01.06.2008

Books, libros, Bücher, книги, etc…

Hier après-midi, on a fait une escapade à la Comédie du Livre à Montpellier, qui se tenait, comme son nom l’indique, sur la Place de la Comédie, alias l’Oeuf (pour les initiés).

Trois jours de débats, conférences, expositions photos et surtout de stands de livres en plein air (sous une météo plus que menaçante, mais nous avons échappé aux  premières gouttes, annonciatrices de déluge).

 

 

 

 

J’ai toujours adoré les foires aux livres et les bouquinistes. J’aime farfouiller, retrouver de vieux magazines d’il y a 20 ans, tomber sur un livre de poche écorné : « Tiens, je l’avais emprunté à la bibliothèque quand j’étais en seconde, celui-là ! » essayer de faire des affaires sur de vieux ouvrages de la Pléiade ou, encore mieux, la collection ‘Bouquins’ (je raffole d’anthologies : tel ou tel auteur ou tel ou tel genre), discuter avec le libraire ou le marchand et se trouver des passions communes, ou s’en faire mutuellement découvrir… Dans ces moments-là, je dois toucher à l’exaltation des mecs discutant du dernier –ou du prochain- match de foot,  que j’ai toujours contemplée d’un œil vide et terne en me demandant ce qu’ils pouvaient bien trouver d’intéressant à un sujet aussi chiant….

 

 

 

 

Mis à part les "échoppes" de  vieux livres, de nombreux stands de littérature étrangère avaient spécialement été dressés. En place d'honneur, la Russie, notamment.

Il y avait également un immense chapiteau pour les auteurs français contemporains ‘célèbres’ qui étaient là pour présenter leurs dernières oeuvres : je n’en connaissais pas la moitié, mais j’ai tout de même pu repérer quelques noms affichés, qui m’ont incité à aller loucher sur les gens connus, tel un voyeur. J’ai donc pu ‘rencontrer’ (de loin) Daniel Pennac, Jean François Kahn, Richard Bohringer, Isabelle Alexis, Alexandre Jardin, George FrAiche (encore plus laid en vrai qu’à la télé…), Jean Jacques Bourdin, etc etc.

Ils étaient tous installés côte à côte à de longues tables, et on s’est fait la réflexion qu’il doit être assez humiliant pour un auteur (connu ou pas d’ailleurs, peu importe) de voir des gens défiler sans cesse chez le voisin immédiat alors que le mec (ou la fille) assis à côté poireaute pendant des heures, pour rien, avec sa pile de bouquins invendus et non dédicacés devant lui (ou elle), tout en gardant un air détaché et avenant… ah misère…

 

 

 

 

Au chapiteau des éditeurs, j’ai revu un prof qui était dans le même lycée que moi dans le Nord, il y a très longtemps, l’année de ma première mutation. Il n’y était resté qu’un an en même temps que moi d’ailleurs, il s’était très vite recyclé. Comme il est vaguement connu, j’avais suivi (de loin) son évolution, et je savais qu’il était descendu par la suite sur Montpellier. Je me suis attardé à feuilleter les bouquins qu’il présentait, mais apparemment il ne m’a pas reconnu. TiNours qui l’épiait aussi m’a dit que lui ne m’avait pas vu car pas vraiment regardé (me faire ça à MOI !). Peu importe d’ailleurs… Je préfère qu’il en soit ainsi… Comme tout bon pédé, il a des antennes et lors de ma première année d’enseignement, il m’avait fait chier, mais chier, à venir sans cesse, chaussé de ses gros sabots, m’asticoter avec ses allusions fines comme du gros sel dans une poivrière marquée « Sucre »… Je vous dis que ça… Bref, une ombre du passé, à oublier.

 

 

 

 

Mais les voies de l’écriture et de la littérature, comme celles du Seigneur, sont impénétrables. Les sentiers du passé rejoignent ceux de l’avenir ! Au stand des ‘jeunes écrivains’, en revanche, je suis tombé sur un autre prof, de mon lycée actuel, celui-ci, à qui j’ai fait un grand sourire. Je savais qu’il écrivait à ses moments perdus mais je ne savais pas qu’il était présent à cette « Comédie du Livre » pour présenter son premier ouvrage, un roman un peu ésotérique qui se passe en partie en Europe et en partie en Amérique du Sud pendant la 2° Guerre Mondiale. Un jeune inspecteur de police qui part en Argentine, puis au Chili,  sur les traces de l’assassin de son grand père, soixante ans plus tôt.

Il m'a rédigé une dédicace personnalisée, bien gentiment. TiNours l’a trouvé très séduisant, aussi. Ben quoi… ? L’amour de la littérature et le charme des beaux hommes peuvent composer une alchimie très subtile et agréable…

 

 

 

 

Je dois à la vérité de dire aussi que l’ex-prof recyclé dans l'édition, lui, n’était pas beau du tout, et ne l’a jamais été. MAIS ! Ce style de considération bassement esthétique est purement annexe…

 

 

 

 

On est rentrés alors que l’orage menaçait de plus en plus. Un très bon moment, et mon stock d’ouvrages à lire s’enrichit. J’en viendrai bien à bout d’ici la fin de l’été (surtout  avec une météo pareille…)

 

 

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16.05.2008

Voyage en Argentique

En surfant de blog en blog, j’arrive tout à l’heure sur le blog de Peio, qui, au-dessous d’une photo susceptible de faire s’arrêter n’importe quel eunuque, nous pond une jolie note « Dans ma Vie » sur le fait que c’est bien normal d’être attiré par les beaux mecs –les 10/10- qui passent dans la rue (hétéros, homos, peu importe) mais que de là à les prendre en photo, baver dessus, et pleurer parce qu’on ne pourra jamais se taper des bombasses pareilles, (car on n’est soi-même qu’un 6/10), il ne faut pas exagérer….

