30.06.2008

And the Winner is.....

Hier soir  il s’est passé un évènement très très très important dans ma vie… !

 

 

 

Le style de chose qui ne peut se comparer qu’au premier baiser, au premier chèque signé, à la première fois où l’on conduit une voiture, au premier décollage en avion, au premier pas de l’homme sur la Lune (non enfin là j’exagère un petit peu) , au tout premier tout, quoi !!!

 

 

 

Depuis quelques semaines, en me connectant, je surveillais le compteur des commentaires, chose très inhabituelle chez moi qui me moque éperdument des statistiques… 992… 993… 994, on approche…. Puis quelques jours de vide... Puis 995… 996…

 

 

 

Bon, vous m’avez vu venir, il s’agissait du 1000°, je dis bien le MILLIEME commentaire sur ce blog. Chiffre magique… Mille colombes…. Mille et une nuits…. Millénaire, Millefeuille, Millepertuis !

 

 

 

 

Comme je me devais aussi de répondre aux derniers commentateurs sur les notes « Christine », « Pédés, Foot, et échographies » et « Mugabe et Bestialité », j’ai avancé pas à pas, très prudemment. Je ne pouvais pas être moi-même le millième commentateur, ce n’était pas du jeu !

 

 

 

 

J’ai donc répondu hier soir à Bougrenette, puis à Valérie, Joss, et Farfalino en « tir groupé ». 999 commentaires ! Je jubilais comme si j’avais tendu un piège… Qui allait venir ensuite…. ?

 

 

 

Et sur le coup de minuit, je suis repassé par ici. Page de garde : ça y est ! le 1000° commentaire était tombé !! Qui était-ce, qui était-ce parmi mes blogpotes habituels  ???? Fiso ??? Anydris ??? Panama ??? Je me suis précipité avidement…

And the Winner is….  OLIVIER AUTISSIER !

Vous savez quoi ? Je suis super-content, c’était une bonne surprise à plusieurs égards. Olivier est un blogueur que j’aime beaucoup pour avoir souvent lu ses commentaires chez des amis à moi, dans tous les blogs de ceux que j’aime bien…. On a donc des goûts en commun. J’étais aussi déjà allé chez lui, simplement pour le plaisir de lire. Je ne lui avais laissé un tout petit commentaire que très récemment et discrètement. Je ne sais pas si lui était déjà venu « chez moi » avant. En tout cas, il n’avait jamais commenté ici. Pour une première,  ce fut réussi. Ca fait plaisir, mais plaisir ! Comme si le « gagnant » du jeu était un total « outsider » comme ils disent en matière de sport.

 

Qu’est-ce qu’il a gagné, Olivier Autissier ? Ben rien, sinon l’assurance de mon estime et de ma sympathie. L’espoir que sa visite sera suivie de beaucoup d’autres, et que cela marquera le début d’une amitié « bloguesque » entre nous, comme j’en entretiens déjà tant d’autres. Assieds-toi, Olivier, je t’offre une coupe de champagne virtuelle ! Tu parlais de pétrole dans ton commentaire sur le Zimbabwe, tu en as trouvé ici au premier coup de pioche ! Ca ne fera pas de toi un millionnaire, certes, mais moi ça m’a fait sourire, tout grand.

 

 

 

Sans en faire non plus toute une histoire, le cap de ce millième commentaire dépassé coïncide par hasard avec d’autres projets que j’ai en tête à propos de ce blog, et qui vont se concrétiser dans les jours à venir. Je vous tiens au courant.

28.05.2008

MétaFlore

Parmi les commentateurs fidèles à ce blog,  trois femmes reviennent régulièrement. J’ai envie d’écrire « filles » plutôt que « femmes » car dans mon optique elles sont des copines, des amies, et le terme de « fille » rappelle les années collège, lycée, fac, il a un parfum de jeunesse que j’associe, à tort bien sûr, à chaque amitié. Toute amitié est jeune par définition. D’abord quand elle est naissante, et même après plusieurs années, parce qu’elle est sans cesse renouvelée. Une amitié peut mourir, mais elle ne s’use pas au fil du temps, si l’on continue à se côtoyer. Bien au contraire,  paradoxalement, le temps la raffermit, la rajeunit, et lui prête vie.

