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11/06/2008

Cassé, réparé ! ou : « Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille »

Lundi après midi, en rentrant du boulot, j’ai allumé mon PC pour consulter quelques pages web. Et, au bout de quelques minutes, POF, Toto s’éteint sans préavis.

 

 

 

 

Bon, j’ai l’habitude, il me fait souvent le coup, mon Toto. A l’image de son maître, il buggue quelquefois. Donc sans m’émouvoir, je ré-appuie sur  le bouton Marche/Arrêt.

 

 

 

 

Et là je m’émeus pour de bon : rien, niet, nada. Toto, il veut plus rien savoir, et il refuse obstinément de se rallumer. Il a l’air bien malade, en fait.

 

 

 

 

Très stressant, ça. Ah, le refrain de l’addiction au Web, et pati et pata. BREF. Faut l’amener à réparer, voilà tout. J’ai donc téléphoné le soir même à une amie qui connaît un médecin magique pour les PC en souffrance, et qui m’en a dit beaucoup de bien. C’est à une dizaine de km de la maison, on n’attend pas et on fonce. J’ai pris Toto dans mes bras et je l’ai emmené à la visite médicale dès le lendemain. « C’est grave, docteur ? »

« Eh bien nous réservons notre diagnostic, Monsieur. La tumeur pourrait être tout aussi bien bénigne que maligne, seuls des examens plus approfondis nous le diront… »

 

 

 

 

Je suis donc rentré, pleurant mon enfant laissé derrière moi dans ce grand hôpital tout froid. Je voulais parler de mon chagrin, de ma peine, de ma Douleur… M’épancher sur mon blog.  J’ai essayé de  remplacer Toto par Oscar, un vieux coucou datant de 1998 (pour vous dire !) que j’avais conservé dans la naphtaline. Après moult efforts, j’ai réussi à me brancher sur internet, mais le pauvre Oscar ne reconnaissait plus rien aux nouvelles configurations et me lançait de frénétiques  signaux d’erreur toutes les 10 secondes. « Erreur numéro 35622 sur l’espace 655. Voulez vous effectuer un débogage ? » Nan, pas de débogage, j’en veux pas. On poursuit le programme…. !

J’ai lutté contre vents et marées. Un parcours du combattant pour sortir un texte sur Word, puis l’épreuve du copié-collé qui rame, de la connexion balbutiante sur Haut et Fort, puis du collé-copié qui ramait plus que jamais.

C’est ainsi que sanglotant, suant, soufflant et bégayant, j’ai réussi à vous livrer, chers  lecteurs, ma note d’hier soir, enfantée dans la Douleur, au forceps.

Paraît qu’elle a fait sourire, ma note. Panama me cite la Mort du Loup. J’ai jamais voulu rivaliser avec de Vigny, qu’on se le dise. Et d’ailleurs, en matière de poésie, je préfère nettement Baudelaire que j’ai mis en exergue en titre aujourd’hui. Déraisonnable, ma Douleur ? Bien sûr. Serait-ce une raison pour la taire ? Je ne suis pas d’accord : « Moi j’aime mes bobos, puisque ce sont les miens ! »

« Peu importe, tu devrais te gratter dans le noir. Apprends à décoincer ton gosier encombré. » répond l’Oracle, qui lui, du haut de sa Sérénité, va bien.

 

 

 

 

Bref, aujourd’hui, après quelques heures d’angoisse laryngéique (et de grattements, très douloureux quoiqu’on en pense), voici que Gentil Docteur me rappelle plus tôt que prévu :

« Monsieur Lancelot ? Vous nous aviez laissé un ordinateur portable hier »

Moi, le cœur battant : « Oui, comment va-t-il ? »

Lui : « Nous avons pu tout réparer, ce n’était pas grave, il ne s’agissait que de faux contacts. »

Des Faux Contacts. Ce n’est que cela. Mon enfant est sauvé. Joie, allégresse.

Gentil Docteur reprend : « Je tiens tout de même à vous signaler que le ventilateur est un peu faussé. Il force un peu, et ne brasse pas l’air correctement. Il faudrait le changer. Mais nous devons commander la pièce, et cela prendra un peu plus de temps » (suivent quelques dérisoires considérations de prix, sans intérêt) « …en attendant, vous pouvez toujours récupérer votre PC tel quel, puisqu’il fonctionne, et nous vous rappellerons lorsque nous aurons reçu le nouveau ventilateur. »

 

 

 

 

Et voilà comment ce soir je suis rentré à la maison en compagnie de Toto, tout guilleret en attente de sa greffe. Ouste, Oscar, dégage. Les vieux PC, ça a tendance à battre la campagne. Quand je me connectais, il continuait à me parler de débogage, de betteraves, de punching balls, bref du n’importe quoi en petits morceaux. J'ai déjà eu suffisamment de crampes au coeur ces trois derniers jours sans, en plus, me coller une migraine carabinée en cherchant à interpréter les paroles brumeuses de l'Oracle. Clic, on déconnecte.

 

 

 

 

Toto ronronne doucement sous mes yeux, sous mes doigts. Il tousse encore un peu, mais il est confiant sur l’avenir.

 

 

 

 

Des faux contacts, et un nouveau ventilateur pour changer d’air. Ce n’était donc que ça.

Commentaires

J'adore ! Ton humour m'épate. Sincèrement.
Plein de bisous, grand frère. May your dreams be sweet.

Écrit par : Fiso | 12/06/2008

C'est fou comme pour bloguer, le faire sur son ordi habituel est plus agréable :)
Et... dirait mon chéri, FAIS DES SAUVEGARDES !!!!

Écrit par : Valérie de Haute Savoie | 12/06/2008

Le coup du ventilo en panne, on connait.
En vérité, dis plutôt que Toto s'était pris une Web-MST en allant trainer du côté des sites qui ne se consultent que d'une seule main...

Écrit par : Panama | 12/06/2008

faut sortir couvert ! :-) bon en attendant tant mieux, heureuse de savoir que toto n'est attaqué que par des contacts faux, mais c'est la vie, pour les ordis et les autres aussi
j'ai aimé la ruse et l'ordinosaure de secours ! c'est chouette de savoir que tu fais tout pour rester ici avec nous. Je t'embrasse

Écrit par : Bougrenette | 12/06/2008

Je n'ose imaginer si mon PC venait à me lacher...

Écrit par : anydris | 13/06/2008

@ Fiso : Thanks little sister... With you close to me, they will be...

@ Val : Faut sauvegarder le chéri, aussi ? ;-))

@ Pan : toujours l'esprit mal placé. Dans 5 minutes tu vas m'expliquer que si le ventilateur était faussé, c'est parce que je me le suis pris quelque part en visitant des sites "spéciaux"...? Canaille, va...

@ Bougrenette : "c'est la vie, pour les ordis et les autres aussi" : j'adore
Les faux contacts, c'est pour Toto.
Les contacts faux, j'en ai jamais vraiment eu moi-même, au fond. Tous vrais. Tous. Et malgré mes erreurs et mon caractère impossible, je les aime tous sans exception.

@ Any : Hum, joli, ton commentaire. Volontairement ambigu...?

Écrit par : lancelot | 13/06/2008

Les commentaires sont fermés.