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09/12/2007

Le mûrier platane saison 2 (la Petite Maison dans la Prairie)

Si vous vous souvenez de ma note sur mon moral du mois de novembre, je l’avais mis à l’époque en parallèle avec l’état de mon mûrier platane qui jaunissait et perdait ses feuilles.

Hier après-midi, j’ai sacrifié à la tradition de début décembre : la taille du mûrier platane.

La première année j’avais trouvé ça abominablement chiant (j’étais monté dedans). Je me suis aperçu depuis que c’est beaucoup plus facile en utilisant une échelle, ce qui permet d’avoir les mains libres pour scier.

C’est incroyable le nombre de branches qu’un arbre taillé peut refaire pousser d’une année sur l’autre. Si on le laissait faire, il envahirait vite tout l’espace de notre cour. Ce qui serait une calamité : le seul avantage (et non des moindres) du mûrier platane est qu’il fournit une ombre dense et fraîche en été. Sinon, deux inconvénients affreux : d’abord il produit en mai-juin des mûres aigrelettes et assez immangeables (à moins de leur adjoindre trois kilos de sucre…) qui tombent rapidement par terre, créant d’ignobles taches rouges et roses qu’on a tendance à copier sous nos semelles et coller dans la maison. Ensuite, les feuilles se ramassent à la pelle en novembre et obligent à d’incessants nettoyages car dès qu’on a fini et qu’on se retourne, tout est à recommencer (surtout par temps de grand vent, ce qui ne manque pas sous nos latitudes).

2ddff77474634d85172b93e17408c3dc.jpgIl faut donc, une fois les branches dépouillées de leur feuillage à la 'morte-saison', tailler chaque année, si l’on ne veut pas se faire envahir. Mais on finit aussi par se faire à cette corvée et même à y trouver un certain plaisir « rituel ». Il faisait beau, j’avais mis dans les oreilles mon ipod en mode aléatoire pour avoir à chaque fois une surprise avec la chanson qui démarrait. Le truc malin pour la taille, c’est de couper à la naissance des nœuds du bois sur chaque branche pour éliminer plusieurs « jeunes pousses » à chaque fois. On gagne du temps. Le résultat ensuite, après la coupe si on les renverse, c’est des espèces d’araignées géantes à longues pattes qui dressent vers moi leurs mandibules en criant vengeance….

On n’a pas de broyeur, ni de remorque pour emporter tout ça à la déchetterie. Alors après la « taille » vient la 7884e198243b49a901eabea9ae47e3bd.jpg« découpe ». Je scie encore chacune des ‘pattes’ des ‘araignées’ pour en faire du combustible pour la cheminée du BBQ (on anticipe sur les fiestas et les grillades de l’été prochain, avec plein de nostalgie liée à l’été dernier…snifff). Les gros nœuds du bois, je ne garde pas, c’est trop encombrant. J’ai donc allumé la cheminée dehors et j’ai fait un grand feu où je les jetais au fur et à mesure que la nuit tombait… en même temps que la pluie qui est arrivée, très fine. Il ne faisait pas froid, j’étais envahi d’un sentiment de calme et de douceur. L’avantage d’un travail physique, c’est qu’on peut penser à autre chose en l’accomplissant : aller chercher un ‘bouquet de branches’ ("et où va-t-on aller se ballader demain...?"), le scier à la base ("si on allait au théâtre pour changer du cinoche...?") mettre les pousses à sécher, ("mes copies attendront, j'en ai assez fait le week-end dernier...") jeter le nœud dans le feu qui crépite, ("hummm j'ai faim...") retourner chercher un autre bouquet ("ne SURTOUT pas rater l'élection de Miss France ce soir" -non là je déconne...), et ainsi de suite…

1df4aaed949f630c4f07c4997b6ddd9d.jpgMis à part l’ipod dans les oreilles, j’aurais pu me prendre pour Charles Ingalls… (sans la marmaille autour). Et Caroline, me direz-vous ? Eh ben justement, TiNours était (encore !) en train d’essayer une recette sublime dont les effluves me chatouillaient les narines : un agneau aux légumes à l’étouffée (oui bon, ça n’a rien de typique de Walnut Grove, il a trouvé ça dans la partie ‘recettes crétoises’ d’un bouquin). On a dégusté ça aujourd’hui, accompagné d’un petit riz basmati, c’était absolument délicieux et original.

