12.05.2008

Comptine : Johnnie et l'Elephant

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Deux visites ce week-end...

 

 

 

1623291018.jpgLa première était prévue de longue date : Johnnie, yeux rieurs, sourire en bataille, volubile en diable, nous débarque samedi soir, à 21h et des poussières, en gare de Montpellier, depuis Barcelone où il participait à un colloque « oh, le temps là-bas était épouvantable … je me suis enfui avant le pot de 16h, pour venir vous rejoindre… vous ne m’avez pas attendu pour manger, j’espère ? » Nous, inquiets : « Ben si, tu n’as pas mangé de sandwich en route tout de même ? Tu n’avais pas mangé à midi ? » « Ben non, puisque j’ai raté le buffet de 16h « Mais 16h ce n’est pas midi ! » « Mais si, à l’heure espagnole ! » ah oui…. J’oubliais… les décalages méditerranéens…

J’étais tout de même très content qu’il accepte (de très bonne grâce ! )  d’engloutir notre « petit » souper. Le Tiramisu était très réussi, au fait. J’avais essayé une variante et j’avais pris des abricot à la place des pêches, ça donne de très bons résultats aussi.

 

 

 

Dimanche matin, marché aux fleurs. TiNours aime décorer 1819035034.gifnotre terrasse et remplir des bacs, des pots, de brassées entières, de pétunias, géraniums, oeillets d’Inde, et autres pensées. Il est si adorable quand il jardine, avec son air concentré et ses mains noires de terre, je vous dis pas… En revenant on est passés par chez Lala et Nanard, que j’aime de plus en plus. Il est des gens qui portent en eux  soleil,  gentillesse,  générosité, joie de vivre tout à la fois. Eux font partie de ces élus. Elle volubile, déconneuse, magnétique. Lui discret, ironique, protecteur. Leur fils, leur fille, que je vois grandir et embellir à vue d’œil. C’est fascinant chez les ados entre 15 et 19 ans cette impression de papillon qui sort peu à peu de sa chrysalide. Et comme nous voyons Martin et Laura environ une fois tous les deux mois, on est surpris à chaque fois : ‘Ses cheveux plus longs, qu’ils sont beaux’ ‘Il n’a plus d’acné, il a encore grandi’. Nous avons devant nous non plus les deux enfants que nous connaissions encore il y a six mois, mais un homme, une femme sur le seuil de leur vie d’adulte. C’est incroyable.

 

 

 

L’après midi, visite à Aigues Mortes dont Johnnie nous a dit que le plan lui rappelait celui de Rochefort. En plus petit bien évidemment.765276324.jpg J’avais aimé la majesté, la solennité de cette ville pendant notre été charentais il y a quelques années. Evocation de souvenirs, sourires.

Ensuite visite éclair à la Grande Motte que John n’avait jamais vue. On peut certes vivre sans. Mais cette station est injustement décriée, à mon avis. On peut aimer ou pas le modernisme de son architecture, mais l’ensemble reste cohérent, et reste vivant. 960593789.jpgUne multitude d’arbres variés égaient les avenues. Dans la famille des villes « friquées » j’ai déjà connu bien pire (Deauville, pour ne pas la citer…)

On a terminé la journée sur un chouette restaurant montpelliérain ‘Le Dilemme’ planqué dans une rue qui ne payait pas de mine, derrière la gare. On avait bien fait de réserver, tout était plein. L’inconvénient de devoir se serrer à trois sur une table prévue pour deux s’est transformé en plaisir d’une soirée intime sous la lumière de ‘notre’ lampe, agrémentée de plats fins, servis avec efficacité et discrétion.

Bonheur d’avoir pu faire un bras d’honneur aux prévisions météo qui annonçaient de la pluie sur le Sud. Notre dimanche fut des plus doux et ensoleillés.

