29.02.2008
L' "anglélève"
Je l’ai déjà dit et redit plusieurs fois récemment : Dieu sait si je n’aime pas récriminer et me plaindre des étudiants, comme on l’entend souvent faire, genre « Mon Dieu ils sont tous nuls… » ou « Ohlàlà que le niveau baisse… ». J’aime pas ça. Ca fait très Vieux Con et, même si j’en suis un, je n’aime pas FAIRE Vieux Con. Question de principe. Qui plus est, ce n’est pas vrai que les élèves sont tous nuls, il y en a chaque année de très brillants. Ou bien d’autres qui s’efforcent vraiment de surmonter leurs difficultés et qui parviennent à progresser.
L’ennui, c’est que ça n’aurait aucun intérêt que je vous parle des bons ici. Les bons, ils sont sans histoire, alors à part eux-mêmes, leurs parents et le prof, tout le monde s’en fiche de leurs performances. Non, ce qui plaît, c’est les mauvais et leurs bêtises. Les chouchous des lecteurs (ou des spectateurs), ce sont les cancres, qui mettent de l’ambiance.
Je vous proposais l’autre jour une traduction naze en français d’un petit extrait de bac. Il existe l’autre versant du problème : les traductions nazes du français vers l’anglais.
Depuis deux ans, avec une autre copine prof, pour se détendre et déconner un peu entre les cours, on a commencé un « Best of » de ces phrases-là. Bon, entendons-nous bien. On se bidonne, mais c’est pas du mépris vis-à-vis des élèves. Même pas de l’ironie. D’ailleurs il m’est arrivé de ressortir en classe ces « perles » aux élèves eux-mêmes qui se tordaient de rire sur leurs bancs en me disant « Mais c’est pas possible que nous on ait écrit ça !! » Eh ben si, c’est possible.
Alors pour plaisanter un peu aujourd’hui, je vous livre une version expurgée de notre liste de perles, dans l’anglais des élèves, dit « anglélève ». Le jeu, si vous le voulez bien, c’est d’essayer de comprendre ce que l’étudiant voulait dire, en français. Bon, évidemment, seuls les anglicistes pourront jouer, mais je vous assure, pas la peine d’en être un confirmé. Pour y arriver, il suffit d’essayer de traduire mot à mot. Je vous donnerai les solutions dans une note ultérieure. Qui parviendra à faire 11 traductions justes sur 11 ? C’est parti !
1)And if not you does what this evening ? Not large thing and you ? 2)He wants offer flowers at his good liked 3)They had the impression to have been made have 4)They this find at the interior of a station 5)Sense money we are at the street 6)She closed the door behind him and stayed coillet 7)Money not to do the enjoy 8)The binoculars towers 9)You fall battery ! 10)We we are see have some day 11)I do this for do me a few money of pocket 16:49 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : traduction, anglais, prof, élève, bulles
28.02.2008
Valérie, Nadine, Bernadette, Carla et moi
Vous vous souvenez de mes petits soucis de peintures de l’autre jour, quand je me lamentais sur le fait qu’on n’arriverait jamais à décorer notre salon exactement comme qu’on le voulait… ? Qu’il fallait déplacer le miroir qu’était au-dessus du buffet pour le transférer au-dessus du canapé, et qu’on n’arrivait pas à trouver l’image adéquate, le cadre idéalement proportionné, pour le vide laissé par le miroir sur le mur en question ? Même qu’on avait failli faire appel à Valérie Damido ?
Eh bien, depuis hier, ça y est, tout est rentré dans l’ordre, et nous allons ENFIN pouvoir inviter Nadine de
Rothschild dans un intérieur décent… Oufff. Reste le choix du menu et de la table, mais pour ça on demandera l’aide de Bernadette, il paraît qu’elle était très forte pour faire chier ses maîtres d’hôtel et ses jardiniers jusqu’à la dernière quand elle sévissait à l’Elysée. N’empêche qu’avec elle, ça avait sûrement du standing. Avec Carla-chérie maintenant ça doit être emballages de MacDos gluants et canettes renversées qui trainent partout au milieu de ses partitions… Bref. Reprenons le fil du discours :
La reproduction du tableau en question, ils ont mis un temps fou à nous la faire avoir. Un vrai bordel dans leur carnet de commandes, chez ceux-là. Pour l’encadrement, heureusement, ça a été plus rapide. Séance brico hier après-midi, mesures, perceuse, chevilles, pitons, niveau, voilà le résultat.
Bienvenue chez nous.
Venez manger quand vous voulez. Les amis sont toujours les bienvenus.
Gros bisous à tous.
