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29.12.2007

Blague de potache...

Hier dans la boîte aux lettres on a reçu cette pub :

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Après l'avoir examinée d'un oeil dédaigneux et quelque peu dégoûté, j'allais la jeter (du bout des doigts) dans la poubelle, quand je me suis aperçu qu'une enveloppe-réponse pré-timbrée avec le fameux "T" était jointe.

Après mûre réflexion, je me suis donc contenté de jeter le coupon-réponse et de le remplacer par un de ma composition, que j'ai glissé dans l'enveloppe, et qui est parti ce matin :

 

Désolés, vous êtes tombés chez les gays ! Pas intéressés !

Z’auriez pas la version « Kit homosutro », pour changer… ?

Ras-le-bol des pubs de cul avec des bonnes femmes….

 

 

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Est-ce que vous croyez que ça va leur ouvrir de nouvelles perspectives pour leur prochaine campagne de pub...?

 

28.12.2007

Amelie bègue, les infos bégaient

Benazir Bhutto a été assassinée hier au Pakistan, dans un attentat-suicide qui a fait au moins 20 autres morts à l’issue d’un meeting électoral près d’Islamabad. Elle fut la première femme à diriger un pays musulman en 1988, tout en continuant à lutter activement contre l’intégrisme musulman, même après que son pouvoir lui ait été confisqué par la force.

Aujourd’hui la radio mentionne et commente bien sûr cet évènement, mais les flashes depuis 10h du matin le font systématiquement passer derrière un autre fait d’actualité absolument primordial pour le maintien de la paix dans le monde : Miss France 2008 ne sera finalement pas déchue de son titre, suite à ses photos coquines publiées par un magazine indélicat. Ooohh… Mais, morale oblige, elle ne pourra pas se présenter au titre de Miss Europe ou de Miss Monde. Aaaahh…

Et tout ça en boucle. Bègue (la bien nommée) passe toutes les 10 minutes. Des fois qu’on ait mal compris…

J’ai coupé la radio au moment où le journaliste annonçait joyeusement qu’ils attendaient les réactions des auditeurs sur Europe1 face à ce précieux scoop….

Ca me rappelle l’autre soir en voiture : TiNours et moi rentrions de chez mes parents et, sur la même chaîne, on demandait aux gens de réagir devant une autre information CAPITALE : les vacances de Nicolou et de sa poule, « main dans la main » (détail importantissime, ils l’ont répété plusieurs fois), en Egypte.

J’ai failli attraper le portable de mon mari pour chercher à les joindre et prendre une voix douce et suave pour leur expliquer que, notre Président en train de tourner le remake d’Antoine et Cléopâtre, on s’en bat les couilles avec une porte-fenêtre... Mais bon...

Mon Dieu….

Je détestais déjà El Cacabach, mais là je crois qu’avec Europe1 je suis arrivé à l’extrême limite de mon seuil de résistance : je peux plus, je peux plus. Je ne les écouterai plus.

Ce soir, aux JT de TF1 ou France 2, on nous servira probablement le même menu-ragougnasse, dans le même ordre… Bhutto soufflée en amuse-gueule rapide, puis Dinde Bègue farcie, rôtie, dorée et mijotée en plat de résistance bien juteux, à déguster longuement, accompagnée de sa mousseline Fontenay de légumes servis sous chapeau-cloche. Avec, en dessert, si on a un peu de chance, une Carla Brunie au caramel sur son lit de Sarkozettes en sucre.

Heureusement, depuis que TiNours et moi avons fait régler la parabole, nous disposons de nombreuses chaînes d’info étrangères, et d’autres aussi sur la TNT (LCI, BFM, entre autres, tout de même de bien meilleure qualité), et qui nous permettent d’échapper à ce matraquage abrutissant de connerie.

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27.12.2007

Coming out on Christmas Day

Quand je rentre de vacances et que je fais, comme j’aime à le dire « la tournée des copains blogueurs », (sauf que là ça se passe sans apéro ou digestif) je suis toujours stupéfait par les similitudes qui existent entre les histoires de famille des uns et des autres.

Tout le monde redoute plus ou moins les réunions familiales parce qu’elles sont l’occasion, deux fois sur trois, de psycho-drames sado-masochistes, avec dérapages, engueulades, hurlements, sanglots, portes claquées, patin couffin.