 

 

Trois filles, donc.

 

 

 

Depuis quelques mois, elles reviennent, intermittentes, ici et là dans mon blog, dans mon espace perso, dans mon jardin secret… Pas si secret que ça, d’ailleurs, puisqu’il est ouvert à tous ceux qui ont envie d’y entrer. Mais ce terme me permet d’enchaîner sur une métaphore : trois filles, trois fleurs.

 

 

 

 

597539597.jpgLa première, c’est la violette. Elle a surgi un jour sans faire de bruit. Elle est venue gentiment s’émouvoir avec moi d’un sujet qui me tenait à cœur, et m’apporter son soutien. Elle est modeste, douce et réservée. La violette est utilisée pour du parfum bien sûr, mais aussi dans le domaine de la santé, et en cuisine, même. La fille à laquelle je pense, elle aime parler de ces choses-là. Elle est inventive, elle s’intéresse à tout ce qui peut rendre la vie belle et bonne. Elle aime les plaisirs simples. Elle s’occupe de sa famille, de son intérieur, avec amour. Elle a longtemps craint de rester dans l’ombre où depuis plusieurs mois on semblait vouloir la reléguer. Mais depuis quelques jours, elle a eu une occasion de s’épanouir, de montrer de quoi elle était capable. Timide, discrète, mais courageuse et opiniâtre. Je l’aime beaucoup, ma petite violette. Beaucoup.

 

 

 

 

La seconde amie, elle ressemble à du lilas. Elle est vivante, enthousiaste. Lorsqu’elle vient commenter, c’est toujours comme une bouffée1534240265.jpg de ce parfum qui vient nous caresser lorsqu’on passe à côté d’un de ces arbustes. Elle est passionnée, entière. Elle ne mesure pas son amitié, elle est généreuse et vibre toujours à l’unisson (chez moi en tout cas !). Quand on la lit, on a envie de la prendre dans ses bras, comme ces brassées de fleurs, blanches ou mauves, qu’on aime à ramener à la maison, au printemps, comme des invités agréables, pour qu’elles embaument tout. Elle est curieuse et intuitive. Elle est adorable.

 

 

 

 

La troisième, j’ai longtemps cherché quelle fleur je pourrais lui associer. Et tout en étant un peu insatisfait par la 875325817.jpgbanalité de mon choix, je n’ai pu trouver que la rose. Rose, blanche, jaune ou rouge, peu importe la couleur. Parce que la troisième copine, c’est une palette à elle toute seule. Changeante, rayonnante. Une rose parce que cette fleur s’épanouit sans crier gare, d’un seul coup, du jour au lendemain, dans un buisson, et c’est exactement comme ça que l’amitié est née entre nous, un soir, en me laissant tout surpris car je ne m’y attendais pas. Elle s’est déployée, elle m’en a foutu plein la vue. Un coup de foudre amical. Total. Incroyable comme je me sentais bien à discuter avec elle, comme nous avions plein de points communs, comme le rire et les confidences ont fusé entre nous. Elle sait être piquante dans ses avis, ses coups de gueule, et c’est tant mieux. Mais elle peut aussi être douce comme un pétale, si douce et tendre quand elle sent que quelque chose ne va pas. Une rose formidable.

