30.01.2008

America the Beautiful

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Regardez-le bien, lui

C’est un visage que vous allez souvent revoir au cours des 4 prochaines années. Autant commencer à s'habituer.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, sur les chaînes françaises, alors qu’on n’arrête pas de jaser, de roucouler, de se gargariser de la bataille pour l’investiture démocrate, on parle très peu des primaires républicaines. Elles sont mentionnées, bien sûr, mais toujours en second, comme si elles étaient de peu d’importance. Pour l’instant, la télé française fausse le vrai débat en nous jetant leurs paillettes et leurs flonflons (passage obligé de toute primaire américaine) à la tête, et en nous laissant croire que les électeurs américains devront choisir, au final, entre un président noir ou un président femme. Du jamais vu, ça, ça fait de l’audimat ! Ben voyons….

Je suis absolument PERSUADE que le prochain président des Etats-Unis sera encore, tristement,  obstinément, inexorablement, abominablement, Républicain.

6e120527ad3088afa43fd2211065bfab.jpgOn reprochait tous les maux de la Terre à Dabelyou il y a déjà 4 ans, ce qui ne l’a pas empêché d’être tranquillement réélu en 2004. Et aujourd’hui, après la lourde ardoise d’une guerre en Irak mortelle, et démarrée sur un retentissant mensonge, on ne peut même plus miser sur cela pour couler les espoirs du clan des Républicains d’investir à nouveau la Maison Blanche : Dabelyou ne peut se représenter, car la Constitution limite le cumul des mandats présidentiels à deux. Il peut donc passer la main sans arrière-pensée au suivant. Et, que ce soit Mike Huckabee, Rudolph Giuliani ou Mitt Romney, ils pourront toujours hypocritement bâtir leur campagne sur une « rupture dans la continuité » avec la politique étrangère qui les a précédés… « On se retirera petit à petit, mais en maintenant une présence et une vigilance… » blablabla, voir le Viet Nam trente ans plus tôt. Facile. On a déjà entendu ça 250 fois, pourquoi se priver de resservir le même plat puisque la majorité des électeurs l’avale à chaque fois… ?1298411e1a563f2951bba1b0c41eb4cf.jpg

Face au bastion républicain de la bien-pensance, de l’ordre moral et du libéralisme économique, soutenu par quelques mecs bien foutus (des fois qu’ils pourraient ratisser parmi les pédés suffisamment cons pour offrir leurs suffrages à cette mafia-là –et il y en a !!!), les ânes démocrates (qui n’auront jamais été mieux symbolisés par leur animal fétiche) s’entredéchirent dans les débats à coups de phrases assassines. L’ex-First Lady accuse 620afa4cfe47061356fa7de13fac22ca.jpgson rival  d'avoir, pour financer sa campagne, accepté de l'argent de la part d'un homme d'affaires soupçonné de fraudes. De son côté, le sénateur de l'Illinois qualifie Hillary d'« avocate d'affaires siégeant au conseil d'administration de Wal-Mart ». Même pas foutus de savoir rogner leurs griffes respectives (histoire de donner au moins une image digne du parti) dans l’attente du VRAI duel en novembre.

Les candidats démocrates "mâles" (ben oui, désolé, j'ai pas peur des mots...) de qualité ne manquaient pas, mais la "gauche" (si on peut l'appeler ainsi aux USA) a encore pensé qu'il serait de bon ton de jouer la carte de l'ouverture d'esprit, du modernisme. Tout à fait d'accord sur la théorie, sauf qu'en pratique ça se casse la gueule. On a vu ce que ça a donné en France en mai dernier. Et qu'on ne vienne pas m'accuser, moi, pauvre petit pédé lambda, de machisme ou de racisme politique. J'ai bien voté Ségolène, je ne me suis pas abstenu, ni même au deuxième tour, ET MEME si elle était très loin de m'inspirer.

Pendant ce temps, rigolards devant la bagarre dans la boue de la meuf et du nègre, les Républicains se tapent sur le bide et attendent, tranquilles comme des Papes, les ‘General Party Conventions’ de cet été où les investitures définitives seront proclamées.

Je vais peut-être en choquer certains, mais c’est une erreur LOURDE de conséquences incalculables de la part des Démocrates38ea9a6dc0a035097b25257475462f87.jpg d’avoir envisagé qu’un Noir ou une femme pourraient faire le poids. Pourquoi pas une femme noire tant qu’on y est ??? L’électorat noir républicain NE VOTERA PAS Obama sous prétexte que c’est leur ‘frère’ (les portefeuilles se moquent de la couleur de leur cuir) et Hillary Clinton n’inspire pas assez confiance. J’imagine d’ici dans les chaumières de Midwest, les plaisanteries lourdingues sur le fait qu’une bonne femme qui n’a même pas su surveiller son coureur de jupons de mari ait la prétention de diriger un pays de machos ! .Il va donc y avoir encore un taux d’abstention élevé, sauf chez les ruraux et les grenouilles de bénitier, qui eux savent où est leur intérêt, et vont se précipiter, dans chaque état, pour gonfler les scores républicains et faire basculer leurs collèges électoraux du côté des éléphants (républicains, ceux-là ! RIEN A VOIR avec notre PS). Ca ne fait pas un pli.

Hillary, elle, elle va pleurer, et Barack, il ne la cassera pas. On va bouffer des frites McCain dans les 4 prochaines années, sûr comme deux et deux font quatre. Je fais ce pari-là aujourd’hui sur mon blog. Vous verrez.

