi le premier). Il en a bien le droit lui aussi si ça lui plait.
Qu’il soit suivi par une ribambelle de gorilles et de journalistes pendant qu’il gambade, ben, c’est un peu inévitable, c'est un homme d'Etat, c’est un homme public.
Madonna elle aussi était allée faire du jogging dans Paris, accompagnée de toute une meute, lors d'une de ses anciennes tournées..
Par contre, là où je trouve qu’il devient vraiment LOURD c’est dans le choix du tee-shirt.
Bon, je ne lui demande pas de courir torse nu pour exhiber ses pecs comme Poutine il y a quelques semaines ; physiquement il est encore loin de pouvoir figurer dans un calendrier des rugbymen.
Mais quand il a fait sa valise, pendant que "Cecily" lui pliait ses chaussettes Nike, ne me dites pas qu’il a oublié de prendre un tee-shirt avec un logo français, ou, tout simplement, ne soyons pas chauvins, sans logo du tout ?
« New York Police Department » . Genre ! Il nous ferait presque croire qu’il y était le 11 septembre et qu’il a arraché 5 personnes aux décombres. Et qu’il leur a donné son sang pour les sauver plus vite aussi.
(Pour poursuivre le parallèle : comme si Madonna, elle, s’était emmerdée à l’époque à revêtir un tricot aux couleurs des Pompiers de Paris…. Mais il est vrai que les enjeux étaient moins cruciaux : elle ne cherchait pas à convaincre notre pays de lutter contre le réchauffement planétaire, elle... C'était même plutôt le contraire...)
Bon, vous allez me dire, c'est pas grââââve, ça, c'est de bonne guerre, ça plaît aux Amerloques, et ça flatte leur ego. C’est de la diplomatie médiatique. Alors pourquoi ne pas simplement assumer et enfiler un maillot « I LOVE USA » ? Au moins ce serait plus franc.
Le seul point positif dans l’histoire c’est que les deux dernières lettres laissent supposer qu’il a voulu lancer un message gay-friendly subliminal. Chouette ! (Nicolou apparaissant dans un vieux clip remasterisé des Village People... "It's fun to jog with the èèèèèèN Y P D" !! J'en REVE !!). Pour réagir face aux fracassantes déclarations du Président iranien martelant que l’homosexualité n’existait pas dans son pays… Ce que l’explosion de rires qu’il a immédiatement déclenchée m’a fait du bien !! Oufff, par moments on en a besoin de ces petites bouffées d’oxygène. Trop d’hypocrisie, ça étouffe.
11:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Nicolou, jogging, ONU, NYPD, gay-friendly, Iran
25.09.2007
SMS forever
Hier après deux heures de devoir surveillé (=65 copies, priez pour moi en attendant les prochaines vagues qui ne vont pas tarder à arriver), je remets les bancs en place pour que la classe repasse de l’aspect ‘examen studieux’ à ‘disposition conviviale habituelle’.
Et tout à coup, abandonné sur une table, un petit papier gribouillé attire mon attention : AH ! une pompe ! Mes paupières se plissent, mon œil étincelle, je me branche en mode épervier, je vole en piqué et, TOC ! Je saisis l’objet du crime dans mes serres vengeresses… un frisson d'excitation me saisit... Je lis !!! Alors...?? est-ce que c'est une antisèche de vocabulaire sur les mots de liaison, ou bien sur les dates de mise en place des lois contre la ségrégation en Am...
‘tu fé Koi la ? moi ou je rentre direct, ou je pren le tps de fumé 1 clope avec toi é apré je rentre’
..............................
Je m'assois et je regarde le soleil briller sur la pelouse à travers la fenêtre...Je philosophe...
Bon, c’est vrai que comme j’interdis formellement les portables en classe (même déconnectés, je n’en veux pas sur les bureaux, ils doivent être cachés au fond des sacs), il leur reste le démarrage Windows en mode sans échec : le SMS rédigé sur papier…
Et puis, bon OUI, finalement, la question posée reste pertinente : que peut-on bien être en train de faire pendant une heure de devoir surveillé...? Ecrire à son amoureux(se) ? Rédiger sa feuille d'impôts ? Ou réfléchir à la façon d'améliorer la recette du boeuf mironton ?
Tant sur la forme que sur le fond, je trouve que ce chef -d’oeuvre méritait tout de même de passer à la postérité, LOL. Voilà qui est fait.
08:45 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : boulot, antisèches, pompes, SMS, élèves
23.09.2007
Dog Attacks
ATTENTION ATTENTION !!
