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11/11/2007

"Autopsy" : autopsie

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Vu hier soir sur France 3. Le film avait été diffusé en avant-première en septembre au festival de la Rochelle, et est une des fiertés de la chaîne, d’après Têtu.

Apparemment FR3 veut ‘prendre des risques’, rompre un peu avec la fameuse tradition ‘Louis la Brocante’ du samedi soir, et donc diffuser un sujet traitant d’homosexualité en prime time, tout en prévenant soigneusement dès le début ‘attention certaines images peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes’. Le film est déconseillé aux moins de 10 ans.

06c266ea061da862ab8570faea049183.jpgLa vie d’Eric, commandant de police à la SRP de Lyon, (45 ans, marié, un fils) bascule le jour où lors d’une autopsie après un crime, il rencontre Emmanuel, le nouveau médecin légiste de la brigade. C’est le coup de foudre  (mutuel) et il va devoir faire face à ce nouveau paramètre dans sa vie, lui qui auparavant se croyait installé sur de tranquilles certitudes hétéros. S’ajoutent à cela l’incompréhension de ses proches (sa femme, son fils, sa coéquipière) et l’atmosphère globalement homophobe du SRP. Tout cela sur fond d’enquête sur un crime sanglant et sordide, dans le milieu homosexuel lyonnais

 

Les deux acteurs principaux (Stéphane Freiss et Thierry Neuvic) sont beaux, et ils jouent bien. C’est déjà ça. Heureusement. Parce que pour le reste…

 

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Le téléfilm souffre particulièrement du mélange entre l’histoire d’amour (et donc les problèmes qu’elle entraîne) et l’enquête policière. Il aurait fallu choisir. Bon, il est évident que le quotidien d’un commissaire de police, c’est aussi les enquêtes. Mais pourquoi justement, comme par hasard,  s’agit-il d’une enquête sur un meurtre particulièrement sordide, dans le milieu homosexuel ? De plus, vers la fin, on apprend que même Emmanuel était lié de façon indirecte au meurtre, ce qui donne une impression complètement artificielle de scénario dans lequel on a voulu tout faire entrer pêle-mêle à grands coups de pieds.

L'histoire est pleine de « fausses notes » de ce genre : un autre exemple en est la réaction de la femme d’Eric qui l’accuse immédiatement, sans passer par une légitime ‘phase de doute’ d’être tombé amoureux du médecin légiste alors que lui (surtout devant sa femme) n’avait jamais rien laissé filtrer. Après une rencontre (chaste, en plus!) en soirée avec Emmanuel, Eric arrive en retard chez lui, et après une engueulade avec son fils, c'est au tour de sa femme de lui sauter dessus toutes griffes dehors : « Quoi, tu es en train de tomber amoureux d’un mec ??? Dis-le, dis-le !!!! ». Ca sonne faux, mais faux… Jamais, jamais dans la vraie vie on ne tirerait des conclusions aussi hâtives sur un mec qui a toujours mené une petite vie d’hétéro bien pépère, comme c’est le cas pour Eric. Evidemment, sur une heure et demie de film, l'histoire doit aller vite, et ils n’ont pas le temps de jouer dans la nuance, mais la crédibilité de l’intrigue en pâtit terriblement.

Bon, à part ça, on enfile tous les clichés possibles et imaginables : fils ado coiffé en pétard, en permanence révolté et hargneux, épouse déboussolée et admirable de dignité sous ses larmes, coéquipière  belle métisse chébran qui n’a pas la langue dans sa poche et qui joue les super-copines, mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds parce qu’être une femme libérée, c’est pas si facile, ne la laisse pas tomber, etc etc…

Bien sûr les deux mecs ne peuvent pas se draguer normalement : il y a plein d’engueulades, de bagarres, de coups de poing au préalable. Bon, ça, admettons, puisque le héros n’assume pas son attirance au départ. Alors leur premier baiser est échangé à la hussarde, après une hargneuse empoignade qui fait qu'ils se sont agressivement roulés l’un sur l’autre (au bord de la route...!). On a déjà vu ça 200 fois. J’ai l’impression que les scénaristes se disent à chaque fois : « Bon, oui, OK, on met en scène des pédés, mais faut pas oublier que c'est des HOMMES tout de même, et pour que ça passe mieux et que ça fasse viril, ils doivent se castagner comme de vrais mecs AVANT ». Bof. L’agressivité et les coups qui se transforment brutalement en désir sexuel, je trouve ça très moyen… Ca peut arriver, bien sûr…  Mais si toutes les histoires homos devaient débuter sur un ring de boxe, ça se saurait… Enfin, si ça plaît à certains…

La fin est grandguignolesque : Eric rejoint Emmanuel qui avait été placé en garde à vue par rapport à l'enquête, ils s’étreignent dans la cellule, et –alors qu’apparemment tous les problèmes avaient été réglés car le vrai coupable du meurtre avait été démasqué- ils se suicident mutuellement. Mon expression est volontairement ambiguë d’ailleurs, parce qu’on ne comprend pas bien qui tue qui le premier, et qui se suicide ensuite. Ca tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe.