 

 

 

Me sentant personnellement concerné par cette note pourtant pleine de bon sens, je commence à frétiller de mes dix petits doigts au-dessus du clavier, signe certain que la mécanique « commentaire » va se mettre en marche. Pendant que tout ça bouillonne et décante en moi, je lis la liste des autres coms. PAF ! C’était couru : TarValanion a répondu avant moi, exactement ce que je voulais écrire. Ca a un côté chiant, ça, vous pouvez pas savoir. Et dans le monde du blog, ça m’arrive hyper-souvent : je ne vais pas assez vite ! J’arrive toujours une semaine, un jour, voire une heure trop tard, avec mon cartable d’idées périmées sous le bras…. Ce que je voulais répondre en commentaire, un autre l’a dit avant. Le sujet de la note que je voulais faire, on me l’a piqué la veille (Anydris, sans le savoir, m’a déjà fait le coup trois fois !! Je l’aurais tué !! LOL –mais tué gentiment, parce que je l'aime bien quand même…). Et qui plus est, ce que je voulais écrire est exactement écrit comme je voulais l’écrire, en mieux même. Décourageant, décourageant.

 

 

 

 

Enfin bref. Revenons à nos Beaux Mectons. J’espère que TarValanion ne m’en voudra pas, et ne me fera pas payer de droits d’auteur pour reproduire in extenso son commentaire ici. J’aurais pu l’écrire moi-même tel quel, de A à Z. :

 

 

 

« Je me sens un peu concerné par ce billet. Je me reconnais au moins dans deux descriptions : le paparazzo fou et celui qui se trouve pas beau.
C'est vrai que j'aime bien prendre en photos les bogosses que je croise dans la rue. C'est vrai que j'aime bien mater les choupinous qui passent. Mais je ne fantasme pas dessus. C'est plutôt un sens de l'esthétisme. Je me dis des trucs du genre "beaux yeux" - "beaux muscles" - "beau cul". Mais c'est tout. Et puis, comme m'a dit un sage un jour : "si ça se trouve, il est éjaculateur précoce". Mais je suis quand même conscient de la réalité : Personne n'est parfait, il faut savoir se contenter de ce qu'on a. Et de ce que l'on est.
Ce qui m'amène au deuxième point. Je ne me trouve pas beau. Je ne dis pas que je suis repoussant, ni même moche. Mais pas beau. ... Ouais, 6/10, si tu veux... »

 

 

 

Pour rajouter mon grain de sel au débat, je dirai que TiNours et moi sommes experts dans ce sport-là. A une époque, nous étions même fortiches. On a ralenti depuis quelque temps nos activités de paparazzi pédés mais sans les cesser totalement.  Lui repérait de TRES LOIN les bombasses (il m’a toujours sidéré pour ça, moi qui suis myope comme un régiment de taupes !) « Il en arrive un, là, vite, tiens toi prêt !! » Moi, désespéré : « Mais OU ??? OU ??? OUHOUUU ?? » « Mais là, droit devant !!! VITE !!! ») Et puis  CLIC ! Là c’était moi qui oeuvrais, dans une parfaite discrétion.

(Enfin, la plupart du temps...)

 

 

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(Pour ceux que ça intéresserait : La BD est un extrait de l'album "Cours Chauds" de Raf Konig) humoriste allemand que j'adore, et sur qui je ferai sûrement une note un de ces jours... Bien sûr faut cliquer dessus pour agrandir)

 

La discrétion d’ailleurs, à l’époque des appareils argentiques, débouchait souvent sur de grosses déceptions une fois que l’on récupérait les photos développées… Soit trop loin, soit trop près, soit à côté de la plaque, soit trop flou.

Une seule fois, on avait réussi un cliché dont j’étais très fier. C’était un mec qui distribuait du courrier sur une jetée dans le Morbihan alors que nous attendions le bateau qui devait nous emmener à l’Ile aux Moines. C’était probablement la chasteté obligée inspirée par ce nom qui nous avait effrayés. Il fallait emporter au moins un petit souvenir ‘sexe’ avant de rejoindre la congrégation… J’ai fait CLIC, à toute vitesse, alors qu’il ressortait du bar où nous prenions un café en terrasse (« la Calanque ».. ? « la Calamité » ? « La Calas » ? J’ai oublié). Mais bon, elle était réussie ma photo, qu’en pensez-vous ? Il était mimi, non, le facteur ce jour-là… ?

 

 

 

 

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Pour retrouver ce postier choupinou, afin de pouvoir le numériser et l'immortaliser ici pour vous, chers lecteurs, j'ai dû farfouiller dans une de nos deux caisses de tirages Kodak, remplies de clichés préhistoriques datant d'avant l’ère bénie du numérique (ça prend quand même moins de place, OUFFF...). Et, au détour d'une pochette,  je suis tombé sur cette photo de moi qui m’a attendri tout plein.

Bon, c’est un pur hasard, d’abord, on déconnecte TOTALEMENT du sujet précédent. Je sais que je ne ferai jamais la couverture de Têtu avec ça. Je ne ferai jamais la une de Têtu avec quoi que ce soit d’ailleurs ! Mais ça n’a jamais été mon ambition dans la vie, d'être immortalisé sur leur couverture, heureusement…

 

 

 

 

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Quelques remarques en passant :

-Bien sûr les deux petites ne sont pas mes filles, ni même mes nièces de par le sang, ceci dit je suis fier de pouvoir les considérer comme telles.

-Elles ont bien grandi depuis, je les vois toujours, avec même plus de plaisir que lorsqu’elles étaient bébés. Ados, elles sont encore plus intéressantes.

-Le premier commentateur qui saute sur l’occasion pour me dire que si elles ont bien grandi, moi j’ai bien vieilli prend ma main dans la gueule… (Pan’, gaffe à tes joues… !)