 

 

 

 

 

Je les apprécie, mes trois fleurs. Je dois bien reconnaître que la tendresse d’une fille a une qualité particulière et inégalée. Elles sont moins abruptes, plus conciliantes, plus compréhensives dans leurs attitudes que les hommes. Est-ce simplement parce que, en tant que gay,  par moments il me manque aussi ce ‘quelque chose’, si indéfinissable, qu’on ne peut retrouver qu’en enfouissant son visage dans des mains féminines ? J’ai en tête en ce moment un extrait de ce film magnifique ‘Le fate ignoranti’. L’histoire d’Antonia, une jeune femme qui découvre par hasard après la mort accidentelle de son mari que celui-ci avait un amant.  Après le premier choc, elle va trouver ce jeune homme, Michel, en essayant de surmonter sa détresse, sa douleur, et pour essayer de savoir, de comprendre. Ils nouent des liens, tendus bien sûr au début, mais petit à petit le respect, et une certaine forme d’amitié s’instaurent. Traversés bien sûr, régulièrement, par des crises. Tout au long du film, Michel a toujours devant elle une attitude défiante et revendicatrice de cet amour que lui vivait secrètement avec son mari, et qu’elle, Antonia, n’avait  su ni pressentir ni comprendre. Or, vers la fin, lors d’un huis clos très doux et triste, il s’écroule devant elle et lui demande en sanglotant « Pardonne-moi… Pardonne-moi… »

 

 

 

Ce pardon, seules des femmes savent le comprendre, et le donner.

 

 

 

Et même si je ne demande pardon à personne, je voulais aujourd’hui rendre hommage à ce beau bouquet que j'ai la chance de voir fleurir, régulièrement, dans mon jardin.

12.05.2008

Comptine : Johnnie et l'Elephant

1426857812.gif

Deux visites ce week-end...

 

 

 

1623291018.jpgLa première était prévue de longue date : Johnnie, yeux rieurs, sourire en bataille, volubile en diable, nous débarque samedi soir, à 21h et des poussières, en gare de Montpellier, depuis Barcelone où il participait à un colloque « oh, le temps là-bas était épouvantable … je me suis enfui avant le pot de 16h, pour venir vous rejoindre… vous ne m’avez pas attendu pour manger, j’espère ? » Nous, inquiets : « Ben si, tu n’as pas mangé de sandwich en route tout de même ? Tu n’avais pas mangé à midi ? » « Ben non, puisque j’ai raté le buffet de 16h « Mais 16h ce n’est pas midi ! » « Mais si, à l’heure espagnole ! » ah oui…. J’oubliais… les décalages méditerranéens…

J’étais tout de même très content qu’il accepte (de très bonne grâce ! )  d’engloutir notre « petit » souper. Le Tiramisu était très réussi, au fait. J’avais essayé une variante et j’avais pris des abricot à la place des pêches, ça donne de très bons résultats aussi.

 

 

 

Dimanche matin, marché aux fleurs. TiNours aime décorer 1819035034.gifnotre terrasse et remplir des bacs, des pots, de brassées entières, de pétunias, géraniums, oeillets d’Inde, et autres pensées. Il est si adorable quand il jardine, avec son air concentré et ses mains noires de terre, je vous dis pas… En revenant on est passés par chez Lala et Nanard, que j’aime de plus en plus. Il est des gens qui portent en eux  soleil,  gentillesse,  générosité, joie de vivre tout à la fois. Eux font partie de ces élus. Elle volubile, déconneuse, magnétique. Lui discret, ironique, protecteur. Leur fils, leur fille, que je vois grandir et embellir à vue d’œil. C’est fascinant chez les ados entre 15 et 19 ans cette impression de papillon qui sort peu à peu de sa chrysalide. Et comme nous voyons Martin et Laura environ une fois tous les deux mois, on est surpris à chaque fois : ‘Ses cheveux plus longs, qu’ils sont beaux’ ‘Il n’a plus d’acné, il a encore grandi’. Nous avons devant nous non plus les deux enfants que nous connaissions encore il y a six mois, mais un homme, une femme sur le seuil de leur vie d’adulte. C’est incroyable.

 

 

 

L’après midi, visite à Aigues Mortes dont Johnnie nous a dit que le plan lui rappelait celui de Rochefort. En plus petit bien évidemment.765276324.jpg J’avais aimé la majesté, la solennité de cette ville pendant notre été charentais il y a quelques années. Evocation de souvenirs, sourires.

