09.05.2008

De Tiramisu à Nicoletta

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Comme nous recevons un invité de marque ce week-end, notre super-Johnnie, TiNours m’a suggéré de préparer LE dessert qui commence à me rendre populaire dans de nombreuses chaumières, le Tiramisu aux Pêches de Vigne. Fiso connaît, elle n’y a hélas pas goûté, mais elle était présente avec moi ‘en pensée’ au téléphone, en direct, la dernière fois que j’en ai préparé un ! Je t’en ferai un, un jour, pour toi seule, petite soeur, c’est promis !

 

 

 

Mais avant de cuisiner, hier, nous avions deux tâches agréables à accomplir pour fêter ce 8 mai si délicieusement férié ET ensoleillé  A LA FOIS ! C’est la fête de l’arrivée de l’équinoxe d’été chez TiNours et Lancelot, et il y a des traditions, des rites sacrés, des cérémonies à respecter : le premier barbecue de l’année, et le débâchage et nettoyage de la piscine : les beaux jours arrivent, youpi ! Sentiment exactement inverse de celui que je décrivais ici.

 

 

 

Le barbecue, c’est facile. Comme bois à brûler, on utilise des branches de palmier séchées de l’an dernier : combustible naturel dont la source de production se trouve dans notre jardin ! Ca flambe à plaisir ! Et une fois la braise prête, TiNours nous a grillé de délicieuses côtelettes de mouton et des saucisses de Toulouse pendant que je préparais frites et tomates à la Provençale. Et des fraises à la chantilly en dessert, au diable la diététique. D’ailleurs, les calories, elles avaient fondu au préalable le matin. Voir ce qui suit.

 

 

 

Dans la matinée, on a débâché la piscine. Oh hisse, qu’elle est lourde cette bâche. Même à deux c’est mortel. Le pire c’est quand le dernier quart à retirer se gorge d’eau, il faut tirer là-dessus comme des malades pour en venir à bout. Et après ça, agitation dans tous les sens : on ramasse les merdes de l’hiver qui se sont accumulées dans l’eau malgré la bâche, on remet en marche les pompes, on filtre, on chlore, on chlore, on filtre, on manie le filet pour ramasser les algues. Nettoyage des filtres, nettoyage de la bâche, nettoyage du tour de la piscine, Oup là, c’est le grand nettoyage d’été. L’eau est pour l’instant à 16°. Mais dans une semaine, on va pouvoir inviter tous ceux qui se porteraient volontaires pour une pool party ! Au programme : bombes, éclaboussures, batailles au jet d’eau, hurlements de rire, noyades et glouglous (et pas que dans l’eau d’ailleurs ! la cave est bien garnie !)

 

 

 

Bon, l’eau étant redevenue bleue et limpide, il nous reste à présent à nous pencher sur ce fameux Tiramisu l’après-midi. Je croyais avoir tous les ingrédients, mais, horreur stupeur malheur, il nous manque l’indispensable Mascarpone…. Alors en route pour la planète Mascarpone, à savoir, le Super-U du coin.

 

 

 

Après avoir déniché nos boîtes italiennes, on flânait un peu au rayon livres. Je fais remarquer à TiNours qu’ils ont mis en gondole le bouquin de Nicoletta sur sa vie. Il était sorti il y a deux ou trois mois, mais je ne l’avais pas trouvé quand je le recherchais. On l’avait entendue à la radio en parler, et comme je l’aime bien, Nicoletta, je me disais que je l’aurais volontiers acheté, son bouquin. L'occasion ou jamais. Or, au moment où je le saisis, qui vois-je arriver ? Nicoletta elle-même, flanquée de son chien, et du « mec à micro » du Super-U. Ah ben MERDE ALORS ! Je jure que ce n’était pas prémédité ! Elle faisait une séance de dédicace ! Et on était pile poil à côté de la table où ils avaient installé ses bouquins ! (On aurait pu s’en douter avant, ils avaient mis une chaise devant). Et, comme on était les premiers, on a pu discuter agréablement pendant 10 minutes avec elle avant que la foule ne commence à s’attrouper autour. Persuadé qu’elle avait oublié (elle en donne tellement…) je lui ai demandé si elle se souvenait du concert qu’elle avait donné à Marcq en Baroeul il y a 6 ans, où nous étions allés la voir. C’était un an avant qu’on ne quitte Lille pour Montpellier. « Mais si, s’exclame-t-elle, je m’en souviens très bien, c’était à cette occasion que j’avais reçu la Légion d’Honneur ! » Exact ! « Et est-ce que vous vous souvenez de la météo ?» « Oh oui, il pleuvait » Encore exact ! On était arrivés un peu en retard, TiNours et moi, et on se disait en rigolant sous les gouttes, en hâtant le pas dans la rue « Elle va chanter ‘Il est mort le Soleil’ ! » Eh ben bingo ! avant même de passer le portail de l’hippodrome où se déroulait le concert, on a entendu sa belle voix un peu cassée égrener la première phrase de la chanson, ce qui nous avait fait attraper un fou-rire…

