13.04.2008

The Gift

Tu avances à l’aveuglette, tu tâtonnes, tu ouvres des portes, tu regardes, tu refermes sans bruit.

Tu surfes, tu brasses, tu plonges par le fond, tu ouvres les yeux avidement.

Tu cherches, tu cherches, tu cherches quoi… ?

Tu ne sais pas.

 

 

Et puis, très rarement, quelquefois, sans savoir où tu es arrivé, tu sais : tu as trouvé..

Tu as poussé la porte, et tu n’as pas eu envie de la refermer.

Tu avances, doucement.

 

 

C’est beau, putain.

 

 

Douceur.

Gentillesse.

Emotion.

 

 

Tu t’asseois sur le banc, tu lis.

Des oiseaux sautillent  pas très loin, ils te regardent en penchant leur tête d’un air coquin : « Qui c’est çuilà ? Jamais vu par ici »

Odeur de chèvrefeuille, odeur de pin.

Des notes de piano dans le lointain.

Ca parle d’enfants, aussi. Le jardiner ici aime les enfants.

Douceur, tendresse.

Il y a des affiches de films que tu as vus, d’autres pas, mais il t’a donné envie d’aller les voir.

 

 

Et puis soudain, tu regardes l’allée sablée.

Pratiquement aucune trace de pas.

Tu es un des premiers à avoir pénétré dans le jardin.

Incroyable.

Peu de monde, presque personne, n’est venu ici avant toi.

 

 

J’ai trouvé une porte secrète.

Loin de la foule.

Loin de la cacophonie.

Loin des dessins embrouillés.

 

 

Je ne vais pas pouvoir rester longtemps, hélas. Le temps s’écoule dans ce monde-ci comme dans l’autre, le monde extérieur…

Avant de sortir, un dernier coup d’œil autour de moi. Fixer les impressions, s’enivrer des odeurs, sourire à la musique.

Je reviendrai, je reviendrai....

Merci, merci à toi.

 

 

Je ressors à regret

Mais dans ma main je serre fort la clé, le code magique.

Je viens de découvrir un nouveau blog.

 

 

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11:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blog

05.04.2008

Les hommes préfèrent les longues

Voilà un titre racoleur, et peu en phase avec ce qui va suivre.

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Quand j’écris, je ne sais pas faire court.

C’est un véritable handicap.

 

 

Au lycée, en première, pour préparer le bac de français, je fuyais toujours comme la peste l’exercice de résumé, j’y arrivais pas.

Pour mon mémoire de maîtrise, les profs de mon jury m’avaient dit « vous avez d’incroyables capacités d’analyse très fine, mais pour ce qui est de synthétiser, il y a encore beaucoup de progrès à faire ! »

Maintenant que je suis prof et qu’en BTS je dois enseigner la technique du résumé (dans les deux langues), à chaque fois, je m’entraîne longuement à préparer le texte avant de le soumettre aux élèves. Ca me fait transpirer des litres !

Quand je corrige des copies et que je mets des appréciations, je perds un temps fou parce qu’il faut toujours que j’en mette une tartine.

Sur les bulletins, j’ai jamais assez de place dans la case qui m’est assignée.

En vacances je déteste écrire des cartes postales parce que je « déborde » toujours, ou bien alors, si je me force à gribouiller seulement « Grosses bises de… » à chaque fois je balance après, d’un air dégoûté, le paquet de cartes 'bâclées' dans la boîte aux lettres en me disant que, quitte à écrire des conneries pareilles, j’aurais pu économiser le prix des timbres…

Lorsque je raconte une histoire (cf ma note précédente sur ‘The Kite Runner’) j’aime entrer dans les détails parce qu’à mes yeux TOUT est important pour que ceux qui lisent ou écoutent comprennent bien les tenants et les aboutissants…

 

Il paraît que c’est une déformation professionnelle ! TiNours m’a plusieurs fois dit en rigolant que je cherchais trop à EXPLIQUER les choses en détail (« Mais oui, ‘Clint’ tu sais bien, comme ‘Clint Eastwood’ »… ne cherchez pas, lui seul peut comprendre, ici, c’est une de nos plaisanteries familiales) ce qui laisse à l’interlocuteur l’impression désagréable que je le prends pour un attardé mental…

 

Alors pourquoi est-ce que je ne sais pas limiter, résumer, synthétiser ? Pourquoi est-ce que je ressens le besoin de décortiquer, expliciter, détailler ?

