16.12.2007
(Semi) White Christmas
Hier matin, sur le coup de 11h, miracle ! La neige a débarqué. Certes ce n’était pas une surprise puisque la météo l’avait annoncée, mais il n’empêche : je n’avais pas vu un seul flocon depuis 3 ans et demi (4 pour TiNours) qu’on habite ici !

Bon, pas d’affolement, ni d’extase en vue : ça a fondu en une ou deux heures, les routes sont donc restées très praticables, et le paysage n’a pas eu le temps de se tranformer en réplique du Québec au mois de janvier. On en était même très loin !

Il y a eu tout de même, outre des flocons, des retombées très positives pour moi. Selon ma bonne habitude, j’avais attendu très longtemps avant de faire mes courses de Noël. Chaque année c’est la même histoire : je ne crache pas sur la joie factice de ces fêtes de fin d’année, même si elle est factice. J’aime faire des cadeaux, mais je DETESTE la foule, la cohue, les gens énervés, etc, etc ; oui, tout le monde tient le même raisonnement, je sais je sais, c’est d’une banalité ECOEURANTE.
Je me suis donc rendu seul en voiture au centre commercial (TiNours est resté à la maison à jouer les Conchitas avec balai et serpillière, car il fallait aussi que j’achète quelques petites mignardises pour lui…). Et j’ai fait mes courses entre midi et deux. GE-NIAL ! La moitié du monde était occupée à déjeuner, l’autre moitié a dû rester chez elle par peur des rafales de neige que MOI j’avais héroïquement bravées. Bilan : j’ai trouvé (presque) tout ce que je voulais en un peu plus de deux heures, sans faire la queue, sans me faire bousculer, avec des vendeurs aimables et disponibles pour me renseigner, c’était parfait ! Vive la magie de Noël dans ces conditions-là. Bon, évidemment, en repartant, on a le coffre plein à éclater, et le portefeuille anorexique… c’est le principe des vases communicants… mais, baste. Pour les fêtes de fin d’année, je ne compte jamais. C’est le seul moment où je peux manifester par des cadeaux à mes proches que je les aime. A l’exception de TiNours, pour les anniversaires, je me contente d’un coup de fil, idem pour les fêtes des pères et des mères. Alors…
Reste encore à emballer les paquets, et à décorer le sapin et la maison. L’intérieur uniquement. On habite un quartier qui me rappelle les Etats-Unis en cette période de fêtes : tout le monde rivalise pour disposer les plus belles guirlandes lumineuses sur sa façade ou dans son jardin. Quand on rentre le soir en voiture, c’est d’un « kitsh » exquis. Mais, tout en trouvant cela très joli, TiNours et moi sommes trop fainéants écolos pour nous fatiguer à installer ça gaspiller inutilement l’énergie, c’est mauvais pour la planète.
20:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Noël, shopping, neige
23.08.2007
Un moment affreux
Je sais pas vous, mais en ce qui me concerne, un truc que je déteste franchement c’est les courses hebdomadaires au supermarché.
Oui oui je sais : faut se faire livrer… je ne sais pas pourquoi, j’ai jamais sauté le pas… probablement parce que je me dis que je préfère choisir mes fruits et mes légumes MOI-MEME, hésiter MOI-MEME entre deux marques de glace, comparer les prix MOI-MEME en rayon, etc etc… bref.
Il y a un moment particulièrement affreux que j’ai ‘décortiqué mentalement’ afin de pouvoir le décrire.
On va appeler ça : « Episode 1, l’Arrivée sur le Parking »
Voilà : c’est l’été (élément important) et j’arrive et je gare ma voiture. Je passe sur le fait de trouver une place libre suffisamment près des chariots, bon ça en général, si je ne choisis pas des jours et des heures de trop grande affluence, ça va.
Que ça se passe l’été, c’est important pour la raison suivante : si le temps n’est pas trop dégueu (genre l’été 2007), en principe, je n’ai pas de blouson ni de manteau. Ni donc de poches intérieures. Et, comme je n’aime pas les « sacoches », (ben oui moi je trouve ça chiant, on les oublie partout) je trimballe mon portefeuille à la main en juillet-août. Détail très ennuyeux dans ces circonstances.
Travelling avant :
Lancelot descend de sa voiture avec le portefeuille à la main.
Faut prendre les sacs dans le coffre (ben oui parce que maintenant, avec la vague écolo anti-sacs-plastiques, on est bien emmerdés quand on est pas équipés et que… mais non, mais nooooon, j’ai rien dit, faites pas attention, OK ! viiiiiive les Verts, je souscris et je signe, j’ai mes cabas. (quand je ne les ai pas oubliés à la maison).
Alors après faut aller prendre le chariot.
Et pour prendre le chariot faut le sou ou le jeton.
Comme je me suis déjà fait avoir 250 mille fois à n’avoir ni sou ni jeton en cet instant fatidique, j’ai élégamment anticipé et j’ai un jeton spécial chariot dans la voiture (dans le cendrier, comme on ne fume pas, youpi il sert à ça).
Mais comme je suis prévoyant aussi, j’ai avec moi une liste de courses. (je me ballade pas dans les rayons en achetant au feeling et au petit bonheur, MOUA !).
Et, comme je ne veux pas m’emmerder à chercher dans la liste ce que j’ai déjà pris, il me faut un stylo pour rayer.
Alors donc, travelling arrière :
Lancelot sort de sa voiture garée pas loin du parc à chariots, il a les clés de contact, son portefeuille et son jeton à la main.
Il ouvre son coffre et dedans il prend les trente douze mille cabas de la Ménagère Ecolo.

