08.07.2008
Le départ de Lancelot
Eh bien oui, je m’en vais.
La dernière phrase du billet précédent (combien important pour moi… même si tout le monde n’a pas pu le comprendre avec l’esprit, mais certains l’ont appréhendé avec le cœur, merci à toi ma Bougrenette) était « Cap sur l’océan »
Le bateau de Lancelot passe donc un cap, quitte une mer, et se dirige vers d’autres horizons. Je sais : en principe, Lancelot, il sort d’un lac. C’est ce que j’ai fait, au cours des dernières semaines. Un voyage vers la surface qui m’a laissé épuisé. Mais vivant.
C’était un lac très doux, dont j’aimais fouler le fond chaque matin. Je n’étouffais pas, parce que je n’y respirais pas. Je ne m’en rendais pas compte. J’écoutais juste les battements de mon cœur, qui me faisaient oublier cette apnée perpétuelle. J’étais si bien, à caresser les poissons dorés qui glissaient au-dessus de ma tête, à me laisser effleurer par la caresse légère des algues… TiNours était resté là-haut, mais je ne m’en faisais pas, parce que je continuais à l’apercevoir, et à lui faire signe, depuis le fond. Je continuais cette exploration, cette promenade à coeur battant, à cœur perdu.
Et puis un soir, il y a eu une tempête. Des remous. Les poissons se sont enfuis. Les algues m’ont cinglé. La température a brusquement chuté. J’ai ouvert la bouche pour crier et c’est alors que l’eau glaciale a tout envahi et que j’ai compris que j’allais étouffer. J’ai voulu remonter vers la surface, mais je ne voyais plus le soleil, tout était si noir. Le sable si léger du fond du lac était devenu une vase spongieuse, qui retenait, aspirait, engloutissait mes pieds nus. Je me suis débattu. J’étais trop lourd pour remonter. Désespéré, j’ai dû lâcher, pour survivre, tout ce que j’avais acquis au fond du lac. Des richesses, des souvenirs, des sentiments, des sensations, par dizaines. Oter le heaume des échanges intellectuels, arracher les gantelets de la tendresse, déboucler le plastron qui enfermait le cœur pour le mettre à nu et à vif. Tout laisser derrière soi. Se sauver, soi. Sauve-toi Lancelot, à brassées affolées vers la surface. Ne craque pas. Ne cède pas à ta tentation de revenir, de regarder en arrière.
Emerger près de la rive, toussant, suffoquant, sanglotant. S’abattre dans les orties du réel, sur les cailloux acérés du quotidien. Grimacer. Se relever, faire quelques pas. Réapprendre à respirer l’air pur, mais glacial. La réalité si dure, si nue. Si vraie aussi.
J’ai scruté à nouveau au fond du lac, croyant, qu’après la tempête et mon départ, le fond en serait dévasté. Surprise. Tout était aussi calme et beau qu’avant. Deux poissons lunes ont tournoyé sous mes yeux en un lent ballet gracieux et délicat, puis se sont éloignés l’un de l’autre. J’ai tendu ma main vers l’eau, et elle a heurté la surface sans pouvoir y pénétrer. Le lac était gelé, et je ne pouvais plus revenir en arrière.
C’est alors que j’ai pleuré, sangloté. Mais même mes larmes n’ont su faire fondre l’impassibilité, la froidure de la glace. Plus aucun retour n’était possible. J’ai tout laissé couler. Toute l’eau que j’avais absorbée, respirée au fond. La laisser jaillir. Sortir. S’épancher. Se tarir.
Une dame est passée, a posé sa main sur l’épaule nue de Lancelot, et lui a souri. Elle portait une trompette, attachée sur son cœur. Petit morceau de tendresse, petit éclat de lumière de son regard vert tendre. Comme un soupirail qui s’entrouvre. Il a hoqueté, comme un enfant, tout surpris, s’est arrêté de pleurer et a regardé la dame s’éloigner.
C’est alors que je me suis rendu compte que je n’avais pas tout laissé au fond du lac : autour de mon poignet droit, un bracelet qui avait perdu son éclat, mais qui restait là, bien tangible, comme preuve de mon passage là-bas. Et surtout, un caillou acéré, coupant, au creux de ma main, arraché aux tréfonds lors du départ, était devenu une perle au contact de laquelle mon sang se tarissait doucement, laissant se refermer la blessure.
