31.10.2007
IRRESISTIBLE !!!
http://martine.logeek.com/index.php
Ce qu’il y a de poilant aussi, c’est qu’on peut y proposer ses propres créations, mais attention ! une seule par jour !! C’est un peu frustrant, j’en ai personnellement imaginé 6 ou 7, mais il faudra attendre pour les voir publiées…
En attendant, parmi les délires des autres participants au jeu, j’ai relevé mes préférés :
Ceux connotés 'homo' :



Les « politiques » :




Les « gores » :


Et je termine sur une de mes « créations persos », qui n’est certes pas la meilleure de la liste :

20:55 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Martine
30.10.2007
Brumaire

Quand j’étais gamin, je n’aimais pas l’automne. Facile de comprendre pourquoi. C’était synonyme de rentrée des classes, de fin de l’insouciance, du renouveau des rhumes, des gros manteaux et cache-nez dans lesquels on doit encore s’emberlificoter… La saison des grognons.

J’ai appris petit à petit à l’apprécier lors de mes premières années de fac. La rentrée se faisait plus tard, j’avais le temps de glandouiller et d’être plus attentif au temps qu’il fait, au temps qui passe… Les promenades solitaires dans la campagne. Ce sentiment un peu euphorique et pourtant si faux d’être en communion avec la Nature, simplement parce qu’on a l’impression d’être seul au monde sous les grands arbres. Ce froid encore assez léger pour n’être qu’un avertissement, pas encore suffisamment agressif pour en devenir désagréable. L’odeur sensuelle des feuilles qui tombent, leur « cruissement » lorsqu’on y enfonce les pieds. L’incroyable goût chaleureux de soleil du raisin, promesse mensongère dans une saison qui s’enfonce inexorablement vers le froid.. La Toussaint, qui à chaque fois dans ma pensée, s’associe avec un jour lumineux et glacial. Le silence timide des fleurs dans les cimetières. J’adore les cimetières. Ce n’est pas une déviance macabre de ma part : c’est toujours joli, fleuri, calme, les gens n’y parlent pas fort, j’aime passer devant des tombes et essayer de deviner la vie des gens dont les noms, les dates, les photographies, figurent sur les plaques. J’aime les cimetières et leur cyprès. J’aime l’automne.

Dimanche, nous sommes allés faire une petite virée du côté d’Assas et nous en avons ramené quelques photos. Campagne déserte, coucher de soleil derrière l’Hortus et le pic Saint Loup, petits villages jetés comme par mégarde aux détours de la route. Nous avons fait provision de cartes postales pour immortaliser ce moment de l’année si fugitif. J’aime l’été à cause de cette impression d’éternité qu’il procure. Il fait beau, rien ne changera, on ne travaillera plus et on sera à jamais immortels. Pour les raisons exactement inverses, j’aime l’automne. Sensation d’éphémère, chaque heure doit être savourée comme un dernier fruit. Le vent se lève, la nature se transforme à vue d’œil et tout va glisser vers le froid et la nuit, pour nous rappeler qu’on ne sera pas toujours ici à en profiter, et que c’est l’ordre des choses, qui nous entraîne nous aussi, dans son lent mouvement paisible.

15:55 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : automne, saisons
26.10.2007
Faux héros et vrais zéros
Ayant épuisé dernièrement notre dernier stock de Desperate Housewives, Gray’s Anatomy, Weeds, Rome, et j’en passe, on a décidé, pour en avoir entendu parler à droite à gauche, de tenter l’adoption d’un petit dernier : ‘Heroes’.
Pour résumer : un groupe de personnes disséminées au 4 coins de la planète (enfin, surtout aux USA bien sûr, mais aussi au Japon et en Inde) découvrent qu’ils possèdent chacun un super-pouvoir individuel (voler, se régénérer, se dédoubler, peindre l’avenir, entendre les pensées des autres, les forcer à faire des choses, se téléporter, arrêter le temps, etc etc). Il y a aussi une force maléfique qui les poursuit et les tue parfois, et une sombre menace d’apocalypse finale qu’ils doivent essayer d’empêcher….
Premier épisode.
C’est très embrouillé au départ, mais hyper-accrocheur. On est sans cesse en train d’essayer d’élaborer des hypothèses pour trouver des liens entre les gens. La subtilité de la série c’est que tous ces gens qui sont dispersés au départ se rapprochent insensiblement, pour, on le devine, une grande confrontation finale.
Et moi, au premier épisode, j’ai été gêné, mais alors terriblement gêné par deux personnages : le mec qui vole, et son frère. Ils me rappellent… des gens.
Jugez par vous-mêmes :

Bon, c’est probablement moi qui délire, mais cette idée finit par m'embêter : à notre esprit défendant, on ne serait pas tout bêtement en train de glisser vers la folie depuis quelques mois avec CA ?
Ceci dit, dans le 5° épisode (ou le 4°, ou le 6°, je sais plus trop…), le mec volant se met torse nu… et là, tout le malentendu se dissipe, pour ne laisser place qu’au plaisir des yeux… Je prendrais bien avec lui quelques leçons pour planer… Pas vous ?