J’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de le dire sur des commentaires chez les autres : finalement, ça a un côté rassurant parce que ça devient assez banal. La plupart des potes voient leur famille le moins souvent possible, il y a toujours une brebis galeuse qui fout la merde au pied du sapin ou autour de la table, et l’explosion thermonucléaire a lieu invariablement au moment du dessert ou de l’apéro.

Et moi ? Eh ben chez moi, je dois dire que je suis assez ennuyé d’en parler, mais c’est vrai que tout est loin d’être rose. Mon père, c’est un emmerdeur de première quand il s’y met.

J’ai un mal fou à écrire ces phrases, peut-être que je cherche à m’aveugler en me persuadant que tout va bien alors qu’en fait, non, tout ne va pas bien. Mais ça m’emmerde de casser du sucre sur son dos alors qu’il n’est pas là pour se défendre (et comme ça m’étonnerait qu’il vienne lire ça et rajouter un commentaire… putain alors ça, ce serait un évènement, comparable au premier pas de l’homme sur la lune).

Alors, le portait de mon père.

Ce qui est stupéfiant, c’est que la plupart des gens qui ne le connaissent pas et le rencontrent pour la première fois, le trouvent absolument charmant. J’en ai encore eu récemment la preuve l’autre jour chez Lala (la collègue de boulot de TiNours) : sa famille avait rencontré mon père en septembre, et  le 23 décembre ils m’ont tous balancé  des : « Alors est-ce qu’il va bien ? » « Quel homme haut en couleurs ! » « Un personnage à la Pagnol ! ». Un autre pote m’a même dit une fois « il me rappelle mon père » (qui était mort 3 ou 4 ans auparavant) « j’aimerais qu’Alexandre –son fils- ait un grand père comme ton Papa ». Je lui avais alors proposé de le lui louer, moyennant finance, évidemment. L’autre jour, chez Lala, je leur ai lancé à tous « ma Maman va bien elle aussi, merci pour elle ! ». Mais bon, c’est mon père qu’on remarque, parce qu’il a le don de savoir faire rigoler en société. Je n’ai pas hérité ça de lui, hélas.

Le revers de la médaille, qui ne transparait que pour les initiés, c’est que mon père, c’est un ours. Et pas un gentil Nounours à câlins dans le genre de mon TiNours, hein. Un affreux ours mal léché qu’on vient de réveiller de son hibernation et qui braille à tout berzingue. Il a une voix de stentor, quand il l’élève, les portes et les fenêtres tremblent sur leurs gonds. Il est chiant pour la nourriture, il est très difficile, il est capable quelquefois (quand ça lui prend) de faire la gueule deux jours d’affilée sans qu’on sache pourquoi… Il est fortiche dans l’art des petites réflexions venimeuses (surtout au téléphone). Un de ses jeux préférés, c’est de se disputer avec ma Mère. Mais, je dois ajouter à sa décharge, elle aussi adore ça. Quand ils commencent à s’engueuler mutuellement pour une fourchette mal placée, une information sur laquelle ils ne sont pas d’accord, un radiateur mal réglé, ça peut durer des heures et des heures sur le mode « Who’s afraid of Virginia Woolf » d’Edward Albee. J’allais oublier de préciser que mon père a aussi longtemps trompé ma mère, ce qui a donné lieu à des crises conjugales mémorables.

J’en ai souffert pendant des années. Nous en avons tous souffert, jusqu’à nous casser de la maison les uns après les autres. Après moi, il y a eu ma nièce, qui a vécu chez eux de 15 à 20 ans parce que ses parents (ma sœur et mon beau-frère) déconnaient trop (je vous passe les détails) et qui, à la fin, n’en pouvait plus elle non plus de cette ambiance de rancoeurs, d’acrimonie, de bile aigre, de disputes, d’affrontements, etc etc.

Eh oui mais….

Mon père (et ma mère) on peut leur reprocher tout sur la forme. Tout, absolument tout. Mon enfance, mon adolescence, ont ressemblé à une corrida permanente. Cris, pleurs, bagarres, portes claquées, presque au quotidien.

Mais sur le FOND, on ne peut rien leur reprocher. Je passe sur les basiques, bien sûr. Nous n’avons jamais eu faim, nous avons toujours été habillés correctement. On ne se battait pas physiquement. Mon père était mineur, pendant des années il s’est levé à 4H du matin pour nous. Ma mère (au foyer) travaillait sans cesse aussi. Elle s’est même occupée pendant 15 ans de sa belle-mère. Et puis, ils ont accueilli ma nièce qui n’avait pas d’autre endroit où aller, pendant 5 ans.

