Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/04/2008

Décrypté !

1771581140.JPGAvant-hier s’est éteint, à 84 ans, un des derniers dinosaures d’Hollywood, Charlton Heston. Moïse bien mec à la machoire carrée, Ben Hur dirigeant son char d’une poigne virile, voyageur perdu promenant sa musculature athlétique sur la Planète des Singes, flic au regard bleu acier dans le monde futuriste de Soleil Vert, il a terminé son parcours  à travers l’espace et le temps dans sa retraite de Beverly Hills.

 

Bon, il faut bien reconnaître qu’il avait perdu de son éclat et de sa mâle assurance sur la fin. Mes émois érotiques de gamin n’ont guère trouvé matière à se raviver en regardant ce papy trottinant qui fuyait devant les questions dérangeantes de Michael Moore dans ‘Bowling for Columbine’.

 

Et puis, évidemment, tout l’attrait sexuel du personnage fondait comme neige au soleil dès lors que l’on grattait un peu. Il avait bien commencé, pourtant, en militant pour les droits civiques de Noirs au début des années 60. 1224785999.2.jpgHélas, il a viré conservateur par la suite. Républicain confirmé (c’est son droit…), anti-avortement (ça le fait moins…), homophobe (ça passe encore plus mal, même avec du lubrifiant…), et, touche (tache ?) finale irrémédiablement glaçante : militant du lobby en faveur du port d’armes et président de la National Rifle Association de 1998 à 2003. Il avait démissionné alors qu’il commençait à ressentir les premières atteintes d’Alzheimer : pertes de mémoire, oubli des repères, cela aurait en effet pu être gênant sur un champ de tir.

 

Avant-hier dans l’émission radio de Rukier, ils ont résumé son parcours en ajoutant que son rôle crypto-gay dans Ben Hur, d’une part, et ses prises de position anti-homo d’autre part, étaient contradictoires. Bien, sûr, la question a été lâchée par un des chroniqueurs « C’est, quoi ‘crypto-gay’ ? ». Je crois même que c’était Rukier lui-même qui l’a posée. Il adore jouer les « homos pas branchés ». Alors, le spécialiste de service, j’ai nommé Stivy, se dévoue et étale sa culture pédée : « Ben ça veut dire qu’il y a des allusions voilées, à peine indirectes, à l’homosexualité ». Ebahissement général de l’assistance « Aaaah bon ??? Dans 'Ben Hur' ????»

 

Ben oui, il y a. C’est vrai que ce n’est pas évident au premier coup d’œil, mais après que j'aie visionné The Celluloid Closet, un excellent documentaire réalisé par Robert Epstein et Jeffrey Freidman en 1995, d'après un livre qu'avait publié Vito Russo en 1981, ça m'a crevé les yeux. Les créateurs américains devaient en effet à l’époque se soumettre aux règles très strictes du Code Hayes, un code de moralité cinématographique dont le but avoué était d'expurger le cinéma de tout élément incompatible avec la "bonne" morale. Les "perversions sexuelles", dont l'homosexualité faisait bien entendu partie, figurant en haut de la liste, les cinéastes et scénaristes devaient faire des prouesses pour tenter de contourner le règlement. Et offrir l'occasion aux spectateurs plus avisés de lire entre les lignes. Ou, plutôt, de voir entre les images. Gore Vidal, par exemple, qui a participé à l'écriture du scénario de Ben-Hur , raconte avec délectation la façon dont on avait élaboré une véritable scène de séduction entre Ben-Hur et Messala en cachant tout de cette intention à Charlton Heston, mais pas à Stephen Boyd. Les regards incendiaires que lance l'interprète de Messala au futur président de la NRA n'ont vraiment rien d'équivoque. Et valent aujourd'hui leur pesant d'or. Les plus rusés pouvaient ainsi s'amuser un peu, mais, de façon générale, les allusions à l'homosexualité de certains personnages étaient carrément supprimées.