Inutile de préciser que je serai RAVI si je le perds.

28.01.2008

Les dialogues MSN

La magie, la sorcellerie de l’internet.

Avant, le passage obligé d’une rencontre (dans un but sexuel ou non) était le regard, les yeux, la vue. Qu’on le veuille ou non, la première haie du parcours d’obstacles du jeu de la séduction (car tout rapport humain est basé sur cela) était celui-ci. On dépendait de sa taille, son poids, sa couleur de cheveux, le nombre ou l’absence de ses taches de rousseur, la qualité, la coupe de ses vêtements. Avant même d’ouvrir la bouche, on était jugé classifié, pesé, étiqueté, estampillé « bon » ou « inapte » au service.

Quelques décennies plus tard, le téléphone a permis de limiter, circonscrire cet état de choses à une simple voix. Mais tant de paramètres peuvent transiter dans une tonalité, un timbre, un accent, un souffle, il y avait encore beaucoup de filtres.

 

Alors, la troisième génération est arrivée. Celle des « amoureux de l’an 2000 » comme dirait l’autre. D’abord le minitel, puis internet, ont révolutionné tout ça. De l’écriture, des mots, rien que des mots. Ne plus être assujetti à son physique, sa timidité, sa peur de mal paraître, sa voix trop grave, trop aiguë, son statut social, pour oser intervenir dans une conversation, dire ce que l’on a à dire, aborder quelqu’un sans complexe, exposer ses opinions, argumenter, asséner, rétorquer, répliquer.

 

"Seules leurs mains restent mobiles

Pour se défendre

Ils transmettent par ordinateur

Chacun des battements de leur coeur..."

 

 

L’anonymat du départ a du mauvais, il a du bon aussi. Combien de personnes inhibées, introverties, se sont-elles révélées grâce au « strapontin » qu’offrait la technique ?  Combien de gens qui ne se seraient jamais rencontrés, par rapport également à la distance géographique, ont été mis en contact par les « modules cybernétiques » ? Combien de vies bouleversées, transformées, par le simple hasard d’une connexion électronique ?

Bon, bien sûr, ensuite, il faut bien se retrouver face à face. Pour de vrai. Dans la vraie vie. Dans le réel, hors virtuel. L’aspect physique reprend ses droits. C’est quelquefois désillusion, horreur, stupeur, malheur. Ca peut être aussi éblouissement, consécration, feu d’artifice attendu. Ou bien, tout simplement, naissance d’une amitié tranquille qui se consolide au fil du temps, qui, après les échanges cybernétiques, les joutes par clavier interposé, les débats sur écran, apprend à se nourrir de lumière, de bruits, de couleurs, d’odeurs en un mot. Il faut apprendre à refaire coïncider, non pas l’image et le son, mais l’ « intériorité » et l’ « extériorité ». La forme et le fond. L’envers et l’endroit.

Et puis, la « troisième génération » a appris à affiner tout cela au préalable. Maintenant, tout peut aller plus vite. Photos, voix circulent via le web. Plus besoin d’attendre la rencontre pour VOIR. Et même, vive l’immédiateté, vivent les webcams. La première étape du contact électronique existe toujours, mais elle est vite réduite au minimum question temps avant de passer à la deuxième : « je veux te VOIR » …

Et maintenant il y a les blogs. J’en reviens toujours à ça, pas vrai ? Pour moi c’est une autre étape, qui s’inscrit aussi dans la continuité -ou en marge ? mais en tout cas tout  près- des processus que je viens de décrire. Cette fois, le contact n’est pas direct, en temps réel. On ne « parle » pas avec les autres. On les découvre. Par petites touches. Note après note. On apprend à connaître, à apprécier. La vie des autres est là, séparée de nous par un simple clic de souris. On écarte le voile, avidement. Ce n’est pas du voyeurisme. C’est à la fois plus subtil et plus intime. On a envie de savoir ce que deviennent ces gens qu’on aime, oui, qu’on aime. Sans les avoir vus, rencontrés. Savoir ce qui leur est arrivé, s’ils sont heureux ou tristes, si ce soir ils vont nous faire rire ou pleurer. Nous émouvoir ou nous mettre en colère. Nous plaire ou nous lasser. Mais toujours, ils sont là, tout près et très loin de nous. On lit dans leurs âmes sans pouvoir les toucher avec les yeux, avec les doigts. On connaît leurs pensées et pourtant on  ne les entend jamais. Ou rarement.

Enfin, il reste MSN. Le chat si l’on préfère. Je le mets à part parce qu’il me paraît être l’aboutissement, ou la conséquence, des autres liens cybernétiques. On ne « donne » son adresse qu’à ceux que l’on a choisis. Un dialogue MSN n’est jamais le fruit du hasard. Il s’établit généralement entre deux personnes qui veulent être tranquilles pour pouvoir discuter à deux, avec ou sans cam, avec ou sans contact vocal. Et là aussi, les rapports humains sont subtilement déformés, distancés, décalés.

Comment notre interlocuteur sait-il que l’on vient d’éclater de rire devant une de ses répliques ? Un « LOL » c’est bien fadasse  pour traduire cela non ?