-Le premier qui me dit que ma barbe était affreuse (Pan' tu te TAIS...) et ne m’allait pas du tout perdra son temps : je l’ai gardée un été et puis j’ai ‘tout’ rasé (…). Têtu ne voulait pas de Barbus, pas de Pères de Famille, et, au final, pas de Lancelot. Même glabre, ils m’ont claqué la porte au nez. M’en fous. Que des tapioles parisiennes. Maintenant je fais les couvertures du Chasseur Français. Ca rapporte davantage.

 

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12.05.2008

Comptine : Johnnie et l'Elephant

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Deux visites ce week-end...

 

 

 

1623291018.jpgLa première était prévue de longue date : Johnnie, yeux rieurs, sourire en bataille, volubile en diable, nous débarque samedi soir, à 21h et des poussières, en gare de Montpellier, depuis Barcelone où il participait à un colloque « oh, le temps là-bas était épouvantable … je me suis enfui avant le pot de 16h, pour venir vous rejoindre… vous ne m’avez pas attendu pour manger, j’espère ? » Nous, inquiets : « Ben si, tu n’as pas mangé de sandwich en route tout de même ? Tu n’avais pas mangé à midi ? » « Ben non, puisque j’ai raté le buffet de 16h « Mais 16h ce n’est pas midi ! » « Mais si, à l’heure espagnole ! » ah oui…. J’oubliais… les décalages méditerranéens…

J’étais tout de même très content qu’il accepte (de très bonne grâce ! )  d’engloutir notre « petit » souper. Le Tiramisu était très réussi, au fait. J’avais essayé une variante et j’avais pris des abricot à la place des pêches, ça donne de très bons résultats aussi.

 

 

 

Dimanche matin, marché aux fleurs. TiNours aime décorer 1819035034.gifnotre terrasse et remplir des bacs, des pots, de brassées entières, de pétunias, géraniums, oeillets d’Inde, et autres pensées. Il est si adorable quand il jardine, avec son air concentré et ses mains noires de terre, je vous dis pas… En revenant on est passés par chez Lala et Nanard, que j’aime de plus en plus. Il est des gens qui portent en eux  soleil,  gentillesse,  générosité, joie de vivre tout à la fois. Eux font partie de ces élus. Elle volubile, déconneuse, magnétique. Lui discret, ironique, protecteur. Leur fils, leur fille, que je vois grandir et embellir à vue d’œil. C’est fascinant chez les ados entre 15 et 19 ans cette impression de papillon qui sort peu à peu de sa chrysalide. Et comme nous voyons Martin et Laura environ une fois tous les deux mois, on est surpris à chaque fois : ‘Ses cheveux plus longs, qu’ils sont beaux’ ‘Il n’a plus d’acné, il a encore grandi’. Nous avons devant nous non plus les deux enfants que nous connaissions encore il y a six mois, mais un homme, une femme sur le seuil de leur vie d’adulte. C’est incroyable.

 

 

 

L’après midi, visite à Aigues Mortes dont Johnnie nous a dit que le plan lui rappelait celui de Rochefort. En plus petit bien évidemment.765276324.jpg J’avais aimé la majesté, la solennité de cette ville pendant notre été charentais il y a quelques années. Evocation de souvenirs, sourires.

Ensuite visite éclair à la Grande Motte que John n’avait jamais vue. On peut certes vivre sans. Mais cette station est injustement décriée, à mon avis. On peut aimer ou pas le modernisme de son architecture, mais l’ensemble reste cohérent, et reste vivant. 960593789.jpgUne multitude d’arbres variés égaient les avenues. Dans la famille des villes « friquées » j’ai déjà connu bien pire (Deauville, pour ne pas la citer…)

On a terminé la journée sur un chouette restaurant montpelliérain ‘Le Dilemme’ planqué dans une rue qui ne payait pas de mine, derrière la gare. On avait bien fait de réserver, tout était plein. L’inconvénient de devoir se serrer à trois sur une table prévue pour deux s’est transformé en plaisir d’une soirée intime sous la lumière de ‘notre’ lampe, agrémentée de plats fins, servis avec efficacité et discrétion.

Bonheur d’avoir pu faire un bras d’honneur aux prévisions météo qui annonçaient de la pluie sur le Sud. Notre dimanche fut des plus doux et ensoleillés.

 

 

 

La deuxième visite était impromptue, elle. Elle n’en a pas été moins plaisante. Pendant le 765830776.jpgrepas de midi dimanche, le téléphone sonne. Flûte, occupés que nous sommes à réveiller de bons souvenirs avec Johnnie, et à le tuyauter sur mes blogpotes et leurs vies, je décide de laisser le répondeur faire son boulot. « Allo, bonjour, c’est F.» je reconnais cette voix ! Je bondis pour interrompre la bande magnétique dans sa course… Quand on parle du loup, on voit sa queue. Quand on parle de l’Elephant, on voit sa trompe !