719879612.jpg

Bon, tout ça pour dire, qu’entendre Charlton DECRYPTE par Stivy, ça fait un effet curieux. Ca me défrise, même.

Alors son parcours à lui, on en a plus vite fait le tour : ex lofteur, il a animé une émission sur Fun TV jusqu’à ce que Rukier le prenne dans la « bande » en 2002. Et puis il a joué au théâtre, dans une comédie écrite… par Rukier. Certaines mauvaises langues affirment qu’il a couché pour en arriver là.  Je me refuse à le croire. Pour moi, coucher avec Stivy, ça relève de la perversion sexuelle.

Et bien sûr, comme Charlton avec la NRA, Stivy a lui aussi une cerise sur le gâteau de sa brillante carrière : soutien actif à Nicolou pendant la campagne présidentielle. 

Reconnaissons-lui tout de même une certaine honnêteté : après avoir longtemps démenti toute rumeur sur son homosexualité, il a fini par faire son coming out lors de la parution du Manifeste pour l’Homoparentalité. Avant-hier les autres chroniqueurs le charriaient voluptueusement sur le fait qu’au cinéma on ne lui proposait que des rôles de gay, ce qui l’agace. « Mais enfin Stivy, il faut bien reconnaître que... » (sous-entendu, "qu’on ne t'engagerait pas pour le rôle de Ben Hur, -même et SURTOUT cryptogay !!- dans un remake !!!") et lui protesttait : « Ben quoi, ben quoi, chuis normal !! »

Non, mon grand, tu ne l’es pas. Pas quand on laisse derrière soi des citations du genre « Si je devais choisir entre la CGT et patron, je choisirais patron »

417684962.jpg

Cryptocon ?

05/04/2008

Les hommes préfèrent les longues

Voilà un titre racoleur, et peu en phase avec ce qui va suivre.

1514612942.jpg

 

 

Quand j’écris, je ne sais pas faire court.

C’est un véritable handicap.

 

 

Au lycée, en première, pour préparer le bac de français, je fuyais toujours comme la peste l’exercice de résumé, j’y arrivais pas.

Pour mon mémoire de maîtrise, les profs de mon jury m’avaient dit « vous avez d’incroyables capacités d’analyse très fine, mais pour ce qui est de synthétiser, il y a encore beaucoup de progrès à faire ! »

Maintenant que je suis prof et qu’en BTS je dois enseigner la technique du résumé (dans les deux langues), à chaque fois, je m’entraîne longuement à préparer le texte avant de le soumettre aux élèves. Ca me fait transpirer des litres !

Quand je corrige des copies et que je mets des appréciations, je perds un temps fou parce qu’il faut toujours que j’en mette une tartine.

Sur les bulletins, j’ai jamais assez de place dans la case qui m’est assignée.

En vacances je déteste écrire des cartes postales parce que je « déborde » toujours, ou bien alors, si je me force à gribouiller seulement « Grosses bises de… » à chaque fois je balance après, d’un air dégoûté, le paquet de cartes 'bâclées' dans la boîte aux lettres en me disant que, quitte à écrire des conneries pareilles, j’aurais pu économiser le prix des timbres…

Lorsque je raconte une histoire (cf ma note précédente sur ‘The Kite Runner’) j’aime entrer dans les détails parce qu’à mes yeux TOUT est important pour que ceux qui lisent ou écoutent comprennent bien les tenants et les aboutissants…

 

Il paraît que c’est une déformation professionnelle ! TiNours m’a plusieurs fois dit en rigolant que je cherchais trop à EXPLIQUER les choses en détail (« Mais oui, ‘Clint’ tu sais bien, comme ‘Clint Eastwood’ »… ne cherchez pas, lui seul peut comprendre, ici, c’est une de nos plaisanteries familiales) ce qui laisse à l’interlocuteur l’impression désagréable que je le prends pour un attardé mental…

 

Alors pourquoi est-ce que je ne sais pas limiter, résumer, synthétiser ? Pourquoi est-ce que je ressens le besoin de décortiquer, expliciter, détailler ?