J’ai levé les yeux. TiNours était assis de l’autre côté du lac, et me regardait. M’attendait. Plein d’amour. De compréhension. De patience.
Je vais contourner la rive pour aller le rejoindre. Si vous voulez me suivre, le chemin est ici :
http://boatontheocean.hautetfort.com/archive/2008/07/08/t...
Donc Lancelot s’en va, mais il revient tout de suite.
20:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fin, départ, épreuve
06.07.2008
Parenthèse douce
La nuit est tendre, les rires fusent, je suis bien, je suis bien.
Voir la voiture où on s’est tellement parlé, où on a tellement échangé, mélangé nos vies, nos quotidiens, nos souvenirs, presque quatre fois par semaine.
Ouvrir la malle, fouiller le sac. Où sont-ils ? Ah, les voici. Karen et Denys glissent sans heurt d’un lieu à l’autre, d’un monde vers l’autre.
Comment c’était déjà ? L’Amour et la Liberté. Ce soir ils sont là. Tous les deux. Cohabitant sans secousse, sans antagonisme. S’imbriquant, se juxtaposant, se complétant, dans un ballet lent et souple sur fond d’amitié, d’hilarité, de sympathies et d’affinités naissantes. Tu es libre d'aimer. J'aime et je suis libre.
Ce soir, plus de pierres coupantes, plus de poison qui brûle, plus de réflexions acérées, plus d’humour blessant. Finies pour toi les volées de bois vert, ou la pression imposée. Pour moi, plus d’incertitudes, plus d’extrapolations. Tout est simple et clair.
S’embrasser ? Evidemment… C’est écrit partout qu’il faut le faire. Et il y a ces quelques secondes délicieusement éphémères ou je sens ta bouche sur ma peau, mes lèvres dans ton cou, ton nez qui frôle le mien, ma main dans tes cheveux, ton corps contre mon corps. Après tous ces jours, ces semaines, ces mois. Enfin... Enfin.... Comme c’est doux.... C’était. Déjà.
La page se tourne doucement, le livre se referme. Je n’aimais pas l’avant-dernier chapitre. Je suis content d’avoir forcé le destin à en écrire un ultime. Le caillou va devenir perle. Je suis serein.
Et après quelques vannes lancées dans la nuit sur les mérites comparés des seins des femmes et des pecs des hommes (avec découvertes tactiles à l’appui), je te laisse aller de ton côté, parlementer sur la notion de fidélité. Ce soir j’ai acquis quelques certitudes, qui me suffisent.
Cap sur l’océan.
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Fiso, Orpheus et Lancelot
Pour pouvoir rencontrer les uns et les autres, les blogueurs, les non-blogueurs, les hommes, les femmes, les pas vus depuis longtemps, les jamais vus, j’ai effectué, au cours de ces trois jours, un quadrillage de Paris dans tous les sens, qui m’a laissé un peu sur les rotules. La Quête du Graal de Lancelot, si vous préférez.
Au cours de ses errances multiples, le Chevalier du cycle arthurien a pénétré par hasard dans une autre espace-temps : la mythologie grecque. Orpheus ayant été empêché d’assister à la Table Ronde de Paris-Carnet, il m’avait fixé rendez vous le lendemain soir, sur les rivages du Styx, près de Pigalle. N’y voyez là aucun parallèle, juste un hasard.
J’y avais bien sûr entraîné Fiso, toujours ouverte à de nouvelles rencontres sympa-bloguis-tiques. Et c’est ainsi qu’au fond d’une salle à l’ambiance sud-américaine, j’ai eu enfin le plaisir de rencontrer le Blogueur à la Lyre, qui nous a fait un petit signe de la main quand il nous a vus hésiter à l’entrée.
Il était un peu triste, mon Orpheus, suite à une journée mouvementée au boulot avec une collègue à problèmes. Et lui, bien sûr, gentil comme il est, il se dévoue pour chercher des solutions, et il agit efficacement. Altruiste et constructif. Il a déjà très bien résumé tout cela ici. J’espère que grâce à son intervention, tout ira mieux à l’avenir pour L. Même si ce sera sûrement difficile.