Comment traduire l’envie de pleurer, la moquerie, le reproche, la lassitude ? Les mots ont leurs limites  eux aussi. Dans ces « jeux », deux paramètres sont essentiels pour pouvoir se faire, non seulement bien comprendre, mais aussi ressentir : la clarté et la rapidité. Savoir dépasser les ‘oui’ ‘non’ ‘peut-être’, savoir faire voler les doigts à toute vitesse. La pensée grouille aux extrémités de mes phalanges, vite, vite. Faut voler, ne pas se tromper, savoir utiliser l’art de la majuscule à bon escient, du sous-entendu évident, de la question claire, de la réponse précise, de la pause-réflexion. C’est tout un art. Un jeu aussi, je l’ai déjà dit. Un jeu pervers. Mais passionnant aussi. Plein d’erreurs d’interprétation peuvent se glisser dans les lignes, au détour d’une virgule, ou même d’une émoticône. A nous de les traquer, les circonscrire, exposer nos pensées, nos sentiments, de la façon la plus fidèle possible à ce que l’on ressent.

Vaut-il mieux, avec ses amis, les gens que l’on connaît, nos proches, en passer par le téléphone (lorsque l’éloignement l’impose, bien évidemment) ? Ma foi, je dirais oui et non. Certaines émotions peuvent transparaître par le biais de la voix, et d’autres s’épancher dans des lignes qui se forment sur un écran. C’est très différent. Mais je crois qu’à condition de n’abuser ni d’un biais, ni d’un autre, tout est intéressant. Les moyens de communication à distance se complètent, s’assortissent, se suppléent.

Et je dois le reconnaître, j’aime cela. Je suis content que la technique m’ait permis d’exprimer, d’épancher des choses que je n’aurais pas pu analyser, décrire, il y a 50 ans. J’ai aussi découvert, appris, je me suis enrichi, j’ai écouté, évolué.

J’espère continuer.

Les mondes du réel et du virtuel ne sont pas antithétiques. Ils s’assortissent, si l’on sait tirer parti de chacun d’eux.

26.01.2008

Atchoum, le Retour

(Note dédicacée pour mon cher John...) 

 

Quand j’étais ado (ça a commencé vers l’âge de 13 ans) j’ai commencé à faire des crises d’asthme. Le scénario3a0a20ee60216df5efb1b53d579f4eb5.jpg était toujours le même. Ca se déclenchait généralement dans la maison de campagne de mes parents dans le Vaucluse, et à la nuit tombée, au moment du coucher. Je me tournais, me retournais, j’arrivais pas à m’endormir, ma respiration devenait sifflante, je devais faire de gros efforts pour inspirer, ça durait, ça durait, jusqu’à ce que je tombe endormi vers les 4h du mat’ et que je me réveille vers les 7-8 heures, complètement épuisé, pour une journée où j’avais du mal à faire dix pas tellement j’étais crevé. Et le soir tout recommençait.

337120ba14ad52e93c2cf01d10aa201c.jpgComme mes parents n’étaient pas franchement des anxieux  question santé, (et moi non plus d’ailleurs, je dois bien l’admettre, je me contentais d’éviter les crises en essayant de me défiler à chaque fois qu’on devait monter passer quelques jours dans le Vaucluse) ça a traîné comme ça jusqu’à mes 17 ans, date à laquelle je me suis décidé à consulter. Diagnostic immédiat : dépistage allergénique, pollens félons identifiés (Aspergillus et Achénopodes, on dirait le nom de deux tribus ennemies dans Stars Wars), et désensibilisation à coup d’injections sous-cutanées hebdomadaires de concentrés de ces saloperies.

Est-ce que ça a marché ? Ben oui et non. Les crises d’asthme ont disparu (rien que ça mérite un pèlerinage àe2b47fdf28ddd031af821d7bcece5533.gif Lourdes tellement les crises étaient horribles pour moi) mais elles ont été remplacées par des formes atténuées de l’allergie : rhume des foins et conjonctivite. Mais ça, c’est plus gérable. Je suis passé véritablement expert dans l’art de retenir mes éternuements, de ne pas me frotter les yeux même quand ça me démange atrocement, d’éviter les aliments susceptibles d’augmenter l’irritation de mes sinus en période de crise, etc etc.

Et puis, lorsque je suis monté dans le nord, je me suis aperçu au bout de quelque temps que ces conneries d’allergies avaient magiquement disparu. Les facteurs allergéniques auxquels j’étais sensible n’existaient pas là-haut (j’étais pas du tout irrité par le pollen de bouleaux, par exemple). J’ai cru naïvement que j’étais guéri. Pauvre de moi… Une allergie, ça ne se guérit jamais spontanément, jamais.

f7ad71d2e4b4e12b53c8195b68d4e871.jpgLorsque je suis redescendu sur Montpellier, c’était en juillet. L’été n’est pas pour moi une période sensible. Mais après ça le mois de février a pointé son nez, et mon nez à moi a subi une attaque thermonucléaire en règle. Le signe qui ne trompe pas : je suis réveillé au milieu de la nuit par une série d’éternuements incoercibles qui me laissent épuisé, hors d’haleine. Ca fonctionne à répétition, comme une mitraillette, je n’arrive plus à reprendre mon souffle, je peux éternuer comme ça 25 fois d’affilée. Quand ça arrive en public, en général ça amuse beaucoup les gens… Ne riez jamais d’un truc pareil si vous en êtes témoin un jour. C’est abominable, on sort de là haletant, la gorge et les sinus en feu, les yeux rouges et larmoyants, c’est  HORRIBLE.

