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26/04/2008

Présidents, Monarques, sex-appeal, etc....

Avant-hier soir en finissant notre souper, pour le programme de notre soirée télé, on avait un choix déchirant à faire entre :

 

ceci :

 

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et cela :

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On a carrément choisi la seconde option….

 

Enfin, on a quand même conservé l’option 1 pendant une quinzaine de minutes, en ‘musique de fond’, tout en débarrassant les plats sales et en jetant les débris de nourriture à la poubelle avant d’enfourner les assiettes grasses dans le lave-vaisselle. Ca se mariait très bien.

 

 

1678279600.jpgSur le fond, justement, rien de nouveau : on maintient les réformes engagées, sinon on court à la catastrophe. Les mécontents doivent comprendre que c’est ça ou rien, faut faire avec. « Je maintiens mon programme qui avait été validé par les Français au moment de mon élection. » Ca revient comme un leitmotiv, ce truc-là. A croire que les 47% qui n’ont pas voté pour lui, ils ne comptent plus.

Sur la question des sans-papiers qui travaillent déjà en France, il ne cessait de répéter que le fait de travailler ne donnait pas nécessairement accès à la nationalité française. Sauf qu’il fait un peu beaucoup dévier le débat en disant cela ! Une simple carte de séjour délivrée, serait, pour beaucoup d’entre eux, déjà un bien beau progrès face à leur précarité actuelle. Mais, n’oublions pas de jouer la carte démago pour les bons citoyens bien pensants assis dans leur salon : « Ah non c’est vrai, ce serait trop facile, il y a des lois, la nationalité se MERITE… »

 

 

Une phrase m’a également fait sursauter, à propos des manifestions lycéennes. Bien sûr, ces mouvements ne sont que le produit de délires irrationnels de la part de nos têtes blondes, qui réclament plus de postes de profs à tort : notre système d’enseignement est l’un des plus coûteux d’Europe et l’un des moins performants, et Nicolou veut remplacer la QUANTITE par la QUALITE. Donc le nombre de postes n’y changera rien, inutile de les augmenter. La « qualité » quand tu fais cours à 36 par classe, tu m’en reparleras… Mais bon… Alors la citation-choc : « C’est le propre de la jeunesse d’être inquiète, si l’on n’est pas inquiet on n’est pas jeune ». Non mais je rêve, moi là… Qu’est-ce que c’est que cette condescendance, ce mépris affiché ? Et le corollaire, c’est qu’être vieux implique la sérénité ? Si c’était aussi simple… Donc en gros les manifestations actuelles ne sont que le fruit d’une inquiétude de saison, irrationnelle et dénuée de tout fondement concret. Le résultat des hormones et de l’adrénaline en ébullition d’une poignée de jeunes évaporés. Ahurissant.

 

 

Sur la forme, je le supporte de moins en moins. Je vais être injuste et je le sais, parce que tout le monde a ses tics, physiques et verbaux1085399826.jpg. Mais, sur lui, cela dégage une impression de fausseté que je trouve insupportable. Ses mouvements d’épaules, ses postures avachies, et surtout son horripilant « Ah mais c’est tout de même extraordinaire, vous conviendrez avec moi que c’est quand même incroyable… » me donnent une folle envie d’envoyer des tomates sur l’écran. Il était hyper-mal dans ses pompes, ça se sentait. Au point de communiquer son malaise aux téléspectateurs. Zéro pointé sur le plan com.

 

 

Bon, sur ce on a zappé pour passer à un programme plus excitant : les Tudor, saison 1 épisode 1. Moteur.

1746693297.JPGLe Roi Henry VIII, célèbre inspirateur de Barbe-bleue, est connu pour avoir collectionné les épouses (et les maîtresses). Plus sérieusement (mais ce fait est aussi lié à son goût immodéré pour les femmes) il a été à l’origine, au XVI° siècle, en Angleterre, du schisme de l’Eglise Chrétienne, divisée entre Catholiques et Anglicans. Le Pape ayant refusé de « valider » religieusement le 2° divorce du Roi, ce dernier décida qu’il s’auto-proclamait chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre. Il fut donc excommunié, mais s’en foutit, et en profita par la suite pour s’approprier les biens de nombreux monastères catholiques anglais afin de renflouer ses propres caisses. Quitte à être mal vu par Rome, autant en profiter… Des persécutions et guerres incessantes s’ensuivirent, un temps stabilisées sous le règne de la fille d’Henry VIII, Elisabeth Ière, qui réussit à faire de l’anglicanisme le trait d’union entre le Catholicisme rattaché à Rome, et le Protestantisme inspiré des théories de Calvin et de Luther. Mais je dévie de mon sujet initial, le Roi.

