01.10.2007
Musique catalane, déluge et cocooning
John nous a rendu visite ce week-end. Même pas 24h (arrivé samedi soir 19h20, reparti dimanche a-m à 16h40), mais bon, il faut savoir profiter des bonnes choses lorsqu’elles sont éphémères !
Un des points noirs a été le ciel, maussade et gris pratiquement tout le samedi, qui m’a mis d’une humeur de chien galeux. Nous sommes allés le soir dans un restaurant à tendance catalane avec force daubes de taureau, plateaux de la mer « à la plancha » comme ils disent, et tajines d’agneau. C’était délicieux, mais pourquoi est-ce qu’on ne peut jamais profiter d’une soirée tranquille autour d'une table sans que les restaurateurs se croient obligés de NOUS FAIRE PLAISIR ? A peine avions nous attaqué l’entrée que se sont présentés deux Gipsies qui se sont mis à gratter leur guitare, pour nous régaler d’un concert de leur cru… évidemment juste à côté de notre table …Et vas-y que je te ressors tous les grands classiques, de Santa Esmeralda à Manitas de Plata en passant par Diego el Cigala, la Caita, la Paquera de Jerez, la Nina de los Peines, el Agujetas, etc etc… et puis, comme un malheur n’arrive jamais seul, sont arrivés à la table à côté de la nôtre deux couples, avec deux grosses, qui se sont senti forcées de nous faire une démonstration, et de venir se trémousser en musique, pendant que les deux zigotos excités claquaient spasmodiquement du talon en hurlant des imprécations…. Il ne manquait plus que des mégères pour cliqueter de la castagnette, ça aurait été complet… on ne tolèrerait pas qu’une Conchita fasse le quart de ce vacarme dans sa cuisine ! Eh ben non, toute la salle sauf nous semblait sous le charme de cette belle nuit andalouse, et tapait des mains à qui mieux mieux… C’était un peu chiant pour une conversation suivie, mais bon heureusement au bout d’un moment les grosses se sont essoufflées et ont reposé leurs volumineux postérieurs sur leurs chaises pour reprendre des forces, le nez dans les calamars farcis… la passion andalouse, ça ne remplace pas la bonne chère, passé un certain seuil sur la balance… nos Gadjos –un peu déçus- sont allés roucouler (plus en sourdine) dans un autre coin de la salle et on a pu terminer notre repas sans nous brailler nos répliques à la figure.
Petite ballade nocturne à pied en ville en ressortant (une demi heure environ), et, en rentrant à la maison, comme j’étais cassé, et que j’étais pas le seul, hop tous au dodo ! Eh ben dans la nuit il est encore tombé Niagara…. ! Sans tonnerre cette fois, seul John a entendu l’eau ruisseler dehors. Mais le spectacle au matin en ouvrant les volets valait le détour : bourbier ! (notre jardin a été à peu près épargné, heureusement). Mais lorsque la plaque dans le chemin d'en face se soulève pour laisser échapper le trop-plein d’eau dans le fossé le long de notre mur, c’est un signe qui ne trompe pas : il y a eu déluge ! Ceci dit, la météo est très souvent « polie » par chez nous : elle attend en général qu’on soit rentrés et bien au chaud pour se déchaîner, la nuit et non le jour. Si en sortant du restaurant, ou même en rentrant en voiture, on avait pris sur la tête ce qui est tombé, on pouvait sortir les combinaisons de plongée !
Enfin, un moment de douceur conjugale intense hier soir entre 21h et 23h environ… blottis dans le cocon de notre salon en écoutant la BO de Forrest Gump, sous la lumière chaude, sans même parler…
18:12 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : flamenco, musique catalane, restaurant, orage, inondation, pluie, cocooning
Commentaires
Moi aussi je déteste ces hurlements guturaux. Je déteste en général qu'on fasse du bruit quand je mange en bonne compagnie, non mais !
Écrit par : panama | 02.10.2007
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