Peut-être parce que, de l’autre côté du banc, je n’aime pas les non-dits. Je déteste les sous-entendus.  J’ai la haine des devinettes.  J’ai une sainte horreur des explications confuses et embrouillées.

Donc, pour me rassurer, je parle, je parle. J’écris, j’écris.

Longueur n’est pas synonyme de clarté, me direz-vous.

Pour moi, si. Enfin c’est l’impression que j’éprouve devant mon clavier, ou en tenant mon stylo..

 

Bilan des courses, certains lecteurs potentiels de mon blog sont peut-être rebutés par la longueur des notes.

Mais je ne suis pas le seul blogueur qui ait ce « défaut » ! Chondre, par exemple, il fait toujours des notes très longues, et moi je les trouve passionnantes ! Et beaucoup de gens sont du même avis que moi, visiblement, vu son audimat.

 

Alors, je suis désolé pour ceux qui préfèrent les courtes.

Je peux quand même pas me brimer moi-même.

Surtout sur mon propre blog.

Ca restera long

Yep ...

20:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : ecrire, blog

02/04/2008

The Kite Runner

 

620307890.jpg

Afghanistan, 1973. Amir a 11 ans, il est le fils unique d’un riche négociant de Kabul. Sa mère est morte en lui donnant naissance, et il entretient avec son père des rapports conflictuels, oscillant sans cesse entre d’une part l’adoration pour ce « Baba » fort, respecté de tous, droit, autoritaire, et d’autre part une forme de tension sourde entre eux, car Amir, sensible, rêveur,  aimant se réfugier dans les livres, amateur de lettres, est à l’opposé du fils sûr de lui, charismatique, bagarreur et sportif que son père aurait aimé avoir.

 

Hassan est le fils d’Ali, serviteur dans la maison de Baba et Amir. Lui aussi est orphelin de mère, mais parce que la sienne s’est enfuie 1447285902.jpgjuste après sa naissance. A quelques mois près, lui et Amir ont le même âge. Ils sont amis, partagent une passion commune pour les histoires, écrites ou racontées, les secrets d’enfants, les farces de gamins, et, surtout, pour les compétitions de cerfs-volants. Chaque hiver, les enfants de la ville envoient ces jouets dans le ciel et, au terme d’une bataille acharnée où les vaincus s’abattent les uns après les autres, le vainqueur, possesseur de l’unique cerf-volant qui aura pu se maintenir en l’air, est couronné. La récupération des ‘trophées’ tombés ici et là dans le labyrinthe des ruelles de Kaboul est aussi source de luttes âpres.

 

879992966.jpgAmir et Hassan sont complices, amis, unis, et pourtant tout les sépare. Amir est le fils du maître, Hassan celui du serviteur. Amir sait lire et va à l’école, Hassan doit aider son père aux tâches ménagères et, illettré, il doit se contenter d’écouter les histoires que veut bien lui lire son ami. Amir est quelquefois malmené par d’autres gamins, et Hassan n’hésite jamais à le protéger, le défendre. Mais surtout, dans un pays où le sentiment tribal est exacerbé, Amir est Pashtun et Hassan Hazara, une ethnie minoritaire méprisée par les Pashtuns, qui ont peur de voir polluer la pureté de leur sang par des mélanges avec des "castes" inférieures.