17:58 Publié dans Décoration | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, tableau, déco
27.02.2008
La centième note
Les problèmes informatiques d’hier (généralisés apparemment, d’après ce que j’ai pu lire sur les blogs des copains) semblent réglés ce soir. Et me voici arrivé à ma centième note sur ce blog ! Pour "fêter cela", je vous propose de vous faire partager un peu du plaisir de nos vacances de la semaine dernière, à travers un "diaporama" de notre petit voyage.
Il correspond assez bien à notre état d’esprit pendant ces cinq belles journées. Sinon, vous pouvez faire l’impasse sur la musique, y aura pas mort d’homme. (2° fois que je vous ressers Barbra… Mais la dernière fois, -à Noël- c’était un autre titre… enfin bref, faites comme vous voulez, c’est parti.) :
Parmi les vacances scolaires qui jalonnent l’année, celles de février et Pâques sont celles que je préfère. Elles sont l’occasion, pour TiNours et moi, de nous retrouver à deux, nous détendre, faire ce que nous voulons, aller où bon nous semble, sans avoir à nous préoccuper d’amis (comme en été) ou de la famille (comme à Noël). Ce sont nos vacances « en égoïstes », lorsque le temps n’est pas encore assez beau pour attirer des hordes de touristes en tongues et shorts sur les routes et les sites à visiter, et lorsque l'époque n'est pas non plus un prétexte à des ripailles obligées de fin d’année, la mort du foie (les oies en savent quelque chose…).
Cette année donc, escapade dans le Quercy. Mercredi dernier, l’enfant s’annonçait très mal : ciel noir, pluie, ciel gris, humidité, ciel fer, vent froid. Bon. Pour deux mecs qui ont vécu 12 ans dans le Nord, on sait faire face. On a serré les dents et on est partis malgré tout.
Première étape ici, avec un clin d’œil à Orpheus et surtout à son Jiem. Je dois dire que j’ai saoulé TiNours en lui disant pendant toute l’heure qu’a duré notre visite de la ville que si on les croisait je reconnaîtrais Orpheus, parce que je l’ai vu en photo, mais hélas, pas de gentil blogueur à l’horizon. La ville est quand même plus grande et « moins pire » que ce que j’en imaginais (citation d’Orpheus ‘boudiou que c’est moche’ lors de sa première arrivée là-bas). Personnellement je n’aurais pas rebaptisé ça « NoFunLand » mais bon… C’est pas « HolyCountry » non plus, certes, d’autant qu’en outre la météo ne se prêtait pas à la découverte de la ville sous des ‘auspices gais’…
Le temps s’est amélioré le lendemain, ciel bleu avec quelques cumulus blancs ne masquant pas le soleil, le temps que je préfère. Ca permet toujours de faire des clichés intéressants.
Le Guide du Routard, tout en restant relativement objectif sur la région, mentionne toutes les 3 pages « l’un des plus beaux villages de France », ce qui a fini par devenir une plaisanterie entre nous. Vous connaissez le pendant, vous ? « Les plus laids villages de France » ? Evidemment aucune classification ne les mentionne, mais ils existent bel et bien. Nous en avons traversé un au retour, mais je ne citerai aucun nom pour ne vexer personne. Bref, il faut bien reconnaître que la région foisonne de merveilles médiévales, bien restaurées, d’une coquetterie et d’un charme à en couper le souffle. Je citerai, en vrac : Castelnau de Montmirail, Cordes, Monestiès, Lacaune. Jugez plutôt :
Nous avons fait une fois halte à midi dans un restau où un autre de mes blogueurs préférés nous a fait un petit clin d’œil amical et bienveillant :
Bien sûr, au programme il y au quelques haltes et visites d’églises romanes, assoupies dans leur majesté (‘majestueuses dans leur sommeil’… ? j’ai pas su choisir). Je suis toujours désespérément athée (même de dos on peut voir à mon ‘rictus’ que je doute, même placé ‘au pied du mur’, si je peux dire). Mais je ne boude pas, je ne suis pas intolérant, je sais trouver en moi des plaisirs esthétiques, à défaut d’élans mystiques, et j’entre, la preuve :
Quelquefois on est accueilli au seuil de la Maison du Seigneur par des messages charmants, qui me rendent la religion sympathique vue sous cet angle :
A d'autres endroits, on peut lire des messages qui mettraient en rage notre Brigitte nationale :
Ceci dit, le Clergé ne perd jamais le Nord et n'oublie pas ses petits intérêts pécuniers personnels :
Ce que j'adore dans les monuments en général (et dans les églises en particulier) c'est lorsqu'on peut accéder à ce que j'appelle (à tort, mais ça m'amuse) un "cahier de doléances" sur ce que pensent les visiteurs du lieu. Il y a souvent des remarques gratinées entre deux. A Cordes, cette page m'a fait m'étouffer de rire, heureusement que le Lieu Saint était désert... TiNours, moitié gêné, moitié pouffant lui aussi, a dû me traîner dehors pour que je me calme :
Ce qui me plaît pardessus tout (si vous êtes arrivé à déchiffrer, ma photo est hélas un peu floue, c'est le "Seigneur pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils écrivent" que j'imaginais écrit par une vieille bigote aux lèvres pincées en forme de bouton de rose flétri...