 

 

Les portraits d’Henry VIII qui nous sont parvenus ont presque1717708327.gif tous été réalisés alors qu’il était déjà bien avancé en âge, et donc bien « décati » déjà. Sur la fin de sa vie il était devenu obèse, impotent, et devait se faire aider pour monter l’escalier. De plus en plus malade et tyrannique,  il avait pour principal loisir de couper les têtes de ses anciens proches et conseillers. Tous les cousins et petits cousins du roi montèrent sur l'échafaud les uns après les autres, tout comme l'ancien conseiller Thomas Cromwell. Son règne, commencé dans la joie, s’est terminé en 1547 dans la terreur.

Mais nous n’en sommes pas là. La série démarre lorsque le Monarque, en début de règne, est en pleine possession de ses moyens, intellectuels, physiques (c’était un 566940408.JPGgrand sportif…), et au sommet de  son sex-appeal. Héritier du trône d’Angleterre en 1502, il était effectivement un parti très convoité : grand, athlétique, il avait la réputation d’être « le plus beau prince d’Europe ». Et c’était un coureur, et même un trousseur de jupons invétéré. Une carte que les réalisateurs ont jouée à fond. Les scènes de bagarres dévêtues entre beaux mecs jaloux de leurs prérogatives (Henry VIII contre François Ier au Camp du Drap d’Or en 1520) alternent avec de multiples scènes de coucheries entre Nobles en rut (le Roi anglais en coq dans la basse-cour, bien sûr) et dames de compagnie consentantes et émoustillées.

 

Et nous évidemment, on marche. On court, même ! Alors que j’ai flashé dès la première image sur Jonathan Rhys-Meyers qui joue le rôle du Roi, TiNours 1542590901.jpga un faible pour Henry Cavill, l’acteur qui incarne Charles Brandon, un des intimes d’Henry VIII. Enfin, ‘intimes’… pas assez à notre goût, bien évidemment… Ils passent tous deux leur temps à la Chasse au Vagin alors que ce pourrait être si pur, noble et beau entre eux deux… passons… Malgré quelques accrocs à l’histoire, (par exemple la sœur du Roi a été mariée en premières noces au Roi français Louis XII, et non au Roi du Portugal), la série demeure passionnante et d’un intérêt soutenu. (Mais, quitte à modifier la réalité, pourquoi ne pas avoir imaginé quelques étreintes brûlantes et secrètes entre Henry et Charles, volées au détour de quelques tournois...? BREF! )

Sam Neil est excellent en contre-emploi en Cardinal Wolsey, pacificateur à la fois cynique et arriviste.Dans les  rôles féminins, mention spéciale à Maria Doyle Kennedy qui incarne la première épouse bafouée, mais digne, qui cherche réconfort dans la religion  (à noter, sa ressemblance frappante avec le portrait de la vraie Katherine d’Aragon) et aussi à Nathalie Dormer, qui joue une Anne Boleyn calculatrice, à la limite de la perversité.

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Vous rappelle-t-elle quelqu’un dans l’actu people ? C’est TiNours qui m’a fait remarquer la ressemblance, ce qui m’a occasionné un beau fou-rire. En tout cas, aucune, mais alors aucune ressemblance physique entre leurs maris respectifs : cf le début de ma note, la boucle est bouclée. Et nous bien accros pour nous taper toute la suite de la série. Le tournage de la saison 3 vient de se décider. Chouette. Je suis curieux de voir à quoi ressemblera le beau Jonathan Rhys-Meyer lorsqu’il devra incarner un roi sénile et ventripotent : ils vont devoir le grimer, l’abîmer, quel dommage… espérons qu’ils nous auront déniché plein d’autres choupinous pour alimenter notre libido dans les épisodes suivants, sous le règne de sa fille Elisabeth Ière, qui, bien que surnommée « the Virgin » était elle aussi amatrice de sexe, et grande consommatrice d’hommes, cette cochonne…

 

24/04/2008

Dragons et Bourgeons

Après quelques semaines de temps dégueulasse, il semble que la météo a intégré le paramètre « printemps », pourtant affiché au tableau depuis plus d’un mois… Hier TiNours et moi en avons profité pour emmener Marie, notre invitée parisienne, le long de notre promenade préférée, celle de l’aqueduc de Castries. Il est long de plus de 8 km, et nous n’en sommes jamais venus à bout en une seule fois, mais patience, patience….