 

 

 

La deuxième visite était impromptue, elle. Elle n’en a pas été moins plaisante. Pendant le 765830776.jpgrepas de midi dimanche, le téléphone sonne. Flûte, occupés que nous sommes à réveiller de bons souvenirs avec Johnnie, et à le tuyauter sur mes blogpotes et leurs vies, je décide de laisser le répondeur faire son boulot. « Allo, bonjour, c’est F.» je reconnais cette voix ! Je bondis pour interrompre la bande magnétique dans sa course… Quand on parle du loup, on voit sa queue. Quand on parle de l’Elephant, on voit sa trompe !

 

 

 

Il s’offrait une escapade sudiste pour son week-end prolongé, mon Néléphanteau. Chouette. Après le ratage des 1613656243.jpgvacances de février, on se devait de se rattraper ! Cette fois, on était dispos en même temps, lui et nous. Goodie goodie… Rendez-vous a été pris pour ce midi chez nous. Après avoir raccompagné Johnnie ce matin à la gare (il pleuvait, ambiance de film à la Lelouch…) on a fait quelques courses, pris des clichés de nos bouilles de forçats au photomaton pour nos passeports (pour quelle destination, d’ailleurs… ? la suite au prochain numéro, chers lecteurs….) et sommes rentrés à la maison. TiNours jardine, Lancelot cuisine. Enfin, j’exagère. Je me suis contenté de faire l’entrée et le dessert, car le plat de résistance avait déjà été préparé par mon mari : lapin au cognac. Il le réussit à chaque fois. Dommage que j’aie été assez con pour trop faire cuire les pâtes qui allaient avec…

 

 

 

Le soleil a bien daigné se remontrer pour l’apparition de l’Elephant. Mon premier blogpote à la maison ! Chouette ! Ca s’arrose. Même pas qu’il en a voulu de notre champagne au frais, ce vilain. Il s’est contenté d’un coca et d’eau gazeuse tout au long du repas, pour cause d’embarras gastriques dûs à sa soirée de la veille. Les agapes, c’est pour les autres, et nous on doit toujours se taper les bouillons de légumes et le bicarbonate de soude du lendemain ! Hein ???  Enfin bon, il a été gentil tout de même et, même s’il a dit non à la boisson, il  a fait un effort sur la nourriture, on lui pardonne.

Il s’est même tellement mis à refaire beau qu’on a mangé les fraises du dessert dehors, sur la terrasse, en discutant en vrac familles, blogs, amis, beaux-parents, collègues de travail, et surtout la fameuse théorie des coups de pied au cul qu’il a développée ici et sur laquelle je ne cesse de m’interroger. J’y reviendrai peut-être un jour dans une note ultérieure.

 

 

 

Après son départ vers 16h, TiNours a continué ses plantations, j’ai nettoyé la piscine. L’entrée est plus fleurie, l’eau plus bleue, plus propre. En deux jours sa température est passée de 16° à 20°.

 

 

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Et, je réitère mon invitation lancée dans les commentaires du message précédent à « ces Dames » (« ces Messieurs » aussi d’ailleurs, -évidemment- mais eux se manifestent moins sur mon blog ces derniers temps…). L’Elephant a ouvert la piste : bienvenue à tous les blogpotes ! Valérie, Fiso, Bougrenette, attrapez vos maillots et venez profiter du beau temps ici ! Que des menteries, la météo pleurnicharde…

09.05.2008

De Tiramisu à Nicoletta

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Comme nous recevons un invité de marque ce week-end, notre super-Johnnie, TiNours m’a suggéré de préparer LE dessert qui commence à me rendre populaire dans de nombreuses chaumières, le Tiramisu aux Pêches de Vigne. Fiso connaît, elle n’y a hélas pas goûté, mais elle était présente avec moi ‘en pensée’ au téléphone, en direct, la dernière fois que j’en ai préparé un ! Je t’en ferai un, un jour, pour toi seule, petite soeur, c’est promis !