Après trois cocktails servis par un garçon à la gouaille bon enfant qui nous appelait « les jeunes » « Mademoiselle » « Jeune Homme » (même si on était certainement tous les trois plus âgés que lui) on a enchaîné sur une conversation à bâtons rompus sur des sujets variés. Les rapports avec les collègues de boulot, les blogueurs fréquentables ou non selon leur degré de pédanterie, comment ne pas se laisser bouffer la vie par son blog, la fidélité à géométrie variable dans les couples pédés, comment faire une réservation à l’hôtel et décrocher une chambre pour deux avec un seul lit lorsqu’on est un couple de mecs, comment ne pas froisser sa famille par un juvénile coming-out trop agressif, de l’utilité ou non de se mettre sur liste rouge ou orange pour éviter le « spam téléphonique », le nombre en croissance alarmante des SDF dans Paris depuis deux ans, les ennuis, malheurs et contraintes liés à l’utilisation du Vélib ou du vélo dans la capitale, bref la vie quoi. La vie en mangeant. Serveur-Gouailleur était plus rapide et nous n’avons pas eu à attendre une heure et demie comme la veille dans le 11°.
Le courant est bien passé entre ma Petite Sœur et mon Barde. Je n’en doutais pas une seule seconde d’ailleurs. La complicité voletait joyeusement autour de la table, pour entrelacer les « paires ». Deux mecs homos. Deux Parisiens. Deux frère et sœur (même virtuels, peu importe). Au final, une soirée-trio très réussie, sans jamais ni silence ni ennui.
Deux ombres au tableau tout de même : tout d’abord il faisait trop frais, la température était retombée à 15° ce soir-là. On en est arrivés à apprécier l’étuve du métro sur le chemin du retour ! Et puis, Orpheus ne se laisse pas prendre en photo, sauf si c’est pour adopter de lascives postures sur sa lunette des WC ou sur son divan (voir son blog…..). Comme il n’y avait ni cuvette ni sofa à l’horizon, j’ai remballé mon appareil en grommelant et je me suis rassis sur ma frustration. Pas de « preuve » à rapporter à Panama. Tant pis pour moi. Faudra me croire sur parole quand je dis qu’Orpheus a des yeux de braise….
Encore une séparation à l’entrée du métro, encore des bisous, encore du bonheur et de la sympathie. Les gens supérieurs ne déçoivent jamais. J’aime ces instants réels arrachés à la virtualité quotidienne de notre toile constellée de blogs. Oui, la vraie vie se cache derrière tout cela, et c’est un plaisir intense de la débusquer par moments, pour se dire que dans ce monde qui paraît quelquefois si dur à supporter, il y a des inconnus qu’on peut aimer. De la gentillesse. De la compassion. De l’altruisme. De l’humour. Tout ce qui fait l’existence belle et bonne.
Orpheus et Fiso ont échangé leurs « flux SSR». Je suis vraiment content si j’ai pu contribuer à la naissance d’une nouvelle complicité dans le monde de la blogosphère.
Il y a des Graals partout. Il suffit de les faire naître.
01:00 Publié dans BlogPotes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blogpotes, paris
05.07.2008
Nuit d'ivresse
Une fille, deux garçons. Trois possibilités ? Deux lits.
Le premier soir, Fiso m’avait gentiment laissé sa chambre pour occuper le lit de son colocataire au salon. Nous ne nous connaissions pas encore assez bien, elle et moi, pour partager notre couche à deux. Il y aurait bien eu une autre alternative : que je lui rende sa chambre et que je dorme avec le colocataire. J’avais suggéré ça, en artiste, et vraiment pour rendre service, mettre tout le monde à l’aise, et parce que le coloc était sexy en diable. Mais ma suggestion ne fut pas retenue. Dommage….