 

 

Pour en revenir à la ronde des saisons, ce matin en revenant de déposer TiNours à la gare, j’ai vu que notre voisine sortait de chez elle pour m’aborder, visiblement. Je l’ai surnommée « Le  Vieux Dragon ». C’est une dame de 70 ans environ, qui est veuve et qui vit seule avec son chien, un petit caniche abricot (‘Noisette’, lol). Nos voisins les plus immédiats nous avaient dit qu’elle pouvait être redoutable, et en effet, alors qu’un jour en été on donnait une super-fiesta, elle avait eu ‘des mots’ avec une copine à nous, qui, arrivée en milieu de soirée, voulait se garer devant SON mur, ce à quoi elle s’opposait.. J’étais vite intervenu avant que ça ne se termine en bagarre dans la boue…. Des fois qu’un geste en entraîne un autre… Les Dragons, c’est jaloux de leur territoire…

 

 

Mais ! Je l’ai remarqué, et TiNours me l’a confirmé : apparemment, MOI, elle m’a « à la bonne » comme on dit. Est-ce dû à mon sex-appeal ravageur auprès des vieilles dames ? Ou bien peut-être que je lui rappelle son Victor tombé dans les tranchées de Verdun pour la patrie ? A savoir va savoir… Depuis que nous avons emménagé, je lui ai toujours aimablement dit bonjour, avec quelques mots gentils. Et elle, quelquefois, en me voyant partir en vélo ou aller courir, s’est même fendue de quelques conseils maternels : « Couvrez-vous la tête, le soleil tape fort »… « Attention aux voitures, hein ? » Peut-être que je lui rappelle ce petit-fils ou ce gendre idéal qu’elle n’a jamais connu… ?  A savoir va savoir…

 

 

Mais ce matin en la voyant se diriger vers moi telle le général Patton prêt à haranguer ses troupes, je me faisais tout petit devant mon portail : "Aïe ! Qu'est-ce qu'on a bien pu faire pour la courroucer...? Traumatisé Noisette en lui donnant le mauvais exemple d'une vie sexuelle hors norms ? Enfumé son jardin quand avant-hier j'ai brûlé toute ma collection de Honcho et de All Man ? A savoir va savoir ???" Eh ben non pas du tout. C'était pour nous offrir quelques jolis brins de muguet de son jardin. Elle s'est même excusée de nous le donner en avance, avant le 1er mai ! On ne fait pas plus aimable...

Je lui ai fait un grand sourire et de grosses bises. Je dois reconnaître que ce style de gentillesse, venant de personnes que l'on connaît peu, ça met de bonne humeur pour la journée... A quoi tient le bonheur...

 

 

 

A savoir va savoir…

 

 

 

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10:34 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : voisins, muguet

21/04/2008

Sunday, blogging Sunday

Profitant d’un après-midi de mauvais temps avant d’aller au cinoche hier avec mon TiNours, je me suis payé hier une « tournée des blogs » chez mes meilleurs copains.. J’aime faire ça quand je reviens de vacances. Un peu comme la "tournée des amis" avec alcool à la clé en vigueur dans certaines campagnes le dimanche, sauf que sur blog le taux d’alcoolémie ne risque pas grand-chose, et le danger de rencontrer un cerbère en képi est peu élevé… Je monte dans mon blogoscaphe dernier cri, avec souris automatique, j'enclenche une musique ad hoc sur le tuner chronostatique, j'attache ma ceinture anti-spam (il y a tant d'accidents sur les autoroutes du web, les internautes sont inconscients) et c'est parti...