Au fil de nos périples sur les petites routes désertes et ensoleillées du Quercy en février, nous sommes tombés sur quelques surprises amusantes. Salutations à nos "soeurs" :
Dans l’un de ces « plus beaux villages de France », nous avons aussi découvert une boîte aux lettres « atypique » et la porte d’entrée à côté, qui ne l’était pas moins. Non non, c’est pas une boîte de nuit, c’est bien chez des particuliers. Je dois dire qu’on aurait bien aimé les rencontrer mais on n’a pas osé sonner….
Une étape qu’on a adorée parmi tant d’autres : le château de Bruniquel, où a en partie été tourné le film « Le Vieux Fusil » au printemps 1975. L’édifice est composé de 2 châteaux, (l’un édifié au 12°, l’autre au 13° siècle). Le scènes tournées pour le film sont essentiellement des scènes d’extérieur.
Le puits à côté du donjon est seulement un décor de cinéma, bâti au ras du sol pour les besoins du tournage.
Le miroir sans tain, célèbre et essentiel élément du film, n’existe pas dans le château. Les scènes où il apparaît ont été tournées en studio. Il n’y a pas non plus de souterrains, ceux que l’on a utilisés lors du tournage sont ceux du château de Bonaguil dans le Lot et Garonne.
Il existe bien sûr une pièce où l’on a accrochées des clichés du tournage. Personnellement j’ai fait l’impasse sur Philippe Noiret et Romy Schneider, on peut voir leurs photos partout, même s’ils sont morts tous deux aujourd’hui. En revanche, j’ai zoomé sur un cliché d’un des machinistes inconnus de l’époque (ce n’est pas Robert Enrico non plus), dont je trouvais la musculature intéressante (« Mouarf ! » comme dirait Any…).
A mentionner aussi dans notre petite virée, le très beau château de la Cayla, où a vécu Maurice de Guérin, écrivain et homme de lettres né en 1810, dont la vie fut très courte. Il est mort de la tuberculose à l’âge de 29 ans. Je n’avais jamais entendu parler de lui avant. Une anecdote que nous a racontée le guide à son sujet m’a beaucoup intéressé : à la fin de sa vie il vivait à Paris dans sa belle-famille et il émis le vœu de revenir sur la terre de ses origines pour y finir ses derniers jours. Sa femme et ses beaux parents s’y sont opposés, et il lui a fallu un courage et une détermination extraordinaires, dans l’état d’affaiblissement où il se trouvait, pour braver leur refus et repartir vers là où son cœur le poussait malgré tout. Il a bien failli mourir en route d’ailleurs, lors d’une étape à Bordeaux, mais finalement il a pu rendre son dernier soupir dans sa maison, au cœur de la campagne qu’il avait chérie toute sa vie. Je trouve cela assez émouvant.
Le dernier soir j’ai pris quelques clichés nocturnes d’Albi et de sa célèbre cathédrale. La nuit tombante donne un côté romantique aux couleurs, c’est pour cela que je les ai gardées.
A l’instar de Maurice de Guérin, nous sommes aussi rentrés à la maison depuis dimanche, non pas pour y rendre notre dernier soupir, mais TiNours devait reprendre le boulot, et moi m’atteler à mes douze mille paquets de copies. Le bureau, les copies : un autre genre de tuberculose des temps modernes… D’autant que la météo d’hier et avant-hier incitait aussi à la mélancolie : gris pisse et crachin (exactement la même rebelote qu’à la deuxième semaine des vacances de Noêl). Plus d’excuses pour ne pas travailler… !
21:41 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : quercy, vacances, religion
26.02.2008
Pétage de plombs
Alors figurez-vous :
Je viens de passer trois heures, je dis bien TROIS HEURES à mitonner une note sur les cinq jours de vacances que TiNours et moi avons passé ensemble dans le Quercy.
J'avais plein de photos à télécharger (une vingtaine, les plus jolies de notre périple).