 

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On n’a tout de même pas poussé le mimétisme jusqu’à faire des tartes aux pommes pour dessert… On n’a pas non plus joué du violon devant le feu qui s’éteignait. Mais c’était tout de même un après midi et une soirée « cocoonesques » bien agréables.

Fin de la déprime de novembre. Et en plus, la pluie s'est arrêtée aussi vite qu'elle était venue (on a -encore une fois ce week-end- eu une météo clémente par comparaison avec la tempête qui sévit actuellement sur le Nord de la France).

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Commentaires

La vie comme elle vient, en quelque sorte?

Écrit par : L'Elephant | 09/12/2007

@ l'Elephant : oui, elle vient, elle vient bien... je trouve.

Écrit par : Lancelot | 09/12/2007

Ben c'est super, et pour fêter ça, oui, mille fois oui, je suis ok pour un pot le 2 janvier, avec Anydris, et qui veut venir. Pour le lieu, je propose qu'on se décide spontanéement plus près de la date, par mail et téléphone. L'année va bien commencer ;o)

Écrit par : L'Elephant | 10/12/2007

Comme il doit être meuuugnonnn le petit Denis en Nicolas le jardinier, version "Bûcheron - I Cut" perché en haut de son arbre avec son sécateur à la main, en train de se trémousser sur "Bad Girl" ou "Baby Love Me" version remix party...

Tu parles oui ! C'est à Nelly Olson qu'il pensait : les jolies petites robes à fleur Laura Ashley et les anglaises peroxydées, c'est quand même autre chose que le vieux pantalon en toile grise du père Ingals.

Écrit par : panama | 10/12/2007

@ Pan' : je pensais aussi à toi en mère Oleson obèse en train de fixer ses petits yeux malveillants sur la clientèle de l'épicerie et de faire ses réflexions venimeuses de dame patronnesse... Un rôle PARFAIT pour toi.....

Écrit par : Lancelot | 10/12/2007

@ Lanc' : pfff. Cette perfide réponse montre bien que j'ai fait mouche.

Tu t'es trémoussé comme une vieille tapiole avec ton petit short sur ton arbre en poussant des cris de chat castré.

Beau spectacle pour les voisins ! T'as des picts, non ?

Écrit par : panama | 10/12/2007

@ Pan : oui oui, allez... avale ta Floraline, prends ton prozac, et zou, au lit, Papy... tu verras, ça ira mieux demain, tes déliriums très épais...

Écrit par : Lancelot | 10/12/2007

@ Lanc' : Delirium c'est ça !

J'ai un témoignage de tes voisins, de charmants petits retraités, qui t'ont entendu "meugler quelque chose comme "ouaille, âme sciée" " sur ton arbre.

Madame trouve que de toute façon ça ne l'étonne pas de ta part, que même si tu es charmant avec elle elle se méfie quand même parce que "ça n'est pas très sain à cet âge là de toujours habiter avec son oncle."

Écrit par : panama | 11/12/2007

@ Pan : vaut mieux habiter avec son oncle qu'avec sa tante, pas vrai...?

Les "charmants petits retraités" en question, ils vivent depuis 3 mois à Tahiti... Ils doivent avoir du mal à m'entendre... Je veux bien admettre que dans tes déliriums très épais je crie fort, mais enfin à ce point...

Allez, zou, infirmière, doublez la dose de valium du Papy.

Écrit par : Lancelot | 11/12/2007

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