Ensuite visite éclair à la Grande Motte que John n’avait jamais vue. On peut certes vivre sans. Mais cette station est injustement décriée, à mon avis. On peut aimer ou pas le modernisme de son architecture, mais l’ensemble reste cohérent, et reste vivant. 960593789.jpgUne multitude d’arbres variés égaient les avenues. Dans la famille des villes « friquées » j’ai déjà connu bien pire (Deauville, pour ne pas la citer…)

On a terminé la journée sur un chouette restaurant montpelliérain ‘Le Dilemme’ planqué dans une rue qui ne payait pas de mine, derrière la gare. On avait bien fait de réserver, tout était plein. L’inconvénient de devoir se serrer à trois sur une table prévue pour deux s’est transformé en plaisir d’une soirée intime sous la lumière de ‘notre’ lampe, agrémentée de plats fins, servis avec efficacité et discrétion.

Bonheur d’avoir pu faire un bras d’honneur aux prévisions météo qui annonçaient de la pluie sur le Sud. Notre dimanche fut des plus doux et ensoleillés.

 

 

 

La deuxième visite était impromptue, elle. Elle n’en a pas été moins plaisante. Pendant le 765830776.jpgrepas de midi dimanche, le téléphone sonne. Flûte, occupés que nous sommes à réveiller de bons souvenirs avec Johnnie, et à le tuyauter sur mes blogpotes et leurs vies, je décide de laisser le répondeur faire son boulot. « Allo, bonjour, c’est F.» je reconnais cette voix ! Je bondis pour interrompre la bande magnétique dans sa course… Quand on parle du loup, on voit sa queue. Quand on parle de l’Elephant, on voit sa trompe !

 

 

 

Il s’offrait une escapade sudiste pour son week-end prolongé, mon Néléphanteau. Chouette. Après le ratage des 1613656243.jpgvacances de février, on se devait de se rattraper ! Cette fois, on était dispos en même temps, lui et nous. Goodie goodie… Rendez-vous a été pris pour ce midi chez nous. Après avoir raccompagné Johnnie ce matin à la gare (il pleuvait, ambiance de film à la Lelouch…) on a fait quelques courses, pris des clichés de nos bouilles de forçats au photomaton pour nos passeports (pour quelle destination, d’ailleurs… ? la suite au prochain numéro, chers lecteurs….) et sommes rentrés à la maison. TiNours jardine, Lancelot cuisine. Enfin, j’exagère. Je me suis contenté de faire l’entrée et le dessert, car le plat de résistance avait déjà été préparé par mon mari : lapin au cognac. Il le réussit à chaque fois. Dommage que j’aie été assez con pour trop faire cuire les pâtes qui allaient avec…

 

 

 

Le soleil a bien daigné se remontrer pour l’apparition de l’Elephant. Mon premier blogpote à la maison ! Chouette ! Ca s’arrose. Même pas qu’il en a voulu de notre champagne au frais, ce vilain. Il s’est contenté d’un coca et d’eau gazeuse tout au long du repas, pour cause d’embarras gastriques dûs à sa soirée de la veille. Les agapes, c’est pour les autres, et nous on doit toujours se taper les bouillons de légumes et le bicarbonate de soude du lendemain ! Hein ???  Enfin bon, il a été gentil tout de même et, même s’il a dit non à la boisson, il  a fait un effort sur la nourriture, on lui pardonne.

Il s’est même tellement mis à refaire beau qu’on a mangé les fraises du dessert dehors, sur la terrasse, en discutant en vrac familles, blogs, amis, beaux-parents, collègues de travail, et surtout la fameuse théorie des coups de pied au cul qu’il a développée ici et sur laquelle je ne cesse de m’interroger. J’y reviendrai peut-être un jour dans une note ultérieure.

 

 

 

Après son départ vers 16h, TiNours a continué ses plantations, j’ai nettoyé la piscine. L’entrée est plus fleurie, l’eau plus bleue, plus propre. En deux jours sa température est passée de 16° à 20°.