Avec leur nouveau système sur HautEtFort, ça prend plus de temps qu'avant et c'est moins clair.
J'ai patienté et téléchargé soigneusement mes photos, en validant ma note entretemps à chaque fois que le serveur me le demandait.
Résultat des courses, tout est effacé.
Trois heures de travail pour rien.
Donc, je pète les plombs, et je préfère ne pas le faire en direct devant vous. A demain.

19:25 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pétage de plombs
19.02.2008
Côte de popularité
Devant les journaux télévisés (toutes chaînes confondues) et devant les médias, j’ai toujours eu une méfiance instinctive, maladive, frisant la parano.
J’entends par là que j’essaie toujours de deviner s’il n’y a pas une petite bête cachée dans les informations que l’on nous livre, couvant un nid à mensonges.
Quand je dis que je frise la parano, c’est que j’en viens systématiquement à prendre le contre-pied de l’information et à ne croire qu’au mensonge (ou en tout cas à la déformation de la vérité) dans ce que la TV, la radio, nous livrent de l’actualité.
C’est bien d’avoir l’esprit critique, mais par moments j’ai toujours l’impression de tomber dans l’exagération.
Exemple tout récent et tout frais : les errements actuels de la côte de popularité de Nicolou.
Ce soir, après avoir entendu pour la 150° fois de ce mois-ci le présentateur du JT annoncer que cette côte était encore en train d’atteindre le vingtième sous-sol et continuait à creuser au fond de la mine, je ne sais pas pourquoi, mais une fibre en moi s’est rebiffée.
Honnêtement, si on examine les choses objectivement, Français, Françaises, qu’est-ce que nous en avons à faire, nous, de la côte de popularité de notre Président ?
Pourquoi est-ce qu’on nous en fait suivre la progression négative, semaine après semaine, jour après jour, heure après heure, comme la température d’un malade à l’agonie ?
Finalement, ces pourcentages en chute libre ne sont-ils pas censés l’intéresser lui ET LUI UNIQUEMENT ?
Quel est l’impact possible de ces chiffres sur les Français ? Ces derniers se divisent (en gros) en trois catégories :
1) Ceux qui en mai ont voté contre le président actuel, et qui en sont encore mécontents aujourd’hui. C’est mon cas. On apprend donc qu’on a rejoint une espèce de ‘majorité virtuelle’, basée sur des sondages. Big deal…
2) Ceux qui ont voté contre lui en mai, et qui le regrettent aujourd’hui. Ceux sont eux finalement, de par leur revirement, qui ont fait « descendre » les 53% favorables au Président, entre mai et février.
3) Ceux qui ont voté pour lui en mai, sont encore satisfaits de lui, et se rangent résolument aujourd’hui dans le camp minoritaire.
Finalement, seul le groupe numéro 2 est intéressant pour des sondeurs et des analystes, parce qu’il représente une entité floue, fluctuante et changeante, mal circonscrite socialement et (encore plus) politiquement.
Mais en fait, si tout cela présente quelque intérêt pour les spécialistes de Médiamétrie, l’ensemble en a peu pour moi, Français lambda. De telles constatations valent-elles vraiment qu’on leur consacre trente secondes (minimum !) dans chaque JT de chaque chaîne, matin, midi et soir ? La vraie question que je me pose, moi, c’est : pourquoi, au nom du ciel, ne cesse-t-on de nous abreuver de ces sondages et de cette côte de popularité, jour et nuit, et ce depuis des semaines ?
Et là ce soir, ma parano a repris le dessus :
Ces sondages défavorables n’arriveraient ils pas à point nommé en cette période de mécontentement généralisé, non pas comme des conséquences du malaise que nous ressentons tous, mais justement, comme pilule roborative pour le moral en berne de la population dans sa majorité ?
Le pouvoir d’achat est en baisse, les augmentations de salaire prévues (dans la fonction publique ou ailleurs) ridicules, les scandales autour de la spéculation boursière se multiplient, l’économie libérale en arrive à un point où elle ne peut plus masquer ses insuffisances, ses échecs, MAIS on dispose de quelqu’un sur qui taper.
D’ailleurs, quand je dis ‘taper’ c’est un bien grand mot. Distiller notre venin et notre bile amère, en boucle, tout au plus. En se plaignant et en lui crachant dessus. Mais pour lui, c’est indolore. Il n’en entend pas le quart du quart du quart. Et il vaut mieux lire des sondages (même catastrophiques pour l’ego) dans les journaux, de façon virtuelle, que de se prendre physiquement des crachats ou des insultes.