09:10 Publié dans Série télé | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : série télé, Heroes
25.10.2007
Quenelle de l'environnement (en substance)
Palme d’or du numéro de clown à la fois le plus tordant et le plus pitoyable, à décerner à notre ministre de l’écologie, vu dans le reportage diffusé hier soir au journal de 20H de France 2.

Le Grenelle de l’environnement a débouché, comme prévu, sur beaucoup de généralités
vagues, à long terme, dans lesquelles personne n’est vraiment impliqué ni mouillé. On va augmenter le ferroutage et limiter la construction d’autoroutes (faudra expliquer ça à notre ex- premier ministre qui a signé à toute vitesse, à l’arraché, avant les élections de mai, son accord –contre l’avis du rapport des experts !- pour le début des travaux d’élargissement de l’A9 autour de Montpellier, projet pharaonique et catastrophe écologique pour les riverains. Mais ça, le beau Galouzeau s’en fout… En ce moment il a d’autres Clearstreams à épurer…) . Toutefois (je cite ‘le Monde’) : « si le terme de moratoire n'est pas prononcé pour les autoroutes, l'arrêt de toute nouvelle liaison d'envergure est clairement affirmé » Blablablablabla, on vous a compris.
On va renforcer les mesures d’aide à l’isolement des habitats (j’attends de voir en quoi ça va se transformer en matière d’espèces sonnantes et trébuchantes. "installez des doubles vitrages, le coût sera déductible des impôts" -comme les heures sup' défiscalisées, on l'attend toujours, ça....).
Les participants au Grenelle de l'environnement se sont engagés jeudi à "réduire de moitié en dix ans la fréquence de traitement des pesticides" dans l'agriculture française, a annoncé François Veillerette, du Mouvement pour le respect des générations futures. Mais ce matin, dernière minute, le Gouvernement a reculé devant la pression des syndicats ! L'échéance des 10 ans a sauté ! Conclusion : les agriculteurs devront en effet réduire de moitié leur utilisation de pesticides, "UN JOUR".... Avec ça, elles sont sauvées, les générations futures. En attendant l’échéance fatale du "un jour", pensez à liquider recycler les stocks de pesticides restants en les utilisant… faut pas gaspiller, faut rentabiliser recycler… même si c’est au prix de quelques cancers.... C’est le principe de l’écolonomie. Comme le disait ce matin le journaliste d’Europe 1, « écologie et croissance ne sont absolument pas antinomiques, elles sont même complémentaires ». Fascinant. Fascinant.
Moi j’ai bien l’impression que, comme prévu, la montagne a accouché d’une souris, mais bon…
Le top du top, c’est le reportage sur JLB, montrant l’exemple dans son propre ministère, filmé en train de bidouiller
ses ampoules à faible consommation (en zappant, on aurait pu croire à une pub d’EDF) et s’exclamant, indigné, tel Monsieur Loyal, devant une fenêtre mal isolée « Ah ben voilà un exemple où l’argent passe par les fenêtres » ! S'il continue ainsi, lui, il va passer à la Star'Ac. Sûr.
Interrogé sur l’aberration environnementale que fut son petit voyage en hélico en Arctique, pour vérifier de ses propres yeux l’état de la banquise, ce qui a fait couler beaucoup d’encre (et de glace fondue), il répond, hilare (je cite de mémoire, en substance, mais l’esprit y est) « Eh bien si on en a beaucoup parlé c’est parfait ! Mon voyage a été utile puisqu’en parlant de moi et en me critiquant, on a ENCORE PLUS attiré l’attention sur le phénomène !!! Donc l’impact de ma démarche est très positif !!!»
Ben voyons. Le propriétaire du chien qui a attaqué et tué un enfant il y a deux jours à Aubervilliers devrait essayer de répondre la même chose aux flics qui sont en train de l’interroger. Il aurait sûrement un franc succès.
On se FOUT DE NOTRE GUEULE à un point de non-retour…
J’éteins mon PC pour aujourd’hui. C’est bon pour la planète…
12:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : écologie, Grenelle de l'environnement, réchauffement climatique
22.10.2007
Ils s’en Môquent
Eh bien je dois avouer, que suite au battage médiatique à la radio et à la télé hier soir et ce matin sur cette histoire, je me demandais quelle attitude adopter à 8h30 devant mes élèves au cas où il y en aurait eu un qui me dise « Eh ben Msieur, vous nous lisez pas la lettre de… ? »