Il y a beaucoup de gens qui disent souvent : « Moi il y a un truc que je ne pardonnerai jamais à mes parents, c’est… ». J’en ai à revendre, des anecdotes négatives de ce genre-là. Mais surtout,  SURTOUT, j’en ai dans l’autre sens. Il y a des choses que mon père a dites ou faites pour  moi, qui font que je lui laisse un peu un chèque en blanc sur l’avenir.

Notamment son attitude face à TiNours. Ceci inclut ma mère, bien entendu. J’avais 36 ans quand j’ai fait mon coming-out auprès d’eux. C’était un lendemain de Noël, justement, il y a 7 ans. On a toujours une trouille bleue face à ses parents. J’ai toujours retardé le moment des « révélations » tant que j’ai pu, mais un jour ma copine Corinne m’a dit « Lancelot, tes parents sont vieux et s’ils meurent sans savoir cela de toi, ils n’auront jamais RIEN su sur toi. » Ce qui est vrai bien sûr, puisqu’on a beau dire, le fait que je sois gay a dirigé, façonné en partie ma vie. Et surtout, maintenant, TiNours en fait partie, il en est indissociable.

Je me revois encore lors de ce repas à trois que nous faisions dans la cuisine, mes parents et moi. J’avais prévu de le leur dire à ce moment-là, mon cœur à 500 à l’heure. Je me disais, « Allez lance-toi » mais j’y arrivais pas. Finalement j’ai pris une voie détournée, sachant qu’une fois que cette phrase-là serait prononcée, aucun retour en arrière ne serait plus possible. « Papa, Maman, j’ai un truc à vous dire »

A ce moment-là, je suis devenu blanc, j’arrivais plus à respirer, et encore moins à parler. Je les regardais, j’avais de l’eau dans les yeux, jusqu’à ce que mon père me dise « Bon, c’est de TiNours que tu veux nous parler ? »

Et là j’ai éclaté en sanglots. Ils savaient, ils savaient. Tout ça pour en arriver là. Je pleurais, la tête cachée dans mon bras. Quand j’ai relevé la tête, je leur ai demandé comment ils savaient. En fait, plusieurs années auparavant, mon père m’avait fauché une lettre de TiNours et l’avait lue. Mais, mais mais mais, à cette époque ils s’étaient dit tous les deux (je cite) « Ce n’est qu’un moment dans sa vie, ça lui passera ».

Tu parles comme ça allait me passer. Ca n’allait faire qu’empirer (ou plutôt, se "bonifier"!!), même. Et puis, s’ils avaient su aussi tout ce que j’avais fait avant de rencontrer mon Zomàmoi… enfin..

Pas très sympa, ce moment de coming-out, en définitive. Ils sont restés tous les deux assez froids et distants, pour conclure « C’est ta vie, tu fais ce que  tu veux avec, c’est pas à ton âge qu’on va te changer » (« Quoi, mon âge ??? Et qu’est-ce qu’il a, mon âge… ???? ») . J’ai repris le train pour Lille le lendemain, avec la tête pleine de questions dont je n’avais pas les réponses. J’étais déçu, j’étais pas très bien. Soulagé de l’avoir DIT, soulagé que ce ne soit plus un secret, mais avec une impression d’amertume tout de même au fond du cœur.

Ils ont mis plusieurs mois pour digérer, décanter ça. Mais je trouvais ça normal, je me mettais à leur place. Je ne pouvais pas leur demander de me sauter au cou : « Super, un fils pédé, on en a toujours rêvé ! ». Non, bien sûr que non.

Et puis 6 mois plus tard, en juin, ils m’ont appelé pour me dire qu’ils voulaient  rencontrer TiNours, et surtout, qu’ils auraient bien aimé que cette rencontre se fasse chez nous, près de Lille.

Et ce jour-là, avec ça, ils m’ont fait un cadeau que je n’ai jamais oublié. J’ai été très sensible au fait qu’à leur âge (75 et 73 ans tout de même) ils acceptent de se déplacer et de venir rencontrer mon mec CHEZ NOUS, sur notre terrain à nous. Ca aurait été plus facile pour eux que ça se fasse chez eux tout de même. Ils ont eu ce courage….