Il n’oublie pas de fermer à clé.
Il va chercher son chariot quand y en a un de dispo, accroche les cabas, insère le jeton, prend son chariot, sort sa liste ET son stylo du portefeuille et entre dans le magasin.
Oui mais !
Cherchez l’erreur, il y en a une !
LE PORTEFEUILLE…

Quoi le portefeuille ?
Ben j’en fais quoi ?
Comme je ne peux pas le fourrer dans mes poches de short (oui en été je me ballade en short pour exhiber mes
beaux mollets poilus), quelle solution me reste-t-il ?
Dans le chariot en évidence ? Ben non c’est hyper-risqué ça.
Alors il reste les cabas…
Oui mais !
Faut cacher le portefeuille bien au fond entre deux sacs, pour pas qu’un autre client indélicat vienne y mettre la main et le taxer, avec tout ce qu’il contient de précieux : mes photos de quand j’étais petit, la mèche de cheveux de Tante Simone, les bons des emprunts russes que Papy Igor avait contractés, oui bon là je déconne, et accessoirement, la carte de crédit et les (quelques) billets que j’ai durement gagnés.

Oui mais !
Quand est-ce que je glisse le portefeuille entre deux cabas ? En entrant dans le supermarché ? Pas très malin ça.. je sais que je suis un peu parano, mais s’il y a des voleurs qui guettent les gens, à mon avis ils auront vite fait de
repérer mon petit manège et de voir que la cagnotte est au fond du sac. Vous savez, de nos jours on voit tant de chooooses….
Alors, faut mettre le portefeuille entre les cabas AVANT d’entrer au supermarché. Quand ? Idéalement, à la maison, au moment où l’on fout les cabas dans le coffre. OK OK.
Oui mais !
Et la liste avec le stylo je les mets où ? Avant, ça rentrait dans le portefeuille, maintenant je vais pas m’amuser à les redéballer du coffre, des cabas, et du portefeuille sur le parking du supermarché, ça ferait un peu désordre….
Re-travelling arrière :
Lancelot gare sa voiture sur le parking du supermarché, il en sort, et, fort d’une longue expérience d’emmerdements, il a tout prévu. Il a dans les mains :
Les clés de la voiture.

Le jeton pour le chariot

La liste.

Le stylo.

Les cabas, (avec, planqué bien au fond, le portefeuille).


(Ça fait quand même beaucoup de monde dans les mains à la fois….)
Avec un peu de chance, il ne trouvera pas de chariot disponible à côté, ou bien un coup de vent lui arrachera la liste au moment où il introduira le jeton dans la fente du chariot, ou bien l’anneau des clés va s’emmêler avec le stylo, ou bien le chariot avancera de travers…
C’est AFFREUX, ça, un chariot qui avance de travers…. Si, si, ça vous est jamais arrivé ? On n’arrête pas de forcer pour corriger la trajectoire et quand on a fini les courses on a l’impression d’avoir fait une bonne heure de stepper à la gym (sans le plaisir de mater des beaux mecs autour).
Ah j’allais oublier un autre emmerdement possible : le jeton ne rentre pas dans la fente du chariot (c’est pas la même chaîne de magasins…) ou bien il rentre mais le chariot refuse de se décoincer. Et, quand vous voulez en prendre un autre, le jeton refuse de sortir de la fente….. SGREUGNEUGNEU…. Si un jour vous voyez, sur un parking de supermarché, devant le hangar à caddies, un attroupement de gens ébahis devant un hystérique qui se roule par terre l’écume aux lèvres en hurlant, ne cherchez pas : l’hystérique, ce sera moi…
Aaah le bonheur des courses au supermarché… Et encore, pour faire court, je ne vous ai raconté que mes souffrances de l’Episode 1. Y en a encore derrière : Episode 2 : les Courses Proprement Dites, Episode 3 : la Queue à la Caisse, Episode 4 : le Déballage et le Rangement une fois arrivé(s) à la maison. Ben oui, « arrivé(s) » parce que quelquefois, heureusement, il y a mon PetitNours avec moi pour m’aider….
….et si on se faisait livrer, en fin de compte…. ?
19:55 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shopping, supermarché, courses, chariot, crise de nerfs