Ce message s’adresse à tous les propriétaires de chiens français.
Sachez que toutes les races sont concernées mais que plus votre chien est gros, plus les recommandations suivantes sont à appliquer au pied de la lettre.
Donc si vous avez un toutou à la maison, assurez-vous que :
-vous lui avez servi ses trois repas variés aujourd’hui (bœuf / porc / agneau : attention à ne pas trop assaisonner…) (pas de croquettes, on a beau dire, ça lasse le palais)
-vous n’avez pas oublié de brancher la clim dans sa niche (ou le chauffage si vous habitez sous des latitudes fraîches) (c’est mauvais pour la planète, mais tant pis pour cette fois ; l’enjeu est trop important)
-vous avez longuement fait joujou à la baballe hier après midi avec lui
-vous lui avez fait faire ses deux heures de promenade quotidienne, façon jogging. Et dans des endroits agréables SVP. Privilégiez toujours les Buttes Chaumont à Barbès, par exemple
-vous l’avez inspecté hier soir poil à poil pour l’épucer dignement (pas de poudre ou de collier antipuces, ça crée des allergies chez certains) avant de le border dans son lit.
-vous l’avez emmené depuis moins d’une semaine chez le toiletteur canin pour lui faire manucurer les ongles et shampouiner le poil (DOGREAL, parce qu’il le vaut bien).
-vous lui payez une séance au moins mensuelle chez un comportementaliste canin (pour faire simple : un psy pour clébards)
-ENFIN ET SURTOUT : vous l’avez tenu ELOIGNE de vos enfants, si vous en avez. Cette dernière recommandation est la plus importante de toutes ! Apparemment ces jours-ci, les enfants sont l’engeance que les chiens-chiens supportent le moins bien…. ça finit toujours mal !
D’une façon générale, tenez-vous sur vos gardes et ne froissez pas la sensibilité de ces bêtes gentils
compagnons, les conséquences pourraient en être catastrophiques.
C’est en passe de devenir ce qu’on appelle un sujet marronnier ! (et encore ! est-ce que ça va varier selon la saison… ?) Ces jours-ci, dès qu’on allume la radio ou la télé, on n’y coupe pas : Médor a bouffé Mamie Simone qui voulait lui faire une caresse comme d’habitude à travers la grille de ses voisins, Sultan a dévoré le petit Jeannot, désireux de partager son goûter avec lui, Pacha s’est fait les crocs sur Oncle Auguste qui partait tranquillement acheter sa baguette en clopinant sur sa canne et qui ne demandait rien à personne !
Une nouvelle forme de délinquance est en train de voir le jour…. Les cailleras canins… « ouah ouah, zivah zivah ! »

Heureusement notre Ministre de l’Intérieur a été chargée du dossier pour trouver des solutions d’urgence….Osera-t-elle se rendre sur place pour courageusement instaurer un début de dialogue face à face avec les manifestants… ? Je l’imagine bien, affolée, arc-boutée pour récupérer les restes de son écharpe Cacharel pendant qu’une meute enragée, grondante et hargneuse, tire à l’autre extrémité… elle l’aurait lassée pendouiller trop bas sur ses gracieuses épaules, cette fois….
Le monde est en pleine mutation, il ne faut pas hésiter à changer nos habitudes. C’est peut-être pour cela qu’hier au journal de 13 heures, on parlait d’un nouveau type d’animal de compagnie : le rat. Il paraît que la mode fait fureur chez les gamins. A l’appui, interview très sérieuse d’une Maman, qui va à l’école chercher ses petits, avec Ratatouille lové amoureusement sur son épaule…. (Voix de jeune Bourge semblant sucer perpétuellement des dragées) : « Vous saaavez, les réactions des gens sont trèèès variées, cela peut aller de la sympathie totaaale à l’hostilité la plus extrêêêême »
Par moments, c’est dur, pour moi, de vieillir…
16:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : chien, rat, délinquance, actualités
22.09.2007
22 septembre
Eh ben voilà
C’est aujourd’hui.
Va falloir m’armer de courage et décrocher mon téléphone pour l’appeler.
Et je me doute d’avance du ton de la conversation déshydratée que nous allons avoir.
Je ne lui ai pas reparlé depuis un an exactement. Et je n’ai eu de ses nouvelles que par personnes interposées.
Le silence, l’indifférence. Le mépris ? Je ne sais pas.
Je ne sais même pas exactement ce que j’ai fait que je n’aurais pas dû faire, ou le contraire….