Enfin, j’ai un problème avec les téléfilms français, je trouve qu’ils ont TOUS le même défaut horripilant : la bande-son est chaque fois A CHIER. Quand les acteurs discutent entre eux, on rate un mot sur trois, parce qu’ils parlent trop vite, ou n’articulent pas assez, ou bien parce que la musique de fond braille à tout berzingue (ou les trois à la fois). Je me fais peut-être dur de la feuille en vieillissant, mais alors pourquoi est-ce que je n’ai jamais ce problème lorsqu’il s’agit d’un film (français ou autre) ou bien d'un téléfilm étranger ? Doit-on forcément en passer par un doublage pour pouvoir entendre des dialogues CLAIRS à la télé ? Ce problème est vraiment particulier aux téléfilms français, je trouve. Affreux.

En conclusion, c’est bien louable de la part de FR3 de vouloir être moins frileux et de diffuser des histoires sur des sujets "gênants" à une heure de grande écoute, mais j’ai quand même eu l’impression de voir "Louis la brocante chez les homos", ou "L'instit vire sa cuti", ou même  "Docteur Sylvestre visite le Marais" (le téléfim a d'ailleurs été réalisé par Jérôme Anger). Pourquoi est-ce qu’ils ne rajoutent jamais des touches d’humour, d’originalité … ? Pourquoi est-ce que les histoires de pédés doivent toujours comporter une bonne dose de violence, de hurlements, et finir très souvent de façon  tragique, avec des personnages malheureux ? Je ne suis pas fan de ‘happy end’ et de bluettes à l'eau de rose,  mais cette impression de malheur et de condamnation qui plane sans cesse sur tous ces scénarios où les pédés osent montrer le bout de leur oreille, c’est marre.

 

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08/11/2007

Un petit Tours, ça va, deux, bonjour les dégâts (diététiques).

Nous sommes rentrés avant-hier d’une escapade de 5 jours en Sologne, près de Tours.

Au programme, nombreuses sorties, et grosses bouffes. Aïe !

Mon Tours de taille n’y a pas résisté ! (bon, ça va, je rentre encore dans mes jeans tout de même… cessez de ricaner comme ça, bande de grognasses !) Quand je lis dans son blog que Tarvalanion, de retour de Franche-Comté, a réussi à limiter les dégâts dans une fourchette de 500g, j’admire ! En ce qui me concerne, je préfère ne pas consulter la balance avant deux semaines de retour à un régime de bons petits légumes…

Mais bon, nous étions chez Sylvia, qui cuisine divinement ; sa mère qui nous adore, a tenu à nous inviter aussi. « Allons, finissez moi ce morceau de faisan, je n’aime pas les restes » , « Il faut absolument que vous goûtiez ce Bourgueil, il est extraordinaire » « Pour dessert j’ai prévu des pommes poêlées au miel, Qu’en pensez-vous ? » Difficile de résister…

Après que nous sommes rentrés mardi soir j’ai fait ma « tournée des blogs » (comme on fait la « tournée des amis » c’est très sympa), et ce qui me fait sourire c’est qu’on en est tous là, nous les pédés, à bien admettre qu’on aime s’empiffrer mais après à s’affoler pour notre petite ligne (cf Anydris aussi !) . Bon, ça rassure !

Après les charmes de la campagne de l’Hérault on a donc pu profiter des belles couleurs de l’automne solognot. Voici deux  jolies cartes postales :

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On a aussi visité Angers, son château, sa cathédrale. Une ville majestueuse et pleine de charme, que je ne connaissais pas. Ca sent le fric, mais le fric sympa, pas le fric puant comme à Deauville par exemple. Et puis, la ville est remplie de beaux jeunes minous, hummm…

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Oui, ça c’est pas un beau jeune minou, c’est moi en contre-jour (beau matou bien installé sur Terre...) Ça fait plus romantique et mystérieux, et surtout le clair-obscur et mon blouson cachent les petits bourrelets qui poussent sournoisement… Interdiction de ricaner, bande de....

Comme on ne rate jamais une occasion de se cultiver (sauf que c’était un hasard total) c’est dans le jardin du château que j’ai appris l’origine éthymologique d’une institution dont je me fais chaque année le portier. Soyez honnêtes, vous le saviez, vous… ?

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A l’intérieur du château, exposition de tapisseries (dont une très célèbre série sur l’Apocalypse, celle-là je vous l’épargne). J’ai zoomé plus modestement sur deux  mignonnes bébêtes dans une composition moins dramatique. Le premier, c’est ce à quoi j’aurais ressemblé très vite si nous ne nous étions pas enfuis mardi de cette région redoutable d’un point de vue gastronomique. Le second, c’est ce que j’étais avant ces vacances, (et que je redeviendrai très certainement d’ici une semaine de jogging et de diète.... Si, si, si ! Z'allez voir ça...).

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