J’étais déterminé à camper sur mes positions, mais ça m’ennuyait de devoir les expliquer aux élèves (cependant ça aurait été tout à fait leur droit de me demander des comptes, en l’occurrence). On aurait perdu bêtement 20 minutes de cours, en pure perte de toute façon.
...Ben, la première chose dont ils m’ont parlé ce matin en arrivant, c’est de la victoire de l’Afrique du Sud sur l’Angleterre… ils croyaient que ça me chagrinerait à cause de ce que j’enseigne, dis donc ! Vive le rugby ! J’ai été ravi de perdre 2 minutes à leur expliquer pourquoi je soutenais les Springbox. En tout cas, la lettre de GM, ça ne les avait pas tenus éveillés toute la nuit, visiblement...
Et puis, on a enchaîné sur la description et l’analyse d’un document représentant une caricature de la Statue de la Liberté, brandissant sa main gauche (sans la torche) dans un signe menaçant pour faire peur aux immigrants illégaux (couverture de Newsweek)
Ils connaissaient le symbolisme de la statue, mais ne savaient pas vraiment les tenants et les aboutissants de la guerre d’Indépendance. J’en ai profité pour enchaîner sur la guerre de Sécession, et leur faire remarquer que bien que les mots « All men are created equal … and are endowed with certain unalienable rights… among these life, liberty and the pursuit of happiness » figurent dans le deuxième paragraphe de la Déclaration d’Indépendance, signée en 1776, on a continué à pratiquer l’esclavagisme dans le Sud pendant près d’un siècle après ça, jusqu’en 1865.
Un échange intéressant et très vivant, car ces questions-là les passionnent et ils aiment sauter sur les parallèles possibles (notamment, entre la Déclaration d’Indépendance américaine et la Déclaration des Droits de l’Homme française.)
Alors bon, je sais que mon cours n’avait qu’un lointain rapport avec la Résistance et le devoir de mémoire, mais tout ça, c’est pour dire qu’on n’attend pas après les décrets pondus à la va-vite dans le but de faire plaisir à la sensibilité de Nicolou, pour faire dans nos cours des débats sur la liberté, les droits de l’homme et la démocratie.
Donc quand hier soir, au journal de 20 heures, le triste Gay?No!, la main sur le cœur, proteste de son courroux, face à certaines réflexions de profs qu’il a entendues « nous sommes professeurs d’histoire, pas de patriotisme » en disant que c’est un « manque de respect », personnellement je ne vois pas bien ce qui est irrespectueux dans ces formules… Pour la millionième fois, j’en veux pas à Guy Môquet, mais je ne vois pas pourquoi il atterrirait dans mon cours, comme un cheveu sur la soupe, un 22 octobre, parce que sa lettre a « ému » notre Président adoré. Le Gay?No! enchaîne, sur un ton sec « C’est très choquant de la part des enseignants, parce qu’après tout s’ils doivent faire un cours sur Voltaire, et qu’ils ne sont pas d’accord avec les idées de Voltaire, ils refuseront de faire le cours. » Non, Monsieur ! Non, non, non ! Vous ne comprenez apparemment pas grand-chose au fonctionnement des fonctionnaires de l’Education Nationale. Les programmes sont élaborés par des experts, en réunion collégiale. On peut trouver que ce qu’ils pondent chaque année est nul, on peut détester certaines parties du programme que l’on doit enseigner, mais on les FAIT ETUDIER quand c’est l’Education Nationale qui nous dit de le faire. Pas parce que ça a fait verser une larme à notre omniprésent Suzerain. Je suis tenu de respecter les directives de l’EN. Pas les humeurs de Nicolou. On n’est plus sous Louis XIV.
(…et, entre nous, je ne vois pas bien le lien entre un programme à étudier et une journée commémorative… faut pas non plus tout mélanger...).
Je parie mes deux mains, mes deux pieds, et même le reste à couper, que ce soir au journal de 20 heures, on va avoir droit à des interviews de profs souriants et détendus, expliquant que « ça s’était très bien passé dans leurs classes, que les élèves ont été très intéressés par cette figure de la Résistance qu’ils ne connaissaient pas bien avant » et d’élèves hilares et ravis « ah ben oui c’était vraiment passionnant, on ne nous en parle pas assez, je trouve ». Ce sera le bilan d’une expérience magique et miraculeuse, à renouveler absolument l’an prochain. Comptez sur moi pour ça. Quel mauvais esprit j’ai, vraiment…
18:20 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.10.2007
" OMENS "