En résumé, je me demande si on ne nous sert pas quotidiennement cette « soupape de sécurité consolante » comme un doucereux anesthésique journalier. « Ben oui, tu es mécontent, mais tu n’es pas le seul, tu vois ? En mai, tes convictions ont été battues. Maintenant tu fais partie d’une majorité. C’est bien, non ? Ronge ce gros nonoss et tais-toi. »
En attendant l’inévitable politique d’austérité qui va suivre les municipales.
Suis-je parano ?
22:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sondages, président, politique
Comme chien et chat
Sylviane, elle raffole de minous.
Nous, on est dingues de toutous.
Bien loin de donner lieu à des débats et des guéguerres de réflexions idiotes et stériles entre nous, nos « addictions » se complètent et se nourrissent mutuellement. Quand on se ballade et qu’on croise un chat, on adore l’écouter : « Bonjour le chat, oooh que tu es gentil toi, oooh que tu es beau… ». Nous, on lui donne la réplique et on fait
la claque. Elle nous le rend bien : elle se tord de joie et joue les chœurs quand passe un labrador et qu’on s’exclame « Mais qu’est-ce que c’est que ce gros chienchien… ? Viens voir Papa, viens donner la papatte, aaah ouiii, mais où c’est qu’il est le petit gâteau… ? » etc etc etc ad libitum. N’importe quel être humain qui passerait sur le secteur dans ces moments-là nous prendrait facilement pour trois évadés d’un asile de dingues.
Hier, elle a eu une phrase très jolie, que je ne résiste pas au plaisir d’ « immortaliser » ici : on sortait d’un petit village où elle avait fait mille mamours à un gros chat dans la rue, et on arrive sur le parking où un gros chien nous avait déjà fait des fêtes à l’arrivée. Me voyant me diriger automatiquement vers la voiture du chien en question, elle me dit « Maintenant que j’ai gattifié, tu vas pouvoir canifier »
Trop mimi, non … ?

17:00 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : animaux, chien, chat
18.02.2008
Moment de solitude…
Vendredi soir, Sylviane arrivait pour un week-end prolongé. TiNours l’a récupérée à la gare après le boulot et ils sont venus me chercher tous les deux à la sortie du lycée : il faisait un temps splendide et tous les profs sortaient du parking avec des sourires de 3 km.
En arrivant à la maison on a bu un coup, puis je me suis aperçu qu’il nous manquait du gruyère pour faire le gratin de pâtes au saumon qu’on avait prévu pour souper, alors TiNours s’est dévoué pour filer en chercher. Il fallait aussi aller refermer les volets dans « l’annexe » chez les voisins (ceux qui sont partis à Tahiti), et comme on a un joli mimosa, qui est bien planté chez nous, mais dont les branches donnent toutes chez eux, je me suis dit que je devrais en couper quelques branches pour égayer la table ce soir-là.
Sylviane était au téléphone avec un copain qui nous avait appelés entre-temps pour prendre des nouvelles. TiNours est sorti avec la voiture, et j’en ai profité pour sortir aussi aller refermer à côté et récupérer un ENORME bouquet de mimosa.
Grave erreur.
Les objets automatiques profitent toujours du moindre moment d’inattention pour vous trahir : le portail s’est refermé, TiNours a filé, et après avoir vaqué à mes occupations chez les voisins, je suis ressorti avec mes fleurs à la main pour me retrouver devant un portail fermé, sans télécommande ni clé pour l’ouvrir.
J’ai bien sonné à la porte, mais Sylviane était au téléphone, et de plus c’était inutile parce qu’elle ne savait pas où était cachée la télécommande pour pouvoir m’ouvrir de l’intérieur.
Je me suis donc retrouvé en pleine nuit devant mon portail, brandissant bêtement un bouquet odorant de pompons jaunes, sous le regard goguenard des fils du voisin (trois Beurs de 18, 19, et 22 ans), coincé et l’air très bête.
J’ai pas voulu rejouer Priscilla reine du Désert, je ne leur ai pas jeté quelques fleurs en leur demandant de m’aider. J’ai fait dignement demi-tour avec mon « arbre fleuri » je suis repassé par chez les voisins, et, loin des regards hilares, j’ai escaladé leur poubelle et sauté le mur qui sépare leur jardin et le nôtre, après avoir balancé le mimosa de notre côté.
Sylviane s’est confondue en excuses de ne pas avoir su me tirer de ce mauvais pas et de m’être laissé e couvrir de ridicule… Bah… Ils sont charmants les films du voisin. Et puis ils ont de l’humour. Moi aussi. Il en faut.

