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26/01/2008

Atchoum, le Retour

(Note dédicacée pour mon cher John...) 

 

Quand j’étais ado (ça a commencé vers l’âge de 13 ans) j’ai commencé à faire des crises d’asthme. Le scénario3a0a20ee60216df5efb1b53d579f4eb5.jpg était toujours le même. Ca se déclenchait généralement dans la maison de campagne de mes parents dans le Vaucluse, et à la nuit tombée, au moment du coucher. Je me tournais, me retournais, j’arrivais pas à m’endormir, ma respiration devenait sifflante, je devais faire de gros efforts pour inspirer, ça durait, ça durait, jusqu’à ce que je tombe endormi vers les 4h du mat’ et que je me réveille vers les 7-8 heures, complètement épuisé, pour une journée où j’avais du mal à faire dix pas tellement j’étais crevé. Et le soir tout recommençait.

337120ba14ad52e93c2cf01d10aa201c.jpgComme mes parents n’étaient pas franchement des anxieux  question santé, (et moi non plus d’ailleurs, je dois bien l’admettre, je me contentais d’éviter les crises en essayant de me défiler à chaque fois qu’on devait monter passer quelques jours dans le Vaucluse) ça a traîné comme ça jusqu’à mes 17 ans, date à laquelle je me suis décidé à consulter. Diagnostic immédiat : dépistage allergénique, pollens félons identifiés (Aspergillus et Achénopodes, on dirait le nom de deux tribus ennemies dans Stars Wars), et désensibilisation à coup d’injections sous-cutanées hebdomadaires de concentrés de ces saloperies.

Est-ce que ça a marché ? Ben oui et non. Les crises d’asthme ont disparu (rien que ça mérite un pèlerinage àe2b47fdf28ddd031af821d7bcece5533.gif Lourdes tellement les crises étaient horribles pour moi) mais elles ont été remplacées par des formes atténuées de l’allergie : rhume des foins et conjonctivite. Mais ça, c’est plus gérable. Je suis passé véritablement expert dans l’art de retenir mes éternuements, de ne pas me frotter les yeux même quand ça me démange atrocement, d’éviter les aliments susceptibles d’augmenter l’irritation de mes sinus en période de crise, etc etc.

Et puis, lorsque je suis monté dans le nord, je me suis aperçu au bout de quelque temps que ces conneries d’allergies avaient magiquement disparu. Les facteurs allergéniques auxquels j’étais sensible n’existaient pas là-haut (j’étais pas du tout irrité par le pollen de bouleaux, par exemple). J’ai cru naïvement que j’étais guéri. Pauvre de moi… Une allergie, ça ne se guérit jamais spontanément, jamais.

f7ad71d2e4b4e12b53c8195b68d4e871.jpgLorsque je suis redescendu sur Montpellier, c’était en juillet. L’été n’est pas pour moi une période sensible. Mais après ça le mois de février a pointé son nez, et mon nez à moi a subi une attaque thermonucléaire en règle. Le signe qui ne trompe pas : je suis réveillé au milieu de la nuit par une série d’éternuements incoercibles qui me laissent épuisé, hors d’haleine. Ca fonctionne à répétition, comme une mitraillette, je n’arrive plus à reprendre mon souffle, je peux éternuer comme ça 25 fois d’affilée. Quand ça arrive en public, en général ça amuse beaucoup les gens… Ne riez jamais d’un truc pareil si vous en êtes témoin un jour. C’est abominable, on sort de là haletant, la gorge et les sinus en feu, les yeux rouges et larmoyants, c’est  HORRIBLE.

Bon, vu la période, il ne fallait pas aller chercher bien loin : février est le moment de la pollinisation des cyprès, etf16fe91eb1ef22008a611100b5dbc045.jpg des cyprès, en Hérault, il y en a un tous les 10 mètres. Mon corps s’était trouvé une allergie pour faire rire à mes dépens. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Redéménager près de Lille ? Non, tout de même pas…. Alors je suis allé consulter, 2° édition, et après les tests l’allergologue m’a regardé avec des yeux ronds : « Vous êtes sûr que vous n’êtes malade qu’en février ? Que ça n’est dû qu’aux cyprès ? Parce que d’après ce que je vois, vous êtes sensible à peu près à tout ! Pollens, graminées, poils d’animaux, acariens, tout tout TOUT ! » Ben ma foi… faut croire que si les résistances de mon corps sont détraquées, mon mental de surhomme parvient à parer à ces carences, sauf face aux affreux cyprès…

 

7ffe6860e4415149a51cef0e764fddc8.jpgLa science a évolué, alors depuis un an je prends mon traitement de désensibilisation non pas en injections, mais en gouttes à mettre sous la langue à jeun, une fois tous les deux jours (une potion spécialement concoctée pour moi, de la liqueur de cyprès mise en bouteille à la source !). Les résultats… ? Boff, pour l’instant rien de transcendant. Entre fin janvier et début mars (la guerre vient donc de démarrer pour moi…) mes sinus se remettent à me faire souffrir mille morts. Sauf que ! Le médecin m’a également fait découvrir la merveille des merveilles : les anti-histaminiques. La première année de mon arrivée sur Montpellier, j’ai connu des moments abominables, je me souviens notamment du jus sucré d’une mangue qui avait catalysé une crise. D’habitude, bien sûr, je ne suis pas allergique aux mangues en soi, mais en « période sensible » certains fruits (les cerises, notamment) appuient sur le détonateur et font sauter tout mon champ de mines, atchoum atchoum atchoum, sniff sniff sniff atchoum sniff.

 deab707cf48228e40006c9e0624a2574.jpgEt un jour j’ai pris de l’Aerius. Et un jour j’ai pris de la Célestamine…. Aaaah…. ! j’ai eu l’impression d’arriver dans un paradis de douceur après avoir subi des heures de torture… A éternue pu, A gratte pu, A brule pu, A fédubien A fédubien bocou bien bocou bocou, encore encore encore !!!!

4b45718427b0d4820593ba1af0614c47.gifBon, tout ça pour dire que depuis une semaine Atchoum l’Affreux Nain se repointe sournoisement. Avant-hier en cours, par exemple. Ca a l’art de m’énerver et justement c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire, s’énerver, en cas de crise… ça intensifie… faut se calmer, respirer doucement, se moucher. Mais bon quand on a 35 élèves devant soi qui attendent et regardent d’un air ahuri le prof occupé à se battre avec son pif réfractaire, pas toujours zévident…

Et lancer un Allergithon annuel, vous en diriez quoi… ?

 

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Commentaires

Hé hé ! moi aussi j'ai été désensibilisé à coups de piqures ! Mais heureusement pour moi, je ne suis allergique qu'aux acariens, chats, moisissures. Bref, je peux gambader dans la nature quand je veux... Il parait que les allergies peuvent survenir à tout moment de la vie ... tu en es la preuve vivante ! Bon courage !

Écrit par : anydris | 27/01/2008

Ne viens pas à Cannes ces temps-ci : ces salop*** de mimosas sont en fleurs.

Ca fout de la poussière jaune partout, ça pue le produit WC et ça me fait gratter les yeux toute la journée.

Ca plus les cyprès, ça fait beaucoup.

Écrit par : panama | 30/01/2008

@ Any : Mais d'après ce que tu m'as décrit, tes 'crises' anti-chats sont bien plus pénibles que les miennes...

@Pan : On a un mimosa dans le jardin ! Par chance, je ne suis pas sensible à ça...

Écrit par : lancelot | 30/01/2008

Les commentaires sont fermés.