Mai 1991, collision sur minitel entre mon z’homme et moi.
Août 1991, première rencontre.
Je sais qu’on aime dire « Je ne crois pas aux signes du destin, mais… »
« Je ne suis pas superstitieux mais… »
Ces signes (« omens » comme on dit en anglais, c’est un mot que j’aime beaucoup), je me dis souvent qu’en fait la vie en est remplie (qu’ils soient liés à des coïncidences ou pas) et on les remarque uniquement si ça nous arrange. Je veux bien.
La première fois que TiNours et moi nous sommes retrouvés face à face, c’était à la gare d’Hazebroucq, dans le Nord.
Et à cette occasion-là, il s’est passé trois choses bizarres, rares dans la vie quotidienne. Je ne sais pas si elles avaient une signification quelconque, mais le fait était que, sur la même heure, il y a eu, pourrait-on dire, concentration , conjugaison, accumulation d’ "extra - ordinaire".
J’ai eu des aventures et des liaisons avec pas mal de mecs, mais les deux seuls que j’aie vraiment aimés ont été le premier et le dernier. On dirait une réplique sortie de « Les Oiseaux Se Cachent Pour Mourir »... C’est banalement sentimental, mais vrai, que voulez-vous… ?
Mon tout premier mec, sur lequel je n’ai pas du tout envie de m’étaler ici, s’appelait Franck et vivait en Savoie. Je dois le mentionner pour la raison suivante : la dernière fois où nous nous sommes vus lui et moi, il était venu à ma rencontre avec une voiture qui n’était pas à lui, mais prêtée par sa société, une Peugeot 405 blanche.
Et devinez ce que conduisait TiNours lorsqu’il est venu me chercher à la gare d’Hazebroucq… ?
Et bien sûr, cette 405 ne lui appartenait pas, mais lui était prêtée par la société pour laquelle il travaillait cet été-là…
(Bon oui, des 405 Peugeot il y en avait partout à cette époque, et même encore aujourd'hui, oui, des blanches, oui, conduites par des pédés, oui, aux quatre coins de France, oui, prêtées par des compagnies à leurs employés, oui, qui en profitent pour se rendre à des rendez-vous fixés par Lan… Euhhhh… ça commence à faire beaucoup, là).
Avant de passer au deuxième « omen », il faut que je précise une chose : TiNours est un excellent conducteur, très attentif à la route, prudent et respectueux des règles de conduite, bien plus que moi ! Depuis 15 ans que nous vivons ensemble, il n’a jamais perdu un seul point de son permis, reçu une seule amende, ni même pour stationnement illicite ! Si ça nous est arrivé, c’était par ma faute à moi !
Après que je suis monté dans la rutilante 405 blanche, nous sommes partis lui et moi en direction du petit village de Cassel où il travaillait cet été-là. C’était le mois de juillet, il faisait un temps splendide. Pour mon premier contact avec le département du Nord, la météo me faisait risette et je trouvais cela bien agréable. On papotait agréablement, en plaisantant. Le fait d’être en voiture nous évitait la gêne (inévitable lors d’une première rencontre de ce genre) d’avoir à nous regarder dans le blanc des yeux face à face lors des premières minutes. Une belle ligne droite s’est présentée devant nous, TiNours est monté à 70 km/h, et là ! PAF ! Radar. L’affreux Gégène en képi est sorti de sa planque, nous a fait signe d’arrêter, et nous a rappelé, avec le sourire patelin d’un chat qui vient de croquer une souris, que la vitesse à cet endroit était limitée à 50… Bien sûr, on était hors agglomération, mais peu importe, il faut bien faire du chiffre et renflouer les caisses de l’Etat en se planquant là où toutes les vaches à lait vont appuyer sur le champignon, sur une avenue large et longue comme une piste d’atterrissage ! Passons….
TiNours a dû sortir ses papiers, blablabla, souffler dans le ballon, poufpoufpouf, écouter un sermon, gniagniagnia… Pour remplir leurs formulaires, ils ont même eu le culot de lui demander le nom de jeune fille de sa mère, dis donc ! Et pourquoi pas la pointure des chaussures de sa belle-sœur, et aussi la marque de la lotion après-rasage de son oncle par alliance…. ? Moi, assis dans la voiture, je les regardais d’un air furieux, mais à cette époque, je savais encore me contenir… Je me la suis bouclée pendant toute la scène… pas de scandale, Lancelot… prends exemple sur le TiNours qui garde son calme et leur répond patiemment, à ces cons… Dieu qu’ils sont LAIDS… Et justement, lui, à côté, hummm … Moi aussi, remarque, je comptais bien vérifier ses papiers et lui poser quelques questions intimes…… mais plus tard, loin des regards indiscrets….
Bref, on est quand même repartis (pour la petite histoire, ça n’a pas eu de conséquences trop chiantes pour lui : pas de points perdus –à l’époque ils étaient moins féroces- et 700 francs d’amende).
(Eh ben alors ??? des automobilistes imprudents qui se font alpaguer pour leur premier excès de vitesse sur des routes même sans danger, on en trouve à la pelle ! On va pas convoquer un haruspice pour ça !)
Bon, bon…
Pour se remettre de ces émotions, on a voulu s’arrêter dans un café pour boire un coup. Faut dire qu’il faisait soif, aussi. Plein de soleil, pas un brin d’air ! On s’asseoit en terrasse, on commande deux Cocas, ou deux Oranginas, ou deux Jesaispasquoas, on en boit deux gorgées, on recommence à papoter. Et là, venue d’on ne sait où, en cette journée caniculaire, une bourrasque de vent s’est levée et a emballé parasol, table, et verres ! Patatras ! Tout sur le trottoir ! A part nous, évidemment, qui étions restés accrochés à nos chaises. Le vent est retombé aussitôt, la patronne est venue réparer les dégâts, ne nous a bien sûr rien proposé à titre gracieux pour nous désaltérer, et passez, muscade. Bon bien sûr, le vent, ce n’était pas de la faute à la bonne femme du bar, mais ce n’était pas de la nôtre non plus, et puis, elle aurait pu mieux fixer son parasol qui avait en fait entraîné la chute de tout le reste… BREF