 


 

 

 

 

 

D’abord j’arrive chez Anydris, mais je le dérange en pleine préparation de ses valises et de ses sacs, parce que le lendemain il emmène une fournée de petits monstres en car à Toulouse, oh Toulouse, oh mon payyys. J’essaie bien de m’incruster, mais visiblement je le dérange dans son stress pré-rentrée… « Est-ce qu’ils auront leurs cartes d’identité ? », « Est-ce qu’ils se tiendront bien ? » « Est-ce qu’ils ne cracheront pas sur les passants ? » « Est-ce qu’ils penseront à mettre leurs capotes.. ? » etc etc… Je me retire sur la pointe des pieds, t’en fais pas, je connais le chemin… Bon voyage mon Any, reviens-nous en forme, n'en étrangle aucun… Et rapporte-nous des souvenirs !

 

 

Deux rues plus loin à gauche, je passe chez Andesmas, qui a le dos plein de cicatrices… Diantre ! Lui et Joss auraient-ils décidé de virer sado-maso… ? Mais il m’assure que ce n’est qu’un nouveau traitement de beauté pour la peau, que je n’ai pas besoin d’appeler Police-Secours,  et qu’il me retrouvera bien, comme prévu,  ce soir au clair de lune, sous notre arbre préféré, pour déclamer du Shakespeare ou du Tennessee Williams en duo en écoutant le chant du rossignol… bon, bon…

 

 

Un nouveau clic et j’arrive dans la savane, où mon Eléphant me barrit sa recherche de sens … Sensé ou  pas sensé, là est la question… Euh, non, Shakespeare c’était plus approprié à l’adresse précédente, chez Andesmas, le spécialiste ès théâtre.. Ici c’est plutôt un endroit où l’on aime la magie, la fantasmagorie façon Seigneur des Anneaux… Frodon est assis sur un strapotin dans le métro. Il admire les jolies dames. Enfin, pas toutes. Il préfère qu’elles ne soient pas folles, vous savez. Je lui glisse au creux de l’oreille que j’aimerais bien savoir si l’Elfe finira par dénicher son Elyphore dans la forêt enchantée, malgré tous les démons de l’Idrium lancés à ses trousses… Pas de réponse. Pour l’instant l’Elephant a bien d’autres sens à fouetter. Ce début de conte, ce n’était qu’un essai pour nous amuser, alors ? Moi je reste sur ma faim, zut. Ca n’a AUCUN SENS, ça justement. Tant pis. Je reviendrai plus tard.

 

 

Le suivant dans ma liste d’amis très chers, c’est… une suivante ! Une dame ! Ben oui, même si... même si quoi hein ??? quoi QUOI ???  Je les aime beaucoup aussi, les dames, surtout quand elles sont aussi mignonnes que celle-ci. Valérie, elle fait sa lessive. Ca sent bon de partout. Et le naturel et le bio en plus ! Je l’aide à étendre deux ou trois draps, je prends les références et le prix de ses produits miracles, (on aime bien jouer les fées du logis chez TiNours et Lancelot aussi…) et puis je m’éclipse… Et s’il lui prenait l’envie de m’embaucher pour faire son repassage… ? Aïe ! je file, prudemment, non sans penser à lui faire un bisou affectueux.

 

 

Super, ces nouveaux moyens de navigation… en un clic je me transporte depuis la Haute-Savoie à l’autre extrémité de la France, dans la mystérieuse ville de mon petit Joss… Ca commence un peu à devenir connu, ce secret-là… « Alors, TiTom, tu me jures que ce n’est pas toi qui as fouetté Andesmas ??? » « Mais non, il adore s’en inventer, des séances d’auto-flagellation… Viens plutôt avec moi, je vais rendre visite à une vieille amie… » « Hein ? on va où… ? »

Mal m’en a pris de lui avoir fait confiance et de le suivre, il m'emmène à l’hospice… Et c’est parti pour une heure de discussion gâtifiante avec une vieille dame qui a perdu la tête et qui tient absolument à nous raconter ses souvenirs de Prima Donna au bolchoï avant la première guerre mondiale… Elle nous prend pour ses petits-fils et, en grande spécialiste, nous abreuve de  conseils pour notre santé, même si on se porte très bien... J’ai un petit bourrelet au ventre, c’est de l’aérophagie,  Joss a le ventre plat, c’est le ver solitaire. J’ai les yeux cernés, c’est pas étonnant, j’ai tendance à me coucher trop tard. Quant à Joss, il se tient mal,  il devrait faire de la gymnastique, d’ailleurs la gymnastique agit aussi sur la constipation…

OUFF ! Je peux plus, je peux plus… J’abandonne  lâchement Joss à son sort, (dans deux minutes elle lui parlera de ses diarrhées à elle, au secours…), où est la sortie ? vite ! CLIC !