 

 

 

Il s’offrait une escapade sudiste pour son week-end prolongé, mon Néléphanteau. Chouette. Après le ratage des 1613656243.jpgvacances de février, on se devait de se rattraper ! Cette fois, on était dispos en même temps, lui et nous. Goodie goodie… Rendez-vous a été pris pour ce midi chez nous. Après avoir raccompagné Johnnie ce matin à la gare (il pleuvait, ambiance de film à la Lelouch…) on a fait quelques courses, pris des clichés de nos bouilles de forçats au photomaton pour nos passeports (pour quelle destination, d’ailleurs… ? la suite au prochain numéro, chers lecteurs….) et sommes rentrés à la maison. TiNours jardine, Lancelot cuisine. Enfin, j’exagère. Je me suis contenté de faire l’entrée et le dessert, car le plat de résistance avait déjà été préparé par mon mari : lapin au cognac. Il le réussit à chaque fois. Dommage que j’aie été assez con pour trop faire cuire les pâtes qui allaient avec…

 

 

 

Le soleil a bien daigné se remontrer pour l’apparition de l’Elephant. Mon premier blogpote à la maison ! Chouette ! Ca s’arrose. Même pas qu’il en a voulu de notre champagne au frais, ce vilain. Il s’est contenté d’un coca et d’eau gazeuse tout au long du repas, pour cause d’embarras gastriques dûs à sa soirée de la veille. Les agapes, c’est pour les autres, et nous on doit toujours se taper les bouillons de légumes et le bicarbonate de soude du lendemain ! Hein ???  Enfin bon, il a été gentil tout de même et, même s’il a dit non à la boisson, il  a fait un effort sur la nourriture, on lui pardonne.

Il s’est même tellement mis à refaire beau qu’on a mangé les fraises du dessert dehors, sur la terrasse, en discutant en vrac familles, blogs, amis, beaux-parents, collègues de travail, et surtout la fameuse théorie des coups de pied au cul qu’il a développée ici et sur laquelle je ne cesse de m’interroger. J’y reviendrai peut-être un jour dans une note ultérieure.

 

 

 

Après son départ vers 16h, TiNours a continué ses plantations, j’ai nettoyé la piscine. L’entrée est plus fleurie, l’eau plus bleue, plus propre. En deux jours sa température est passée de 16° à 20°.

 

 

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Et, je réitère mon invitation lancée dans les commentaires du message précédent à « ces Dames » (« ces Messieurs » aussi d’ailleurs, -évidemment- mais eux se manifestent moins sur mon blog ces derniers temps…). L’Elephant a ouvert la piste : bienvenue à tous les blogpotes ! Valérie, Fiso, Bougrenette, attrapez vos maillots et venez profiter du beau temps ici ! Que des menteries, la météo pleurnicharde…

19.04.2008

Cuvée de décembre, Beaumec de Venise, Homophile

16 avril

Mes  parents nous avaient servi avant-hier en apéro une merveille gouleyante, un mélange de liqueur de coing, de cannelle et de muscade. Un truc qui s’appelle ‘Cuvée de Décembre’. Je détaille l’étiquette, très intéressé. « Aaah, ils produisent ça dans un village qui s’appelle Jonquières. C’est à une vingtaine de kilomètres d’ici. On ira voir demain pour en racheter. L’adresse n’est pas indiquée, mais dans un petit village ça doit se trouver facilement ».

 

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Cet après midi, après avoir visité Beaumes de Venise et le massif montagneux des Dentelles de Montmirail, toujours aussi magnifique (on n’y était pas revenus depuis l’été 2001, tout de même…) on a décidé de faire un tour à Jonquières pour enquêter sur l’apéro  en question. « Enquêter » est bien le mot. Comme on n’avait pas l’adresse ni le nom de la distillerie (ils ne l’avaient pas écrit sur l’étiquette, ces ânes…) on s’est lancés un peu à l’aveuglette dans le village. Après avoir inspecté les devantures de magasins, je me suis décidé à interroger les gens :

Essai numéro un : Un barman assez beau gosse qui lisait son journal au comptoir.

‘Pardon Monsieur, est-ce que vous connaîtriez à Jonquières une distillerie qui vend du vin d’apéritif ?

(Mimique ahurie, coins de la bouche rabaissés, sourcils relevés, tête secouée)

‘Euh, c’est peut-être dans une cave qui vend habituellement du vin de table et qui fait cela en plus ?’

(Mimique ahurie, coins de la bouche rabaissés, sourcils relevés, tête secouée)

‘Il n’y a pas de cave à vin dans le village ou aux alentours ?’

(Mimique ahurie, coins de la bouche rabaissés, sourcils relevés, tête secouée)

Bon, j’ai pas insisté et je suis ressorti. Je dois préciser qu’à Jonquières, on a vu par la suite qu’il y avait au moins quatre négociants en vin. Mais le mongolisme, c’est terrible, ça frappe partout, même les bogosses. 

Essai numéro deux : deux papys sur le pas de leur porte, dont un en fauteuil roulant.

‘Pardon messieurs est-ce que dans le village vous connaîtriez blabla blabla blabla blabla..’

‘Comment ?’

‘Il s’agit d’un vin apéritif à base de coings et d’herbes’

‘Des herbes ? Des plantes ??’

‘Euh ben oui’

‘Oui oui ! Reprenez la route tournez à gauche ici au feu et suivrez tout droit, vous verrez, c’est sur votre droite au bout d’un kilomètre’

Ravis, TiNours et moi on retourne à la voiture et on fonce… pour découvrir qu’au bout de la route qu’ils nous avaient indiquée, il y avait un Jardiland… Je commençais à rouspéter en disant qu’ils avaient fait exprès de nous envoyer n’importe où, quand TiNours m’a regardé, l’œil illuminé : « Mais non j’ai compris ! Tu as parlé de plantes, et comme ils n’avaient rien capté, ils t’ont envoyé dans un endroit où l’on achète des PLANTES’

(…….)