 

 

 

Mais avant de cuisiner, hier, nous avions deux tâches agréables à accomplir pour fêter ce 8 mai si délicieusement férié ET ensoleillé  A LA FOIS ! C’est la fête de l’arrivée de l’équinoxe d’été chez TiNours et Lancelot, et il y a des traditions, des rites sacrés, des cérémonies à respecter : le premier barbecue de l’année, et le débâchage et nettoyage de la piscine : les beaux jours arrivent, youpi ! Sentiment exactement inverse de celui que je décrivais ici.

 

 

 

Le barbecue, c’est facile. Comme bois à brûler, on utilise des branches de palmier séchées de l’an dernier : combustible naturel dont la source de production se trouve dans notre jardin ! Ca flambe à plaisir ! Et une fois la braise prête, TiNours nous a grillé de délicieuses côtelettes de mouton et des saucisses de Toulouse pendant que je préparais frites et tomates à la Provençale. Et des fraises à la chantilly en dessert, au diable la diététique. D’ailleurs, les calories, elles avaient fondu au préalable le matin. Voir ce qui suit.

 

 

 

Dans la matinée, on a débâché la piscine. Oh hisse, qu’elle est lourde cette bâche. Même à deux c’est mortel. Le pire c’est quand le dernier quart à retirer se gorge d’eau, il faut tirer là-dessus comme des malades pour en venir à bout. Et après ça, agitation dans tous les sens : on ramasse les merdes de l’hiver qui se sont accumulées dans l’eau malgré la bâche, on remet en marche les pompes, on filtre, on chlore, on chlore, on filtre, on manie le filet pour ramasser les algues. Nettoyage des filtres, nettoyage de la bâche, nettoyage du tour de la piscine, Oup là, c’est le grand nettoyage d’été. L’eau est pour l’instant à 16°. Mais dans une semaine, on va pouvoir inviter tous ceux qui se porteraient volontaires pour une pool party ! Au programme : bombes, éclaboussures, batailles au jet d’eau, hurlements de rire, noyades et glouglous (et pas que dans l’eau d’ailleurs ! la cave est bien garnie !)

 

 

 

Bon, l’eau étant redevenue bleue et limpide, il nous reste à présent à nous pencher sur ce fameux Tiramisu l’après-midi. Je croyais avoir tous les ingrédients, mais, horreur stupeur malheur, il nous manque l’indispensable Mascarpone…. Alors en route pour la planète Mascarpone, à savoir, le Super-U du coin.

 

 

 

Après avoir déniché nos boîtes italiennes, on flânait un peu au rayon livres. Je fais remarquer à TiNours qu’ils ont mis en gondole le bouquin de Nicoletta sur sa vie. Il était sorti il y a deux ou trois mois, mais je ne l’avais pas trouvé quand je le recherchais. On l’avait entendue à la radio en parler, et comme je l’aime bien, Nicoletta, je me disais que je l’aurais volontiers acheté, son bouquin. L'occasion ou jamais. Or, au moment où je le saisis, qui vois-je arriver ? Nicoletta elle-même, flanquée de son chien, et du « mec à micro » du Super-U. Ah ben MERDE ALORS ! Je jure que ce n’était pas prémédité ! Elle faisait une séance de dédicace ! Et on était pile poil à côté de la table où ils avaient installé ses bouquins ! (On aurait pu s’en douter avant, ils avaient mis une chaise devant). Et, comme on était les premiers, on a pu discuter agréablement pendant 10 minutes avec elle avant que la foule ne commence à s’attrouper autour. Persuadé qu’elle avait oublié (elle en donne tellement…) je lui ai demandé si elle se souvenait du concert qu’elle avait donné à Marcq en Baroeul il y a 6 ans, où nous étions allés la voir. C’était un an avant qu’on ne quitte Lille pour Montpellier. « Mais si, s’exclame-t-elle, je m’en souviens très bien, c’était à cette occasion que j’avais reçu la Légion d’Honneur ! » Exact ! « Et est-ce que vous vous souvenez de la météo ?» « Oh oui, il pleuvait » Encore exact ! On était arrivés un peu en retard, TiNours et moi, et on se disait en rigolant sous les gouttes, en hâtant le pas dans la rue « Elle va chanter ‘Il est mort le Soleil’ ! » Eh ben bingo ! avant même de passer le portail de l’hippodrome où se déroulait le concert, on a entendu sa belle voix un peu cassée égrener la première phrase de la chanson, ce qui nous avait fait attraper un fou-rire…

