20.06.2008
Cuisses au gril
Et voilà le résultat de mes délires d’hier…
Apparemment écrire en anglais ne remplace pas la crème solaire !
Quand je disais que mes coups de soleil me tenaient chaud, là je dois avouer que le thermostat a fait une crise de zèle.
Qui a envie d’un bon gigot rougi à la broche ?
Bah, c’est pas grave, c’est signe que l’été rentre…
(Il était temps… espérons qu’il ne ressorte pas trop vite…)
10:31 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : coup de soleil
22.05.2008
Back from Ireland
Lancelot is back !
Repu de fous-rires et de beauté. Quatre jours qui m’ont fait un bien immense.
Ce n’était pas une découverte pour moi : TiNours et moi avions déjà passé trois semaines en Eire pendant l’été 2000. Un itinéraire que nous avions fait en voiture, du Sud Est en commençant par Wexford,, et nous étions remontés dans le sens des aiguilles d’une montre (des aiguilles qui s’initiaient à la périlleuse conduite à gauche !) : Cork, Cahir (château où ont été tournées certaines scènes d’Excalibur…. Je l’ai gardé très longtemps en fond d’écran, Fiso… !) le Kerry, la péninsule de Dingle, Killarney, Limerick, Ennis, les falaises de Mohair, le Connemara, le Donegal, et ensuite nous avions terminé quelques jours sur Dublin, désolés de ne pas pouvoir aborder l’Irlande du Nord, mais nous n’avions hélas plus assez de temps, hélas, hélas…
Cette fois il m’a fallu se contenter de deux villes : Dublin et Cork. Ce qui n’était déjà pas mal. Sur moins de quatre jours, et ça c’était plus gênant. Mais le but n’était pas de faire (que) du tourisme ! Caro, la coordonnatrice de la section de BTS où j’enseigne, et moi, devions prospecter des possibilités de stage pour nos étudiantes, rencontrer le directeur de l’un des collèges où sont régulièrement envoyées nos élèves depuis 5 ans, formaliser cela par un accord plus humain et moins administratif, et éventuellement nous renseigner aussi sur les possibilités de location existant pour les étudiants étrangers venant passer un mois de stage dans ces villes irlandaises, où, comme dans tous les endroits où le succès de la bulle informatique a attiré de l’emploi, il est difficile de trouver une chambre à prix raisonnable pour quelques semaines.
Alex, le mari de Caro, nous accompagnait en tant que touriste.
L’Irlande a certainement changé depuis huit ans. Notamment en raison d’une immigration accentuée et d’un développement de la construction. Encore une fois, la croissance économique (qui subit toutefois un ralentissement depuis quelque temps) en est la raison principale. Mais, au coeur de deux grandes villes que je connaissais déjà, je n’ai pas eu à me plaindre d’une urbanisation excessive. Les métropoles conservent leur charme en intégrant l’aspect cosmopolite de façon harmonieuse.
Une question qui a été, sinon oubliée, disons ‘phagocytée’, en France, grâce à notre génial président, se retrouve à tous les coins de rue : le référendum au traité de Lisbonne, pour lequel les avis sont très partagés. Détail intéressant, alors qu’à Cork la majorité des affiches disent ‘Vote YES’, sur Dublin, on retrouve un grand nombre de ‘Vote NO’, en quantité égale. Sans doute parce que la capitale est un plus grand mélange de tendances politiques et de populations différentes.
J’ai retrouvé cette sensation si agréable d’il y a huit ans : sans tomber dans un angélisme béat, il faut bien reconnaître qu’en majorité les Irlandais sont gentils, serviables et cools. La rudesse, ou une certaine violence larvée que je n’avais pas aimée en Angleterre, je ne la retrouve pas ici. Les mecs parlent fort, rient fort, se bousculent virilement comme des gamins devant les portes des pubs (où l’on a parfaitement intégré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, apparemment) mais je n’ai été confronté à aucune malveillance, aucune ironie, aucune réflexion agressive.
Nous avons donc, lors de deux soirées consécutives, tenu à nous rendre dans des pubs où l’on jouait de la musique irlandaise, avec danses et chansons. Hormis les consommations (à mon corps défendant, car j’aime pas la bière, mais j’ai tenu à m’immerger dans l’esprit du pays, j’ai donc ingurgité deux Guinness) on ne paye rien, surtout pas la musique. C’est fait pour s’amuser, pour le plaisir des musiciens et du public, ça ne va pas plus loin et c’est très bien comme ça. Les jeunes se lancent dans des gigues hasardeuses, sur les conseils d’un mec ou d’une nana qui donne des conseils dans le micro en guidant les pas, tout cela dans une joyeuse pagaille, et au final tout le monde rigole. Bonheur aussi de chanter le dernier soir lorsqu’un mec à la guitare (dont je n’ai pas noté le nom, hélas) est venu nous interpréter des tubes connus, de Sting ou Simon and Garfunkel entre autres. Même si on ne touche pas là à la véritable « âme de l’Irlande » d’un point de vue culturel, on se retrouve pris dans le mouvement de gentillesse et de spontanéité générale dans le plaisir d’entonner à l’unisson des paroles de chansons bien connues de tout le monde.