 

 

1815152800.jpgTroisième essai : en sortant du village, TiNours et moi on s’arrête chez un négociant en vins et on lui demande si lui en fabrique, de ce fameux élixir. Ce n’était pas le cas, mais après qu’on lui ait expliqué ce qu’on cherchait il nous dit : « Je pense que le seul endroit où vous pourriez trouver ça c’est chez Rigot. Le seul problème c’est qu’ils ne sont pas toujours ouverts. » Mais, très aimablement, il nous indique la route. On le remercie et on fonce. Ce n’était pas la porte à côté. Une ferme isolée sur le bord de la route. Et, en arrivant, on voit un grand panneau ‘Marché de Noël. Mardi 18 décembre’. Apparemment entretemps ils ont été enlevés par des Martiens, ou bien emportés par une épidémie de fièvre espagnole. Tout était désert. On a regardé à travers les vitres. Il y avait certes une cave avec des bouteilles (on était cependant trop loin pour voir s’il y avait celle qu’on recherchait), des guirlandes et des boules de Noël, il manquait plus que le sapin et la crèche ! Mais tout était fermé. Figé depuis 6 mois, comme dans un mauvais film d’anticipation du dimanche après-midi sur M6. On est donc repartis bredouilles…

Bon, comme je ne m’avoue jamais vaincu, j’ai fait une recherche sur les Pages Jaunes en rentrant, et je crois avoir trouvé un truc. Bien sûr, personne au téléphone quand j’ai tenté de composer le numéro, mais je ré-essaierai demain. Ah mais ! On y aura droit, à notre Cuvée de Décembre… Ou bien, s’ils n’en font plus, on tentera celle d’Avril. Voire de Mars. Trop bonne, leur liqueur...

 

 

Vous saviez que les lapsus ça peut se faire sur clavier, vous ? J’ai fait cette découverte révolutionnaire il y a quelques minutes. Je croyais1542194927.jpg avoir tapé ‘Beaumes de Venise’ et en me relisant j’ai vu que j’avais écrit « Beaumec de Venise ». Stupéfaction, éclat de rire. Vérification : il ne peut s’agir d’une erreur de frappe, le « C » est situé bien en dessous du « S » sur le clavier, et décalé vers la droite. Je pense que c’est parce que mes doigts ont l’habitude de taper ‘beau meC’. Ce que c’est que d’avoir des déformations professionnelles….

 

 

 

 

 

1150203632.jpgCe qui me servira de transition habile pour aborder la question suivante : hier soir tard, on zappe par hasard sur l’émission de Ondelate sur les crimes et mystères non élucidés, et on tombe sur cette histoire du conseiller municipal FN qui avait été tué (ou pas ? était-ce un accident ?) en 1995 à Toulon. Plusieurs pistes possibles : accident, ou assassinat, et dans le 2° cas, était-ce un règlement de comptes politique, ou bien un crime crapuleux car le monsieur en question aimait bien les hommes, et fréquentait des milieux gay… en perquisitionnant chez lui ils avaient trouvé toute une collection de revues de cul homo. Dans son parcours, ce mec était passé d’abord au séminaire, puis à la légion, avant de se lancer dans la politique. Interview de sa sœur, dont il était très proche : « Homosexuel ??? Ah non pas du tout. Mon frère était vieux garçon. Nuance. En fait, moi je le définirais plutôt par un autre terme : « Homophile ». Le contraire d’homophobe. Homophobe, c’est celui qui n’aime pas le genre auquel il appartient. ( …?... ) Homophile c’est le contraire. Mon frère aimait la camaraderie virile, les contacts entre hommes, il aimait vivre entre hommes. C’est ça être « homophile ». Il valait mieux pour lui, vous savez ! Comment aurait-il pu supporter le séminaire, ou la légion, lieux exclusivement masculins, sans être homophile ? Voilà. C’est cela, il était homophile, mon frère. »

Ah qu’en termes galants… Quoique... Moi, "homophile" ça éveillerait plutôt en moi d'affreuses images de maladies du sang, mais bon....

 

 

27.02.2008

La centième note



Les problèmes informatiques d’hier (généralisés apparemment, d’après ce que j’ai pu lire sur les blogs des copains) semblent réglés ce soir. Et me voici arrivé à ma centième note sur ce blog ! Pour "fêter cela", je vous propose de vous faire partager un peu du plaisir de nos vacances de la semaine dernière, à travers un "diaporama" de notre petit voyage.

En fond musical, pour nous accompagner, vous pouvez cliquer sur ce lien :

Il correspond assez bien à notre état d’esprit pendant ces cinq belles journées. Sinon, vous pouvez faire l’impasse sur la musique, y aura pas mort d’homme. (2° fois que je vous  ressers Barbra… Mais la dernière fois, -à Noël- c’était un autre titre… enfin bref, faites comme vous voulez, c’est parti.) :

 

Parmi les vacances scolaires qui jalonnent l’année, celles de février et  Pâques sont celles que je préfère. Elles sont l’occasion, pour TiNours et moi, de nous retrouver à deux, nous détendre, faire ce que nous voulons, aller où bon nous semble, sans avoir à nous préoccuper d’amis (comme en été) ou de la famille (comme à Noël). Ce sont nos vacances « en égoïstes », lorsque le temps n’est pas encore assez beau pour attirer des hordes de touristes en tongues et shorts sur les routes et les sites à visiter, et lorsque l'époque n'est pas non plus un prétexte à des ripailles obligées de fin d’année, la mort du foie (les oies en savent quelque chose…).

 

 

Cette année donc, escapade dans le Quercy. Mercredi dernier, l’enfant s’annonçait très mal : ciel noir, pluie, ciel gris, humidité, ciel fer, vent froid. Bon. Pour deux mecs qui ont vécu 12 ans dans le Nord, on sait faire face. On a serré les dents et on est partis malgré tout.