Peut-être parce que, de l’autre côté du banc, je n’aime pas les non-dits. Je déteste les sous-entendus.  J’ai la haine des devinettes.  J’ai une sainte horreur des explications confuses et embrouillées.

Donc, pour me rassurer, je parle, je parle. J’écris, j’écris.

Longueur n’est pas synonyme de clarté, me direz-vous.

Pour moi, si. Enfin c’est l’impression que j’éprouve devant mon clavier, ou en tenant mon stylo..

 

Bilan des courses, certains lecteurs potentiels de mon blog sont peut-être rebutés par la longueur des notes.

Mais je ne suis pas le seul blogueur qui ait ce « défaut » ! Chondre, par exemple, il fait toujours des notes très longues, et moi je les trouve passionnantes ! Et beaucoup de gens sont du même avis que moi, visiblement, vu son audimat.

 

Alors, je suis désolé pour ceux qui préfèrent les courtes.

Je peux quand même pas me brimer moi-même.

Surtout sur mon propre blog.

Ca restera long

Yep ...

20:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : ecrire, blog

12.03.2008

De retour du royaume d'Hadès

Non, mais vous saviez pas ....?

Ben moi en tout cas, non je ne le savais pas !

 Eh ben voilà : IL a rouvert son blog !

1676113900.JPGAvec une nouvelle présentation trognonne, en plus, et plein de photos osées (enfin dépêchez-vous pour aller voir, parce que tel que je le connais, il va les faire disparaître -les photos- entretemps....)

Et moi, dans ma réponse à son dernier commentaire, comme un âne, qui lui demande quand c'est qu'il rouvre son restaurant... ça fait bientôt un mois (14 février, merci pour SES amoureux, oui oui j'ai bien le droit de faire ma jalouse....) que ça s'est fait dans mon dos, sans me prévenir lors de l'inauguration, bien sûr (il me le paiera, ça...)! Il a fallu que je lise un de ses commentaires chez TarValanion où il expliquait -en deux mots laconiques mais d'une importance  CAPITALE pour la suite de nos vies- qu'il participait à une liste "gustative" organisée par les Blogueurs Gourmets pour que mon cerveau fasse une pirouette et que je me précipite... Bien sûr l'heure de la fermeture était passée, mais je suis resté un bon moment à sourire devant l'enseigne rallumée...

 Petit monstre, va...

Pour me venger, je vais le dire à Panama... histoire de lui donner envie de rouvrir le sien, de blog, à cette autre vieille charogne...

(Quoique lui, comme je le connais, il serait capable de me dire, avec son air chafouin, paterne et patelin "Ah mais je le savais déjà...")

Nan, tu le savais pas, tu étais occupé à crapahuter en Amérique centrale, toi. Tais-toi. Affreuse. Ou plutôt, non, ne te tais pas, mais sors-en, de tes municipales, pour revenir nous raconter enfin des choses intéressantes...

11.03.2008

Blogging in English

Mon super-Johnnie me disait avant-hier au téléphone qu’il aime bien venir lire mon blog, mais que lorsqu’il s’agit de déposer un commentaire, il se sent inhibé, parce que, bien que le français n’ait aucun secret pour lui (il vit ici depuis plus de 30 ans…), entre nous, sans même qu'il y ait eu de réflexion sur cela, s’est instaurée une sorte de 'tradition' : si nous en venons à des sujets plus intimes, personnels, nous avons pris l’habitude d’en parler en anglais. Surtout, SURTOUT à l’écrit ! Lorsque nous nous écrivons, c’est disons, à 90% en anglais. Le pli est pris depuis plusieurs années, et voilà pourquoi, devant « mon site » il bloque un peu.

Je lui ai répondu qu’il devait se sentir absolument libre de commenter ici, ou pas, dans la langue qu’il souhaite. Personne ne lui en voudra d’employer l’anglais, surtout pas moi.

98747745.jpgCeci dit, il est amusant qu’il ait soulevé ce problème car depuis quelques semaines j’y ai été confronté. Notamment parce qu’en ce moment je lis « The Kite Runner » de Khaled Hosseini, roman absolument vibrant, finement écrit, extraordinaire. Le film va sortir d’ici quelques jours en France (« Les Cerfs-Volants de Kaboul » en français) et je dois relever le défi de finir le livre avant d’aller au cinéma voir son adaptation.