Retournement de situation : déçue de cette première nuit où elle fut rouée de coups, Fiso, femme battue, décida de braver sa féminine timidité somme toute bien naturelle, pour me suggérer le lendemain soir, rose d’émotion : « Et si on passait la nuit ensemble… ? »
J’ai bien évidemment accepté sans hésiter. Nous sommes donc tombés elle et moi sur cette couche en bataille, pour commencer, dans un paroxysme de passion, par briser une latte. Nous avons désespérément essayé de ne pas trop faire de bruit, pour ne pas déranger le mignon coloc’, de l’autre côté de la cloison. Peine perdue. L’appartement retentissait de ronronnements de chattes satisfaites (vous savez, quand on les gratte sur le ventre et derrière l’oreille) et d’éclats de rire comblés. Le lendemain matin, je l’observais, au réveil. Boucles en bataille, peau de pêche, épaules rondes et bronzées… C’est vrai que c’est beau aussi, une femme… Elle s’étire voluptueusement, ouvre les yeux, me sourit : « J’ai passé une nuit formidable, tu sais… » Moi, moue un peu blasée, genre Humphrey Bogart qui allume une cigarette dans ‘Key Largo’ « Oui, c’était pas mal, et puis ton lit est confortable ». Elle, les yeux remplis d’étoiles : « C’est vrai que 20 cm en plus ça fait toute la différence… »
Et voilà comment, chers lecteurs, après avoir été ma première « femme MSN » Fiso me fit progresser un peu plus sur les sentiers de la perdition au creux de son nid parisien. Mais je ne regrette rien. Elle est trop adorable.
07:06 Publié dans BlogPotes, Vacances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Strangers in the Night
Il avait plu dans la journée, et sur le soir, miracle : la pluie avait cessé. Le temps était donc agréablement tempéré, ni trop chaud ni trop froid.
Quelle émotion de me pointer à Paris-Carnets pour la première fois, et de me dire que j’allais rencontrer Untel, voir Une Telle. Avec mon caractère idiot, moi les blogueurs, je les « mythifie » ; Et, ce soir-là, j’avais vraiment l’impression que j’allais serrer la pince à Emile Zola ou à Colette ! Sauf que ces derniers n’avaient jamais vécu de faits de société, pas à pas, en même temps que Lancelot. Les blogueurs auxquels je pensais, eux, avaient cette connivence-là en plus avec moi.
Alors si je ne compte pas ma Fiso, que j’avais rencontrée quelques heures auparavant, et qui m’introduisait dans ce « bouillon de blogure » (sans aucune connotation péjorative !), la première que j’ai vue, c’était Bougrenette, que j’ai reconnue tout de suite, avec son sourire plein de soleil. Et ensuite, on m’a présenté plein plein plein de monde, que je ne connaissais pas au préalable ; entre autres, Incompréhensions, et Fauvette, que j’ai trouvé très sympa. Et puis, il y a eu Chondre, à qui je n’osais pas aller serrer la main, mais c’est Fiso qui m’a poussé. Quelle émotion ! Je le regardais comme une starlette des années 60 devait dévisager Marilyn. Pour un peu, j’aurais sorti une réplique éculée « Euh… on a déjà dû vous le dire tellement de fois que ça doit être ennuyeux pour vous, mais j’aime beaucoup ce que vous faites… ». Enfin bon on a bien rigolé tout de même à l’occasion de l’évocation de certaines de ses notes qui m’avaient fait me bidonner, et c’était très bien ainsi.
Et puis j’ai fait la connaissance de Richard, qui venait là pour assurer la « photo »
Et aussi de Garfield, un autre « mythe » ! Je penchais la tête en avant « Où est-il où est-il ??? », pour un peu j’aurais sorti mon carnet d’autographes ! Non là j’exagère…
J’ai failli demander à Adrien, le gérant du restaurant, qui à un moment faisait lui aussi le pied de grue sur le trottoir, le nom de son espace et son pseudo de blogueur (je voyais bien un truc genre « Monsieur Badaboum ») mais heureusement, avant de gaffer et de me couvrir de ridicule j’ai été sauvé par l’arrivée de Oh !91 qui a failli ne pas me reconnaître, dis donc ! Me faire ça à MOI ! Ben oui, entre MSN et la réalité, il y a une différence de taille… les petites fenêtres deviennent de grandes portes….