 

 

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Première étape ici, avec un clin d’œil à Orpheus et surtout à son Jiem. Je dois dire que j’ai saoulé TiNours en lui disant pendant toute l’heure qu’a duré notre visite de la ville que si on les croisait je reconnaîtrais Orpheus, parce que je l’ai vu en photo, mais hélas, pas de gentil blogueur à l’horizon. La ville est quand même plus grande et « moins pire » que ce que j’en imaginais (citation d’Orpheus ‘boudiou que c’est moche’ lors de sa première arrivée là-bas). Personnellement je n’aurais pas rebaptisé ça « NoFunLand » mais bon… C’est pas « HolyCountry » non plus, certes, d’autant qu’en outre la météo ne se prêtait pas à la découverte de la ville sous des ‘auspices gais’…

 

 

Le temps s’est amélioré le lendemain, ciel bleu avec quelques cumulus blancs ne masquant pas le soleil, le temps que je préfère. Ca permet toujours de faire des clichés intéressants.1686386342.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Guide du Routard, tout en restant relativement objectif sur la région, mentionne toutes les 3 pages « l’un des plus beaux villages de France », ce qui a fini par devenir une plaisanterie entre nous. Vous connaissez le pendant, vous ? « Les plus laids villages de France » ? Evidemment aucune classification ne les mentionne, mais ils existent bel et bien. Nous en avons traversé un au retour, mais je ne citerai aucun nom pour ne vexer personne. Bref,  il faut bien reconnaître que la région foisonne de merveilles médiévales, bien restaurées, d’une coquetterie et d’un charme à en couper le souffle. Je citerai, en vrac : Castelnau de Montmirail,  Cordes, Monestiès, Lacaune. Jugez plutôt :

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Nous avons fait une fois halte à midi dans un restau où un autre de mes blogueurs préférés nous a fait un petit clin d’œil amical et bienveillant :

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Bien sûr, au programme il y au quelques haltes et visites d’églises romanes, assoupies dans leur majesté (‘majestueuses dans leur sommeil’… ? j’ai pas su choisir). Je suis toujours désespérément athée (même de dos on peut voir à mon ‘rictus’ que je doute, même placé ‘au pied du mur’, si je peux dire). Mais je ne boude pas, je ne suis pas intolérant, je sais trouver en moi des plaisirs esthétiques, à défaut d’élans mystiques, et j’entre, la preuve :

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Quelquefois on est accueilli au seuil de la Maison du Seigneur par des messages charmants, qui me rendent la religion sympathique vue sous cet angle :

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A d'autres endroits, on peut lire des messages qui mettraient en rage notre Brigitte nationale :

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Ceci dit, le Clergé ne perd jamais le Nord et n'oublie pas ses petits intérêts pécuniers personnels :

 

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Ce que j'adore dans les monuments en général (et dans les églises en particulier) c'est lorsqu'on peut accéder à ce que j'appelle (à tort, mais ça m'amuse) un "cahier de doléances" sur ce que pensent les visiteurs du lieu. Il y a souvent des remarques gratinées entre deux. A Cordes, cette page m'a fait m'étouffer de rire, heureusement que le Lieu Saint était désert... TiNours, moitié gêné, moitié pouffant lui aussi, a dû me traîner dehors pour que je me calme :

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Ce qui me plaît pardessus tout (si vous êtes arrivé à déchiffrer, ma photo est hélas un peu floue, c'est le "Seigneur pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils écrivent" que j'imaginais écrit par une vieille bigote aux lèvres pincées en forme de bouton de rose flétri...

 

Au fil de nos périples sur les petites routes désertes et ensoleillées du Quercy en février, nous sommes tombés sur quelques surprises amusantes. Salutations à nos "soeurs" :

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Dans l’un de ces « plus beaux villages de France », nous avons aussi découvert une boîte aux lettres « atypique » et la porte d’entrée à côté, qui ne l’était pas moins. Non non, c’est pas une boîte de nuit, c’est bien chez des particuliers. Je dois dire qu’on aurait bien aimé les rencontrer mais on n’a pas osé sonner….

 

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Une étape qu’on a adorée parmi tant d’autres : le château de Bruniquel, où a en partie été tourné le film « Le Vieux Fusil » au printemps 1975. L’édifice est composé de 2 châteaux, (l’un édifié au 12°, l’autre au 13° siècle). Le scènes tournées pour le film sont essentiellement des scènes d’extérieur.

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Le puits à côté du donjon est seulement un décor de cinéma, bâti au ras du sol pour les besoins du tournage.

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Le miroir sans tain, célèbre et essentiel élément du film, n’existe pas dans le château. Les scènes où il apparaît ont été tournées en studio. Il n’y a pas non plus de souterrains, ceux que l’on a utilisés lors du tournage sont ceux  du château de Bonaguil dans le Lot et Garonne.

Il existe bien sûr une pièce où l’on a accrochées des clichés du tournage. Personnellement j’ai fait l’impasse sur Philippe Noiret et Romy Schneider, on peut voir leurs photos partout, même s’ils sont morts tous deux aujourd’hui. En revanche, j’ai zoomé sur un cliché d’un des machinistes inconnus de l’époque (ce n’est pas Robert Enrico non plus), dont je trouvais la musculature intéressante (« Mouarf ! » comme dirait Any…).

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A mentionner aussi dans notre petite virée, le très beau château de la Cayla, où a vécu Maurice de Guérin, écrivain et homme de lettres né en 1810, dont la vie fut très courte. Il est mort de la tuberculose à l’âge de 29 ans. Je n’avais jamais entendu parler de lui avant. Une anecdote que nous a racontée le guide à son sujet m’a beaucoup intéressé : à la fin de sa vie il vivait à Paris dans sa belle-famille et il émis le vœu de revenir sur la terre de ses origines pour y finir ses derniers jours. Sa femme et ses beaux parents s’y sont opposés, et il lui a fallu un courage et une détermination extraordinaires, dans l’état d’affaiblissement où il se trouvait, pour braver leur refus et repartir vers là où son cœur le poussait malgré tout. Il a bien failli mourir en route d’ailleurs, lors d’une étape à Bordeaux, mais finalement il a pu rendre son dernier soupir dans sa maison, au cœur de la campagne qu’il avait chérie toute sa vie. Je trouve cela assez émouvant.