J’y ai beaucoup pensé au moment de ma note sur le petit garçon, et le rapport au père : le roman baigne totalement1264658014.jpg dans ces thèmes-là, et je dois avouer que plusieurs fois j’ai dû le poser parce qu’il éveillait en moi des émotions trop fortes. J’ai eu envie d’en recopier ici certains extraits, même. Mais, problème ! Je lis le livre en anglais. Or si la plupart des amis qui viennent ici le comprennent, le manient parfaitement (Andesmas bien sûr, mais aussi Anydris et Oh!91 me l’ont prouvé brillamment, et avec beaucoup d'humour, ), il est un peu gênant, c’est vrai, de recopier ces extraits dans la langue d’origine. Je ne dispose pas de la traduction française. Je pourrais les traduire moi-même, c’est vrai, mais j’aurais peur, sur une œuvre d’une telle qualité, de trahir l’esprit d’origine (traduttore, traditore…).

 

Qui plus est, je me suis aussi aperçu, à l’époque où je vivais en Amérique, et même avant, que le fait de parler anglais (dans les situations de communication de la vie réelle, évidemment, et, a fortiori, dans des dialogues plus intimes) me pousse à un très  léger, très subtil, décalage de personnalité. Bien sûr je suis toujours moi-même, mais, de façon très concrète, il peut m’arriver de réagir un peu différemment, d’être quelqu’un d’un peu décalé par rapport à ce que je suis d’habitude. C’est très difficile à formuler. Verlaine l’avait mis en paroles bien mieux que moi : « ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre » (je me permets de réajuster la phrase au masculin, d’ailleurs. Traitre jusqu’au bout !). Alors, quand je parle ou que j’écris en anglais, c’est moi, mais pas vraiment moi non plus. Les nuances sont différentes d’une langue à l’autre, et font ressortir des aspects différents selon les gens, je pense. Au fond, c’est logique. Nous sommes aussi conditionnés par ce biais-là. Nous sommes aussi ce que nous parlons. Notre langage nous élabore tout autant que nous le formulons.

Quoi qu’il en soit, je suis confronté à un phénomène curieux, auquel je n’aurais jamais pensé avant : la langue orale n’est pas vraiment un obstacle dans les rapports amicaux et les ‘grands brassages’. Je pense notamment aux liens qui se nouent en vacances. Qu’est-ce qui empêche de rire avec des personnes que l’on rencontre en pays étranger sans pouvoir communiquer verbalement avec elles ? De danser, jouer, et même faire l’amour avec elles ? C’est plus difficile mais c’est une barrière qui peut s’enjamber sans problème. En revanche, la communication écrite, par l’intermédiaire d’un blog, rend les choses beaucoup plus difficiles sans l’aide des sourires, des regards, du contact physique.

Une lacune au ‘blogging-system’.

Il y en a bien d’autres.

06.03.2008

Message in a bottle


Lorsqu’on ouvre un blog, on fait une démarche sur soi-même, bien sûr. On décide de plonger en soi. D’abord sur les rivages du quotidien, des actualités, du travail, de nos humeurs. Quelques brasses, quelques semaines plus tard, on en arrive aux eaux plus profondes des souvenirs, parfois beaux, parfois douloureux. On caresse ces poissons qui passent, pour les regarder repartir aussitôt dans des régions obscures. Et, plus rarement, quand, attiré par le besoin de savoir, d’aller jusqu’au bout, de s’étreindre avec son moi encore plus profond, on se débat, en un dernier coup de reins désespéré, on atteint les grands fonds, les abysses, réceptacle secret de nos sentiments les plus bruts, nos envies les plus animales, nos peurs les plus inavouables, nos rages les plus meurtrières. On y parvient rarement. Et si l’on y touche, c’est toujours très fugace, le temps d’une note, pour remonter d’un trait, vers les rivages ou l’on s’écroule, haletant. OUF. On clique sur ‘envoyer’ et l’on sort de là, épuisé, une crampe au cœur, en se disant qu’on n’y retournera pas de sitôt.

 

Mais la personne qui reste allongée sur le sable mouillé en laissant paresseusement l’eau venir lui embrasser les jambes n’est pas moins sincère que le plongeur qui évolue dans les grands fonds. Elle est plus peureuse, voilà tout. La poltronnerie est une faiblesse bien humaine. Aller débusquer des amphores précieuses dans les entrailles des épaves englouties, c’est un sport que je ne peux pratiquer au quotidien. Je manque de souffle ! C’est peut être une question d’entraînement ? En attendant, j’aime bien aussi prendre un petit coquillage sur la plage de mon aujourd’hui, le polir entre mes doigts, le nettoyer de son sable mouillé, et le déposer, avec précaution, dans un endroit abrité pour que les copains puissent venir le regarder.