Notre visites de deux écoles à Cork m’a laissé un souvenir étourdissant. La première, incroyable de beauté architecturale, mélange harmonieux de classique et de moderne. Je m’étais fait la même réflexion sur plusieurs campus américains : comment les étudiants font-ils pour avoir envie de travailler dans un cadre pareil ? Mais je me doute bien qu’au final c’est justement l’ensemble qui doit avoir un impact positif sur la « productivité intellectuelle ». Encore une question de culture à laquelle nous ne sommes pas habitués.
La seconde école qui est un « College of Further Education » accueille des étudiants de tous âges de 19 à 77 ans, et m’a laissé sur le cul, de par la variété et l’originalité des matières abordées : les cours de mixage et d’enregistrement côtoient ceux de création musicale, d’autres étudiants écrivent et mettent en scène des pièces de théâtre pendant que d’autres confectionnent des décors (l’ensemble n’en restera d’ailleurs pas cantonné à l’enceinte de la fac, ils ont des accords avec la municipalité pour aller travailler au théâtre de la ville -et Cork ce n’est tout de même pas Trifouillis les Gonesses !), d’autres, dans le cadre de la « découverte culturelle » fabriquent un bateau qui sera utilisé pour faire une excursion sur le fleuve. Les salles informatiques sont bien sûr nombreuses et toutes équipées de Wifi, et d’ailleurs chaque étudiant possède son propre portable qu’il a la possibilité d’acheter à la fac en début de cursus en remboursant à long terme, un investissement qui s’avère toujours payant parce que les cours qu’ils pourraient manquer leurs sont (presque) automatiquement mailés… J’en avais les larmes aux yeux et l’eau à la bouche en sortant… Pauvre petit prof dans un lycée français qui se bat depuis le début de l’année pour que l’écran géant que l’on a installé dans sa salle de classe soit ENFIN cablé pour qu’il puisse le connecter à son PC personnel, qu’il devra bien évidemment trimballer… BREF !
J’ai entraîné Alex et Caro vers les lieux que j’avais visités et aimés avec TiNours : Trinity College, et la prison de Cork (qui a été fermée dans les années 20). Le temps a varié mais il n’a jamais plu, et si nous avons eu quelquefois un ciel couvert, le soleil a été splendide sur Dublin la plupart du temps. How lucky can you get ?
A Trinity nous nous sommes contentés des jardins sans aller admirer le Book of Kells (le plus vieux livre d’Europe -VI° siècle- ). Majesté et bonheur dans cette enceinte. Sammy, j’ai pensé à toi très fort !
L’un des chauffeurs de taxis que nous avons utilisés (les taxis, pas les chauffeurs…) répondait au nom délicieux de Patrick Gallagher : plus irlandais tu meurs… Croyant bien faire, sur le chemin qui nous emmenait de l’aéroport à notre B&B, il a tenu à entretenir la conversation en m’interrogeant sur mes pronostics sur le match de rugby imminent entre les « Munsters » (LEUR équipe) contre les Toulousains. Tout le monde en parle en ce moment là-bas, plus encore que du referendum…. J’ai dû le décevoir, et même Alex n’a pas pu venir à mon secours… Mais je ne pouvais pas décemment lui expliquer que mes connaissances rugbystiques se limitent à des calendriers de nus artistiques… Alors il a gentiment changé de sujet : « cerkowzee… cerkowzee… » Mais qu’est-ce qu’il me veut lui avec son Cerkowzee ? C’est quoi ça encore ? Un autre sport national… ? Et tout à coup j’ai eu une illumination ! Il parlait de notre Nicolou chéri ! Alors là ça devenait plus intéressant ! Je lui ai demandé quelle image en renvoyaient les médias à l’étranger. Question que j’ai re-posée par la suite à d’autres personnes, qui nous ont été présentées à la fac, notamment… A chaque fois ils hésitent, parce qu’on voit qu’ils veulent rester polis… Je me suis régalé : « Come on, don’t be shy… What do the media say… ? Which impression do you get from here ? ». Il ressort de cet intéressant sondage que ça rigole pas mal outre-manche, sur notre dos… Nous on rit plutôt jaune… On a notre Bush à nous, maintenant. Estampillé. Pur porc premier choix !