On s’est installés à table où j’ai fait la connaissance du mignon Alex et de la grande Bénédicte. Ai-je eu une chance particulière ce soir-là ? Pardonnez le cliché, j’ai tout de suite eu l’impression de faire partie d’une famille qui a su me mettre à l’aise. J’ai donc appris que Bénédicte, comme moi, aimait les gros chiens et les bomecs, enfin peut être pas dans cet ordre… Que Bougrenette faisait un régime mais à mon avis elle n’en a pas besoin, et qu’Alex ne savait pas nager, mais qu’en tout cas il s’y connaissait pour mettre de l’ambiance ! J’étais assis en face d’Oh! et nous avons parlé profs fainéants, betteraves, supérieurs hiérarchiques harceleurs, Seiji musique et emploi, coups de fils pédalant dans la choucroute, Igor et ses dents de sagesse d’enfant pas sage, punching-balls, blogueurs et blogueuses, Sophie et ses infidélités qui n’en sont pas, enfin tout ça quoi. Il paraît qu’en arabe il se débrouille moins bien qu’il y a 15 ans, mais qu’il « a de beaux restes » (on demande à voir, parce que passé un certain âge, vous savez… j’en connais un rayon…) et puis avec Bénédicte la conversation a dévié sur le Coran, la psychologie de la jeune femme voilée qui ne subit pas mais réclamme son ‘voilage’, l’opportunité ou non de créer autre chose, et surtout un ailleurs, pour des réunions de blogueurs (à quand un « Montpellier Carnets » ??? j’en rêve… ! mais la plupart de mes meilleurs potes blogueurs vivent à Paris… Se déplaceraient-ils ?)
Ca circulait de table en table, et l’intérêt principal de la réunion, à mon avis, est que : si l’on peut enfin mettre un visage sur un blog, par la suite on a envie d’aller mettre des blogs sur des visages… (« Ah, comment écrit-il, celui là… ? Et celle-là, est-ce que son clavier est aussi joli que ses yeux… ? »)
Des accessoires magiques ont été distribués, des pactes d’amour scellés sous l’objectif vigilant de Bougrenette, qui a su immortaliser tout ça. Allez voir, elle en a fait de très jolis montages chez elle.
Tout le temps de mon séjour à Paris, j’ai conservé mon bracelet en plastique. Même si le lendemain, le « fluo » avait disparu et que les Princes Charmants étaient redevenus citrouilles. C’est un petit souvenir auquel je tiens.
Le seul point noir de la soirée a été la lenteur du service, ou plutôt l’oubli de NOTRE table à nous ! On a eu beau scander « Adrien, Adrien !!! » rien n’y a fait. Pour finir, notre repas nous a été amené une heure et demie après la commande, pour d’obscures raisons de bisbille en cuisine. Pour compenser, c’était très bon, et le plantureux Monsieur Badaboum a fait un charmant geste commercial en nous disant que pour se faire pardonner il nous invitait tous les six… On ne fait pas plus aimable… La pauvre Fiso a dû renoncer à son concert, et j’étais triste pour elle, mais content aussi de pouvoir la conserver égoïstement près de nous un peu plus longtemps….
C’est donc en ordre dispersé que nous nous sommes égayés dans la rue sur le coup des 23h…Je culpabilisais un peu d’être le seul à ne pas travailler le lendemain… Ah ces profs… Et, au clair de lune, la séparation a été, pour moi, paradoxalement, un des plus beaux moments de la soirée.
Mon tout premier Paris Carnets m’a fait un bien immense. Immense.
PS : J’ai eu la flemme de rechercher et de mettre des liens hypertextes… Si vous lisez cette note prochainement, ne vous en formalisez pas. J’essaierai de remédier à cela dès demain… Pour ce soir, Je vais me blottir auprès de mon Zomàmoi, pour oublier Paris-Carnets en un long TiNours-Câlins.
Bonne nuit…
PS2 : 2 jours après : liens rajoutés, mission accomplie. Bisous à tous.
01:00 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : paris carnets, blogpotes
04.07.2008
Lancelot, la SNCF et la RATP
Participer à un Paris-Carnet, ça se mérite au préalable, et ça se paie a posteriori !
Plein de joie anticipée à l’idée d'assister à cette célébrissime réunion de la Haute Culture parisienne, je m’étais pointé avec mon petit sac en ma petite gare de province (petit Montpellier, pour les non-initiés) à l’heure, mercredi matin, déposé bien gentiment par mon TiNours avant qu’il n’aille bosser.
Eh ben la gare, c’était le WY. Des produits chimiques potentiellement dangereux s’étaient répandus à Sète et tout le trafic avait été bloqué. Résultat des courses, Les trains ont redémarré à la queue leu leu et dans le bon ordre à partir de 10h, et mon TGV initialement prévu à 9h20 est parti avec deux heures de retard. Mi ré do, mi mi ré do.