Bon, vu la période, il ne fallait pas aller chercher bien loin : février est le moment de la pollinisation des cyprès, etf16fe91eb1ef22008a611100b5dbc045.jpg des cyprès, en Hérault, il y en a un tous les 10 mètres. Mon corps s’était trouvé une allergie pour faire rire à mes dépens. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Redéménager près de Lille ? Non, tout de même pas…. Alors je suis allé consulter, 2° édition, et après les tests l’allergologue m’a regardé avec des yeux ronds : « Vous êtes sûr que vous n’êtes malade qu’en février ? Que ça n’est dû qu’aux cyprès ? Parce que d’après ce que je vois, vous êtes sensible à peu près à tout ! Pollens, graminées, poils d’animaux, acariens, tout tout TOUT ! » Ben ma foi… faut croire que si les résistances de mon corps sont détraquées, mon mental de surhomme parvient à parer à ces carences, sauf face aux affreux cyprès…

 

7ffe6860e4415149a51cef0e764fddc8.jpgLa science a évolué, alors depuis un an je prends mon traitement de désensibilisation non pas en injections, mais en gouttes à mettre sous la langue à jeun, une fois tous les deux jours (une potion spécialement concoctée pour moi, de la liqueur de cyprès mise en bouteille à la source !). Les résultats… ? Boff, pour l’instant rien de transcendant. Entre fin janvier et début mars (la guerre vient donc de démarrer pour moi…) mes sinus se remettent à me faire souffrir mille morts. Sauf que ! Le médecin m’a également fait découvrir la merveille des merveilles : les anti-histaminiques. La première année de mon arrivée sur Montpellier, j’ai connu des moments abominables, je me souviens notamment du jus sucré d’une mangue qui avait catalysé une crise. D’habitude, bien sûr, je ne suis pas allergique aux mangues en soi, mais en « période sensible » certains fruits (les cerises, notamment) appuient sur le détonateur et font sauter tout mon champ de mines, atchoum atchoum atchoum, sniff sniff sniff atchoum sniff.

 deab707cf48228e40006c9e0624a2574.jpgEt un jour j’ai pris de l’Aerius. Et un jour j’ai pris de la Célestamine…. Aaaah…. ! j’ai eu l’impression d’arriver dans un paradis de douceur après avoir subi des heures de torture… A éternue pu, A gratte pu, A brule pu, A fédubien A fédubien bocou bien bocou bocou, encore encore encore !!!!

4b45718427b0d4820593ba1af0614c47.gifBon, tout ça pour dire que depuis une semaine Atchoum l’Affreux Nain se repointe sournoisement. Avant-hier en cours, par exemple. Ca a l’art de m’énerver et justement c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire, s’énerver, en cas de crise… ça intensifie… faut se calmer, respirer doucement, se moucher. Mais bon quand on a 35 élèves devant soi qui attendent et regardent d’un air ahuri le prof occupé à se battre avec son pif réfractaire, pas toujours zévident…

Et lancer un Allergithon annuel, vous en diriez quoi… ?

 

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23.01.2008

Adieu Heath...

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Il s'en est allé avant-hier, apparemment victime d'une overdose, seul dans une chambre d'hôtel à New York.

Il avait 29 ans... A chaque fois que j'apprends que des gens nés après moi meurent avant moi, j'ai toujours une espèce de frisson en me disant que ce n'est pas dans l'ordre des choses, que ce n'est pas normal...

Des deux amants de "Brokeback Mountain" c'était lui qui survivait à la fin du film (Mon Dieu, cette scène déchirante, dans la chambre déserte, lorsqu'il retrouve la chemise... j'avais pleuré comme une fontaine....). Le destin l'a apparemment rattrappé.

Adieu Heath, et merci pour ces moments d'émotion intense que toi et Jake Gyllenhall aviez su faire ressentir à un public immense, qu'il soit gay ou hétéro.

Merci...

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"http://www.youtube.com/v/Y-A_ZR8AyRI&rel=1"

22.01.2008

Troublantes traductions....

Dans le dernier devoir écrit de type bac que j’ai donné à mes Terminales, il y avait un extrait de texte à traduire. La version française du dialogue original sans erreur devait  approximativement donner ceci :

 

 

« Leur arrivait-il de se disputer ? » demanda le sheriff à son père

« Pas que je sache » répondit son père.  « Il me semblait qu’Arnold tenait beaucoup à Eugie. »

« C’est vrai ? »  demanda le sheriff à Arnold.

Si son père le pensait, alors c’était vrai. Arnold hocha la tête.

« Etais-tu en colère contre lui ce matin ? »

« Non »

« Comment en es-tu venu à lui tirer dessus ? »

« On rampait par en-dessous la clôture »

« Oui ? »

« Et le pistolet s’est accroché dans le grillage »

« Ca doit être la gâchette qui s’est accrochée » intervint son père.

 

 

Je suis tombé sur la perle suivante :

 

 

« Font-il toujours tout ensemble ? » demanda le shérif à son père.

« Non, je suis cela » répondit son père. Cela me semble pour moi, Arnold supporte beaucoup Eugie.

« Le fais-tu ? » demande le shérif à Arnold.

Si il me semble donc ton père, puis c’est tout. Arnold

« Etais-tu fou de lui ce matin ? »

« Non »

« Comment t’y est-tu pris pour lui tirer dessus ? »

« Nous avons pleuré »

« Oui ? »

« Et le pistolet que tu avais, tu l’as pris sur le fil de fer »

« Comme le canon tu dois l’attraper » son père rentra.