11:45 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mimosa, voisins
13.02.2008
Complètement folle
Pas moi, une autre.
C’est la poule du proviseur chez nous, une prof avec qui il fait des galipettes extra-conjugales. Bon, même si ça a l’air galvaudé en ces temps d’actu « people » de dire cela, je le dis quand même : personnellement je m’en fiche, ils peuvent même se filmer et participer après à la cérémonie des Hot d’Or si ça leur chante… Mais il faut bien reconnaître que cette bonne femme, elle est du genre qui se remarque :
Les bonnes langues du lycée m’avaient livré les ragots juteux à son sujet (les coucheries) juste après que j’y débarque, mais ce qu’il y a eu de marrant c’est que sans qu’on me la montre, ou qu’on me la décrive, je l’ai reconnue tout de suite en salle des profs ! Talons aiguille, mini-jupe et lunettes noires, une vraie caricature ! Elle passe vraiment pas inaperçue… Quand elle entre, j’ai toujours envie de chanter ça :
Cette chanson lui va très bien, comme thème musical…
Elle est du genre à ne pas répondre aux gens qui la saluent quand elle ne les connaît
pas. Ma copine Clara s’est retrouvée un matin tôt seule avec elle devant la machine à café, et après un timide et poli « Bonjour » sans réponse, elle a réitéré, pour se faire jeter et s’entendre dire « Qu’est-ce que c’est que ces obligations de salutations, moi je dis bonjour à QUI JE VEUX, sinon j’en finis pas…» etc etc etc… Ouhlà. Clara a compris, et intelligemment, elle n’a pas insisté.
J’avais déjà parlé de la charge que nous avons de refermer les stores de la classe où l’on a fait cours, en fin de journée, pour alléger le boulot des agents de service. Sauf oubli ou impossibilité, on s’y plie tous gentiment, sauf elle, qui a déclaré royalement un jour « je n’ai pas passé l’agrégation pour fermer des volets ». Bonjour l’ambiance.

Il y a quelques années elle s’est fait refaire les seins et a obtenu un congé maladie pour ça. Si, si. Véridique. Tu m’étonnes qu’après des histoires pareilles les profs n'aient pas bonne réputation au niveau sérieux et conscience professionnelle… LOL
Enfin, le pompon a été décroché l’autre jour : on a un collègue, Fred, qui se déplace en chaise roulante. Il est adorable, plein d’humour et de gentillesse, très strict, sérieux et rigoureux avec ses élèves. J’ai déjà partagé de nombreuses fois des classes avec lui, c’est un vrai plaisir de travailler en commun. Depuis que je le côtoie, il m’a pratiquement fait oublier qu’il a un handicap : il vient au boulot en voiture automatique, il déplace à toute vitesse son fauteuil dans les couloirs, et il ne demande jamais rien à personne. Même les photocopieuses, qui sont pourtant d’un accès peu évident pour un paraplégique (les commandes étant sur le dessus), il arrive à les manipuler parce qu’il a développé une technique très spéciale pour se mettre debout en prenant appui contre la machine, appuyer sur les boutons et se rasseoir.
Eh bien justement : l’autre jour ELLE passe devant la salle des photocopieuses, voit Fred en train de faire ses manips , s’arrête et écarquille les yeux « Tiens, tu es debout, toi ??? »
Franchement, même pour une gaffe involontaire, c’est quand même de mauvais goût, vous ne trouvez pas … ? Par la suite j’en parlais avec Nath, une autre copine qui a entendu cette phrase subtile et je lui ai dit :
« Moi, à la place de Fred, je lui aurais répondu : ‘Oui, toi aussi !! C’est ETONNANT’ »
Yuk yuk yuk…..

19:30 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : greco
Le bloc d’alimentation
Hier matin avant de partir au boulot, j’ouvre mon pc pour vérifier mes mails.
Mire noire habituelle, la diode qui clignote, ça se lance et puis au bout de 30 secondes, paf, Toto s’éteint.
Comme je suis un peu habitué à ce style de caprice, je relance.
Même coupure, coup sur coup, et ce sur 4 tentatives.
Là je commençais à baliser…. Un pc portable, on a beau dire que ça a une durée de vie relativement courte (et « ils » font tout pour) et qu’il convient de le changer en moyenne tous les 3 ans, le mien n’en a que 3 et demi et j’aimerais bien pouvoir lui faire passer le cap des 5 ans.