La dernière nuit à Dublin a été marquante : réveil à quatre heures par une alarme qui résonnait longuement. Evacuation de l’hôtel tambour battant… pour le réintégrer 5 minutes plus tard : la centrale électrique responsable de l’alimentation de ce secteur avait eu un bug qui avait privé trois quartiers entiers, et donc quelques centaines de logements (et d’hôtels..) de courant ! Ni incendie, ni alerte terroriste… Les pompiers sont venus nous rassurer…. Ca ne s’était pas produit depuis sept ans… Ils m’attendaient pour remettre le couvert, apparemment… Merde… Tout ça pour ça… ? J’ai réintégré mon lit mais je n’ai pas pu me rendormir… Les pompiers n’assuraient-ils pas le service « aller consoler les touristes qui sont dans le colletard » jusque dans leurs chambres… ? J’aurais bien aimé…
Et, puisque j’en suis aux points négatifs : le café irlandais est toujours aussi infecte ! Il doit certainement y avoir de bonnes adresses de ‘trattorie’ italiennes, mais je ne suis pas plus tombé dessus cette fois qu’en 2000..
Les contrôles aux aéroports, aussi, sont épuisants de minutie de de pointillisme.... Je me suis fait confisquer un (probablement) délicieux pot de confiture au whisky dont ni TiNours ni moi ne connaîtrons jamais le goût... Relents du 11 septembre : que la foudre tombe sur tous ces maudits terroristes qui nous empoisonnent la vie et nous empêchent de déguster nos toasts à l'occasion de nos breakfasts occidentaux....
Il n’empêche : café ou pas, whisky jam ou pas, (plutôt "pas" d'ailleurs, pour le second... grrrr...) j’avais le cœur un peu lourd lorsque l’avion a crevé la barrière de nuages pour reprendre la direction de Carcassone. Seule la pensée que j’allais retrouver mon TiNours me consolait. Mais j’aurais nettement préféré que lui vienne me rejoindre pour poursuivre ce périple à deux, voire à quatre, car malgré mes appréhensions, la cohabitation avec Caro et Alex s’est merveilleusement bien passée.
Retour cet après-midi au quotidien : copies et oraux. La transition ne sera cependant pas trop dure : j’avais emporté un paquet de devoirs surveillés là-bas, histoire de ne pas trop souffrir du manque… J’ai abattu du travail dans l’avion, pour rentabiliser le temps perdu. Scrupulous teacher, ain’t I… ?
11:28 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : irlande, dublin, cork
19.04.2008
Cuvée de décembre, Beaumec de Venise, Homophile
16 avril
Mes parents nous avaient servi avant-hier en apéro une merveille gouleyante, un mélange de liqueur de coing, de cannelle et de muscade. Un truc qui s’appelle ‘Cuvée de Décembre’. Je détaille l’étiquette, très intéressé. « Aaah, ils produisent ça dans un village qui s’appelle Jonquières. C’est à une vingtaine de kilomètres d’ici. On ira voir demain pour en racheter. L’adresse n’est pas indiquée, mais dans un petit village ça doit se trouver facilement ».
Cet après midi, après avoir visité Beaumes de Venise et le massif montagneux des Dentelles de Montmirail, toujours aussi magnifique (on n’y était pas revenus depuis l’été 2001, tout de même…) on a décidé de faire un tour à Jonquières pour enquêter sur l’apéro en question. « Enquêter » est bien le mot. Comme on n’avait pas l’adresse ni le nom de la distillerie (ils ne l’avaient pas écrit sur l’étiquette, ces ânes…) on s’est lancés un peu à l’aveuglette dans le village. Après avoir inspecté les devantures de magasins, je me suis décidé à interroger les gens :
Essai numéro un : Un barman assez beau gosse qui lisait son journal au comptoir.
‘Pardon Monsieur, est-ce que vous connaîtriez à Jonquières une distillerie qui vend du vin d’apéritif ?
(Mimique ahurie, coins de la bouche rabaissés, sourcils relevés, tête secouée)
‘Euh, c’est peut-être dans une cave qui vend habituellement du vin de table et qui fait cela en plus ?’
(Mimique ahurie, coins de la bouche rabaissés, sourcils relevés, tête secouée)
‘Il n’y a pas de cave à vin dans le village ou aux alentours ?’
(Mimique ahurie, coins de la bouche rabaissés, sourcils relevés, tête secouée)
Bon, j’ai pas insisté et je suis ressorti. Je dois préciser qu’à Jonquières, on a vu par la suite qu’il y avait au moins quatre négociants en vin. Mais le mongolisme, c’est terrible, ça frappe partout, même les bogosses.
Essai numéro deux : deux papys sur le pas de leur porte, dont un en fauteuil roulant.
‘Pardon messieurs est-ce que dans le village vous connaîtriez blabla blabla blabla blabla..’
‘Comment ?’