 

 

Outre la franche poilade liée aux phrases qui ne veulent rien dire, je peux pas m’empêcher de voir des sous-entendus oedipiens à tous les virages. Je sais, je sais : comme Blanche-Neige, je vois des nains partout, mais comment ne pas ciller et rougir devant les phrases :

« Font-ils toujours tout ensemble ? »

« Etais-tu fou de lui ce matin ? »

« Comme le canon tu dois l’attraper »

Et j'arrête pas de me demander pourquoi « ils ont pleuré » après qu’il lui ait « tiré dessus »… Et puis aussi : dans quoi il est rentré, le père, à la fin… ? D’après vous… ?

20.01.2008

Looking for Mr RightFrame

e8c9d7a57583948542dea1742c1b8a21.jpgAvez-vous  vu le film de Richard Brooks « Looking for Mr Goodbar » avec Diane Keaton, sorti en 1977 ? Oui je sais ça date ! L’histoire d’une jeune enseignante bcbg de jour, qui, la nuit, va draguer dans les bars, pour collectionner des aventures un peu glauques… Je l’avais vu à la télé une dizaine d’années plus tard, à une époque où l’héroïne et moi avions de nombreux points communs…. BREF ! Le parallèle s’arrête là. Je suis encore ici pour vous en parler vingt ans après, pas elle. C’est un excellent film, que je vous recommande, même si de nos jours il paraît un peu démodé.

 

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Ce préambule servait d’explication au titre de ma note, vous vous en doutez. C'était l'exquise minute culturelle, qui agrémente élégamment chacun de mes posts. Très chic.

 

 

 

 

d888f40c16e569103567eea80f17f2a5.jpgHier après midi, TiNours et moi sommes allés, non pas faire la tournée des bars glauques de Montpellier pour en ramener des partenaires d’orgie, mais visiter des magasins de reproductions de tableaux et d’encadrements, pour trouver quelque chose qui convienne à notre salon.

 

(Ca y est, y en a déjà la moitié qui ont cliqué pour déconnecter, là… bande de vicieux frustrés que vous êtes…)

 

 

Bon, pour les amateurs de VRAIE CULture, je toussote, réajuste mes lunettes, et je poursuis :094c667d8405148124185b532988bc75.jpg

 

« Il est est hyper difficile de trouver A LA FOIS un tableau ou une photo qui nous plaise, dont les couleurs puissent aller avec l’ensemble de la pièce, et dont surtout la  TAILLE convienne aux dimensions du mur concerné, au-dessus du buffet…. »

 

Pour l’instant il y a un miroir sur ce mur-là. On avait passé un temps fou à mesurer, percer des trous, mettre des chevilles et des pitons (il fallait qu’il soit bien accroché parce qu’il est très lourd) et le poser bien droit. Deux bonnes heures de boulot. Terminé, on était hyper-fiers du résultat. Jusqu’au jour où  des invités nous ont fait remarquer que, oui, il était très bien posé, mais qu’on ne voyait pas son reflet dedans parce qu’il était posé trop haut. Alors il agrandit bien la pièce et donne une belle impression de perspective, mais pour les messieurs-dames qui veulent se recoiffer ou se repoudrer le nez dans notre salon, non, pas possible.

 

ae5fed1ccc017196ee40222500e00893.jpgAlors l’idée nous est venue de déplacer le miroir au-dessus du canapé et de récupérer le mur au-dessus du buffet (ainsi que les crochets posés) pour y mettre un tableau. Vous me suivez… ? Le seul hic c’est qu’il faut que le tableau choisi ait plus ou moins les mêmes dimensions que le miroir, parce que les crochets sont posés et qu’on ne veut pas tout refaire, qu’on ne peut poser le tableau plus bas parce qu’il faudrait refaire le mur, et pati et pata…

 

C’est LA que la quête du Graal a commencé : ou bien on trouve des tableaux qui nous plaisent beaucoup, mais dont les dimensions ne coïncident pas, ou bien on tombe sur des encadrements idéalement formatés, mais qui contiennent des horreurs (femmes à poil, toreros terrassant la bête, champs de grosses fleurs rouges sur fond bleu lavande, abstractions qui foutent la migraine, etc etc…).

 

Bon, pour finir on a ENFIN trouvé hier dans un catalogue un dessin qui nous rappelle nos vacances en Toscane9bea75ef51ddbb984a860166ab718584.jpg de cet été, et apparemment TOUT coïncide : taille, couleurs, motif, esthétique. Un seul hic, il n’était pas dans le magasin et il faudra le commander. ET par la suite faire faire l’encadrement. Mais, on est sur la bonne voie. Patience. On y mettra le prix, mais on finira par l’avoir, notre salon aux couleurs de la Toscane.

 

Pour ceux qui sont sages, quand ça sera fait, acheté, et posé, ils auront droit à visite-vernissage sur fond de Goldman :

 

Ca ressemble à la Toscane

Douce et belle de Vinci

Les sages et beaux paysages

Font les hommes sages aussi…


podcast

17.01.2008

Souvenirs souvenirs

Je viens de recevoir un mail de notre pote Pilou de Lille qui lui est resté  « là-haut » à roucouler avec son mignon p’tit Belge.

La « liste » qu’il m’a envoyée m’a fait EXACTEMENT  la même impression que celle que j’avais eue en écoutant pour la première fois ‘Maudits Français’ de Linda Lemay au retour de notre été au Québec. On comprend tout et on saisit toutes les allusions cachées, chose dont on aurait été absolument incapable avant, c’est fou !

