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06/07/2008

Fiso, Orpheus et Lancelot

Pour pouvoir rencontrer les uns et les autres, les blogueurs, les non-blogueurs, les hommes, les femmes, les pas vus depuis longtemps, les jamais vus, j’ai effectué, au cours de ces trois jours, un quadrillage de Paris dans tous les sens, qui m’a laissé un peu sur les rotules. La Quête du Graal de Lancelot, si vous préférez.

 

 

 

Au cours de ses errances multiples, le Chevalier du cycle arthurien a pénétré par hasard dans une autre espace-temps : la mythologie grecque. Orpheus ayant été empêché d’assister à la Table Ronde de Paris-Carnet, il m’avait fixé rendez vous le lendemain soir, sur les rivages du Styx, près de Pigalle. N’y voyez là aucun parallèle, juste un hasard.

 

 

 

J’y avais bien sûr entraîné Fiso, toujours ouverte à de nouvelles rencontres sympa-bloguis-tiques. Et c’est ainsi qu’au fond d’une salle à l’ambiance sud-américaine, j’ai eu enfin le plaisir de rencontrer le Blogueur à la Lyre, qui nous a fait un petit signe de la main quand il nous a vus hésiter à l’entrée.

 

 

 

Il était un peu triste, mon Orpheus, suite à une journée mouvementée au boulot avec une collègue à problèmes. Et lui, bien sûr, gentil comme il est, il se dévoue pour chercher des solutions, et il agit efficacement. Altruiste et constructif. Il a déjà très bien résumé tout cela ici. J’espère que grâce à son intervention, tout ira mieux à l’avenir pour L. Même si ce sera sûrement difficile.

 

 

 

Après trois cocktails servis par un garçon à la gouaille bon enfant qui nous appelait « les jeunes » « Mademoiselle » « Jeune Homme » (même si on était certainement tous les trois plus âgés que lui) on a enchaîné sur une conversation à bâtons rompus sur des sujets variés. Les rapports avec les collègues de boulot, les blogueurs fréquentables ou non selon leur degré de pédanterie, comment ne pas se laisser bouffer la vie par son blog, la fidélité à géométrie variable dans les couples pédés, comment faire une réservation à l’hôtel et décrocher une chambre pour deux avec un seul lit lorsqu’on est un couple de mecs, comment ne pas froisser sa famille par un juvénile coming-out trop agressif, de l’utilité ou non de se mettre sur liste rouge ou orange pour éviter le « spam téléphonique », le nombre en croissance alarmante des SDF dans Paris depuis deux ans, les ennuis, malheurs et contraintes liés à l’utilisation du Vélib ou du vélo dans la capitale, bref la vie quoi. La vie en mangeant. Serveur-Gouailleur était plus rapide et nous n’avons pas eu à attendre une heure et demie comme la veille dans le 11°.

 

 

 

Le courant est bien passé entre ma Petite Sœur et mon Barde. Je n’en doutais pas une seule seconde d’ailleurs. La complicité voletait joyeusement autour de la table, pour entrelacer les « paires ». Deux mecs homos. Deux Parisiens. Deux frère et sœur (même virtuels, peu importe). Au final, une soirée-trio très réussie, sans jamais ni silence ni ennui.

 

 

 

Deux ombres au tableau tout de même : tout d’abord il faisait trop frais, la température était retombée à 15° ce soir-là. On en est arrivés à apprécier l’étuve du métro sur le chemin du retour ! Et puis, Orpheus ne se laisse pas prendre en photo, sauf si c’est pour adopter de lascives postures sur sa lunette des WC ou sur son divan (voir son blog…..). Comme il n’y avait ni cuvette ni sofa à l’horizon, j’ai remballé mon appareil en grommelant et je me suis rassis sur ma frustration. Pas de « preuve » à rapporter à Panama. Tant pis pour moi. Faudra me croire sur parole quand je dis qu’Orpheus a des yeux de braise….

 

 

 

Encore une séparation à l’entrée du métro, encore des bisous, encore du bonheur et de la sympathie. Les gens supérieurs ne déçoivent jamais. J’aime ces instants réels arrachés à la virtualité quotidienne de notre toile constellée de blogs. Oui, la vraie vie se cache derrière tout cela, et c’est un plaisir intense de la débusquer par moments, pour se dire que dans ce monde qui paraît quelquefois si dur à supporter, il y a des inconnus qu’on peut aimer. De la gentillesse. De la compassion. De l’altruisme. De l’humour. Tout ce qui fait l’existence belle et bonne.

 

 

 

Orpheus et Fiso ont échangé leurs « flux SSR». Je suis vraiment content si j’ai pu contribuer à la naissance d’une nouvelle complicité dans le monde de la blogosphère.

 

 

 

Il y a des Graals partout. Il suffit de les faire naître.

01:00 Publié dans BlogPotes | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : blogpotes, paris

04/01/2008

Nouvelle année, nouveaux amis

Et nous voici revenus de notre virée parisienne de trois jours.

Pour la St Sylvestre nous étions cette année exceptionnellement en petit comité : Nickou, Sylviane, Mariane, Tinours et moi. Trois garçons, deux filles, aucune possibilité ! LOL. Quoique, à une époque, Nickou a eu une (brève) histoire avec Mariane. Mais ça n’a pas duré… Bref ! On a fait deux (longues) promenades dans un Paris au ciel gris et plombé, le 31 et le 1er dans l’après-midi. Le 1er, à Montmartre, on a cherché la tombe de Dalida, mais on l’a pas trouvée (et surtout ne venez pas me dire que c’est très fofolle de chercher Dalida, d’abord on était avec des hétéros mais on a aussi visité les tombes de Stendhal et Zola avant, entre autres !).