‘Il s’agit d’un vin apéritif à base de coings et d’herbes’
‘Des herbes ? Des plantes ??’
‘Euh ben oui’
‘Oui oui ! Reprenez la route tournez à gauche ici au feu et suivrez tout droit, vous verrez, c’est sur votre droite au bout d’un kilomètre’
Ravis, TiNours et moi on retourne à la voiture et on fonce… pour découvrir qu’au bout de la route qu’ils nous avaient indiquée, il y avait un Jardiland… Je commençais à rouspéter en disant qu’ils avaient fait exprès de nous envoyer n’importe où, quand TiNours m’a regardé, l’œil illuminé : « Mais non j’ai compris ! Tu as parlé de plantes, et comme ils n’avaient rien capté, ils t’ont envoyé dans un endroit où l’on achète des PLANTES’
(…….)
Troisième essai : en sortant du village, TiNours et moi on s’arrête chez un négociant en vins et on lui demande si lui en fabrique, de ce fameux élixir. Ce n’était pas le cas, mais après qu’on lui ait expliqué ce qu’on cherchait il nous dit : « Je pense que le seul endroit où vous pourriez trouver ça c’est chez Rigot. Le seul problème c’est qu’ils ne sont pas toujours ouverts. » Mais, très aimablement, il nous indique la route. On le remercie et on fonce. Ce n’était pas la porte à côté. Une ferme isolée sur le bord de la route. Et, en arrivant, on voit un grand panneau ‘Marché de Noël. Mardi 18 décembre’. Apparemment entretemps ils ont été enlevés par des Martiens, ou bien emportés par une épidémie de fièvre espagnole. Tout était désert. On a regardé à travers les vitres. Il y avait certes une cave avec des bouteilles (on était cependant trop loin pour voir s’il y avait celle qu’on recherchait), des guirlandes et des boules de Noël, il manquait plus que le sapin et la crèche ! Mais tout était fermé. Figé depuis 6 mois, comme dans un mauvais film d’anticipation du dimanche après-midi sur M6. On est donc repartis bredouilles…
Bon, comme je ne m’avoue jamais vaincu, j’ai fait une recherche sur les Pages Jaunes en rentrant, et je crois avoir trouvé un truc. Bien sûr, personne au téléphone quand j’ai tenté de composer le numéro, mais je ré-essaierai demain. Ah mais ! On y aura droit, à notre Cuvée de Décembre… Ou bien, s’ils n’en font plus, on tentera celle d’Avril. Voire de Mars. Trop bonne, leur liqueur...
Vous saviez que les lapsus ça peut se faire sur clavier, vous ? J’ai fait cette découverte révolutionnaire il y a quelques minutes. Je croyais
avoir tapé ‘Beaumes de Venise’ et en me relisant j’ai vu que j’avais écrit « Beaumec de Venise ». Stupéfaction, éclat de rire. Vérification : il ne peut s’agir d’une erreur de frappe, le « C » est situé bien en dessous du « S » sur le clavier, et décalé vers la droite. Je pense que c’est parce que mes doigts ont l’habitude de taper ‘beau meC’. Ce que c’est que d’avoir des déformations professionnelles….
Ce qui me servira de transition habile pour aborder la question suivante : hier soir tard, on zappe par hasard sur l’émission de Ondelate sur les crimes et mystères non élucidés, et on tombe sur cette histoire du conseiller municipal FN qui avait été tué (ou pas ? était-ce un accident ?) en 1995 à Toulon. Plusieurs pistes possibles : accident, ou assassinat, et dans le 2° cas, était-ce un règlement de comptes politique, ou bien un crime crapuleux car le monsieur en question aimait bien les hommes, et fréquentait des milieux gay… en perquisitionnant chez lui ils avaient trouvé toute une collection de revues de cul homo. Dans son parcours, ce mec était passé d’abord au séminaire, puis à la légion, avant de se lancer dans la politique. Interview de sa sœur, dont il était très proche : « Homosexuel ??? Ah non pas du tout. Mon frère était vieux garçon. Nuance. En fait, moi je le définirais plutôt par un autre terme : « Homophile ». Le contraire d’homophobe. Homophobe, c’est celui qui n’aime pas le genre auquel il appartient. ( …?... ) Homophile c’est le contraire. Mon frère aimait la camaraderie virile, les contacts entre hommes, il aimait vivre entre hommes. C’est ça être « homophile ». Il valait mieux pour lui, vous savez ! Comment aurait-il pu supporter le séminaire, ou la légion, lieux exclusivement masculins, sans être homophile ? Voilà. C’est cela, il était homophile, mon frère. »
Ah qu’en termes galants… Quoique... Moi, "homophile" ça éveillerait plutôt en moi d'affreuses images de maladies du sang, mais bon....
11:15 Publié dans Loisirs, Vacances | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