Sa fierté à la con…
A distance, elle me fait mal quand même.
Quand c’est un peu trop dur, je regarde cette photo. Pour moi c’est une des plus belles du monde.

09:20 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.09.2007
La vérité ou presque

On avait prévu d’aller voir le film depuis pas mal de temps mais on a eu le plaisir en plus, hier, de nous voir offrir les billets par une collègue de boulot de TiNours qui bosse de temps en temps au cinoche en tant qu’ouvreuse (certains soirs pour arrondir ses fins de mois) et qui devait écouler une partie de son ‘stock offert’ sinon ils étaient irrémédiablement perdus. J’ai trouvé ça vraiment très sympa de sa part
Le titre du film, à mon avis, est une jolie litote ! J’aurais plutôt intitulé cela : « Le mensonge à fond la caisse » mais bien sûr ça aurait été plus vulgaire. Les personnages n’arrêtent pas de se mentir, sans cesse. L’histoire est centrée sur deux protagonistes principaux : d'une part Karin Viard, qui joue Anne, animatrice TV d’un émission vaguement culturelle ou littéraire, divorcée, remariée, un fils, visiblement très insatisfaite de sa vie, surtout familiale, et d'autre part André Dussolier (Vincent), professeur en fac, également auteur de romans et de biographies. Il est homosexuel, et lui aussi semble peu emballé par sa vie intime présente. Il envisage d’écrire le récit de la vie d’une chanteuse de jazz américaine ayant vécu en France, dont la carrière a été très brève et mineure, et qui est morte en 1970 dans un accident de voiture en laissant en France une fille et une sœur.
Autour de ces deux personnages centraux gravitent une foule d’autres : le premier mari de Anne, à la sexualité trouble (François Cluzet), sa femme actuelle, enceinte et déprimée, le second mari de Anne (joué par Sam Karmann, le réalisateur), gentil et ‘bonne pâte’, une amie lesbienne qui écrit elle aussi, le jeune amant de Vincent, un peu irascible, les collègues de travail de Anne dans le panier de crabe que sont les plateaux télé, etc…
Le film m’a laissé une bonne impression, mais très mitigée toutefois. Le jazz (thème important) accompagne en fond sonore certaines scènes, mais parfois de façon agaçante et inopportune. Le personnage de Karin Viard, (dont le jeu est très bon, comme toujours), est insupportable sur le début, plus attachant à la fin (c’est voulu). Il y a un ‘secret’ sur la chanteuse de jazz, que Vincent finit par mettre à jour. Tout en comprenant que ce détail ait été important pour échafauder l’intrigue, j’ai trouvé qu’il était tarabiscoté et peu crédible (dites-moi ce que vous en pensez si vous voyez aussi le film). Le personnage de François Cluzet, immature et volage, est TRES intéressant, mais il est trop vite évacué sur la fin à mon goût, et beaucoup de questions que l’on se posait à son sujet restent sans réponse. La fin m’a donné l’impression d’avoir été un peu ‘bâclée’ et je trouve que c’est très dommage. En rajoutant 10 minutes au film, en approfondissant certains détails, certaines questions, le film, d’assez bon, serait devenu EXCELLENT (à mon goût…)
J’ai gardé pour la fin ce que j’ai préféré : André Dussolier en homo sexagénaire. Il m’a épaté. Quelle classe, quelle dignité, quel jeu incroyable ! On y croit, on adhère immédiatement à son personnage. Je l’ai même trouvé extrêmement séduisant, surtout à cause de la gentillesse, la délicatesse, l’humanité, l’honnêteté qu’il dégage pendant tout le film. Je ne suis pas parvenu à démêler si ce qui m’avait plu c’était le personnage qu’il joue, ou son jeu à lui en tant qu’acteur, tellement il a superbement réussi à fusionner les deux. Une scène magique entre lui et Karin Viard, vers la fin du film, lorsque, seuls tous les deux, un soir de pluie, dans un gîte déserté, ils se livrent à de mutuelles confessions douces-amères sur leurs vies respectives.
Le film fait certainement réfléchir en tout cas, sur nos façons d’appréhender, de gérer, et même de manier la vérité et le mensonge dans nos vies au quotidien. Une phrase m’a particulièrement plu : « on peut aimer quelqu'un toute la vie, mais pas tout le temps ».
« Discuss » comme on dit dans les sujets de bac….
11:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : karin viard, andré dussolier, vérité, mensonge, cinéma
19.09.2007
"De la sueur, du sang et des larmes"
« C’est vrai, le bonheur et la routine ne sont pas des sujets particulièrement palpitants pour un blog, nous ce que l’on veut c’est de la sueur, du sang et des larmes ! »
Frédot, j’espère que tu me feras pas payer de droits d’auteur pour cette citation extraite de l’avant-dernière note de ton blog, mais je me suis permis cela parce que je trouve que ça ouvre la porte à un débat vachement intéressant.
En fait, moi, sans cesse lorsque j’écris ici, je réfléchis à ce truc, cette entité, cette mode, ce besoin, cette manie de rédiger des instants de sa vie et de les livrer ainsi aux autres. Et en fait je trouve que c’est une habitude à la fois très jouissive et très douloureuse.
Le cliché (mais ça ce n’est pas une nouveauté, on l’a déjà entendu 250 milliards de fois) c’est de dire qu’un journal intime c’est de la masturbation intellectuelle où le stylo remplace le reste.
Bon, oui et après ? L’argument est peut-être juste mais il n’apporte pas grand-chose à l’analyse. On a tous un côté narcissique en nous, chacun le flatte comme il peut. Ceux qui écrivent dans leur coin n’emmerdent personne, au moins.
Mais la différence entre un blog et un journal intime c’est que le premier est accessible à tous ceux qui peuvent se connecter sur internet. Le second peut être lu par d’autres, MAIS avec accord préalable. Les règles de départ sont donc un peu (et même plus que ça) différentes à la base.
Outre le fait qu’on ne peut pas écrire tout et n’importe quoi dans son blog (c’est un espace public, il faut donc y respecter certaines règles élémentaires, aussi bien de loi que de savoir-vivre), partant du principe que d’autres vont lire, on ne se répand jamais en sanglots ou en vociférations dans les « notes ». Le ton est toujours mesuré. Le contrat de départ, (en tout cas moi je le vois ainsi) c’est : on veut être lu par le plus grand nombre de copains possibles. Donc il faut les accrocher. Essayer d’être marrant. Ou émouvant. Ou intéressant. Les trois à la fois, même. Mais on conserve toujours une certaine pudeur. Le chic du chic c’est de parvenir à faire passer des émotions fortes en gardant un ton léger. Ou de faire rire en décrivant avec humour des scènes de la vie quotidienne.
Alors finalement, une question se pose : est-ce qu’en manoeuvrant à travers tout cela on ne perd pas en spontanéité ? En vérité, même ? Est-ce que tout cela n’est pas, au bout du compte, un vaste foutage de gueule ? Est-ce qu’on ne cherche pas à embellir la banalité de nos vies en les écrivant ? A cacher, sous une jolie forme, le manque de fond ?
« Je trouve ma vie banale et sans saveur, mais si des gens viennent la lire, peut-être qu’elle ne l’est pas tant que ça » voilà comment on pourrait résumer la chose. Mais au bout du compte, à se lire soi-même, il se peut qu’on finisse par se dire que, oui, ça manque " de sueur, de sang et de larmes ". D’abord parce qu’on n’en verse pas tant que ça, en réel, au quotidien. Ensuite parce que si ça nous arrive, il se peut qu’on se dise que c’est TROP pour la pudeur d’un blog, et hop on garde ça pour soi en attendant d’aller mieux.
Je suis très perplexe devant la réflexion de Fred parce que j’arrive pas à dire si oui on non je suis d’accord avec. En fait je suis très partagé. Bon OUI évidemment lorsqu’on lit un roman, ou qu’on regarde un film, on préfère qu’il y ait de l’ « action » (pour faire court). C’est évident. Mais un blog, ce n’est pas un livre, ce n’est pas un film. Ce n’est pas quelque chose d’inventé, ou de romancé. Ce doit être le reflet (peut-être enjolivé par du style, certes, mais un reflet fidèle tout de même) de la VERITE. Et c’est pour cela que les fameuses « limites » à ne pas dépasser, ce ne sont pas simplement des restrictions dûes au politiquement correct. Ca fait partie d’un savoir-vivre élémentaire. Si on écrit un blog, on ne l’écrit pas QUE pour soi. QUE pour se faire plaisir. On l’écrit aussi pour faire plaisir aux autres, en tout cas les « habitués » que l’on connaît, parce qu’on les aime (‘bien’ ? j’ai un peu de mal à rajouter ce mot-là. Là par contre, le politiquement correct je m’en fous. Et là où c’est bizarre, c’est que depuis que je lis des blogs, je me suis pris d’une affection, d’une tendresse, bien réelles pour certains. Je pèse mes mots. C’est un phénomène très flou et bizarre, mais, oui, si certains cessaient d’écrire, je serais sincèrement triste de ne plus avoir de leurs nouvelles par blog interposé).