 

 

225459358.JPG

Et, je réitère mon invitation lancée dans les commentaires du message précédent à « ces Dames » (« ces Messieurs » aussi d’ailleurs, -évidemment- mais eux se manifestent moins sur mon blog ces derniers temps…). L’Elephant a ouvert la piste : bienvenue à tous les blogpotes ! Valérie, Fiso, Bougrenette, attrapez vos maillots et venez profiter du beau temps ici ! Que des menteries, la météo pleurnicharde…

21.04.2008

Sunday, blogging Sunday

Profitant d’un après-midi de mauvais temps avant d’aller au cinoche hier avec mon TiNours, je me suis payé hier une « tournée des blogs » chez mes meilleurs copains.. J’aime faire ça quand je reviens de vacances. Un peu comme la "tournée des amis" avec alcool à la clé en vigueur dans certaines campagnes le dimanche, sauf que sur blog le taux d’alcoolémie ne risque pas grand-chose, et le danger de rencontrer un cerbère en képi est peu élevé… Je monte dans mon blogoscaphe dernier cri, avec souris automatique, j'enclenche une musique ad hoc sur le tuner chronostatique, j'attache ma ceinture anti-spam (il y a tant d'accidents sur les autoroutes du web, les internautes sont inconscients) et c'est parti...

 


 

 

 

 

 

D’abord j’arrive chez Anydris, mais je le dérange en pleine préparation de ses valises et de ses sacs, parce que le lendemain il emmène une fournée de petits monstres en car à Toulouse, oh Toulouse, oh mon payyys. J’essaie bien de m’incruster, mais visiblement je le dérange dans son stress pré-rentrée… « Est-ce qu’ils auront leurs cartes d’identité ? », « Est-ce qu’ils se tiendront bien ? » « Est-ce qu’ils ne cracheront pas sur les passants ? » « Est-ce qu’ils penseront à mettre leurs capotes.. ? » etc etc… Je me retire sur la pointe des pieds, t’en fais pas, je connais le chemin… Bon voyage mon Any, reviens-nous en forme, n'en étrangle aucun… Et rapporte-nous des souvenirs !

 

 

Deux rues plus loin à gauche, je passe chez Andesmas, qui a le dos plein de cicatrices… Diantre ! Lui et Joss auraient-ils décidé de virer sado-maso… ? Mais il m’assure que ce n’est qu’un nouveau traitement de beauté pour la peau, que je n’ai pas besoin d’appeler Police-Secours,  et qu’il me retrouvera bien, comme prévu,  ce soir au clair de lune, sous notre arbre préféré, pour déclamer du Shakespeare ou du Tennessee Williams en duo en écoutant le chant du rossignol… bon, bon…

 

 

Un nouveau clic et j’arrive dans la savane, où mon Eléphant me barrit sa recherche de sens … Sensé ou  pas sensé, là est la question… Euh, non, Shakespeare c’était plus approprié à l’adresse précédente, chez Andesmas, le spécialiste ès théâtre.. Ici c’est plutôt un endroit où l’on aime la magie, la fantasmagorie façon Seigneur des Anneaux… Frodon est assis sur un strapotin dans le métro. Il admire les jolies dames. Enfin, pas toutes. Il préfère qu’elles ne soient pas folles, vous savez. Je lui glisse au creux de l’oreille que j’aimerais bien savoir si l’Elfe finira par dénicher son Elyphore dans la forêt enchantée, malgré tous les démons de l’Idrium lancés à ses trousses… Pas de réponse. Pour l’instant l’Elephant a bien d’autres sens à fouetter. Ce début de conte, ce n’était qu’un essai pour nous amuser, alors ? Moi je reste sur ma faim, zut. Ca n’a AUCUN SENS, ça justement. Tant pis. Je reviendrai plus tard.