Et bien sûr, ça s’est très bien passé. Pour ça, je faisais confiance à mon TiNours. Tous les gens qui le rencontrent l’aiment.

Je suis content d’avoir pu le faire, je suis surtout content qu’eux aient pu le faire. Surmonter leurs préjugés, leurs idées reçues, et s’ouvrir à des choses nouvelles, par amour pour leur fils.

Alors, même si on ne peut jamais laisser aux gens un « chèque en blanc » (comme je le disais plus haut) sur l"avenir, malgré tout, dans ma banque à moi, mon père et ma mère ont une grosse autorisation de découvert, parce que je n’oublierai jamais leur attitude à notre égard depuis que je suis sorti du placard.

Tant pis pour les corridas familiales.

24.12.2007

CLOSER sur les copains de la blogosphère

Voilà quatre mois que ce blog est ouvert. Même si je n’ai reçu aucun César pour ça, je me sens « encore tout petit » (comme ils disent en général, lors de cette cérémonie ridicule),  devant la plupart des copains qui ont le leur depuis deux, voire trois ans !

Petit bilan :

C’est difficile de trouver des sujets intéressants au quotidien, ou alors de transformer en note marrante un évènement banal qui surgit dans une journée. Pour l’instant je résous le problème en me disant que s’il n’y a rien, faut se taire. En général, quand on se force à écrire des notes ‘peu inspirées’, ça se sent tout de suite à la relecture. C’est une sensation que je déteste, après coup. Mais j’ai un autre principe (qui vaut ce qu’il vaut) : je n’efface pas. Tant pis si une heure, une semaine, un mois après (quoique je relise rarement si tard)  ça ne me plaît plus. Ca y est, ça y reste. Le blog doit être le témoin, la trace, de ce que j’ai pensé, vécu, à l’instant T. Que ce soit bon ou mauvais.

L’aspect positif des choses, c’est que ce côté artificiel de « la note  à pondre » nous oblige (enfin moi en tout cas) à examiner notre vie pour la transformer en petit texte bien léché, dans la mesure du possible. Comme on se redonne un coup de peigne avant de sortir acheter le pain. Et de fait, il m’arrive aussi (de façon très modeste et timide, bien sûr, mais ça m’arrive tout de même) d’essayer de transformer mes actes au quotidien, à l’autre extrémité du cycle-blog : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de beau ce week-end pour avoir des choses marrantes à leur raconter ? » Ca marche, ça ne marche pas, mais ça m’oblige (un peu) à me botter le cul, à me remettre en question. C’est peut-être artificiel, mais, je le répète, c’est positif.

Les copains du blog.

C’est le meilleur de tout dans mon bilan. Je suis content d’avoir établi des liens avec vous tous, qu’auparavant je lisais, mais que je ne touchais pas. Et puis peu à peu des liens se nouent. C’est comme de se mettre à parler avec des personnages de romans qu’on aime bien.

Merci à Pan’ pour sa gentillesse, ses blagues, cette longue correspondance régulière que nous avons eue par mail interposé. Tu m’emmènes au Costa-Rica ? Histoire que je flanque ton ipod bourré de musique de StEtienne dans un fleuve pendant que tu ne regarderas pas parce que tu seras trop occupé à pagayer… gniak gniak gniak… mauvaise graine que je suis…

Merci à Any pour cette complicité entre membres de la ‘grande famille’ de l’EN (rions un peu), pour ses notes que j’ai toujours envie de commenter sur son blog, parce qu’elles me laissent rarement indifférent, parce que je me retrouve si souvent en elles. Alors, rendez-vous le 2…. ?

Merci à Chickenbaby qui me fait toujours tordre de rire avec son humour à tous les virages, pour ses lignes remplies de bonne humeur à chaque fois (« Carla et Nicolas : les ‘Marilyn et John du pauvre’ » : OUAAAFFF si tu savais le nombre de gens à qui je l’ai ressortie depuis, celle-là…). Bisous à Kevin, et ne les écoute pas, tous tant qu’ils sont, il est à croquer ce petit, tu as bien raison de le câliner !

Merci à l’Eléphant pour ses notes qui me font toujours réfléchir, remettre certaines choses en question, sur la vie, les ruptures, la famille. Avec toi aussi, alors, rendez-vous le 2 ? J’ai hâte j’ai hâte !

