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29/04/2008

Les pages oubliées 2° partie

Lundi 14 janvier 1991

21h05

 

 

 

Nous sommes peut-être à la veille d’une guerre, et, bien que je me sente concerné par l’actualité et que j’angoisse comme tout le monde, mon regard intérieur demeure perpétuellement –en tout cas principalement- braqué sur mon égoïste petite évolution intime. Pour le monde entier, le 2 août signifie l’invasion du Koweit par Saddham Hussein, ce qui est donc à l’origine de la tension et de la crise actuelles. Pour Lancelot, le 2 août c’était le début d’une histoire d’amour. C’était de plus la date qui débute ces « pages ». Je n’ai évidemment pas fait exprès. Ce jour-là, je n’avais même pas regardé les actualités. Mon cœur à moi frémissait comme un oiseau sur une branche prêt à s’envoler. Depuis, il a pris son essor, il a frôlé le soleil, et il est retombé sur Terre dans la boue. Mais ce qu’il y a de plus important : il a continué à avancer, même si ce n’est qu’en pataugeant.

 

 

 

Je veux continuer, je veux croire, je veux tendre les bras vers quelque chose. Depuis quelque temps, j’ai réalisé que Franck ne sera peut-être jamais à moi (« peut-être »…..). Et même si je continuerai toujours à l’aimer, je veux parvenir à vivre sans lui, à vivre sans son espoir. Je suis Lancelot. Je suis MOI. Je vaux quelque chose à moi tout seul. Il y a de la force en moi, même si je n’y crois pas toujours. Peut-être pourrai-je construire quelque chose un jour ?

 

 

 

Pouvoir se débarrasser d’un seul coup de tous les doutes qui empoisonnent sa vie… ne plus avoir que des certitudes, savoir taper sur la table, voir les choses blanches ou noires au lieu de les voir grises ; balancer pardessus bord l’humilité, la franchise, la sensibilité, le besoin de tendresse, la peur des autres….

 

 

 

Tout en moi et autour de moi me crie de cesser d’aimer Franck, mais mon cœur est une machine qui continue à fonctionner désespérément à vide. Au début elle créait de la joie. Puis elle a fabriqué du sang. Maintenant elle ne brasse plus que du vent. Mais elle continue à tourner, avec un drôle de petit bruit rouillé, toujours, toujours…

Commentaires

J'ai changé de vie moi aussi juste au même moment. Je suis parti de Nice, cette ville que j'aimais tant, pour avoir mon premier job à Cannes.
La fin de la vie d'étudiant, le début de la vie professionnelle.

The House of Love chantait alors "shine on".

Écrit par : panama | 29/04/2008

@ Pan : Les méandres de la vie.....
Dans ces cas-là, j'aime jouer à "et si...." Et si on s'était rencontrés ? Tu m'aurais consolé ? LOL...

Merci de repasser ici et de laisser ta trace, mon Grand. Ca me fait du bien.

Écrit par : lancelot | 29/04/2008

@ Lanlan : c'est moi qui ai besoin de "renforcement positif", ce soir...

Si on s'était rencontrés plus tôt... Mais tu aurais été l'amour de ma vie, tu le sais très bien.

Écrit par : panama | 29/04/2008

"Chaque fois qu'on aime d'amour, c'est avec jamais et toujours" (Barbara)

Écrit par : Andesmas | 29/04/2008

1ère et 2ème, même plaisir, même pincement au coeur, c'est beau, une vie à vivre c'est pas facile et quand sur des pages oubliées il y a des mots pour graver les souvenirs, c'est d'autant plus troublant. En cerise sur le gâteau cet "amour de ma vie" qui fait doucement sourire. Toujours un plaisir de venir parcourir ton blog Lancelot.

Écrit par : Bougrenette | 29/04/2008

@ Pan : l'amour de ta vie, n'exagérons rien... une folie passagère, disons... Déjà j'aurais jamais pu commencer de véritable histoire d'amour avec un mec qui m'aurait surnommé "Lanlan"... LOL. Ca empêche pas que je t'ADORE toi...

@ Andesmas : tiens c'est joli ça, je ne connaissais pas, c'est dans laquelle de ses chansons ?

@ Bougrenette : Tu es gentille tout plein, toi. Ca me fait très plaisir que tu apprécies mes gribouillages. Reviens souvent, tu es toujours la bienvenue chez moi.

Écrit par : lancelot | 30/04/2008

Les commentaires sont fermés.