(Alors ? Troisième « omen » ? Pfffffff, si on devait comptabiliser tous les coups de vent subits qui se calment dès qu’ils sont passés ! Ben oui dans le Nord, justement ! En pleine canicule de juillet, et après ? Et, puis, oui, qui n’emballent qu’une seule table sur une dizaine placées en terr…… EUH.)
Alors voilà. Le jour où nous nous sommes vus pour la première fois. Une 405 blanche qui a une sœur jumelle. Un contrôle radar alors que ça n'était jamais arrivé à TiNours avant , que ça ne lui est plus arrivé après. Une bourrasque de vent qui est passée, a renversé nos boissons et qui a disparu aussi vite qu’elle était arrivée.
Pas de quoi consulter une voyante, tout compte fait.
On a préféré passer chez le Maire –enfin, l’officier du greffe. Mais ça, on l'a fait quelques années plus tard.
12:25 Publié dans Machine à remonter le temps | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : première rencontre, signes du destin
18.10.2007
Jour de grève, jour de Rave…
Je vais peut-être en faire bondir certains, mais, de façon assez bizarre, j’aime les jours de grève (dans les transports).
Cependant avant d’aller plus loin, je tiens à préciser deux ou trois détails :
Aujourd’hui, moi je ne la fais pas, la grève. Pour deux raisons très mesquines : 1) le jeudi, je n’ai que 3H de cours et comme, en cas de grève, on me fait sauter une journée de salaire comme si j’avais 8H ce jour-là, c’est pas « rentable ». –oui je sais, c’est un argument nul, mais pas pour moi… 2) je ne me sens pas solidaire, non, même de loin, avec les agents de la SNCF ou des transports. Je comprends très bien qu’ils manifestent et protestent sur le fait qu’on leur enlève un avantage acquis (j’en ferais autant à leur place) et je ne conteste pas du tout leur droit de grève en disant qu’ils nous « prennent en otage », mais de là à m’associer au mouvement, non. Depuis quelques jours on entend à la radio ou à la télé des interviews d’agents qui donnent en substance : « Vous comprenez, on fait les trois huit, nos horaires varient sans cesse, il nous arrive de travailler les jours fériés… » Certes ! Mais il y a plein d’autres professions dans le même cas qui n’ont pas d’avantages liés à un départ en retraite plus tôt. Quand j’étais étudiant j’ai travaillé dans une usine où l’on fabriquait des placo-plâtres, les ouvriers que je côtoyais faisaient les trois 8, ils ne partaient pas plus tôt pour ça. Même chose pour ma sœur infirmière, qui doit aussi travailler le dimanche et les jours fériés parfois. Elle ne bénéficiera pas pour cela d’un départ en retraite anticipé.
Ceci dit, un argument qui serait bien plus « choc » à mon avis, ce serait de faire remarquer qu’on tape sans cesse sur les agents de la SNCF ou de la RATP pour cette histoire des régimes spéciaux et des avantages, et que c’est l’arbre qui cache la forêt. Evidemment, c’est facile, parce que lorsque eux font grève, ça a un large impact sur une grande partie du public qui est emmerdé pour aller au boulot. Donc c’est souvent impopulaire. Mais il faudrait aussi dire que de nombreux autres corps de métier ont des avantages liés à des régimes spéciaux aussi (commerçants, danseurs étoiles, militaires, entre autres, et surtout, les parlementaires eux-mêmes, si prompts à nous faire la morale sur l’effort à faire pour le bien de tous et la pérennité de notre système !). Ce qu’il faudrait faire une fois pour toutes, c’est remettre TOUT LE MONDE au même niveau. Par exemple, les députés pourraient renoncer à leur salaire versé pendant 6 mois après la fin même de leur mandat. Mais de cela, on ne parle pas, ou si peu. Pourtant, si ça se faisait, l’impact sur l’opinion serait géant, à mon avis.
Bon, tout ça pour en revenir au début de ma note : pourquoi est-ce que j’aime bien les journées de grève dans les transports ? Eh bien parce que c’est à chaque fois l’occasion, pour TiNours et moi, de mettre sur pied un plan « démerde » cogité à l’avance. Lors des grèves géantes de 1995, on était sur Lille et on avait pu se débrouiller grâce au covoiturage. Au début des vacances de Noël cette année-là, je devais descendre (seul) chez mes parents dans le Sud, et je m’étais retrouvé coincé, parce que la grève des TGV était renouvelée d'un jour sur l'autre. "Avec mon p'tit joker j'avais l'air d'un con, ma mère, avec mon p'tit joker j'avais l'air d'un con...". Grâce à une collègue dont le mari avait une entreprise de fruits et légumes, j’étais descendu en camion : une nuit entière passée avec un routier à discuter, avec pause-dodo dans la cabine (oui…. Je dois avouer que ça ressemblait assez à un gros phantasme réalisé, et en plus il était mimi, mais 100% hétéro, alors j’ai dû supporter des histoires de vagins pendant une bonne partie du trajet, mais bon, c’était exotique et rigolo, à tous les niveaux…)
Aujourd’hui c’était plus simple. Cette année mon emploi du temps chiatique où je travaille le plus souvent l’après-midi a cet avantage-là : je peux dépanner TiNours le matin si son train ne passe pas. Parce qu’on n’a qu’une voiture (eh voui, on est pauvres… on économise sur tout et on fait nos courses à LIDL…lol).