Sans compter, que, outre l’aspect financier, il y a tout le côté ‘configuration initiale’ qui m’effraie un peu… Installer un nouveau pc, c’est pas comme brancher un réfrigérateur neuf. Il y a du boulot derrière ! Je ne suis absolument pas expert en informatique, et la dernière fois que j’avais dû reconfigurer celui-ci suite à une panne, et y remettre tous les petits logiciels que j’aime, ça m’avait pris une trentaine d’heures au total (et encore ! avec l’aide annexe au téléphone pendant trois bonnes heures de mon super-pote Jean-Marc, l’Einstein des ordinateurs, ma Hotline Perso –et gratuite !!!- que j’ai hélas laissé derrière moi dans le Nord après notre déménagement).
Comme il fallait aller au boulot, TiNours m’a sagement conseillé d’attendre de revenir en fin d’après midi pour se
pencher sur le problème. J’ai donc passé la journée à faire cours avec en arrière-plan cette angoissante question… Ah ! Comment pourrais-je survivre sans mon pc, mes chats, mes blogs et tout ce qui s’ensuit ? C’est dans ces moments-là qu’on comprend très bien le terme d’ « addiction » à la CHOSE. C’est vrai qu’on a là une fenêtre ouverte sur le monde, sur les amis, qu’on peut ouvrir à notre gré, pour 30 secondes, pour 10 minutes, pour une heure, quand ça nous chante, c’est facile, accessible et plaisant, et c’est très dur lorsqu’elle se referme sans préavis.
De plus, j’utilise aussi énormément mon ordinateur pour des préparations de cours (traitement de texte bien sûr, mais aussi recherches de documents sur internet, carnet de notes, moyennes, bulletins et tutti quanti) et c’est très handicapant de ne plus pouvoir disposer de cet outil magique. J’ai pas de téléphone portable et je m’en passe très bien (TiNours en a un et on l’utilise parcimonieusement, toujours pour économiser les communications sur fixe) mais sans ordinateur et sans internet, je dois -honteusement- avouer que la vie serait vraiment difficile pour moi !
Donc en fin d’après midi, je reviens et j’essaie de remettre Toto en route : même topo que le matin, évidemment…Ca s’arrrange jamais seul, ces merdes-là… Je contemple d’un œil noir la mire encore plus noire de l’écran, avec une furieuse envie d'être vulgaire : putain merde, si je dois changer la carte (nikta)mère, ça va coûter la peau des testicules, si je dois changer le ventilateur qui fonctionne mal, il est serti et il va falloir tout changer avec, FUCKING SHIT !!!
Et là, saisi d’une inspiration soudaine, j’ai jeté un coup d’œil au bloc d’alimentation.
Le voyant lumineux CLIGNOTAIT bizarrement.
Je me penche, et il faisait un petit bruit pas normal.
J’ai débranché le bloc et essayé de rallumer le pc sur la batterie : aucune réponse.
Diagnostic : la batterie est vide, même alors que le pc était resté branché. Donc la batterie pourrait être foutue, mais il y a un autre problème ailleurs puisque quand j’allume en étant branché, le pc répond mais « saute » au bout de quelques secondes.
Il y a donc un problème dans l’alimentation elle-même, et c’est ce qui fait que la batterie ne peut plus charger correctement.
Donc il faut changer le bloc d’alimentation.
J’ai donc foncé en voiture vers le magasin informatique situé dans le Centre commercial le plus proche : pour avoir eu plusieurs fois affaire aux vendeurs, je sais une chose : je les DETESTE, mais ils sont à 2 km de la maison, c’est pratique. Je les déteste parce que (comme dans 90% des magasins informatiques dans des grands centres commerciaux d’ailleurs) ils se la pètent, te regardent toujours de haut et te parlent comme à un mongol, et quand tu poses une question simple d'humble mortel, ils lèvent invariablement les yeux au ciel avec un air « Comment oses-tu t’adresser à moi, misérable vermisseau… ? ». Je les SUPPORTE PAS.