Profitant d’un tarif spécial, je voyageais exceptionnellement en première. Exceptionnellement, j’avais sur moi un portable (prêté gracieusement par mon TiNours). Et, bien sûr, exceptionnellement, il a sonné et j’ai répondu. J’ai toujours eu une sainte horreur des gens qui racontent leur vie à tue-tête dans ces engins dans les transports en commun. Mais j’ai toujours fermé ma gueule et pris mon mal en patience. Tout ça pour me faire jeter mardi par un mec qui m’a dit « Vous ne pourriez pas aller téléphoner ailleurs ? » J’en suis resté comme deux ronds de flan dis donc ! Bon bien sûr j’étais dans mon tort, et bien sûr je me suis exécuté. Mais c’est bien la peine d’avoir SUBI pendant des années pour me faire moi-même reprendre à la première incartade… Faut croire que les plébéiennes oreilles des voyageurs de 1° classe sont moins endurcies que les crasseuses esgourdes des manants de seconde… Prends en de la graine, Lancelot…
J’ai été accueilli par une pluie battante en gare de Lyon mais, n’écoutant que mon optimisme et ma joie de vivre, j’ai enfourché mon métro et j’ai filé dans le 11°, chez Boquillonnette, qui m’attendait avec un café et des galettes pour me réconforter. Hélas la visite a dû se faire en mode éclair (une heure pour résumer deux ans depuis que nous ne nous étions pas vus ! dur !) avant que je ne fonce retrouver Fiso plus au Sud de Paris ! Bon, là, la pluie avait daigné se taire… Il n’empêche que suite à la boutade de Fiso au téléphone concernant mon désir d’emporter un Kway « C’est pas la Bretagne ici ! », je peux répondre que, ben, cet après midi là, ça y ressemblait beaucoup en tout cas !!! Avec la mer et les Bigoudènes en moins… !
Ce matin vendredi, je refais le chemin en sens inverse (oui oui, bien sûr,, il s’est passé des choses entretemps, mais ce sera le sujet de billets ultérieurs… patience patience).
Parti à 10h sous un beau soleil, tout guilleret, j’avais prévu mes changements de métro pour arriver en gare de Lyon sans encombre ni précipitation. Porte d’Orléans jusqu’à Denfer, prendre la ligne 6 direction Nation, changer à Bercy et prendre le Météor qui m’aurait déposé pile poil là où je voulais aller.
Pauvre de moi. Des stations étaient fermées sur la ligne 6. Et vas-y que je te débarque tout le monde Place d’Italie, et vas-y que je te renvoie direction Bastille, pour reprendre la ligne 1 dans l’autre sens ! C’était pas bien grave, sauf que je suis arrivé à la gare à 11h10 pour prendre mon TGV à 11h20, que bien sur il était garé A L EXTREME EXTREMITE de la gare, que j’étais dans la toute dernière voiture, et que, lorsque après avoir piqué un sprint, je suis arrivé 3 minutes avant la fermeture des portes, c’était pour découvrir que BIEN SUR la place qui m’était réservée était celle que j’abomine pardessus tout : le fameux « carré » où souvent se mettent des familles avec enfants. J’ai horreur de ça parce que j’ai d’immenses guibolles que je ne peux étaler sans écraser celles de mes voisins d’en face, et ça oblige à voyager dans des positions crispées TRES inconfortables.
Cette fois, j’étais en 2°, tout le monde téléphonait, personne ne se plaignait, et bien sûr mon portable n’a pas sonné pour que je puisse me venger sur les autres… LOL
En conclusion, il faut bien être conscient d’un phénomène de société : s’il faut savoir souffrir pour être beau, il faut aussi savoir souffrir pour aller à Paris Carnets. D'ailleurs les deux ne sont pas incompatibles... ! L'endroit était plein de blogosses... J’ai bravé vents et marées (la marée ce n’est pas vraiment une image, hein, Fiso !) pour être présent et je ne le regrette pas.
Plein de bonheur et de sympathie ce soir-là ! A suivre
20:23 Publié dans Blog, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sncf, ratp, paris carnets