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Le dernier soir j’ai pris quelques clichés nocturnes d’Albi et de sa célèbre cathédrale. La nuit tombante donne un côté romantique aux couleurs, c’est pour cela que je les ai gardées.

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A l’instar de Maurice de Guérin, nous sommes aussi rentrés à la maison depuis dimanche, non pas pour  y rendre notre dernier soupir, mais TiNours devait reprendre le boulot, et moi m’atteler à mes douze mille paquets de copies. Le bureau, les copies : un autre genre de tuberculose des temps modernes… D’autant que la météo d’hier et avant-hier incitait aussi à la mélancolie : gris pisse et crachin (exactement la même rebelote qu’à la deuxième semaine des vacances de Noêl). Plus d’excuses pour ne pas travailler… !

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20.01.2008

Looking for Mr RightFrame

e8c9d7a57583948542dea1742c1b8a21.jpgAvez-vous  vu le film de Richard Brooks « Looking for Mr Goodbar » avec Diane Keaton, sorti en 1977 ? Oui je sais ça date ! L’histoire d’une jeune enseignante bcbg de jour, qui, la nuit, va draguer dans les bars, pour collectionner des aventures un peu glauques… Je l’avais vu à la télé une dizaine d’années plus tard, à une époque où l’héroïne et moi avions de nombreux points communs…. BREF ! Le parallèle s’arrête là. Je suis encore ici pour vous en parler vingt ans après, pas elle. C’est un excellent film, que je vous recommande, même si de nos jours il paraît un peu démodé.

 

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Ce préambule servait d’explication au titre de ma note, vous vous en doutez. C'était l'exquise minute culturelle, qui agrémente élégamment chacun de mes posts. Très chic.

 

 

 

 

d888f40c16e569103567eea80f17f2a5.jpgHier après midi, TiNours et moi sommes allés, non pas faire la tournée des bars glauques de Montpellier pour en ramener des partenaires d’orgie, mais visiter des magasins de reproductions de tableaux et d’encadrements, pour trouver quelque chose qui convienne à notre salon.

 

(Ca y est, y en a déjà la moitié qui ont cliqué pour déconnecter, là… bande de vicieux frustrés que vous êtes…)

 

 

Bon, pour les amateurs de VRAIE CULture, je toussote, réajuste mes lunettes, et je poursuis :094c667d8405148124185b532988bc75.jpg

 

« Il est est hyper difficile de trouver A LA FOIS un tableau ou une photo qui nous plaise, dont les couleurs puissent aller avec l’ensemble de la pièce, et dont surtout la  TAILLE convienne aux dimensions du mur concerné, au-dessus du buffet…. »

 

Pour l’instant il y a un miroir sur ce mur-là. On avait passé un temps fou à mesurer, percer des trous, mettre des chevilles et des pitons (il fallait qu’il soit bien accroché parce qu’il est très lourd) et le poser bien droit. Deux bonnes heures de boulot. Terminé, on était hyper-fiers du résultat. Jusqu’au jour où  des invités nous ont fait remarquer que, oui, il était très bien posé, mais qu’on ne voyait pas son reflet dedans parce qu’il était posé trop haut. Alors il agrandit bien la pièce et donne une belle impression de perspective, mais pour les messieurs-dames qui veulent se recoiffer ou se repoudrer le nez dans notre salon, non, pas possible.

 

ae5fed1ccc017196ee40222500e00893.jpgAlors l’idée nous est venue de déplacer le miroir au-dessus du canapé et de récupérer le mur au-dessus du buffet (ainsi que les crochets posés) pour y mettre un tableau. Vous me suivez… ? Le seul hic c’est qu’il faut que le tableau choisi ait plus ou moins les mêmes dimensions que le miroir, parce que les crochets sont posés et qu’on ne veut pas tout refaire, qu’on ne peut poser le tableau plus bas parce qu’il faudrait refaire le mur, et pati et pata…

 

C’est LA que la quête du Graal a commencé : ou bien on trouve des tableaux qui nous plaisent beaucoup, mais dont les dimensions ne coïncident pas, ou bien on tombe sur des encadrements idéalement formatés, mais qui contiennent des horreurs (femmes à poil, toreros terrassant la bête, champs de grosses fleurs rouges sur fond bleu lavande, abstractions qui foutent la migraine, etc etc…).

 

Bon, pour finir on a ENFIN trouvé hier dans un catalogue un dessin qui nous rappelle nos vacances en Toscane9bea75ef51ddbb984a860166ab718584.jpg de cet été, et apparemment TOUT coïncide : taille, couleurs, motif, esthétique. Un seul hic, il n’était pas dans le magasin et il faudra le commander. ET par la suite faire faire l’encadrement. Mais, on est sur la bonne voie. Patience. On y mettra le prix, mais on finira par l’avoir, notre salon aux couleurs de la Toscane.

 

Pour ceux qui sont sages, quand ça sera fait, acheté, et posé, ils auront droit à visite-vernissage sur fond de Goldman :

 

Ca ressemble à la Toscane

Douce et belle de Vinci

Les sages et beaux paysages

Font les hommes sages aussi…


podcast

13.01.2008

La Teuf !

 

 

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Une idée de cocktail sympa :

Mélanger :

1 louche de jus de citron

1 louche de cassonade

1 louche de Cointreau

1 bouteille de blanc de blanc

Des glaçons

…et, bien sûr, servir immédiatement.