 

 

 

Cependant les gens commençaient à s’agglutiner autour de la table, attirés par sa bonne humeur et ses plaisanteries, en vrac, sur la vie trop chère et les légions d’honneur distribuées un peu au hasard… Pendant qu’elle nous paraphait un mot gentil sur la première page du livre, je me penche vers elle pour lui demander ce qui me tenait à cœur : « Il y a une chanson de vous que j’aime beaucoup, mais qui est moins connue que les autres » « Ah oui ? Laquelle ? » « C’est ‘Sur les bords de la Tendresse’ » Son regard s’illumine, elle pose sa main sur mon bras et se met à fredonner « Sur les bords de la Tendresse… » et moi j’enchaîne, tout fier de mon à-propos : « … laisse ma main se poser… ». Eclat de rire ! Je lui explique donc que j’ai un mal fou à la retrouver, et elle me signale que la chanson figure dans sa compilation. Oui bon, je sais. Elle soigne sa promo. N’empêche que c’était bien agréable de converser ainsi avec une célèbre dame de la chanson française. Mais comme les gens se mettaient à prendre des photos et que ça commençait à ressembler à la séance du shopping New Yorkais de Paris Hilton, TiNours et moi nous sommes éclipsés en agitant la main. De loin, elle nous a rappelés : « Au fait, vous êtes des Ch’tis ? » « Des Ch’tis délocalisés ! » qu’on lui a crié gaiement, ce qui a fait rire tout le monde. Ben ouais, ni pédophiles ni consanguins, juste délocalisés et fiers de l’être !

 

 

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En partant TiNours m’a fait remarquer qu’elle ne nous avait pas fait la bise. Avec la gentillesse qu’elle dégageait, je suis persuadé que si on le lui avait demandé, elle aurait accepté. Mais bon, j’ai un peu de pudeur face à ces choses-là… Je me mets à la place de la célébrité à qui les « gens de la rue » doivent sans cesse demander  photos, autographes, bises. Ca doit être chiantissime. Ne pas abuser de leur complaisance, tout de même.

 

 

 

Et si l’on avait rencontré impromptu Jean Galfione à une séance de signature de bouquin autobiographique...? Aurais-je eu cette pudeur, cette retenue… ? Bah… Je me poserai la question lorsqu’il aura rédigé sa biographie… Peut-être que d’ici là ses joues, ses lèvres (et le reste...) seront moins appétissants qu’aujourd’hui….

 

 

 

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Ouste, assez rêvassé. A tes fourneaux, Lancelot. Le tiramisu attend.

09.12.2007

Le mûrier platane saison 2 (la Petite Maison dans la Prairie)

Si vous vous souvenez de ma note sur mon moral du mois de novembre, je l’avais mis à l’époque en parallèle avec l’état de mon mûrier platane qui jaunissait et perdait ses feuilles.

Hier après-midi, j’ai sacrifié à la tradition de début décembre : la taille du mûrier platane.

La première année j’avais trouvé ça abominablement chiant (j’étais monté dedans). Je me suis aperçu depuis que c’est beaucoup plus facile en utilisant une échelle, ce qui permet d’avoir les mains libres pour scier.