 

 

Le suivant dans ma liste d’amis très chers, c’est… une suivante ! Une dame ! Ben oui, même si... même si quoi hein ??? quoi QUOI ???  Je les aime beaucoup aussi, les dames, surtout quand elles sont aussi mignonnes que celle-ci. Valérie, elle fait sa lessive. Ca sent bon de partout. Et le naturel et le bio en plus ! Je l’aide à étendre deux ou trois draps, je prends les références et le prix de ses produits miracles, (on aime bien jouer les fées du logis chez TiNours et Lancelot aussi…) et puis je m’éclipse… Et s’il lui prenait l’envie de m’embaucher pour faire son repassage… ? Aïe ! je file, prudemment, non sans penser à lui faire un bisou affectueux.

 

 

Super, ces nouveaux moyens de navigation… en un clic je me transporte depuis la Haute-Savoie à l’autre extrémité de la France, dans la mystérieuse ville de mon petit Joss… Ca commence un peu à devenir connu, ce secret-là… « Alors, TiTom, tu me jures que ce n’est pas toi qui as fouetté Andesmas ??? » « Mais non, il adore s’en inventer, des séances d’auto-flagellation… Viens plutôt avec moi, je vais rendre visite à une vieille amie… » « Hein ? on va où… ? »

Mal m’en a pris de lui avoir fait confiance et de le suivre, il m'emmène à l’hospice… Et c’est parti pour une heure de discussion gâtifiante avec une vieille dame qui a perdu la tête et qui tient absolument à nous raconter ses souvenirs de Prima Donna au bolchoï avant la première guerre mondiale… Elle nous prend pour ses petits-fils et, en grande spécialiste, nous abreuve de  conseils pour notre santé, même si on se porte très bien... J’ai un petit bourrelet au ventre, c’est de l’aérophagie,  Joss a le ventre plat, c’est le ver solitaire. J’ai les yeux cernés, c’est pas étonnant, j’ai tendance à me coucher trop tard. Quant à Joss, il se tient mal,  il devrait faire de la gymnastique, d’ailleurs la gymnastique agit aussi sur la constipation…

OUFF ! Je peux plus, je peux plus… J’abandonne  lâchement Joss à son sort, (dans deux minutes elle lui parlera de ses diarrhées à elle, au secours…), où est la sortie ? vite ! CLIC !

 

 

Ah, tiens, me voici au bord de la Méditerranée, chez mon super-pote Panama. Enfin, « chez ». Je suis devant chez lui, j’appuie sur l’interphone, rien ne répond. Pas étonnant, il est parti crapahuter comme d’habitude. Après ça il rentrera tout crotté komdab en me disant que la spéléo c’est génial, qu’il s’est éclaté, que c’est là qu’est sa vie, et que je devrais absolument aller avec lui la prochaine fois, que le guide est très sexy, etc etc… Panama, je l’adore, mais quand je vais chez lui maintenant, j’ai un gros problème technique : je peux entendre tout ce qu’il me dit, mais je ne peux pas lui répondre : il a fait poser un nouveau système de sécurité à son blog. Des vitres anti-balles, qui nécessitent un code spécial pour passer à l’intérieur. Et mon code, je l’ai perdu…  Alors je suis condamné à articuler mes réponses en hurlant à travers la glace, mais il ne m’entend pas. Niet. Nada. Nothing. C’est hyper-frustrant. On ne peut plus avoir une conversation bien au chaud blottis lui et moi dans son blog, comme au beau temps de notre folle jeunesse… il le dit lui-même, façon Aznavour « Hier encore j’avais 20 ans… ». Eh oui mon grand, mais aujourd’hui t’as encore de beaux restes, t’en fais pas. T’en es pas encore à chanter que tu habites seul avec Maman dans un très vieil appartement… De quoi tu te plains ? Oui, je sais… Je sais. Et toi, tu sais que je sais. Je t’aime fort. Tu me manques,  par rapport à « avant ». Mais bon. Tu es encore là, et moi aussi, je suis là. Bisou, va prendre ta douche. Tu embrasseras TonMinou quand il rentrera de sa scéance à lui de tennis, ou de Mac… Je ne sais pas trop… à bientôt hein. Donne moi des nouvelles.