Hier soir nous étions 11, et j’avais doublé les proportions, il y en a donc eu à peu près deux verres et demi par personne. Je vous dis pas l’ambiance que ça a mis ! Qu’est-ce qu’on s’est éclatés ! 50% de profs, 50% de non-profs. Ca n’a pas du tout parlé éducation nationale, na ! En revanche, un grand merci à Lala, la collègue de boulot de TiNours, pour ses désopilantes histoires concernant « les Chinois du FBI » (là où ils bossent) ainsi que les ruses de renard que Nanard, son mari, emploie pour vérifier si leurs deux enfants s’amusent sur internet… et vas-y que je pose une nouvelle serrure au bureau (mais ils piquent la clé en douce et font les petits innocents quand on leur demande s’ils ont ouvert le PC). Et vas-y que je te dispose la chaise devant l’ordinateur d’une certaine façon, que je te tends des fils invisibles en haut de la porte, que je reviens à l’improviste 10 minutes après le travail pour surprendre le fiston en flagrant délit ! TORDANT !!!!

 

J’ai reçu plein de cadeaux sympas (encore des livres, oh oui oui oui !! J’ai de quoi bouquiner jusqu’à Pâques, minimum !) y compris une belle chemise à rayures, wahou wahou.

Au menu, soufflé aux crevettes, récupéré pile poil (grâce à Christine qui avait jeté un petit coup d’œil au four de la cuisine en passant, rendons-lui hommage), au sommet de son ‘expansion’. Puis un délicieux navarin d’agneau et ses légumes, mitonné par mon TiNours (sacré boulot que de dépioter 4 épaules au préalable, mais, ne nous plaignons pas, il n’a tout de même pas eu à sacrifier lui-même l’agneau, Seigneur). Pour dessert j’avais préparé ma fameuse charlotte aux raisins marinés dans du Marc de Bourgogne. Pas de gâteau d’anniversaire, et je n’avais pas prévu de bougies. Christine m’en avait réclamé, mais je l’ai fait rire en lui disant que passé un certain âge, les bougies c’est obscène. Enfin bon, j’en ai planté une toute petite sur la charlotte pour la souffler devant les photographes de Paris-Match.

 

Une super-soirée, entouré uniquement de gens que j’aime, même s’ils étaient lojn d’être tous présents. Une idée marrante serait de faire le compte de ses amis proches quand on avance en âge. S’ils dépassent le nombre des années, on est gagnant. Si leur nombre est inférieur au poids des ans, il faudra absolument se débrouiller pour réactualiser le compteur avant l’échéance de l’année suivante, parce que se faire des amis (et les conserver), ça aide à rajeunir !

10.01.2008

10 janvier

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In Dog Years, I’m 5 !

Happy Birthday to Myself !

 

Elle est pas mimi ma petite carte...? Et en plus, je me la suis créée moi-même. Na !

16.12.2007

(Semi) White Christmas

Hier matin, sur le coup de 11h, miracle ! La neige a débarqué. Certes ce n’était pas une surprise puisque la météo l’avait annoncée, mais il n’empêche : je n’avais pas vu un seul flocon depuis 3 ans et demi (4 pour TiNours) qu’on habite ici !

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Bon, pas d’affolement, ni d’extase en vue : ça a fondu en une ou deux heures, les routes sont donc restées très praticables, et le paysage n’a pas eu le temps de se tranformer en réplique du Québec au mois de janvier. On en était même très loin !

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Il y a eu tout de même, outre des flocons, des retombées très positives pour moi. Selon ma bonne habitude, j’avais attendu très longtemps avant de faire mes courses de Noël. Chaque année c’est la même histoire : je ne crache pas sur la joie factice de ces fêtes de fin d’année, même si elle est factice. J’aime faire des cadeaux, mais je  DETESTE la foule, la cohue, les gens énervés, etc, etc ; oui, tout le monde tient le même raisonnement, je sais je sais, c’est d’une banalité ECOEURANTE.

Je me suis donc rendu seul en voiture au centre commercial (TiNours est resté à la maison à jouer les Conchitas avec balai et serpillière, car il fallait aussi que j’achète quelques petites mignardises pour lui…). Et j’ai fait mes courses entre midi et deux. GE-NIAL ! La moitié du monde était occupée à déjeuner, l’autre moitié a dû rester chez elle par peur des rafales de neige que  MOI j’avais héroïquement bravées. Bilan : j’ai trouvé (presque) tout ce que je voulais en un peu plus de deux heures, sans faire la queue, sans me faire bousculer, avec des vendeurs aimables et disponibles pour me renseigner, c’était parfait ! Vive la magie de Noël dans ces conditions-là. Bon, évidemment, en repartant, on a le coffre plein à éclater, et le portefeuille anorexique… c’est le principe des vases communicants… mais, baste. Pour les fêtes de fin d’année, je ne compte jamais. C’est le seul moment où je peux manifester par des cadeaux à mes proches que je les aime. A l’exception de TiNours, pour les anniversaires, je me contente d’un coup de fil, idem pour les fêtes des pères et des mères. Alors…

Reste encore à emballer les paquets, et à décorer le sapin et la maison. L’intérieur uniquement. On habite un quartier qui me rappelle les Etats-Unis en cette période de fêtes : tout le monde rivalise pour disposer les plus belles guirlandes lumineuses sur sa façade ou dans son jardin. Quand on rentre le soir en voiture, c’est d’un « kitsh » exquis. Mais, tout en trouvant cela très joli, TiNours et moi sommes trop fainéants écolos pour nous fatiguer à installer ça gaspiller inutilement l’énergie, c’est mauvais pour la planète.

09.12.2007

Le mûrier platane saison 2 (la Petite Maison dans la Prairie)

Si vous vous souvenez de ma note sur mon moral du mois de novembre, je l’avais mis à l’époque en parallèle avec l’état de mon mûrier platane qui jaunissait et perdait ses feuilles.

Hier après-midi, j’ai sacrifié à la tradition de début décembre : la taille du mûrier platane.

La première année j’avais trouvé ça abominablement chiant (j’étais monté dedans). Je me suis aperçu depuis