Les relations entre les deux garçons sont fortes et pures, et pourtant ambiguës. Amir, tout en considérant Hassan comme son meilleur ami, n'admet jamais ouvertement cette amitié devant les autres enfants Pashtuns. Lorsqu’il joue avec lui, c’est toujours seul à seul. Les tabous imposés par les distances inter-ethniques sont les plus forts. Tout en prenant plaisir à lui lire des histoires, il aime ce sentiment de puissance que lui confère l’illettrisme d’Hassan et il en joue même parfois, avec un sadisme enfantin. Mais il le console aussi, lorsque les autres se moquent de sa mère à la réputation sulfureuse, qu’il n’a jamais connue puisqu’elle s’est enfuie peu après lui avoir donné la vie. Hassan, lui, est le compagnon loyal, dévoué à jamais, qui traverserait le feu pour son maître, pour son ami. Lorsqu’ils se font attaquer par des garçons plus âgés du voisinage, il les met en fuite avec sa fronde et son courage. Il ne cesse de louer Amir pour ses talents de conteur, puis d’écrivain, car Amir découvre très tôt qu’il a un don pour créer, inventer et écrire des histoires. Un don que son père méprise.

 

Lors d’un tournoi de cerfs-volants, au terme d’une bataille qui dure toute une journée, Amir remporte la victoire finale avec l’aide de son1708572681.jpg ami. Hassan lui conseille d’aller rejoindre,  remercier la foule qui l’acclame, ainsi que Baba qui pour une fois éprouve de la fierté envers son fils, vainqueur de la compétition. Pendant ce temps, Hassan se chargera d’aller récupérer leur trophée, le dernier cerf-volant qu’ils ont réussi à abattre. Mais, étreint par un pressentiment lancinant, Amir s’arrache très vite aux félicitations et part à la recherche de son ami, dans le méandre de ruelles tortueuses de la ville. Et c’est à ce moment-là que leurs vies basculent, qu’on leur arrache leur enfance. Hassan, coincé dans une ruelle perdue, est molesté et violé par trois jeunes voyous Pashtuns. Amir qui arrive quelques secondes plus tard, est le témoin horrifié et muet du drame. Terrorisé, il cède à sa lâcheté d’enfant trop faible et demeure caché sans oser intervenir d’une façon ou d’une autre pour aider Hassan.

 

1902461715.jpgLe viol, mais plus encore, la veulerie d’Amir ce jour-là auront un impact dramatique sur la vie des deux enfants. Aucun des deux ne parle à personne de ce qui s’est passé, mais surtout, ils n’aborderont jamais le sujet entre eux. Après quelques semaines de convalescence, Hassan essaie timidement de renouer le contact avec son ami. Mais Amir, dégoûté de lui-même après sa trahison, se met à exorciser son sentiment de culpabilité en le transformant en agressivité envers Hassan. Il refuse de le voir, il ne veut plus jouer avec lui. Et l’injustice de sa propre réaction ne fait qu’attiser le sentiment de répulsion que son ami lui inspire. Confusément, il sent, il croit qu’il ne se débarrassera de sa culpabilité qu’en se débarrassant d’Hassan. Il a alors recours à un stratagème ignoble, qu’il regrettera toute sa vie : il dissimule dans la maison, dans le lit de son serviteur, une montre et de l’argent qui lui avaient été offerts pour son anniversaire, et fait mention du larcin à Baba, son père.

Mais aucune fouille n’a le temps de s’organiser : Fiers et dignes, Ali et Hassan viennent rapporter chez leurs maîtres l’objet du délit. Et, lors d’une terrible confrontation où les deux pères et leurs fils se retrouvent face à face, lorsque Baba interroge Hassan et lui demande s’il est vraiment le voleur, Hassan répond « oui » sans hésiter. Un faux aveu qui est immédiatement confirmé par son père. Et, contre l’avis de Baba qui pourtant, sans connaître le fin mot de l’histoire, serait, lui, prêt à pardonner, Ali et Hassan déclarent qu’ils doivent quitter la maison pour ne plus y revenir. La vie d’Amir vole alors définitivement en éclats. Sa lâcheté, une dernière fois,  l’empêche alors de confesser la vérité. Mais, à travers la fenêtre, en regardant partir le meilleur ami qu’il ait jamais eu, qu’il n’aura jamais, il comprend qu’il a déposé sur ses propres épaules le fardeau d’une faute que sa vie entière ne suffira pas à expier.