En fait nous avons acheté cette maison, il y a trois ans bientôt, parce qu’elle nous plaisait, bien sûr, mais aussi parce qu’elle présentait l’avantage énorme d’être située à 8 minutes à pied d’une minuscule gare de campagne. TiNours y prend le train à 8h, et à 8h15 il est DANS son bureau (10 minutes de trajet, et la 2° gare est juste en face de son boulot). C’est TOP… …quand le train passe… parce que bien sûr, le revers de la médaille, c’est qu’il y a très souvent des grèves, ou des problèmes sur la ligne. Si je ne suis pas déjà parti au lycée le matin, je peux dépanner. Sinon, on fait appel à Lala, qui bosse avec TiNours, et qui par chance n’habite qu’à 6 km de chez nous. Bref, la démerde, dans ces cas-là, ça nous connaît.
Quant à moi, en voiture, je mets 10 minutes au maximum pour arriver au lycée. C'est impeccable.
Ce matin TiNours a pris le volant, et pour éviter les bouchons inévitables à l’entrée de la ville, il est passé par des petites routes à travers champs, étroites et peu connues. On n’a pas pénétré dans le centre, on s’est arrêtés en périphérie, juste près de l’appart où nous avions vécu il y a trois ans. Petite vague de nostalgie… « ah tiens, regarde, ils ont modifié ce sens interdit » « ah oui maintenant on peut l’emprunter dans les deux sens » « il y a toujours autant de bordel autour de l’école élémentaire, tu as vu ? » etc etc. TiNours a fini le trajet à pied « il fait beau, ça me fera du bien » m’a-t-il lancé avec bonne humeur avant le smack d’adieu dans la voiture, devant les passants outrés. Il était 8H15. Et moi je suis reparti dans l’autre sens, par les petites traviolles zigzagantes à travers champs. On était partis à 8H moins 5. J’étais rentré à la maison à 8h30, heure à laquelle mon z’homme à moi devait arriver à son bureau.
Ce soir (sauf s’il y a des rames de tram qui pourraient le rapprocher de mon lycée, ce dont je doute), on refera la même manip’ en sens inverse.
Bon alors évidemment, on a pris tout ça avec philosophie parce qu’on n’est pas loin, et qu’on pouvait se démerder facilement. C’est vrai que de ce côté-là on est plutôt privilégiés. Je compatis en ce moment en pensant aux Parisiens et à leurs galères sans métro ni RER. Mais j’aime ces petits moments qui nous changent de notre quotidien bien rythmé. J’ai aimé accompagner mon mari ce matin, et ça me plaira de l’avoir dans la voiture ce soir. Vendredi dernier, son train du retour à 17h avait 45 minutes de retard annoncé, alors il a préféré prendre le tram et m’attendre à la sortie du lycée. Comme ce n’était pas prévu, je sors du parking des profs, la tête un peu dans le cirage après mes 6H de cours non-stop, et au moment où je présente mon passe à la grille, je le vois qui me fait coucou ! ça m’a fait un petit choc électrique ! « Qu’est-ce qu’il fait là, mon bébé… ? » Pas prévu, mais que ça fait du bien de le retrouver comme ça, impromptu !. Je raffole de ces petits moments de bonheur-surprise.
Pour conclure : j’ai attrapé un fou-rire ce matin en me rasant (et je me suis même pas coupé !). Sur Europe 1, Jacques Pradel annonce que « Le Président va devoir faire face à sa première grande ’Rave’ ». Il s’est repris aussitôt ‘Grève !!!’ mais trop tard, je hennissais déjà devant le miroir à travers ma mousse à raser : la première RAVE de Nicolou ! House ou Techno ? Il va avoir besoin de pas mal de cachets d’exta pour la faire passer, celle là !
11:30 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Grève, transports, boulot
17.10.2007
Dis-moi à qui tu ressembles...
Hier soir au moment de partir du lycée, je croise en salle des profs une collègue d’anglais du LP. Elle est adorable, et on s’entend super-bien. Elle me regarde d’un air catastrophé : « Lancelot, tu ne devineras jamais ce que mes élèves ont OSE me dire !!!! »
Moi je cherche l’insulte gravissime : « Euh… ? Salope, NIKTAMER ?? »
Elle : « Non ! Ils m’ont dit que quand je mettais mes lunettes sur le bout de mon nez je ressemblais à la Mamie de Titi et Grosminet ! »
Bon, je dois avouer que, loin de compatir et la prendre dans mes bras, je me suis esclaffé bruyamment et longuement… Ils sont cons ces élèves avec leurs ressemblances ! Y a qu’eux pour inventer des trucs pareils !!! Et c’est vrai que, même si cette collègue n’est pas vieille (la preuve, elle a à peine 8 ans de plus que moi, c’est une jeunette…) lorsqu’elle met ses lorgnons ça lui donne effectivement un peu un côté Grand-Mère rigolote.
J’avais autrefois dans le Nord un collègue de Maths (qui est resté un excellent pote à moi d’ailleurs) avec une
chevelure noire bouclée et hirsute. Il rentre un jour dans la salle d’une classe que je surveillais, en train de composer un bac blanc. Petit commentaire au fond de la salle (pas trop fort mais suffisamment pour être entendu de tous) : « Ouah zivah, y a Mafalda qui vient d’entrer ! ». Dans des cas pareils faut garder une mine sévère et tonner « On se tait ! » sur un ton de croquemitaine, exercice auquel d’habitude j’excelle, mais sur ce coup-là aussi, j’ai eu du mal à garder mon sérieux. Enfin, j’y suis arrivé, même si par la suite on s’est bien bidonné avec le copain prof de maths… évidemment je la lui ai souvent ressortie, la Mafalda…
Me concernant, sur le plan des ressemblances, je n’ai jamais eu dans ma ‘carrière’ (un mot qui lui aussi me fait rigoler) que DEUX confidences d’élèves. Une fois on m’a dit que je ressemblais au mec de l’émission « Ca Cartoon » sur C+. (Philippe Dana). Une autre fois, on m’a servi Elie Kakou…