Alors je vous livre sa liste (agrémentée de quelques commentaires de mon cru) :

Vous savez que vous êtes de Lille quand...:


- vous savez ce qu'est un Welsh et ce qu'il y a dedans (pour les Anglishes, nan on est pas cannibales on bouffe pas les gallois!)!
 - petit, vous aviez des crayons de bois et non pas des crayons à papier
 - vous vous méfiez en voiture des 6 2
 - vous comprenez le mot babache (et tant pis pour les babaches autour qui comprennent pas) (une variante c'est "totoche")
 - pour le LOSC vous iriez loin.. (au moins jusqu'au grand stade de Villeneuve) (boff non, en bon pédé qui se respecte, le foot m'a toujours GONFLE)
 - en voiture on vous dit "remonte le carreau", vous savez quoi faire!
 - la ducasse n'est pas pour vous uniquement une bière
 - prononcer le « t » à la fin du mot « vingt » ne vous paraît pas bizarre ("il est ouit heures vinte !")
 - il ne pleut pas c’est qu’il fait beau !
 - vous savez ce qu’est de la cassonade (dans les crêpes, miam miam !)
 - vous lavez par terre avec une raclette/un racleau et une wassingue
 - vous allez acheter l’essence et la bière en Belgique (l'essence, vrai ! Mais on n'a jamais été amateurs de bière chez TiNours et Lancelot...)
 - vous dites « mettre la porte contre » et la plupart des gens comprennent
 - vous dites « marcher à pied de chaussettes » (ça par contre, j'ai jamais pratiqué !)
 - vous jugez la convivialité d'une ville au nombre de ses cafés
 - vous ne prenez pas les baraques à frites pour des gens du voyage. (certes, mais quand on débarque de son Sud, on les regarde sans comprendre et on demande où sont les fourgons à pizza???)
 - il drache... on sort couvert (360 jours sur 365)
 - vous connaissez la recette secrète de la fricandelle (beurque)
 - Eurostar, Thalys et TGV sont des mots courants (aaah les week-ends en Belgique, en Hollande, en Angleterre... snifff...)
 - vous devez prétexter habiter dans un igloo et porter des peaux de bêtes pour plaire à vos connaissances parisiennes.

 
- vous connaissez la rue de la soif à Lille
 - vous réalisez que Bruxelles est vachement mieux que Paris (ça dépend pour qui, et pour quoi...)
 - à chaque fois que vous partez en vacances vous trouvez qu'il fait bon
 - vous réalisez que vous êtes vachement plus musique électro que vos amis des autres régions (à cause de la proximité des boîtes belges... mais j'ai jamais aimé l'électro... et mon séjour à Lille n'y a rien changé..)
 - la chanson d'Alain Souchon " le baiser" te rappelle tes aventures à Bray Dunes (haut lieu de drague s'il en fut...)
 - au tri postal tu n'apportes pas ton courrier
 - vous confondez pas la Voix du Nord avec une ligne de train
 - Vous n'avez jamais prétexté une grève des conducteurs de métro quand vous arrivez en retard au taf. (impossible ! le métro là-bas est entièrement automatisé)
 - la définition du mot froid vous semble vraiment différente dans le sud
 - Vous regardez A s'barraque de Dany Boon sans les sous-titres
 - vos doigts sentent la moule le premier week-end de septembre (le crustacé, hein... rien d'autre...  rapport à la braderie)
 - La pluie ne vous empêche pas de sortir (SI !!! beaucoup trop souvent à mon goût!!!!)
 - Les frites avec de la mayo ça vous parait normal (... et répugnant...)
 - Vous vous offusquez des reportages dans le Nord sur les chaines nationales... mais ça vous fait quand même bien rire
 - Dès le moindre rayon de soleil, vous squattez les terrasses (même en plein hiver).
 - Vous dîtes "s'il vous plaît" en tendant la monnaie pour payer vos achats (ah oui, ça c'était/c'est une manie de mon TiNours)
 - Pour vous, le gris est une couleur (...que tout le reste de votre vie vous fuirez...)
 - Vous rêvez de vivre au soleil mais l'idée de quitter Lille est difficile. (difficile peut-être, mais on s'en remet... très bien, même !)
 - Vous savez prononcer Pot'je Vleesh (mais vous savez peut-être pas l'écrire) (alors ça par contre c'est un plat flamand absolument délicieux, dont je  RAFFOLAIS !!!)
 - Vous trouvez le clapotis de la pluie romantique (EUH ! oui, la nuit quand on est sous la couette et qu'on l'entend tomber dehors ! Beaucoup moins quand on l'écoute en prenant son petit déjeuner avant de sortir, pour bosser, ou autre...)
 - Pour vous la métropole, c'est Lille et sa région.. pas la France entière
 - Vous savez que Rijsel et Lille ne font qu'une (putain, le nombre de copains rentrant de Belgique qui se sont plantés à cause de ces panneaux à la noix... vaut mieux les prévenir à l'avance...)
 - Une semaine sans patate c'est impossible (si, quand même... je tenais à ma ligne, et j'y tiens toujours. Et puis, quitte à grossir, on peut s'empiffrer de choses tout de même meilleures que des patates...)
 - Vous connaissez vous aussi une Cathy Bigotte (lors de ma 1° année d'enseignement là-bas j'avais comme élève une Cathie Biggot. Je l'imagine très bien aujourd'hui, mariée, 5 enfants, des bigoudis sur la tête, en train de regarder un match PSG Lille sur un écran géant dont le volume poussé à fond la caisse fait chier les voisins de son HLM...)
 - Pour vous, le carnaval à ne surtout pas manquer ce n'est ni Rio ni Nice mais celui de Dunkerque
 - Gaston et Thèrése ne sont pas des prénoms mais des lycées (Berger et d'Avila, LOL... j'y en ai fait passer des examens !)
 - la phrase "je t'appelle et je te dirai quoi" n'est pas pour vous une bizarrerie mais un apport futur d'information (exact ! quand on l'entend pour la première fois ça fait tout drôle, mais on s'habitue très vite ! Et puis un jour est tout surpris de s'entendre l'utiliser soi-même...)