Merci à Orpheus : quelle pointure celui-là. Ce que j’ai pu aimer ton blog à l’époque où tu y écrivais. Mais bon, tu nous as promis que ce n’était qu’un au revoir mes frères. On sera patients. Et puis à cause de toi maintenant, je n’écoute plus Annie Lennox de la même oreille. Alors, rendez-vous quand…. ? Jièm et toi passez quand sur Montpellier ? J’attends j’attends j’attends !

Merci à Joss et Andesmas pour l’émotion véritable et très sincère que vous avez suscitée en moi il y a quelques semaines. Je penserai à vous deux le 28, et faites un bisou à bébé Nicolas pour moi !

Sans oublier bien sûr tous les autres : Toony, TarValanion, Chondre, et Rouge-Cerise, et beaucoup que j’ai peut-être oubliés, excusez-moi, certains ne se doutent sûrement pas que je fais partie de leurs fans énamourés, mais si mais si !

Allez, pour les fêtes de Noël j’ai envie de vous faire partager un extrait d’un album de Barbra que j'aime beaucoup (Christmas Memories, sorti en 2001). La chanson ‘Closer’ (rien à voir avec le magazine, ahahah, je parie qu’après le titre de cette note, vous vous attendiez à des révélations indiscrètes sur vos propres vies, z’êtes déçus, hein.. ???), cette chanson, donc, me fait penser à vous tous dont je me sens si proche dans le virtuel, malgré la distance imposée par le réel. Si ça vous saoule, vous pouvez zapper, je ne vous en voudrai pas (et surtout, je ne le saurai pas, lol !)

Bonnes fêtes à tous.


As close as the sea is to the seashore
The tide still rises twice a day
That's just the ocean's way of getting closer

Closer
As close as today is to tomorrow
At
midnight they can finally touch
‘Cause every minute brings them that much closer
Closer
So on this silent night
I call your name
And suddenly all time and space between us disappears
I see your face in firelight
I hold you close in memory
And even though I know you're gone
I know you're here
As close as the glow is to the ember
You've always been a part of me
Now living in my heart you're even closer
Closer.
I see your face in firelight
I hold you close in memory
And even though I know you're gone
I know you're here....
As sure as there's snowfall in December
Your love lives on in everything
Summer Winter Fall or Spring
Every thought of you will bring us closer

Closer
The distance may be large or small
Someday I pray that we may all be
Closer.
Closer…

23.12.2007

La dinde de Noël

C’est moi.

Chaque année, TiNours et moi avons l’habitude de fêter Noël deux fois : une fois en tête à tête, tranquillement tous les deux (ça se passe généralement vers le 21-22 décembre, avec échange de cadeaux, repas chinois –une tradition à nous !- musique d’ambiance, gros câlins, etc etc) et une fois en famille avec mes parents, frère,  sœurs, neveux, nièce et toute la smala.

Comme mon Nom’ à moi aime bien Pavarotti, un de mes cadeaux pour lui, cette année, était un coffret hommage qui était sorti après la mort du chanteur, il y a quelques mois. Je l’avais acheté à l’« espace culture » comme ils appellent ça pompeusement, de la galerie marchande.

Hier soir, après avoir englouti notre bon repas, on déballe nos cadeaux mutuels, on se fait des papouilles au milieu des papiers et des rubans, et puis, avant le dessert, on se dit que Luciano, ce serait bien en musique d’ambiance.

On enclenche donc le premier CD : zut, il ne marche pas. On insiste, on fronce les sourcils, que se passe-t-il ? Pendant que TiNours va essayer de le passer sur l'autre chaîne stéréo, j’enclenche le CD2, qui lui fonctionnait très bien, ainsi que le 3 d’ailleurs. Mais le CD1, lui non, il ne passe nulle part. Merde, mais c’est chiant, ça...? Enfin bref pas grave, comme les magasins sont ouverts ce dimanche, je le leur rapporterai avec le ticket de caisse en leur demandant de me l’échanger.