Inutile de dire que personnellement je trouve que je leur ressemble à peu près autant qu' à Arielle Dombasle, mais bref... C’est sûr que j’aurais préféré qu’on me parle de Roch Voisine ou Jean Galfione, enfin bon, il faut bien se contenter ce qu’on nous sert. Ça aurait pu être pire, on aurait pu me trouver des airs de Paul Préboist ou Luis Rego….
Bon.
Il n’empêche que je proteste sur un détail importantissime ! Philippe Dana et Elie Kakou sont deux mecs à la calvitie naissante !!! (d’ailleurs, en ce qui concerne le second, elle doit être bien avancée, sa calvitie, à l’heure qui est… oui je sais, c’est pas gentil…). Mais moi j’ai tous mes cheveux !!! Une Tignasse à la Géronimo, que je dois régulièrement faire ratiboiser sinon elle m’envahit ! Ah mais !
Je suis sûr que si je les laissais un peu pousser on me dirait que je suis à tous niveaux le sosie de Sébastien Chabal, mais je dédaigne cette popularité mensongère basée sur des faux-semblants….

18:30 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.10.2007
Après les rugbymen, les lycéens
La lecture de la lettre de Guy Môquet sera obligatoire le 22 octobre prochain dans tous les lycées de France, mais les professeurs récalcitrants ne seront pas sanctionnés, a déclaré lundi le porte-parole de l'Elysée D4vid M4rtinon.
Comme ils sont bons…
Les entraîneurs sportifs
08:50 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.10.2007
Les voisins, leurs légumes, leurs roses et leur fils
Nos voisins sont partis à Tahiti depuis un mois et demi, en nous demandant de veiller sur leur maison : arrosage, ramassage du courrier, ouvrir les volets pour aérer, faire pénétrer le soleil de temps en temps, etc. Ils ne reviennent pas avant Noël.
Ils ont un fils qui habite plus loin ; pas très loin, en fait, mais il passe rarement. Comme nous sommes juste à côté, il est plus facile pour nous que pour lui de tenir le rôle de gardiens (de "l'annexe" comme dit TiNours, lol).
Ils ont un potager…. qui s’est mis à produire à fond après leur départ, douceur de l’automne oblige ! Vous me voyez venir… C’était vraiment une pitié de laisser ces plans de tomates et d’aubergines crouler sous leurs fruits, alors on s’est dévoués pour les alléger… et vive les bons gratins italiens de légumes méditerranéens à la Mozzarella, qui nous régalent le palais, et en plus nous rappellent nos deux merveilleuses semaines en Toscane en juillet !
Ils ont une roseraie… une explosion de roses splendides qui, à chaque fois qu’on passe devant, s’efflorent tristement devant nous et pleurent leurs délicats pétales sous nos pieds, d’un air de dire « Alors, pour qui sommes-nous belles ? ». Une autre pitié ! Hier j’ai craqué et j’ai fait un bouquet : mimi non ?