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16.01.2008

To blog or not to blog

Pas trop souvent quand même, mais régulièrement, je me pose des questions métaphysiques sur le « fait de bloguer » :

Le « Blogging » ? ah non putain que c’est laid ça…

Le « Blogage » ? za fait « blocage » en Halsacien

La « Blog-mania » ? ça, ça fait asile de fous, non non non

Bon bref « l’habitude consistant à écrire ses pensées dans un espace personnel consultable par tous sur internet » voilà c’est un peu long mais ça n’a aucune connotation, ça.

Donc, on a beau dire qu’on « n’écrit que pour soi, pas pour les autres », qu’on « s’en fiche des statistiques » et que « peu importe ce que les autres pensent », moi en ce qui me concerne, ces axiomes-là sont faux.

Sauf un. C’est vrai que je m’en fiche des statistiques. Je ne les consulte jamais. Je m'en fous que mon blog soit lu par 5 personnes ou par 200. Quand j’ouvre ma page d’accueil,  je jette quelquefois un coup d’œil au compteur, mais il indique toujours un chiffre que j’ai du mal à intégrer. Je serais INCAPABLE  de dire combien de gens étaient passés me lire le mois dernier, ou en novembre, ou si la lecture a fortement augmenté tel ou tel jour à cause de tel ou telle note. Mon cerveau n’arrive pas à imprimer ces informations-là.

Par contre, il y a une chose dont je ne me fiche pas du tout, ce sont les commentaires des copains. C’est comme d’avoir un message sur le répondeur, ou d’ouvrir une lettre sortie de la boîte « Aaah qui ça va être ? » « Qu’est-ce qu’il pense de ce que j’ai écrit ? » « Est-ce qu’il est d’accord ou pas ? » etc etc etc. Ca j’adore.

Ce que j’aime encore plus, c’est lorsqu’un sujet prête à controverse, lorsque des « mini-débats » ont lieu dans l’espace des commentaires à une note. Ca aussi c’est super-sympa.

Donc, pour être tout à fait honnête, j’ai eu un petit 'coup de blues’ récemment (en début d’année, période classique de remise en question)  en visitant les blogs des uns et des autres et en consultant les listes de vœux.

C’est bien le moment et l’occasion rêvée pour dire à quelqu’un qu’on l’aime bien, non ? Et là j’ai été déçu par certains, qui ne sont plus revenus « boire un coup à la maison » depuis des lustres.

Bon, entendons-nous bien : je SAIS que laisser un commentaire sur un blog n’est pas une obligation. Il faut le faire par envie et non par devoir. Mais lorsqu’on visite le blog d’un copain, est-ce que ce n’est pas gentil quand même d’y laisser une petite trace, au moins, disons, une fois sur trois, par gentillesse ? Tout comme on fait un sourire à quelqu’un qu’on connaît en traversant la rue ?

Suite à cette triste constatation, je me suis dit : « Prends-toi en main coco. Pars du principe que les gens ne commentent QUE ce qui les intéresse, donc si certains ne commentent pas ce que tu écris, c’est parce que ça ne les intéresse pas. ». Je veux bien ! J’admets. Je suis pas Victor Hugo, je suis pas Brett Easton Ellis. On aurait plus envie de dire des choses à Paul Auster, ou à Michel Tremblay, qu’à moi. Normal.

Mais je ne peux pas m’empêcher de faire ma grognasse jalouse (je veux bien employer ce mot, même s’il ne me paraît pas rigoureusement exact ici) quand je vois par moments les conneries sans intérêt que les gens laissent dans des listes de commentaires, chez d’autres.  Quitte à écrire des conneries, pourquoi ne pas en écrire partout, y compris chez moi … ? (enfin merde !!!) Je ne suis pas affamé de lire des bêtises, mais bon, ça me montrerait au moins qu’on est passé ici et qu’on a pensé à moi.

J’en étais là de mes tristes pensées lorsqu’hier j’ai eu la surprise de ma vie (ma "vie de blogueur", n’exagérons rien tout de même…). En surfant de blog en blog, je suis tombé par hasard sur celui d’un mec qui m’a AJOUTE dans la liste des blogs qu’il lit régulièrement ! Et, il n’a JAMAIS laissé de commentaire ici, ni moi chez lui d’ailleurs.

Ce qui donc remet tout en question.

Ca sous-entend que peut-être certaines personnes passent ici, lisent et s’en vont sans rien dire. Ca se conçoit s’ils passent par hasard, ne trouvent pas leur bonheur, et repartent en haussant les épaules. Mais, pour qu’un mec (dont je tais volontairement le nom d’ailleurs) m’ait ajouté dans sa liste (et peut-être que d’autres aussi l’ont fait.. ? qui sait… ?) ça veut bien dire qu’il vient régulièrement non … ? Donc que ça l’intéresse, non ? Et tout ça sans JAMAIS commenter… ? AH BON….