 

 

Les copains ?

 

 

En ouvrant un blog, on fait aussi une démarche vers les autres. On ouvre la porte de chez soi. Et si on le fait, c’est parce qu’on aime  les invités. J’ai toujours aimé recevoir des amis. Préparer des bouffes, essayer des recettes, me demander qui je vais inviter avec qui, pour savoir quel ‘coup de foudre amical’ pourrait jaillir de la soirée. Rassembler tout le monde autour d’une table, écouter fuser les éclats de rire, les discussions à bâtons rompus, confronter les expériences, refaire le monde, tout en sachant qu’il sera le même à la fin de la soirée. J’aime les raccompagner à leur voiture, dans le froid de la nuit bien avancée, lorsque la fête se termine. Les bisous, les portières claquées, et, en débarrassant le bordel consécutif à la fiesta, ce sentiment très doux qu’on aime et qu’on est aimé. L’amitié comme une couette chaude où l’on se blottit dans les creux de l’âme.

 

 

Le principe d’un blog est un peu le même, sauf que l’on ne mitonne plus des recettes, on écrit des notes. Quelquefois on s’essaie aux filets de sole au Marsala, quelquefois c’est pâtes et jambon ! Mais, dans les deux cas, que l’on dresse le couvert, ou que l’on se gratte les neurones par l’intermédiaire du clavier, on le fait pour faire plaisir, pour accueillir. Plaisir à soi-même, bien sûr, mais c’est une main tendue aussi. Une amitié, c’est bon à deux, ou plus. Ca ne se pratique pas en solo. Un blog, ce n’est pas que de la masturbation intellectuelle. Surtout lorsqu’on essaie d’atteindre la zone des grands fonds, que je mentionnais au début de ce message. C’est une démarche qu’il faut toujours considérer avec respect. Entre autres, le fait de tenir un blog depuis quelques mois m’a appris une chose : essayer d’être plus respectueux des autres. Face à leurs joies, leurs chagrins, leurs interrogations, je peux sourire, ou même rire devant mon écran (l’autre n’est pas là pour le voir, c’est le principe…) mais je fais toujours attention lorsque je démarre un commentaire chez quelqu’un. Si je n’ai pas envie d’être gentil, je peux au moins être poli. Et si je n’ai même pas envie d’être poli, alors je me tais. Après tout, ne jamais perdre de vue que je suis dans un espace qui ne m’appartient pas. Le blogueur chez qui je suis, il ne m’a peut-être pas invité directement à entrer, mais il m’a laissé sa porte ouverte. Ne pas en profiter pour piétiner sans respect ce en quoi il croit, ce qu’il pense aimer, ce qu’il aime à penser.

 

 

 

Les commentaires sur mon blog, je les laisserai toujours ouverts. Toujours. Sinon, comme le disait TarValanion ici, cela n’a plus de sens. Mon blog est ouvert à tous. Comme mes mains. Ouvertes. Tendues vers les visiteurs. Avec amitié, avec tendresse, avec amour, selon les gens à qui j’ai affaire. Mais toujours avec respect. Et mon principe reste le même lorsque je vais « chez les autres ». Mes mains, chez mes amis je ne les utilise pas pour gifler. Ni ceux qui m’accueillent, ni ceux qui sont là avec moi en tant qu’hôtes.

 

 

J’ai peut être eu le tort de croire que le principe du blog était, à la base, l’échange dans la gentillesse, et qu’il doit toujours déboucher sur des camaraderies, des complicités, des amitiés. Avec du recul, et un peu d’expérience, je me rends compte que c’est vrai, j’ai été d’une naïveté confinant à la bêtise. Mais, peu importe, le bilan reste positif. Le nageur pantelant sur la plage, il ferme les yeux et sourit au soleil couchant. Les cris des mouettes, le bruit de ce qui vit, ça fait du bien. Continuez à me parler. J’aime ça. La vie, les gens sont là, partout autour de moi, sous les touches du clavier, derrière l’écran, dans la souris. Plage atlantique, ou méditerranéenne, ce n'est pas important. J'écoute ces échos d’existences que je sais réelles et non virtuelles, et qui m’enrichissent, et m’aident à réfléchir, à avancer. C’est du beau, c’est du bon.

