Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/07/2008

Parenthèse douce

La nuit est tendre, les rires fusent, je suis bien, je suis bien.

 

 

Voir la voiture où on s’est tellement parlé, où on a tellement échangé, mélangé nos vies, nos quotidiens, nos souvenirs, presque quatre fois par semaine.

 

 

Ouvrir la malle, fouiller le sac. Où sont-ils ? Ah, les voici. Karen et Denys glissent sans heurt d’un lieu à l’autre, d’un monde vers l’autre.

 

 

Comment c’était déjà ? L’Amour et la Liberté. Ce soir ils sont là. Tous les deux. Cohabitant sans secousse, sans antagonisme. S’imbriquant, se juxtaposant, se complétant, dans un ballet lent et souple sur fond d’amitié, d’hilarité, de sympathies et d’affinités naissantes. Tu es libre d'aimer. J'aime et je suis libre.

 

 

Ce soir, plus de pierres coupantes, plus de poison qui brûle, plus de réflexions acérées, plus d’humour blessant. Finies pour toi les volées de bois vert, ou la pression imposée. Pour moi, plus d’incertitudes, plus d’extrapolations. Tout est simple et clair.

 

 

S’embrasser ? Evidemment… C’est écrit partout qu’il faut le faire. Et il y a ces quelques secondes délicieusement éphémères ou je sens ta bouche sur ma peau, mes lèvres dans ton cou, ton nez qui frôle le mien, ma main dans tes cheveux, ton corps contre mon corps. Après tous ces jours, ces semaines, ces mois. Enfin... Enfin.... Comme c’est doux.... C’était. Déjà.

 

 

La page se tourne doucement, le livre se referme. Je n’aimais pas l’avant-dernier chapitre. Je suis content d’avoir forcé le destin à en écrire un ultime. Le caillou va devenir perle. Je suis serein.

 

 

Et après quelques vannes lancées dans la nuit sur les mérites comparés des seins des femmes et des pecs des hommes (avec découvertes tactiles à l’appui), je te laisse aller de ton côté, parlementer sur la notion de fidélité. Ce soir j’ai acquis quelques certitudes, qui me suffisent.

 

 

Cap sur l’océan.

Commentaires

Je ne crois pas avoir tout compris, ce n'est pas bien grave, l'impression est là, doux amer, les mots sont beaux et l'histoire certainement belle sous une certaine lumière, n'en garder que les beaux souvenirs pour éviter que le temps n'abime les instants qu'on se fabrique le cœur en bandoulière, avec des douleurs qui font qu'on est nous pour le meilleur et le pire, vivants. Je t'embrasse

Écrit par : Bougrenette | 07/07/2008

@ Bougrenette : Tu sais en tout cas, ma Val, comprendre avec l'intelligence du coeur, que tu possèdes. C'est un don précieux, tu as de la chance. Et moi, j'en ai aussi, de te connaître désormais. J'aime ta philosophie de la vie, ton recul tendre et délicat par rapport aux choses. Te parler (je me souviens de notre conversation d'hier) c'est comme sentir une main fraîche se poser sur la mienne et me communiquer sa tendresse. Merci à toi d'être toi.

Écrit par : lancelot34 | 08/07/2008

Les commentaires sont fermés.