Mais il y a des choses que, d’après moi, on n’a pas le droit de faire dans un blog. Bien sûr, je ne suis pas le « BlogMaster » et je ne suis pas la pour édicter les règlements, mais je suis étonné, stupéfait même, de lire certaines choses.
Bon, je vous épargne la rengaine sur l’anonymat. La semaine dernière, un mec a « mis en ligne » (et non « en scène ») son propre suicide (suite à diverses péripéties malheureuses dans sa vie intime) sur son blog. L’article était censé être rédigé par une copine qui l’avait retrouvé. Et bon, il finissait sa note en disant ‘mais non ce n’était qu’une blague pour évacuer mon chagrin, ne vous inquiétez pas, je suis toujours là’
Alors bon !
Il est très facile de répondre ici « mais c’est pas grave, il n’a fait peur à personne, on pouvait très vite vérifier si oui ou non il… »
Ben ouais, mais j’ai trouvé ça nul. Tout ça pour s’assurer que tous les lecteurs de son blog lui transmettraient leur sympathie (« enfin ne te mets pas dans cet état »), leurs reproches (« putain ne me refais pas ce coup-là »), leur douleur (« tu m’as fait pleurer tu sais »). Moi j’ai préféré n’écrire aucun commentaire, parce que j’aurais été insultant. ON N’A PAS LE DROIT de jouer à ça, même et surtout sur un blog !!! C’est un manque total de respect pour les gens, pour les amis qui viennent vous lire, bordel ! Si on a envie de phantasmer sur sa propre mort, on commence un roman, ou bien on l’écrit dans un cahier personnel (puisque l’écriture doit servir de catharsis !!! alors là d’accord !!!). Mais on ne se fout pas ainsi de la gueule des autres.
Alors, pour ce qui est de « la sueur du sang et des larmes », oui. Si c’est sincère. Si ce n’est pas trafiqué. Si cela part d’une incertitude réelle, d’un appel à l’aide authentique. Sinon, moi je dois dire que je suis bien plus attendri et ému par des petits détails du quotidien, où se laisse deviner une personnalité adorable entre les lignes, que par des délires grand-guignolesques.
PS : Fred, bien sûr, ce que j’écris n’a rien à voir avec ton blog ou ta vie à toi. Simplement c’est ta citation qui m’a donné matière à réflexion.
17:30 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
18.09.2007
Des effets de l’orage sur les pédés…
Journée lourde, moite, étouffante hier. A la fin de ma 5° heure de cours l’après midi, j’avais l’impression de sortir d’une séance de hammam ! (j’ai bien dit « hammam » et non pas « sauna », bande d’esprits mal placés….. le seul point commun était la chaleur… sinon tout le monde était habillé, et la salle contenait environ 60% de nanas ! toute ressemblance avec des évènements ayant déjà eu lieu serait donc fortuite, etc, etc, etc…).
Ca ne fait qu’empirer en rentrant à la maison… fait chaud, fait lourd…. TiNours rentre du boulot vers 17h15, on vaque à nos occupations , et puis on prépare le souper… fait chaud, fait moite… le porc au curry qu’il nous a mitonné, accompagné d’un riz basmati, est délicieux, mais il ne contribue certes pas à nous rafraîchir ! fait chaud, fait chaud… On ouvre la porte qui donne sur la terrasse pour avoir un peu d’oxygène, tiens une petite brise, hmmm que ça fait du bien ! On commence à ranger le bordel, gratouiller les gros plats, mettre les assiettes et couverts dans le lave-vaisselle, et tout à coup, sans crier gare : que voit-on ? la petite brise c’est transformée en orage ! Et même en tempête dis donc ! Des trombes d’eau dégringolent en cataracte dans le jardin. On avait laissé les fenêtres ouvertes dans les chambres pour essayer d’avoir un peu d’air dans la maison : panique à bord ! Précipitations, galopades dans tous les sens pour prévenir les flaques. Bon, pas trop de dégâts… je jette un coup d’œil par la fenêtre des toilettes : ambiance tropicale en diable ! Les palmiers sont secoués par les rafales, il pleut si fort qu’on a l’impression de contempler tout ça à travers un voile de brouillard, sauf quand les éclairs illuminent le ciel. Ouahou ! Génial, quel spec……….