Tout ça est lié au principe du blog, et il faut en admettre les « lois », mais ça me plonge dans des abîmes de perplexité…. Chacun prend son bonheur où il le trouve, bien sûr. Quand j’ai ouvert un blog, un de mes objectifs (inconscients au départ, mais ça s’est imposé avec force par la suite) c’était de me faire de nouveaux amis. Ca a marché, pour plein de personnes, et je n’ai pas à me plaindre. Depuis août j’ai bloggué, correspondu par mail, parlé au téléphone, sur MSN, et j’ai même RENCONTRE (tout récemment, cocorico) plein de gens gentils et adorables, et j’espère bien que je les garderai encore longtemps dans mes contacts. Mais SI il y en a d’autres, pourquoi ne se manifestent-ils pas… ?

Je crois que ça tient à mon caractère : si je lis des choses qui m’intéressent et me font réagir chez quelqu’un, je ne sais pas me retenir d’ouvrir mon grand clapet ('clavier' en l’occurrence ! ). Il me faut donc admettre qu’il existe des petits farfadets, qui arrivent regardent lisent écoutent sourient, et… frrrttt s’enfuient aussitôt.

Bon, en tout cas, bisous à vous les petites souris silencieuses et discrètes, qui que vous soyez, je vous aime quand même…. !

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15.01.2008

Les anniversaires, suite et fin !

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Aujourd’hui, en allumant la radio, j’ai entendu que les Schtroumphs fêtent leur anniversaire, comme moi il y a 5 jours. Ca crée des liens, LOL...

Ils ont 50 ans. Moi pas ! (Vos gueules, les mouettes...)

 

 

J’ai toujours bien aimé les Schtroumphs en général, et les BD de Peyo en particulier. C’est 5d434e606fae1e529bdd778b441062f7.jpgbeaucoup moins connu, mais j’ai aussi toute la collection des ‘Johann et Pirlouit’, deux personnages sympas d’une série antérieure, et d’ailleurs c’est dans un de leurs albums (« La Flûte à six Schtroumphs ») que les Schtroumphs sont apparus pour la première fois, en 1958.

 

 

C’est une série sympa pour les enfants bien sûr, mais en même temps remplie de petits clins d’œil historiques qui font que ça peut être un régal pour les plus grands aussi. Par exemple, Peyo, qui comme chacun sait est Belge, a aussi fait une critique implicite des disputes entre les Wallons et les Flamands dans « Schtroumph Vert et Vert Schtroumph » paru en 1978. La dispute est hélas toujours plus d’actualité que jamais.

 

 

Bon anniversaire aux p’tits Schtroumphs.

 

 

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13.01.2008

La Teuf !

 

 

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Une idée de cocktail sympa :

Mélanger :

1 louche de jus de citron

1 louche de cassonade

1 louche de Cointreau

1 bouteille de blanc de blanc

Des glaçons

…et, bien sûr, servir immédiatement.

Hier soir nous étions 11, et j’avais doublé les proportions, il y en a donc eu à peu près deux verres et demi par personne. Je vous dis pas l’ambiance que ça a mis ! Qu’est-ce qu’on s’est éclatés ! 50% de profs, 50% de non-profs. Ca n’a pas du tout parlé éducation nationale, na ! En revanche, un grand merci à Lala, la collègue de boulot de TiNours, pour ses désopilantes histoires concernant « les Chinois du FBI » (là où ils bossent) ainsi que les ruses de renard que Nanard, son mari, emploie pour vérifier si leurs deux enfants s’amusent sur internet… et vas-y que je pose une nouvelle serrure au bureau (mais ils piquent la clé en douce et font les petits innocents quand on leur demande s’ils ont ouvert le PC). Et vas-y que je te dispose la chaise devant l’ordinateur d’une certaine façon, que je te tends des fils invisibles en haut de la porte, que je reviens à l’improviste 10 minutes après le travail pour surprendre le fiston en flagrant délit ! TORDANT !!!!

 

J’ai reçu plein de cadeaux sympas (encore des livres, oh oui oui oui !! J’ai de quoi bouquiner jusqu’à Pâques, minimum !) y compris une belle chemise à rayures, wahou wahou.

Au menu, soufflé aux crevettes, récupéré pile poil (grâce à Christine qui avait jeté un petit coup d’œil au four de la cuisine en passant, rendons-lui hommage), au sommet de son ‘expansion’. Puis un délicieux navarin d’agneau et ses légumes, mitonné par mon TiNours (sacré boulot que de dépioter 4 épaules au préalable, mais, ne nous plaignons pas, il n’a tout de même pas eu à sacrifier lui-même l’agneau, Seigneur). Pour dessert j’avais préparé ma fameuse charlotte aux raisins marinés dans du Marc de Bourgogne. Pas de gâteau d’anniversaire, et je n’avais pas prévu de bougies. Christine m’en avait réclamé, mais je l’ai fait rire en lui disant que passé un certain âge, les bougies c’est obscène. Enfin bon, j’en ai planté une toute petite sur la charlotte pour la souffler devant les photographes de Paris-Match.

 

Une super-soirée, entouré uniquement de gens que j’aime, même s’ils étaient lojn d’être tous présents. Une idée marrante serait de faire le compte de ses amis proches quand on avance en âge. S’ils dépassent le nombre des années, on est gagnant. Si leur nombre est inférieur au poids des ans, il faudra absolument se débrouiller pour réactualiser le compteur avant l’échéance de l’année suivante, parce que se faire des amis (et les conserver), ça aide à rajeunir !

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