« Je m'enchaîne ! | Page d'accueil | Après les rugbymen, les lycéens »

14.10.2007

Les voisins, leurs légumes, leurs roses et leur fils

Nos voisins sont partis à Tahiti depuis un mois et demi, en nous demandant de veiller sur leur maison : arrosage, ramassage du courrier, ouvrir les volets pour aérer, faire pénétrer le soleil de temps en temps, etc. Ils ne reviennent pas avant Noël.

Ils ont un fils qui habite plus loin ; pas très loin, en fait,  mais il passe rarement. Comme nous sommes juste à côté, il est plus facile pour nous que pour lui de tenir le rôle de gardiens (de   "l'annexe" comme dit TiNours, lol).

Ils ont un potager…. qui s’est mis à produire à fond après leur départ, douceur de l’automne oblige ! Vous me voyez venir… C’était vraiment une pitié de laisser ces plans de tomates et d’aubergines crouler sous leurs fruits, alors on s’est dévoués pour les alléger… et  vive les bons gratins italiens de légumes méditerranéens à la Mozzarella, qui nous régalent le palais, et en plus nous rappellent nos deux merveilleuses semaines en Toscane en juillet !

Ils ont une roseraie… une explosion de roses splendides qui, à chaque fois qu’on passe devant, s’efflorent tristement devant nous et pleurent leurs délicats pétales sous nos pieds, d’un air de dire « Alors, pour qui sommes-nous belles ? ». Une autre pitié ! Hier j’ai craqué et j’ai fait un bouquet : mimi non ?

 

7e6204e29ecae890928f59d53a6cd053.jpg

Si le fils réclame, un jour où il passerait par hasard, (mais pour l’instant il n’est venu que deux fois fumer une cigarette…) on lui composera un bouquet et on l’invitera à manger ! Il est assez beau mec d’ailleurs, enfin… de tête pas terrible, mais de corps très bien foutu (il l’entretient). Et il en est conscient… L’été dernier on avait été invités à l’anniversaire de son père. Il était resté décemment vêtu toute la soirée, et vers minuit, alors que l’air fraichissait plutôt, il avait éprouvé une furieuse envie de se mettre torse nu, comme ça, en artiste... (et l’alcool n’avait rien à voir dans l’affaire !). Genre je suis musclé, admirez-moi. Bon, y a pas de raison de pas mater les belles choses, alors on a admiré (de loin, et discrètement quand même, sans baver). Mais il est hétéro 100%. Sa nana est un peu gamine mais très sympa. Pas touche au Musclor.

Bon, la suite de ma note, elle va moins vous intéresser que la description du sculptural fils des voisins, mais désolé j’ai pas de photo de lui (ni nu ni habillé d’ailleurs) à vous faire mater. Les roses m’ont rappelé un poème de Dorothy Parker dont j’avais entendu la lecture dans un film l’année où je vivais aux USA, et qui m’avait tellement plu, qu'à l'époque j’avais fait des recherches à la bibliothèque pour le retrouver. J’aime bien son ironie grinçante :

One Perfect Rose

A single flower he sent me, since we met.
    All tenderly his messenger he chose;
Deep-hearted, pure, with scented dew still wet-
    One perfect rose.

I knew the language of the floweret;
    "My fragile leaves," it said, "his heart enclose."
Love long has taken for his amulet
    One perfect rose.

Why is it no one ever sent me yet
    One perfect limousine, do you suppose?
Ah no, it's always just my luck to get
    One perfect rose.

8d6a9ad68ec7d7bb945e301e86caccbc.jpg

(naaaan, c’est pas lui le fils, c’était juste pour vous consoler d’avoir dû vous taper la lecture de ce poème en anglais dont vous n’aviez rien à foutre… D’ailleurs, j’imagine que de voir la photo en bas a dû vous faire accélérer sur la poésie, voire la zapper ! Bande de petits obsédés… Et la beauté de la littérature, alors...?)

Ecrire un commentaire