 

 

Ah, tiens, me voici au bord de la Méditerranée, chez mon super-pote Panama. Enfin, « chez ». Je suis devant chez lui, j’appuie sur l’interphone, rien ne répond. Pas étonnant, il est parti crapahuter comme d’habitude. Après ça il rentrera tout crotté komdab en me disant que la spéléo c’est génial, qu’il s’est éclaté, que c’est là qu’est sa vie, et que je devrais absolument aller avec lui la prochaine fois, que le guide est très sexy, etc etc… Panama, je l’adore, mais quand je vais chez lui maintenant, j’ai un gros problème technique : je peux entendre tout ce qu’il me dit, mais je ne peux pas lui répondre : il a fait poser un nouveau système de sécurité à son blog. Des vitres anti-balles, qui nécessitent un code spécial pour passer à l’intérieur. Et mon code, je l’ai perdu…  Alors je suis condamné à articuler mes réponses en hurlant à travers la glace, mais il ne m’entend pas. Niet. Nada. Nothing. C’est hyper-frustrant. On ne peut plus avoir une conversation bien au chaud blottis lui et moi dans son blog, comme au beau temps de notre folle jeunesse… il le dit lui-même, façon Aznavour « Hier encore j’avais 20 ans… ». Eh oui mon grand, mais aujourd’hui t’as encore de beaux restes, t’en fais pas. T’en es pas encore à chanter que tu habites seul avec Maman dans un très vieil appartement… De quoi tu te plains ? Oui, je sais… Je sais. Et toi, tu sais que je sais. Je t’aime fort. Tu me manques,  par rapport à « avant ». Mais bon. Tu es encore là, et moi aussi, je suis là. Bisou, va prendre ta douche. Tu embrasseras TonMinou quand il rentrera de sa scéance à lui de tennis, ou de Mac… Je ne sais pas trop… à bientôt hein. Donne moi des nouvelles.

Clic

 

 

Ah, encore une dame. Chuis chez ma Fiso ! Ma nana MSN à moi ! La dernière fois que je l’ai vue, que je l’aie lue, elle aussi, elle préparait ses vacances. En Crète, en plus. Elle ne se refuse rien. La Crète, à égalité avec l’Irlande, ça avait été un de nos meilleurs souvenirs avec TiNours. Mais Fiso, elle connaît l’Irlande aussi. Elle est allée partout. De l’escalade en Amérique du Sud. Des traîneaux à chiens en Alaska. De ski nautique dans la baie de Sydney. Côté vacances sportives, elle s’entendrait bien avec Panama, justement… Sexuellement, euh, là je sais pas trop. Mais j’ai pas la vocation à jouer Hello Dolly. Je suis pas venu pour jouer les marieuses. Toc-toc, t’es là Fiso ? J’insiste, enfin où elle est, c’est incroyable… ? Sa voiture est pourtant garée là, « Mais enfin Fiso ouvre-m…. »

Ohlà. Elle ouvre. Je comprends tout en une demi-seconde. Je dérange. Ses cheveux sont ébouriffés, ses lèvres gonflées, elle est entortillée dans un drap visiblement arraché à la hâte d’une literie qui a subi récemment les derniers outrages… Elle cligne des yeux « Il fait jour… ? » Elle me regarde, essaie de sourire : « Tiens c’est toi… ? Qu’est-ce que tu fais ici… ? » L’atmosphère est lourde d’ébats moites… Fiso passe sa langue sur ses lèvres d’un air plaintif… Elle essaie d’être gentille, et aimable, sur le seuil de sa porte, en tenue de Bacchante, mais pas la peine de sortir de Polytechnique pour comprendre que je tombe au mauvais moment… En ce moment elle a d’autres fesses d’homme à fouetter que les miennes… Mignonne comme tout, qu’elle est, négligée comme ça… Allez gros bisou ma Fiso… Va vite LE rejoindre, tu me raconteras une autre fois… la prochaine fois je préviendrai quand je débarque… ! Promis !