Ce matin donc j’arrive en pleine cohue du 23 décembre et j’attends que le mec de l’accueil au rayon disques soit disponible. Il était en train d’essayer de faire fonctionner la billetterie de l’ordinateur pour une dame devant moi et ça ne marchait pas. J’ai eu le temps de le détailler tranquillement, de me dire qu’il était positif à 100% au test « Y a-t-il un pédé dans l’avion ? » et de loucher sur son badge pour lire son prénom, Emmanuel, ça peut servir. Il était charmant d’ailleurs, joli minou brun de 28-30 ans. Un seul défaut, il avait mauvaise haleine. Enfin ça arrive à tout le monde, ce genre de désagrément, et je ne prévoyais pas de lui rouler une pelle comme ça devant tous les clients.

Arrive mon tour. Il tapote son clavier pour voir s’ils ont encore ce coffret en magasin. Non. Il me dit alors qu’il va falloir que j’en choisisse un autre ou bien que j’attende qu’ils en reçoivent, ce qui prendra bien 10 jours. Devant mon air désolé, il m’accompagne au rayon classique pour essayer de trouver un coffret Pavarotti qui se planquerait peinard incognito, mais bien sûr c’est niet. Alors il prend mes coordonnées pour me recontacter quand ils en auront un. Et puis il me dit « Remportez quand même le coffret original, vous le ramènerez en venant chercher le 2°. » Enfin, il jette un coup d’œil au boitier : « Alors c’est lequel qui ne fonctionne pas ? le DVD ? »

Moi (tête de paysan de la Lozère à qui on demande s’il lit ‘Vogue’) : « Quel DVD ? »

Lui « Ben le 3°, c’est bien un DVD, non ? »

Et là j’ai atterri. Les brumes se sont dissipées de mon cerveau brouillé par le sublime Sauternes que j’avais lapé hier soir en apéro.

C’est pas un coffret 3 CD, c’est un coffret 2 CD + 1 DVD.  C’était écrit sur la pochette, d’ailleurs.

Emmanuel, comme un soleil, me regardait d’un air goguenard en battant des sourcils et en minaudant. Il est des moments dans la vie, où on se sent très seul, vous savez. J’avais le choix entre le violer sur son ordinateur en lui gueulant de ne pas se foutre de ma gueule parce que le client a toujours raison, ou bien de me confondre en excuses et de battre en retraite, la queue entre les jambes.

J’ai choisi la deuxième option évidemment. Est-ce que vous croyez qu’il va profiter du fait qu’il possède mon numéro de téléphone maintenant pour me rappeler en pleine nuit et me murmurer, d’une voix lascive, qu’il aimerait bien écouter du Pavarotti en me serrant très fort la main, et la suite au prochain numéro……. ?

 

21.12.2007

Des conséquences du statut d'oncle

A tous ceux qui, parmi vous, n’ont pas de frères et sœurs, et l’ont amèrement regretté pendant leur enfance parce qu’ils s’ennuyaient ferme entre leurs parents pas disponibles et leurs copains pas sous la main à la maison pour s’amuser, laissez-moi vous dire aujourd’hui : vous avez eu de la chance.

Non pas que je regrette d’avoir deux sœurs et un frère, même si les relations entre eux et moi sont très fluctuantes et variables, d’un moment à l’autre, et de l’un à l’autre. Non, globalement, c’est vrai que même si gamins (et encore maintenant) on s’est énormément étripés, on a aussi beaucoup rigolé, et que mon enfance, grâce à eux, a été tout, tout, tout sauf ennuyeuse. Sûr.

Mais en fait sans le savoir, Msieurs (dames ?) vous avez échappé à un péril terrible qui m’est tombé sur la gueule avant-hier soir.

Voilà. Les frères et sœurs, ça vous fabrique des neveux et des nièces.

Aaah, mais j’ai pas à me plaindre de mes deux neveux et de ma nièce non plus, ils sont beaux gentils et intelligents. Quand ma nièce est née j’avais 16 ans, je planais littéralement. Je voulais être son parrain, je ne l’ai pas été, j’en ai même fait une crise de jalousie seul dans mon coin. Enfin je prenais très au sérieux mon rôle tout neuf d’oncle, je pratiquais avec ravissement l’art du baby-sitting quand on me sollicitait, l’extase quoi. Quand mon premier neveu est né ensuite, ça a été pareil, avec en plus la joie d’avoir le garçon après la fille, je me prenais vraiment pour un papa numéro deux.