 

 

Merci, qui que tu sois.

 

 

podcast

 

 

16.01.2008

To blog or not to blog

Pas trop souvent quand même, mais régulièrement, je me pose des questions métaphysiques sur le « fait de bloguer » :

Le « Blogging » ? ah non putain que c’est laid ça…

Le « Blogage » ? za fait « blocage » en Halsacien

La « Blog-mania » ? ça, ça fait asile de fous, non non non

Bon bref « l’habitude consistant à écrire ses pensées dans un espace personnel consultable par tous sur internet » voilà c’est un peu long mais ça n’a aucune connotation, ça.

Donc, on a beau dire qu’on « n’écrit que pour soi, pas pour les autres », qu’on « s’en fiche des statistiques » et que « peu importe ce que les autres pensent », moi en ce qui me concerne, ces axiomes-là sont faux.

Sauf un. C’est vrai que je m’en fiche des statistiques. Je ne les consulte jamais. Je m'en fous que mon blog soit lu par 5 personnes ou par 200. Quand j’ouvre ma page d’accueil,  je jette quelquefois un coup d’œil au compteur, mais il indique toujours un chiffre que j’ai du mal à intégrer. Je serais INCAPABLE  de dire combien de gens étaient passés me lire le mois dernier, ou en novembre, ou si la lecture a fortement augmenté tel ou tel jour à cause de tel ou telle note. Mon cerveau n’arrive pas à imprimer ces informations-là.

Par contre, il y a une chose dont je ne me fiche pas du tout, ce sont les commentaires des copains. C’est comme d’avoir un message sur le répondeur, ou d’ouvrir une lettre sortie de la boîte « Aaah qui ça va être ? » « Qu’est-ce qu’il pense de ce que j’ai écrit ? » « Est-ce qu’il est d’accord ou pas ? » etc etc etc. Ca j’adore.

Ce que j’aime encore plus, c’est lorsqu’un sujet prête à controverse, lorsque des « mini-débats » ont lieu dans l’espace des commentaires à une note. Ca aussi c’est super-sympa.

Donc, pour être tout à fait honnête, j’ai eu un petit 'coup de blues’ récemment (en début d’année, période classique de remise en question)  en visitant les blogs des uns et des autres et en consultant les listes de vœux.

C’est bien le moment et l’occasion rêvée pour dire à quelqu’un qu’on l’aime bien, non ? Et là j’ai été déçu par certains, qui ne sont plus revenus « boire un coup à la maison » depuis des lustres.

Bon, entendons-nous bien : je SAIS que laisser un commentaire sur un blog n’est pas une obligation. Il faut le faire par envie et non par devoir. Mais lorsqu’on visite le blog d’un copain, est-ce que ce n’est pas gentil quand même d’y laisser une petite trace, au moins, disons, une fois sur trois, par gentillesse ? Tout comme on fait un sourire à quelqu’un qu’on connaît en traversant la rue ?

Suite à cette triste constatation, je me suis dit : « Prends-toi en main coco. Pars du principe que les gens ne commentent QUE ce qui les intéresse, donc si certains ne commentent pas ce que tu écris, c’est parce que ça ne les intéresse pas. ». Je veux bien ! J’admets. Je suis pas Victor Hugo, je suis pas Brett Easton Ellis. On aurait plus envie de dire des choses à Paul Auster, ou à Michel Tremblay, qu’à moi. Normal.

Mais je ne peux pas m’empêcher de faire ma grognasse jalouse (je veux bien employer ce mot, même s’il ne me paraît pas rigoureusement exact ici) quand je vois par moments les conneries sans intérêt que les gens laissent dans des listes de commentaires, chez d’autres.  Quitte à écrire des conneries, pourquoi ne pas en écrire partout, y compris chez moi … ? (enfin merde !!!) Je ne suis pas affamé de lire des bêtises, mais bon, ça me montrerait au moins qu’on est passé ici et qu’on a pensé à moi.

J’en étais là de mes tristes pensées lorsqu’hier j’ai eu la surprise de ma vie (ma "vie de blogueur", n’exagérons rien tout de même…). En surfant de blog en blog, je suis tombé par hasard sur celui d’un mec qui m’a AJOUTE dans la liste des blogs qu’il lit régulièrement ! Et, il n’a JAMAIS laissé de commentaire ici, ni moi chez lui d’ailleurs.