Si le fils réclame, un jour où il passerait par hasard, (mais pour l’instant il n’est venu que deux fois fumer une cigarette…) on lui composera un bouquet et on l’invitera à manger ! Il est assez beau mec d’ailleurs, enfin… de tête pas terrible, mais de corps très bien foutu (il l’entretient). Et il en est conscient… L’été dernier on avait été invités à l’anniversaire de son père. Il était resté décemment vêtu toute la soirée, et vers minuit, alors que l’air fraichissait plutôt, il avait éprouvé une furieuse envie de se mettre torse nu, comme ça, en artiste... (et l’alcool n’avait rien à voir dans l’affaire !). Genre je suis musclé, admirez-moi. Bon, y a pas de raison de pas mater les belles choses, alors on a admiré (de loin, et discrètement quand même, sans baver). Mais il est hétéro 100%. Sa nana est un peu gamine mais très sympa. Pas touche au Musclor.
Bon, la suite de ma note, elle va moins vous intéresser que la description du sculptural fils des voisins, mais désolé j’ai pas de photo de lui (ni nu ni habillé d’ailleurs) à vous faire mater. Les roses m’ont rappelé un poème de Dorothy Parker dont j’avais entendu la lecture dans un film l’année où je vivais aux USA, et qui m’avait tellement plu, qu'à l'époque j’avais fait des recherches à la bibliothèque pour le retrouver. J’aime bien son ironie grinçante :
One Perfect Rose
A single flower he sent me, since we met.
All tenderly his messenger he chose;
Deep-hearted, pure, with scented dew still wet-
One perfect rose.
I knew the language of the floweret;
"My fragile leaves," it said, "his heart enclose."
Love long has taken for his amulet
One perfect rose.
Why is it no one ever sent me yet
One perfect limousine, do you suppose?
Ah no, it's always just my luck to get
One perfect rose.

(naaaan, c’est pas lui le fils, c’était juste pour vous consoler d’avoir dû vous taper la lecture de ce poème en anglais dont vous n’aviez rien à foutre… D’ailleurs, j’imagine que de voir la photo en bas a dû vous faire accélérer sur la poésie, voire la zapper ! Bande de petits obsédés… Et la beauté de la littérature, alors...?)
19:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roses, légumes, voisins, poème, Dorothy Parker