Bon, bref, fallait bien en passer par eux si je voulais refaire fonctionner Toto, j’ai donc exposé le problème, pour
apprendre immédiatement que BIEN SUR ils n’avaient plus de bloc d’alimentation, qu’ils en avaient eu, mais que BIEN SUR ils ne savaient pas quand ils allaient en recevoir d’autres (toujours pareil .…). Tout de même, comme j’ai baratiné un peu, l'un des deux jeunes cons a daigné me donner une adresse où l'on peut se fournir ce style de pièce pour pc. Et puis, comme je voulais aussi savoir un avis sur le problème, j’ai exposé mon diagnostic sur la panne, pour entendre que ça pouvait être ça, mais pas forcément, que sur certains pc il se peut que la batterie soit morte et que même si on branche le bloc d’alimentation, ça ne fonctionne pas parce que l’alimentation électrique doit tout de même transiter par la batterie… J’ai déjà entendu ce style de discours 220 fois, servi par des jeunes crétins en chemise blanche-cravate, le but étant invariablement qu’on comprenne qu’il faut RACHETER un nouvel ordinateur dès que l’ancien a une rayure de 5 mm sur le capot…
Bien décidé à ne pas me laisser décourager par le GJVIMF (Gang des Jeunes Vendeurs Informatique de Mes Fesses), j’ai attendu que TiNours rentre du boulot (son sens de l’orientation en voiture est bien meilleur que le mien…) et on est partis en expédition vers ce magasin de « pièces détachées ». C’est dans une autre zone commerciale, à une dizaine de km de la maison, mais un vrai bordel pour trouver l’endroit et se garer ! Passons. Il faut savoir souffrir pour son Toto.
J’expose le problème à la dame qui était là, elle jette un coup d’œil à l’ancien bloc d’alimentation, va sans hésiter en chercher un nouveau avec les mêmes voltages et ampérages. J’avais pris la précaution d’emporter le pc. Elle l’a rebranché « à neuf » et il s’est mis à ronronner joyeusement : SUUUPER !!! Pendant qu’il démarrait, elle a testé le vieux bloc et nous a dit qu’elle « avait jamais vu ça avant !! » : il créait des variations d’intensité électrique complètement bizarroïdes et délirantes. Pas étonnant que Toto n’aimait pas cette nourriture-là, et coupait tout dès qu’on le mettait sous tension.
99 euros le nouveau bloc, tout de même. C’est pas la crise pour tout le monde, comme dirait Anne Roumanoff…
Comme la dame était sympa et aimable (incroyable, ça existe !!!), j’ai bien essayé en plaisantant avec elle de lui revendre le bloc naze : « Puisque vous n’aviez jamais vu ça avant, c’est peut-être un cas scientifique hyper-intéressant à étudier, non … ? » Mais elle ne s’est pas laissé charmer… Ma batterie 'drague hétéro' à moi doit être singulièrement à plat elle aussi, faute de s'en servir. Tant pis.

En tout cas, MON diagnostic était juste. COCORICO. Ce style d’incident résolu (malgré la facture à payer) me met toujours de bonne humeur parce qu’à chaque fois que ça m’arrive, je me dis « Ah ben t’es pas trop con finalement ! » Avec un peu de logique et de réflexion, on peut arriver à des conclusions valables.
...Et avec tout ça, je n’ai tout de même pas pu bloguer hier soir, parce qu’en plus, lorsque je me suis reconnecté en arrivant à la maison, le site de Haut et Fort était inaccessible, ils devaient être en plein remaniement ministériel… ça a duré 24h, et chez moi et chez les copains. Les seuls blogs que j’ai pu visiter étaient ceux qui n’étaient pas domiciliés chez H&F
Bref, here we are again.
03:35 Publié dans informatique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : informatique, pc, panne, vendeurs
10.02.2008
"Secrétaire experte en langues..."
Mercredi après-midi, devoir surveillé chez les BTS.
Trois exercices proposés sur deux heures : un texte sur Oxfam avec questions et passage à traduire, lettre commerciale à rédiger et thème grammatical pour rebrasser des structures et du vocabulaire vu en cours.
Dans cette dernière partie, il fallait –entre autres- traduire : « Ma secrétaire a été coincée dans le métro »
Je prie les anglophones confirmés de me pardonner cette insulte que je leur fais, en précisant ici qu’en anglais, ça donnait « my secretary has been stuck in the tube »
Célia, excellente élève, finit 10 minutes avant la sonnerie. Elle n’est pas la seule. Je ramasse les 5 ou 6 copies des « rapides » et je leur jette un coup d’œil.
Et là j’ai attrapé un fou-rire. Monumental, inextinguible. Toute la classe me regardait avec des yeux ronds, mais je pouvais pas m’arrêter. Célia, qui avait vu de loin que je regardais sa copie, n’en menait pas large.
Elle avait écrit « My secretary has been sucked in the tube »
Je m’approche, je lui montre sa faute en lui demandant si elle sait ce que la deuxième phrase signifie : cramoisie, elle éclate de rire elle aussi. « Ben oui j’ai confondu STUCK et SUCKED c’est pas malin de ma part »…. LOL
Elle a de l’humour en tout cas ! On dirait le titre d’un DVD porno bas de gamme… Grâce à elle j’ai vraiment passé un bon moment en cette fin d’après midi…

07:50 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : boulot, traduction, secrétaire