C’est incroyable le nombre de branches qu’un arbre taillé peut refaire pousser d’une année sur l’autre. Si on le laissait faire, il envahirait vite tout l’espace de notre cour. Ce qui serait une calamité : le seul avantage (et non des moindres) du mûrier platane est qu’il fournit une ombre dense et fraîche en été. Sinon, deux inconvénients affreux : d’abord il produit en mai-juin des mûres aigrelettes et assez immangeables (à moins de leur adjoindre trois kilos de sucre…) qui tombent rapidement par terre, créant d’ignobles taches rouges et roses qu’on a tendance à copier sous nos semelles et coller dans la maison. Ensuite, les feuilles se ramassent à la pelle en novembre et obligent à d’incessants nettoyages car dès qu’on a fini et qu’on se retourne, tout est à recommencer (surtout par temps de grand vent, ce qui ne manque pas sous nos latitudes).

2ddff77474634d85172b93e17408c3dc.jpgIl faut donc, une fois les branches dépouillées de leur feuillage à la 'morte-saison', tailler chaque année, si l’on ne veut pas se faire envahir. Mais on finit aussi par se faire à cette corvée et même à y trouver un certain plaisir « rituel ». Il faisait beau, j’avais mis dans les oreilles mon ipod en mode aléatoire pour avoir à chaque fois une surprise avec la chanson qui démarrait. Le truc malin pour la taille, c’est de couper à la naissance des nœuds du bois sur chaque branche pour éliminer plusieurs « jeunes pousses » à chaque fois. On gagne du temps. Le résultat ensuite, après la coupe si on les renverse, c’est des espèces d’araignées géantes à longues pattes qui dressent vers moi leurs mandibules en criant vengeance….

On n’a pas de broyeur, ni de remorque pour emporter tout ça à la déchetterie. Alors après la « taille » vient la 7884e198243b49a901eabea9ae47e3bd.jpg« découpe ». Je scie encore chacune des ‘pattes’ des ‘araignées’ pour en faire du combustible pour la cheminée du BBQ (on anticipe sur les fiestas et les grillades de l’été prochain, avec plein de nostalgie liée à l’été dernier…snifff). Les gros nœuds du bois, je ne garde pas, c’est trop encombrant. J’ai donc allumé la cheminée dehors et j’ai fait un grand feu où je les jetais au fur et à mesure que la nuit tombait… en même temps que la pluie qui est arrivée, très fine. Il ne faisait pas froid, j’étais envahi d’un sentiment de calme et de douceur. L’avantage d’un travail physique, c’est qu’on peut penser à autre chose en l’accomplissant : aller chercher un ‘bouquet de branches’ ("et où va-t-on aller se ballader demain...?"), le scier à la base ("si on allait au théâtre pour changer du cinoche...?") mettre les pousses à sécher, ("mes copies attendront, j'en ai assez fait le week-end dernier...") jeter le nœud dans le feu qui crépite, ("hummm j'ai faim...") retourner chercher un autre bouquet ("ne SURTOUT pas rater l'élection de Miss France ce soir" -non là je déconne...), et ainsi de suite…

1df4aaed949f630c4f07c4997b6ddd9d.jpgMis à part l’ipod dans les oreilles, j’aurais pu me prendre pour Charles Ingalls… (sans la marmaille autour). Et Caroline, me direz-vous ? Eh ben justement, TiNours était (encore !) en train d’essayer une recette sublime dont les effluves me chatouillaient les narines : un agneau aux légumes à l’étouffée (oui bon, ça n’a rien de typique de Walnut Grove, il a trouvé ça dans la partie ‘recettes crétoises’ d’un bouquin). On a dégusté ça aujourd’hui, accompagné d’un petit riz basmati, c’était absolument délicieux et original.

 

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On n’a tout de même pas poussé le mimétisme jusqu’à faire des tartes aux pommes pour dessert… On n’a pas non plus joué du violon devant le feu qui s’éteignait. Mais c’était tout de même un après midi et une soirée « cocoonesques » bien agréables.

Fin de la déprime de novembre. Et en plus, la pluie s'est arrêtée aussi vite qu'elle était venue (on a -encore une fois ce week-end- eu une météo clémente par comparaison avec la tempête qui sévit actuellement sur le Nord de la France).

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