BOUM ! PATATRAK !
Un coup de tonnerre assourdissant a explosé en plein au-dessus de la maison. J’avais JAMAIS été confronté à ça ! Jamais entendu le tonnerre à un tel niveau de décibels ! Tellement fort que j’ai eu l’impression, à ce moment-là, qu’un coup de feu avait été tiré dans la pièce même…. ! Tellement fort que la sonnette de la porte d’entrée s’est mise en marche et s’est mise à brailler à tout berzingue ! Eh ben le plus marrant, ça a été notre réaction à tous les deux : on a bondi dans les bras l’un de l’autre ! ça s’est passé en un millionième de seconde ! Même pas eu le temps de réfléchir ! Même pas eu le temps de comprendre que c’était le tonnerre ! Même pas eu le temps de se dire qu’on avait eu peur ! Soudés ! à vitesse supersonique !!!
Après coup, on a décodé, dans les minutes suivantes, sous les braillements de la sonnette, avant qu’on ne la coupe (à mon avis elle devait gueuler « Au secouuuuurs !!! prenez moi avec vous dans vos bras, j’ai la trouille aussi !!!). J’ai attrapé un incroyable fou-rire nerveux. Mon TiNours, lui, c’était « putain que j’ai eu peur, que j’ai eu peur putain, putain que .. etc » Bon, mis à part le fait qu’on avait les pulsations cardiaques à 120 et un taux d’adrénaline dans le sang qui devait friser les 80%, y avait pas eu mort d’homme…. Mais ce qui m’a plu, c’est notre réaction instinctive. Nos corps ont réagi avant nos cerveaux. Danger externe : POF ! On était soudés l’un contre l’autre sans même calculer quoi que ce soit….
J’avais pensé intituler cette note « Tempête chez les tapettes » mais, pour le plaisir d’un jeu de mots moyen, ça aurait été laid et méchant… C’est quoi le bilan de cet « épisode » somme toute assez banal ? Qu’on est des trouillards ? Ou bien qu’on s’aime ? Eh ben on est des trouillards qui s’aiment et c’est très bien comme ça. J’aime être dans les bras de mon TiNours, qu’il fasse peur ou qu’il fasse joie.
10:00 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : tempête, homosexualité
15.09.2007
Je me dé-chaîne
J’ai remarqué récemment en visitant les blogs des copains qu’une nouvelle chaîne passionnante vient de voir le jour. Le thème : on branche son Ipod en mode random sans tricher, sans choisir, et on note les dix premiers titres joués. En fonction de ce qui sort du chapeau, on saura si on est « Branchouille » ou pas.
Et face à ce défi culturel, voilà que je reste bouche bée, le regard vide, à fixer bêtement mon écran blanc parce que komdab, moi je voudrais bien jouer, seulement, merde, personne ne m’a invité à participer. MAIS ma vieille habitude me démange : faut toujours que je mette mon grain de sel. Ben tant pis s’ils jouent sans moi, je la publierai quand même, ma liste, NA.
Sauf qu’un autre problème se pose à moi : kézako un Ipod ? cékoiça Random ? J’ai pas le matos ni les connaissances requises ! Bah, peu importe, j’ai vaguement compris le principe du jeu, je me débrouillerai avec les moyens du bord :
-je remonte le ressort de mon gramophone (« la Voix de son Maître »)
-je me mets un bandeau sur les yeux, bien opaque, non non, je triche pas….
-je pioche au hasard dans ma pile de 78 tours et je les fais tourner.
Alors voilà le résultat de mon tiercé : j’ai écouté successivement :
Le thème original des « Bronzés 1 »
« Comme un Ouragan » de… de qui déjà….?
Modern Talking « You’re my Heart, you’re my Soul »
« Femmes des années 80 » de Michel Sardou
« Les Roses Blanches » de Berthe Sylva (mais version techno)
« Paroles » de Dalida et Alain Delon
Michael Jackson « Bad »
Peter et Sloane « Besoin de Rien envie de Toi »
La musique française du générique de « Starsky et Hutch »
« Angel on my Shoulder » des Spice Girls
“Partir un Jour” des 2be3
Aaaah… petit soupir de contentement… un véritable orgasme musical à réentendre tout ça, … Le jury composé de fins connaisseurs sera sûrement conquis…. J’y tiens comme un fou, à ce titre de Mister Branchouille. Avec ma liste, c’est dans la poche. C’est quand les résultats ???
16:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : musique, chaînes, être branché, Ipod