Clic

 

 

Ah, encore une dame. Chuis chez ma Fiso ! Ma nana MSN à moi ! La dernière fois que je l’ai vue, que je l’aie lue, elle aussi, elle préparait ses vacances. En Crète, en plus. Elle ne se refuse rien. La Crète, à égalité avec l’Irlande, ça avait été un de nos meilleurs souvenirs avec TiNours. Mais Fiso, elle connaît l’Irlande aussi. Elle est allée partout. De l’escalade en Amérique du Sud. Des traîneaux à chiens en Alaska. De ski nautique dans la baie de Sydney. Côté vacances sportives, elle s’entendrait bien avec Panama, justement… Sexuellement, euh, là je sais pas trop. Mais j’ai pas la vocation à jouer Hello Dolly. Je suis pas venu pour jouer les marieuses. Toc-toc, t’es là Fiso ? J’insiste, enfin où elle est, c’est incroyable… ? Sa voiture est pourtant garée là, « Mais enfin Fiso ouvre-m…. »

Ohlà. Elle ouvre. Je comprends tout en une demi-seconde. Je dérange. Ses cheveux sont ébouriffés, ses lèvres gonflées, elle est entortillée dans un drap visiblement arraché à la hâte d’une literie qui a subi récemment les derniers outrages… Elle cligne des yeux « Il fait jour… ? » Elle me regarde, essaie de sourire : « Tiens c’est toi… ? Qu’est-ce que tu fais ici… ? » L’atmosphère est lourde d’ébats moites… Fiso passe sa langue sur ses lèvres d’un air plaintif… Elle essaie d’être gentille, et aimable, sur le seuil de sa porte, en tenue de Bacchante, mais pas la peine de sortir de Polytechnique pour comprendre que je tombe au mauvais moment… En ce moment elle a d’autres fesses d’homme à fouetter que les miennes… Mignonne comme tout, qu’elle est, négligée comme ça… Allez gros bisou ma Fiso… Va vite LE rejoindre, tu me raconteras une autre fois… la prochaine fois je préviendrai quand je débarque… ! Promis !

Clic

 

 

Sous les fenêtres d’ Oh !91, je m’immobilise, le doigt suspendu en l’air avant de sonner. Aïe ! Ca crie, ça se dispute. Oh ! avait invité Zarxas. Grande discussion. Ca tourne au pugilat. « Mais puisque je te dis que tu n’es qu’un mec qui se cherche des poux là où il n’y en a pas !!! » « Non, tu te trompes, j’ai TOUT usurpé » « Usurpé quoi ? Ton boulot, tes amis, ta situation, ta culture ? Enfin, fais pas chier, tu l’as bien mérité ce que tu as là, non ? » « Non, j’aurais pu faire mieux, être mieux. Pendant ma maîtrise d’Arabe, je n’étais pas à ma place » « Mais si enfin, tu n’as pas fini de te prendre la tête ? »

Qu’est-ce que je dois faire ? Je n’aime pas que mes amis se disputent. Mais je n’aime pas intervenir non plus là où ça ne me regarde pas. J’ai eu tant de mauvaises expériences par rapport à ça. Je m’assois sur le perron. Je regarde le paysage, cette rue que je ne connais pas. Il fait froid, c’est pas grave. Une fois n’est pas coutume, tiens, j’ai envie de fumer une cigarette, moi qui n’ai jamais fumé de ma vie. Dans le monde du virtuel, on n’attrape pas le cancer. Je l’allume, je tousse. Ca passe…. Je regarde la fumée. J’écoute les voix qui continuent à me parvenir. Ces voix. Sa voix. Il fait froid. Va falloir repartir. Je n’aurai pu dire ni bonjour, ni au revoir. Petit sourire. Je fredonne la chanson de Phil Collins « You’ll never know, no you’ll never know, just how close we were ». Je pose ma main sur la porte, une dernière fois, je Souris. Clic.