Ce qui donc remet tout en question.

Ca sous-entend que peut-être certaines personnes passent ici, lisent et s’en vont sans rien dire. Ca se conçoit s’ils passent par hasard, ne trouvent pas leur bonheur, et repartent en haussant les épaules. Mais, pour qu’un mec (dont je tais volontairement le nom d’ailleurs) m’ait ajouté dans sa liste (et peut-être que d’autres aussi l’ont fait.. ? qui sait… ?) ça veut bien dire qu’il vient régulièrement non … ? Donc que ça l’intéresse, non ? Et tout ça sans JAMAIS commenter… ? AH BON….

Tout ça est lié au principe du blog, et il faut en admettre les « lois », mais ça me plonge dans des abîmes de perplexité…. Chacun prend son bonheur où il le trouve, bien sûr. Quand j’ai ouvert un blog, un de mes objectifs (inconscients au départ, mais ça s’est imposé avec force par la suite) c’était de me faire de nouveaux amis. Ca a marché, pour plein de personnes, et je n’ai pas à me plaindre. Depuis août j’ai bloggué, correspondu par mail, parlé au téléphone, sur MSN, et j’ai même RENCONTRE (tout récemment, cocorico) plein de gens gentils et adorables, et j’espère bien que je les garderai encore longtemps dans mes contacts. Mais SI il y en a d’autres, pourquoi ne se manifestent-ils pas… ?

Je crois que ça tient à mon caractère : si je lis des choses qui m’intéressent et me font réagir chez quelqu’un, je ne sais pas me retenir d’ouvrir mon grand clapet ('clavier' en l’occurrence ! ). Il me faut donc admettre qu’il existe des petits farfadets, qui arrivent regardent lisent écoutent sourient, et… frrrttt s’enfuient aussitôt.

Bon, en tout cas, bisous à vous les petites souris silencieuses et discrètes, qui que vous soyez, je vous aime quand même…. !

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12.09.2007

« Mes blogs préférés », le Retour

     J’ai constaté avec amusement que celle de mes notes qui a attiré le plus de commentaires jusqu’ici, c’est « Blog Day, mes blogs préférés ». Ben tiens ! Les gens lisent un mot que j’ai écrit dans leur blog à eux, cliquent sur le lien hypertexte, arrivent chez moi, lisent les pancartes, et se précipitent, avec aux tripes la lancinante question « Aaaaah, est-ce que MOI je suis un de ses préférés ???? »

     Bande de petits narcissiques, va…. Remarque, je ne jette la pierre à personne, je suis exactement pareil…. Je VEUX qu’on m’aime !

     Il se peut aussi, en y réfléchissant, que des gens soient venus, aient lu, et soient repartis, dépités, parce qu’ils ne figuraient pas sur mon « palmarès » ! Eh ben, laissez une note avec votre lien hypertexte pour que j’aille vous (re)visiter à mon tour, bananes ! Le blog, c’est le principe de la boule de neige : les notes et commentaires font des petits et se multiplient d’un blog à l’autre ! Et du coup on apprend à mieux se connaître. J’en avais déjà parlé dans la toute première note ici.

     C’est vrai qu’il est très agréable de se voir commenté (et donc, forcément, lu) par plein de gens. C’est ce que j’ai surnommé « la célébrité anonyme ». On a tous rêvé, à un moment ou un autre, d’être acteur, chanteur, grand sportif, journaliste, politicien. Outre la passion réelle qu’on a pu éprouver pour le travail, l’essence de ces professions, il y a aussi (et même le plus souvent), le désir d’être connu et surtout  AIME du plus grand nombre de gens possible. Depuis quelques années, le blog permet de satisfaire, un tout petit peu, ce besoin. Et cette fois, on n’a pas besoin de compétences particulières. Il faut juste savoir écrire de façon à amuser le public. Pour qu’il revienne à la séance suivante. Ah, oui alors, qu’il revienne. Ca flatte, et puis ces échanges sont enrichissants et font réfléchir. Moi, toujours, en tout cas.

02.09.2007

Blog Day, mes blogs préféres

Avant-hier, c’était aussi la journée des blogueurs ! j’ai appris ça par hasard sous la douche en écoutant la radio…. Paraît que c’est l’occasion pour ces gens-là de se lancer des invitations, se découvrir, voire se rencontrer….