 

L’histoire va toujours plus vite que le cœur des hommes : dans les mois qui suivent, les Russes envahissent l’Afghanistan, et Amir et son père sont contraints de s’enfuir de leur pays natal, pour entamer un long périple dangereux qui, en passant par le Pakistan, les conduira608636220.JPG en Amérique où ils passeront des années. Cependant, dans la tourmente et la douleur de leurs vies détruites et reconstruites, Amir n’oubliera jamais Hassan. Il ne saura  jamais ce qu’il est devenu, jusqu’au jour où, bien des années plus tard, adulte et marié, il recevra chez lui le coup de fil de Rahim Khan, un vieil ami de son père, vieil ami qui est resté au pays malgré l’invasion russe, et plus tard malgré la tyrannie des Talibans. Et, depuis l’autre bout de la Terre, Amir entendra Rahim Khan lui dire : ‘Il y a un moyen de te racheter’. Il y a un moyen.

 

 

Je ne raconterai pas la deuxième partie du livre au cas où certains auraient envie de le lire. Il serait dommage de dévoiler la fin. Je tenais à faire ce résumé partiel (même si un peu longuet !) parce que ce roman m’a vraiment accroché et remué. Hélas, apparemment le film n'a pas eu suffisamment de succès à sa sortie (sur ma région en tout cas) pour tenir plus d'une semaine et me laisser le temps d'aller le voir. Je me suis contenté d'aller piquer les images sur internet et YouTube. Mais, pour en revenir au livre, les thèmes de la trahison, du non-dit, du mensonge, du regret, s’y entremêlent d’une façon  inextricable et douloureuse. Résumé en quelques lignes par ses actions, le personnage principal peut apparaître méprisable et détestable. Et pourtant, c’est là tout l’art de l’auteur, Khaled Hosseini : le lecteur se 1116170440.jpgsent lié à Amir, et peut comprendre ses sentiments, et les motivations, les tourments de son pauvre cœur d’enfant trop lâche. Les relations difficiles avec le père, pendant l’enfance surtout, mais aussi par la suite, lors de son adolescence en Amérique, sont suggérées avec beaucoup de subtilité. Le lourd poids du racisme entre ethnies opposées, qui pèse comme une malédiction sur la civilisation afghane, l’incroyable imperméabilité instaurée entre les hommes et les femmes (qui perdure jusqu’en Amérique, chez les immigrés), la douleur de se sentir méprisé dans ses aspirations professionnelles, par une société qui exalte la virilité (pour les hommes) ou la bienséance (pour les femmes) de certains choix, les névroses profondes que peut engendrer une certaine forme de fanatisme religieux, tous ces éléments font qu’on ressent durement et profondément la douleur d’un peuple meurtri, trompé, martyrisé, jusque parmi ses ressortissants apatrides.

 

Curieusement, alors qu’à la télévision ou dans les journaux, les flashes d’actualité, les reportages, les photos même, nous laissent un peu blasés et insensibles (moi en tout cas, je l’avoue avec un peu de honte), le fait d’aborder par le biais du livre le problème de l’invasion russe et des horreurs engendrées par le détestable joug Taliban m’ont ému et fait réagir. Et je dois dire qu’en ces jours où l’on discute beaucoup sur l’opportunité d’envoi de nouvelles troupes françaises en Afghanistan, mon avis sur la question est beaucoup plus mitigé qu’il ne l’aurait été il y a quelques semaines. Bien sûr, on s’enfonce dans une guerre d’usure peut-être perdue d’avance, et l’Occident a peu de chances de sortir vainqueur et de refaire naître la démocratie là-bas. Mais existe-t-il une autre alternative raisonnable. Sachant que les solutions diplomatiques ne sont pas envisageables devant des troupes de brutes fanatiques, peut-on baisser les bras et abandonner à leur sort un peuple de civils innocents et martyrisés. En avons-nous le droit. Pouvons-nous les oublier. Le pouvons-nous.

 

 

824679518.jpg