Soirée du 31 intime, avec brassage de souvenirs : j’ai bossé autrefois avec Nickou, Sylviane et Mariane, mais on a tous divergé géographiquement et même professionnellement, en ce qui concerne Mariane : Paris Lille Tours Montpellier, mais on continue à se voir et à s’apprécier.

Deuxième étape de ce « périple » parisien, chez ma nièce et son mec. Zou, traversée en métro, c’est de l’autre côté de la capitale.. Ils nous ont accueillis super-gentiment, et leur petit appart est très sympa. Ca m’a rappelé ‘mes débuts’ avec TiNours, quand on habitait notre 40m2 à La Madeleine, à côté de Lille. Ils sont mignons et attendrissants ces petits. « J’ai toujours éprouvé une grande tendresse pour les jeunes amoureux ». Ils bossent beaucoup tous les deux, ils rentrent tard le soir, c’est un peu dur tout de même leur vie. Mais surtout, surtout, ils ont l’air de s’aimer très fort et là moi à chaque fois, y a pas, je fonds. Matt est un mec adorable, ma Sa-sa pouvait pas trouver mieux. Elle a fini par m’arracher l’adresse de ce blog, m’étonnerait pas qu’un de ces jours elle vienne y fourrer le nez et se fende d’un petit commentaire de son cru. ROBIZOU si Matt ou elle débarquent ici (et même s’ils n’y viennent jamais, d’ailleurs !).

Et puis le 2 à midi, on avait rendez-vous avec Anydris et l’Elephant… Mes premiers blogueurs faits de chair et d’os ! Quelle émotion… J’ai houspillé TiNours sous la douche pour qu’on n’arrive pas en retard. Dans le métro il a eu le temps de me faire un de ses blagues dont il est spécialiste. Un mec monte avec un pansement sanguinolent sur l’œil et deux sacs poubelles remplis d’affaires crades : ‘Mesdames et messieurs, pourriez-vous me donner une pièce pour manger, je suis SDF et j’en appelle à votre bon cœur… » etc, et là mon mari me glisse « C’est sûrement Anydris ». J’ai attrappé un fou-rire mais on n’a pas eu le temps de chercher une autre personne dans le métro qui aurait pu correspondre à la ‘projection mentale’ qu’il se faisait de l’Elephant parce qu’on est arrivés. L’Elephant nous avait donné r-v à 12h15 sur les marches de l’opéra, on y était à12h16 pile ! Any était arrivé avec une bonne avance, et L’Elephant ensuite, pour finir ce sont eux qui nous ont repérés de loin.

C’était super-agréable. J’ai eu immédiatement (ou presque) l’impression qu’on était des amis qui se connaissent depuis longtemps. Mais dans un sens c’est vrai, puisque nous avons un « périscope » branché sur la vie, et le cœur des autres, par l’intermédiaire du blog. C’est quelque chose de passionnant, de fascinant. On m’a déjà dit que les rencontres face à face de blogueurs pouvaient être décevantes. En ce qui me concerne, je suis bien content de pouvoir dire que ça n’a pas été le cas. On a passé deux heures dans ce restau japonais à discuter à batons rompus de tout de rien de nos vies respectives, de nos motivations pour bloguer, de nos perspectives d’avenir. J’aurais pu y passer l’après midi et la soirée, même !  Hélas il fallait abréger : l’Elephant devait retravailler tôt et Any avait une course à faire à Beaubourg. On s’est donc quittés en se promettant que ce n’était qu’un au revoir mes frères, et deux minutes après, j’ai regardé TiNours et j’ai crié « Meeeeerde ! «  tellement occupé que j’avais été à blablater papoter et refaire le monde, j’avais oublié que je leur avais apporté deux petits cadeaux ! Comme je n’avais pas participé au Nawel des blogueurs, c’était un peu ma façon à moi d’y mettre malgré tout mon grain de sel… Eh ben je l’ai eu dans l’os ! je leur a curu après mais bien sûr ils avaient été tous deux happés par ce monstre tentaculaire qu’est le métro, sans espoir de les rattrapper !                                                                                  

« A tous mes loupés mes ratés mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été

A nos actes manqués ! »

J’avais vraiment les boules. On a quand même pu faire des courses et se ballader l’après-midi, mais j’avais l’impression d’avoir raté un geste important. Bon, j’ai eu le soir Any au téléphone qui m’a filé son adresse, et promis de me passer celle de mon petit Elephanteau… La Poste va fonctionner. Mais quand même, quand même. Ça me ressemble tout à fait, ça ! Et je ne pourrai même pas profiter de la soirée de l’Elephant samedi soir pour rattrapper ça. Merdum.

Mais mais, mais, il faisait tellement beau ce 2 janvier. Ciel bleu et froid sec, comme j’adore. Pas de bilan de mon année 2007. J’aime pas regarder derrière moi. Pas de résolutions pour 2008. J’aime pas tirer des plans à long terme. Qu’est-ce que j’aime en fin de compte ? Vivre dans le présent. Faire naître sans cesse, des petits moments comme celui d’hier. Ouvrir des portes, pour découvrir ce qu’il y a derrière, et puis, hop, les franchir d’un bond.

Je suis comme une plume
Qui rebondit d'un souffle d'air
Je suis comme une note
Sifflée gaiement à la légère

Et je me fous bien de demain
Ou de dans deux secondes
Il y a des moments où j'aime tout le monde

Je suis comme cette goutte de pluie
Qui coule sur ma joue rose
Qui dure le temps de sa vie
Et ce n'est pas grand chose

Mais je me fous des grands orages
Et du tonnerre qui gronde
Il y a des moments où j'aime tout le monde

Peu importe qu'on se moque
Ou bien qu'on y réponde
Il y a des moments où j'aime tout le monde