 

 

 

Cependant les gens commençaient à s’agglutiner autour de la table, attirés par sa bonne humeur et ses plaisanteries, en vrac, sur la vie trop chère et les légions d’honneur distribuées un peu au hasard… Pendant qu’elle nous paraphait un mot gentil sur la première page du livre, je me penche vers elle pour lui demander ce qui me tenait à cœur : « Il y a une chanson de vous que j’aime beaucoup, mais qui est moins connue que les autres » « Ah oui ? Laquelle ? » « C’est ‘Sur les bords de la Tendresse’ » Son regard s’illumine, elle pose sa main sur mon bras et se met à fredonner « Sur les bords de la Tendresse… » et moi j’enchaîne, tout fier de mon à-propos : « … laisse ma main se poser… ». Eclat de rire ! Je lui explique donc que j’ai un mal fou à la retrouver, et elle me signale que la chanson figure dans sa compilation. Oui bon, je sais. Elle soigne sa promo. N’empêche que c’était bien agréable de converser ainsi avec une célèbre dame de la chanson française. Mais comme les gens se mettaient à prendre des photos et que ça commençait à ressembler à la séance du shopping New Yorkais de Paris Hilton, TiNours et moi nous sommes éclipsés en agitant la main. De loin, elle nous a rappelés : « Au fait, vous êtes des Ch’tis ? » « Des Ch’tis délocalisés ! » qu’on lui a crié gaiement, ce qui a fait rire tout le monde. Ben ouais, ni pédophiles ni consanguins, juste délocalisés et fiers de l’être !

 

 

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En partant TiNours m’a fait remarquer qu’elle ne nous avait pas fait la bise. Avec la gentillesse qu’elle dégageait, je suis persuadé que si on le lui avait demandé, elle aurait accepté. Mais bon, j’ai un peu de pudeur face à ces choses-là… Je me mets à la place de la célébrité à qui les « gens de la rue » doivent sans cesse demander  photos, autographes, bises. Ca doit être chiantissime. Ne pas abuser de leur complaisance, tout de même.

 

 

 

Et si l’on avait rencontré impromptu Jean Galfione à une séance de signature de bouquin autobiographique...? Aurais-je eu cette pudeur, cette retenue… ? Bah… Je me poserai la question lorsqu’il aura rédigé sa biographie… Peut-être que d’ici là ses joues, ses lèvres (et le reste...) seront moins appétissants qu’aujourd’hui….

 

 

 

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Ouste, assez rêvassé. A tes fourneaux, Lancelot. Le tiramisu attend.

18.11.2007

Fin de l'été !

8af669709e6e845668e52235f187f112.jpgOui, bon, je sais, vous devez vous dire "il déraille, il est en retard de presque deux mois..."

Mais hier TiNours et moi avons sacrifié à un rite immuable depuis plus de trois ans que nous vivons ici : rebâchage de la piscine pour l'hiver qui pointe son nez.

De plus on a un peu tardé pour le faire cette année.2eab415c9e968d6196bef273aecbc6f8.jpg Heureusement, il ne pleuvait pas, il ne faisait pas de vent, et on a choisi la fin de la matinée pour s'y mettre parce que c'est le moment où la température est la moins froide sur la terrasse.

 Malgré tout, c'est très chiant à faire et en plus assez triste, on préfère de loin faire l'opération inverse en avril.

Y a pas photo entre les deux photos, 'avant' et 'après' l'opération, vous ne trouvez pas ? Personnellement j'aimerais beaucoup mieux être dans le paysage de gauche, en ce moment... Hélas...