« Eh ben alors de quoi il se plaint ? »

De quoi je me plains ? Eh ben voilà. Messieurs (dames ?) qui me lisez, vous vous croyez peut-être protégés du spectre du vieillissement par le fait que n’ayant pas d’enfants (pour la plupart d’entre vous), vous n’aurez jamais de petits-enfants, et donc qu’on ne vous appellera jamais « Papy ». « Papa » c’est pas pareil. C’est beau, ça fait viril. « Tonton » aussi. Ca fait pote sympa, copain à qui on peut tout dire.  Mais « Papy » ou « Pépé » alors là c’est l’horreur, l’abomination….

Putain…

Bon, eh ben, si vous m‘avez bien suivi, vous devez commencer à voir où je veux en venir. Après Papa, Tonton, Pépé, il reste une quatrième option…. Si si si, réfléchissez bien…

Mon neveu m’a appelé, tout heureux et fier,  pour m’annoncer qu’il va être Papa au mois d’août prochain.

Ce qui va faire de moi un grand-oncle…

Putain…

J’ai failli, en bon pédé qui connaît ses classiques, lui ressortir un dialogue de Dynasty (oui je sais, cette référence-là non plus ne me rajeunit pas…) :

Sammy Jo (extatique) : « Nous venons de nous marier, Steven a dû vous apprendre la nouvelle… »

Alexis (venimeuse) : « Oui, il me l’a apprise en effet, j’en ai été folle de bonheur.. »

Donc être pédé n’immunise pas contre les effets psychologiques du vieillissement lié aux générations montantes qui vous poussent vers le haut. A moins de ne pas avoir de frères et sœurs, évidement !

Bon, et comment il va m’appeler, ce bébé, quand il saura parler ? « Papychou » ? "Onc' Picsou" ? « Tatie Danièle »… ?

Putain…

Et maintenant que j'ai touché ce phénomène là de près, je m'aperçois que je suis encore suffisamment jeune ( ET OUI !!) pour devenir dans quelques années ARRIERE GRAND oncle !!

Putain... flinguez-moi toutes ces saloperies de spermatozoïdes en folie qui ne nous laissent pas le temps de nous préparer psychologiquement...

18.12.2007

NIXBUSH

En faisant des recherches sur internet pour les devoirs surveillés des Terminales sur la guerre au VietNam, je suis tombé sur ça :

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Trop beau, trop criant de vérité. Je ne résiste pas au plaisir de le publier ici.

16.12.2007

(Semi) White Christmas

Hier matin, sur le coup de 11h, miracle ! La neige a débarqué. Certes ce n’était pas une surprise puisque la météo l’avait annoncée, mais il n’empêche : je n’avais pas vu un seul flocon depuis 3 ans et demi (4 pour TiNours) qu’on habite ici !

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Bon, pas d’affolement, ni d’extase en vue : ça a fondu en une ou deux heures, les routes sont donc restées très praticables, et le paysage n’a pas eu le temps de se tranformer en réplique du Québec au mois de janvier. On en était même très loin !

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Il y a eu tout de même, outre des flocons, des retombées très positives pour moi. Selon ma bonne habitude, j’avais attendu très longtemps avant de faire mes courses de Noël. Chaque année c’est la même histoire : je ne crache pas sur la joie factice de ces fêtes de fin d’année, même si elle est factice. J’aime faire des cadeaux, mais je  DETESTE la foule, la cohue, les gens énervés, etc, etc ; oui, tout le monde tient le même raisonnement, je sais je sais, c’est d’une banalité ECOEURANTE.

Je me suis donc rendu seul en voiture au centre commercial (TiNours est resté à la maison à jouer les Conchitas avec balai et serpillière, car il fallait aussi que j’achète quelques petites mignardises pour lui…). Et j’ai fait mes courses entre midi et deux. GE-NIAL ! La moitié du monde était occupée à déjeuner, l’autre moitié a dû rester chez elle par peur des rafales de neige que  MOI j’avais héroïquement bravées. Bilan : j’ai trouvé (presque) tout ce que je voulais en un peu plus de deux heures, sans faire la queue, sans me faire bousculer, avec des vendeurs aimables et disponibles pour me renseigner, c’était parfait ! Vive la magie de Noël dans ces conditions-là. Bon, évidemment, en repartant, on a le coffre plein à éclater, et le portefeuille anorexique… c’est le principe des vases communicants… mais, baste. Pour les fêtes de fin d’année, je ne compte jamais. C’est le seul moment où je peux manifester par des cadeaux à mes proches que je les aime. A l’exception de TiNours, pour les anniversaires, je me contente d’un coup de fil, idem pour les fêtes des pères et des mères. Alors…