 

 

Je finis ma tournée chez  Orpheus. Avec les cerfs, les lapins et les renards en ombres chinoises. La forêt sombre et bien fraîche. Qu’est-ce qu’il me raconte, Orpheus ? Fais-moi rire, comme tu sais si bien faire d’habitude. Raconte-moi tes démêlés avec SFR. Ou avec les démarcheurs téléphoniques pour des poses de fenêtres. Ou avec Roxanne Decorte, la cruche spameuse !

Quoi qu’il a mon Orpheus ? Ohlàlà… pas en forme cet aprem… plein de chagrin… loin de son Jiem, loin des vacances. T’en fais pas mon grand… Assieds toi… C’est le Bozo-Show pour toi tout seul ! Je m’habille, le bonnet avec les grelots, les grosses chaussures. Je danse, je fais des cabrioles, je braille des chansons, je dis des bêtises, je fais le pitre. Même pas que je lui arrache un sourire… Et puis et puis, en farfouillant chez lui, je trouve dans son tiroir secret une petite fiche sur un film pas vu par TiNours et moi « Be Kind, Rewind » ; Super, ça, on voulait aller au cinoche avec TiNours !! « Tu viens avec nous ? » Ben non, couillon que je suis, pour quoi faire ? Il l’a déjà vu, lui, le film… il préfère rester là où il est. Il me fait un gentil sourire, je le serre fort dans mes bras. A bientôt hein ? Et tu sais que.. si tu veux venir nous voir avec Jièm, en vrai, hors blog, c’est quand vous voulez, hein…. Ce ne sont pas des paroles en l’air… Bisous mon Orpheus… Si tu veux bien.

 

 

Clic, je ressors, il est temps d’aller finir notre après-midi au cinéma.

 

 

Je vous aime, tous. Vraiment. Il n’y en a que deux que j’ai vraiment rencontrés ‘en vrai’. Il n’y en a que quatre avec qui j’ai parlé au téléphone. Pour tous les autres, il n’y a eu ‘que’ des dialogues MSN, ou des mails, ou des  échanges interblogs. Mais il n’empêche. Je suis heureux de vous connaître. Ma vie est colorée différemment depuis que vous y êtes. Et, même si je me répète, merci à vous tous pour cela. Merci

 

944797587.JPG

05.03.2008

Clin d'oeil

A mon tout  premier vrai « BlogPote », dont j’avais longtemps et régulièrement lu la vie pendant quelques mois, avant de me décider à faire le ‘grand saut’ moi-même en août dans la blogosphère.

Panama, c’est un mec super, qui m’a accompagné gentiment au cours de mes premiers mois en tant que blogueur, avec son amitié, sa complicité, sa tendresse qu’il cache mal sous des dehors faussement rudes. Je recevais toujours ses commentaires avec un grand sourire, voire un éclat de rire, et j’aimais aller « épier » chez lui ses instants de vie, ses coups de gueule, ou de blues, ou de grisou, faire le trajet avec lui en voiture depuis sa maison à son boulot, car il aimait bien filmer la route et nous la rediffuser sur son blog

Aujourd’hui son espace est hélas fermé, mais nous sommes bien sûr restés en contacts par mail ou MSN, ou téléphone (plus rarement). C’est un lien qui m’est trop précieux pour que je le laisse s’effacer… ces mails qu’à une époque nous échangions plusieurs fois par jours, avec notre jeu permanent de copiés-collés, chamailleries, taquineries, sarcasmes mutuels, mais toujours dans une complicité saine et pleine de tendresse.

Il est parti il y a deux semaines en Amérique du Sud pour des vacances, loin de la grisaille politique dans laquelle nous baignons ici, et des soucis professionnels. Son besoin d’espace, d’aventure, de défis, d’absolu.

Il rentre normalement demain, et j’aimerais être tout à la fois comité d’accueil, orchestre et majorette pour lui souhaiter bon retour parmi nous !

A bientôt mon Pan’ . Reviens-nous vite. Tu me manques. Tu nous manques à tous !