 

J’ai ouvert mon blog il y a quelques jours, je ne suis donc pas submergé sous les cartons d’invitation, lol. J’ai raté tous les jeux de la fête foraine ! Je suis toujours fasciné, en lisant les autres blogs, par les fameuses « chaînes » où il faut en général indiquer 7 choses : « les 7 aliments qui traînent en ce moment au fond de votre frigidaire », « les 7 occasions où vous vous êtes pris la honte de votre vie », « les 7 choses que personne ne sait sur vous » , « les 7 qualités que vous pensez posséder », etc, etc….

 

Et puis, au fait, est-ce que quand on ouvre un blog on doit émettre des faire-parts ? je pense à ça par rapport à la pitite note que CCKBB a eu la gentillesse de m’écrire l’autre jour. Et là, je dois honteusement avouer que je ne sais même pas comment on fait ! J’ai des problèmes techniques avec le « blogging » (que c’est laid ce mot…) que j’arrive pas à résoudre par moi-même, notamment au niveau de l’agencement de la page de garde : mis à part le petit ours en haut à gauche, je n’ai rien réussi à rajouter par moi-même en marge, à droit ou à gauche, et j’aurais des idées, mais techniquement je ne sais pas les appliquer. Ceux qui savent, ils n’ont pas le temps, et ceux qui seraient disponibles, ils savent pas…. Et en plus ça m’ENERVE de devoir demander de l’aide pour ça.  Je trouve très humiliant de visiter plein de jolis blogs de mecs qui ne sont même pas pros en informatique, mais qui apparemment s’en sont sortis, eux ! Screugneugneu…

 

Bon alors, histoire quand même d’apporter ma  tarte aux pommes  à la kermesse des blogueurs, finie depuis vendredi,  (« ben mais où qu’ils sont tous passés ???? ») je vais au moins inscrire ici  les adresses de mes blogueurs et blogueuse(s ?) préférés :

 

Chickenbaby (pour sa bonne humeur, sa gentillesse, ses recettes de cuisine, et ses déguisements à mourir de rire !). Bravo mon poussin, t’es le meilleur !

http://chickenbaby.hautetfort.com/

Anydris, avec qui j’ai pas mal de points communs, et dont j’adore les notes pleines d’humour ou/et de tendresse.http://anydris.hautetfort.com/

Orpheus, qui écrit merveilleusement bien, et qui me rend, à chaque fois que j’ouvre son blog, jaloux de par l’ « esthétique » de la présentation de ses pages. http://www.orpheusonline.com/blog/

Panama, qui a du chagrin en ce moment, mais à qui je dédie un bisou bien tendre. Ne nous lâche pas, hein ! il est super ton blog !http://panamathegreat.blogspot.com/

MaestroGay, qui a lui aussi (sans le savoir en plus…) plein de points communs avec moi, outre ses débuts dans le plus beau métier du monde, les établissements scolaires et les professeurs qu’il a fréquentés pendant son enfance et son adolescence (plus récentes que les miennes, tout de même, sniff….)http://maestrogay.blogspot.com/

Fred alias The Star…. On aime se crêper le chignon lui et moi… Mais, quoique les gens pourront penser, je l’aime bien… Lui non plus ne le sait même pas, mais c’est par lui que j’ai mis l’orteil puis le pied puis la jambe tout entière dans le cercle des blogueurs homos ! Merci mon Frédot !http://rightsaidfred.hautetfort.com/

RougeCerise : là encore, selon ma triste habitude, je suis arrivé  TROP TARD ! Je l’avais découvert il y a quelques semaines, et il vient de décider de fermer boutique ! Dommage, il était super-intéressant lui aussi. Même s’il ne me lit pas, je lui fais un bisou et j’espère le relire un jour.

http://www.rouge-cerise.net/dotclear/index.php

Et enfin ma Cathy à moi, la seule de la liste à me connaître EN REEL, qui s’est barrée en Afrique du Sud en nous laissant l’an prochain à traverser sans elle ! Elle va horriblement me manquer au boulot… comme je l’ai souvent constaté, c’est les gens super qui s’en vont, et les cons qui restent… http://gioka.canalblog.com/archives/2007/08/30/index.htm<...

Merci à tous pour ces petits moments de vos vies que je partage avec plaisir. Pour l’instant, même si personne ne lit mon blog, je suis content de pouvoir vous connaître, vous aimer, (oui oui !) à distance.