Reste encore à emballer les paquets, et à décorer le sapin et la maison. L’intérieur uniquement. On habite un quartier qui me rappelle les Etats-Unis en cette période de fêtes : tout le monde rivalise pour disposer les plus belles guirlandes lumineuses sur sa façade ou dans son jardin. Quand on rentre le soir en voiture, c’est d’un « kitsh » exquis. Mais, tout en trouvant cela très joli, TiNours et moi sommes trop fainéants écolos pour nous fatiguer à installer ça gaspiller inutilement l’énergie, c’est mauvais pour la planète.

13.12.2007

La Madeleine

 

Non, rien à voir avec Proust. C’est moi.

L’autre jour je lisais sur le blog d’Any qu’il était tout complexé par rapport au fait qu’il pleure facilement : devant des émissions télé, des films, etc etc.

J’ai le même problème. Pour les films, ça me l’a déjà fait mais rarement tout de même. (je me souviens malgré tout d’une mémorable crise de larmes au cinéma en compagnie ma copine Elisabeth à la fin du film « Dying Young » avec Julia Roberts).

Mais la vraie vie me touche encore plus. Hier je lisais sur le blog d’un autre copain qu’il a rencontré pour la première fois un garçon avec qui il conversait et échangeait (par mail et par téléphone) depuis 4 mois. Par chance, le garçon en question a un blog lui aussi, où je me suis empressé d’aller jeter un coup d’œil. Récit à deux voix de leur rencontre, de leur week-end de tendresse et d’amour. De leur séparation au bout de deux jours, (éloignement géographique oblige) douloureuse mais pleine de promesses pour l’avenir. Ben, j’en avais les larmes aux yeux devant mon écran.

Trop mignons qu’ils sont, ces deux petits.

Et pourquoi c’est plus émouvant quand c’est deux mecs ?

Ben, passque c’est comme ça, je suis désolé pour les hétéros, je suis pas raciste, mais qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, moi … ? Des rencontres, des étreintes, des séparations, des retrouvailles, des joies et des chagrins hétéros j’en ai bouffé : en réel, à la télé, dans les journaux, dans les films, depuis que je suis né, en veux-tu en voilà.. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’une histoire d’amour homo est absolument incroyable et extra-ordinaire de nos jours, mais tout de même.  Ca a une charge émotive bien supérieure, POUR MOI.

Moi en 4X4

A) Quatre jobs que j'ai fait dans ma vie :

-moniteur en centre aéré

-plongeur dans un restaurant

-mouleur palettiseur dans une usine de placoplâtres

-prof de français dans une école au Kentucky

B) Quatre films que je regarderais encore et encore :

-Le Fate Ignorante (portrait de famille)

-Hammam

-Out of Africa

-Amadeus

C) Quatre endroits où j'ai vécu :

-Owensboro (Kentucky)

-Lille

-Marseille

-Aix en Provence

D) Quatre émissions de télévision que je regarde :

-66 minutes

-Ripostes

-Faites entrer l’accusé (j’adore ça…)

-Ce Soir ou Jamais (si je ne me suis pas écroulé de sommeil avant…)

E) Quatre endroits où je suis déjà allé en vacances :

-San Diego

-la Pologne

-l’Irlande du Sud

-la Crète

F) Les sites WEB que je visite chaque fois que je navigue sur Internet :

(je mettrais un bémol ici à la question : « à chaque fois », non. « souvent », oui ):  

 -les blogs de mes amis

-la banque

-Google pour des informations diverses et variées

-un ou deux sites de chat pédés.

G) Mes quatre plats favoris :

-le coq au Riesling

-les lasagnes au saumon

-les coquilles Saint Jacques

-la langouste à l’armoricaine

H) Quatre endroits où je préfèrerais être maintenant :

 -Zakros en Crète

-Galway en Irlande

-Sur la plage de La Jolla en Californie

-Sous la couette avec mon TiNours, n’importe où !


I) Quatre voeux à réaliser pour 2008 :

-repeindre le hall et le couloir, la couleur laissée par les précédents proprios est à gerber.

-s’inscrire dans un club de randonneurs comme on l’avait fait sur Lille.

-acheter un nouveau pc

-trouver une boîte qui m’embaucherait pour faire des traductions.

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