Clic

 

 

Sous les fenêtres d’ Oh !91, je m’immobilise, le doigt suspendu en l’air avant de sonner. Aïe ! Ca crie, ça se dispute. Oh ! avait invité Zarxas. Grande discussion. Ca tourne au pugilat. « Mais puisque je te dis que tu n’es qu’un mec qui se cherche des poux là où il n’y en a pas !!! » « Non, tu te trompes, j’ai TOUT usurpé » « Usurpé quoi ? Ton boulot, tes amis, ta situation, ta culture ? Enfin, fais pas chier, tu l’as bien mérité ce que tu as là, non ? » « Non, j’aurais pu faire mieux, être mieux. Pendant ma maîtrise d’Arabe, je n’étais pas à ma place » « Mais si enfin, tu n’as pas fini de te prendre la tête ? »

Qu’est-ce que je dois faire ? Je n’aime pas que mes amis se disputent. Mais je n’aime pas intervenir non plus là où ça ne me regarde pas. J’ai eu tant de mauvaises expériences par rapport à ça. Je m’assois sur le perron. Je regarde le paysage, cette rue que je ne connais pas. Il fait froid, c’est pas grave. Une fois n’est pas coutume, tiens, j’ai envie de fumer une cigarette, moi qui n’ai jamais fumé de ma vie. Dans le monde du virtuel, on n’attrape pas le cancer. Je l’allume, je tousse. Ca passe…. Je regarde la fumée. J’écoute les voix qui continuent à me parvenir. Ces voix. Sa voix. Il fait froid. Va falloir repartir. Je n’aurai pu dire ni bonjour, ni au revoir. Petit sourire. Je fredonne la chanson de Phil Collins « You’ll never know, no you’ll never know, just how close we were ». Je pose ma main sur la porte, une dernière fois, je Souris. Clic.

 

 

Je finis ma tournée chez  Orpheus. Avec les cerfs, les lapins et les renards en ombres chinoises. La forêt sombre et bien fraîche. Qu’est-ce qu’il me raconte, Orpheus ? Fais-moi rire, comme tu sais si bien faire d’habitude. Raconte-moi tes démêlés avec SFR. Ou avec les démarcheurs téléphoniques pour des poses de fenêtres. Ou avec Roxanne Decorte, la cruche spameuse !

Quoi qu’il a mon Orpheus ? Ohlàlà… pas en forme cet aprem… plein de chagrin… loin de son Jiem, loin des vacances. T’en fais pas mon grand… Assieds toi… C’est le Bozo-Show pour toi tout seul ! Je m’habille, le bonnet avec les grelots, les grosses chaussures. Je danse, je fais des cabrioles, je braille des chansons, je dis des bêtises, je fais le pitre. Même pas que je lui arrache un sourire… Et puis et puis, en farfouillant chez lui, je trouve dans son tiroir secret une petite fiche sur un film pas vu par TiNours et moi « Be Kind, Rewind » ; Super, ça, on voulait aller au cinoche avec TiNours !! « Tu viens avec nous ? » Ben non, couillon que je suis, pour quoi faire ? Il l’a déjà vu, lui, le film… il préfère rester là où il est. Il me fait un gentil sourire, je le serre fort dans mes bras. A bientôt hein ? Et tu sais que.. si tu veux venir nous voir avec Jièm, en vrai, hors blog, c’est quand vous voulez, hein…. Ce ne sont pas des paroles en l’air… Bisous mon Orpheus… Si tu veux bien.

 

 

Clic, je ressors, il est temps d’aller finir notre après-midi au cinéma.

 

 

Je vous aime, tous. Vraiment. Il n’y en a que deux que j’ai vraiment rencontrés ‘en vrai’. Il n’y en a que quatre avec qui j’ai parlé au téléphone. Pour tous les autres, il n’y a eu ‘que’ des dialogues MSN, ou des mails, ou des  échanges interblogs. Mais il n’empêche. Je suis heureux de vous connaître. Ma vie est colorée différemment depuis que vous y êtes. Et, même si je me répète, merci à vous tous pour cela. Merci

 

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17:30 Publié dans BlogPotes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : bloggueurs, amis