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05/07/2008

Nuit d'ivresse

Une fille, deux garçons. Trois possibilités ? Deux lits.

 

 

Le premier soir, Fiso m’avait gentiment laissé sa chambre pour occuper le lit de son colocataire au salon. Nous ne nous connaissions pas encore assez bien, elle et moi, pour partager notre couche à deux. Il y aurait bien eu une autre alternative : que je lui rende sa chambre et que je dorme avec le colocataire. J’avais suggéré ça, en artiste, et vraiment pour rendre service, mettre tout le monde à l’aise, et parce que le coloc était sexy en diable. Mais ma suggestion ne fut pas retenue. Dommage….

 

 

Retournement de situation : déçue de cette première nuit où elle fut rouée de coups,   Fiso, femme battue, décida de braver sa féminine timidité somme toute bien naturelle, pour me suggérer le lendemain soir, rose d’émotion : « Et si on passait la nuit ensemble… ? »

 

 

J’ai bien évidemment accepté sans hésiter. Nous sommes donc tombés elle et moi sur cette couche en bataille, pour commencer, dans un paroxysme de passion, par briser une latte. Nous avons désespérément essayé de ne pas trop faire de bruit, pour ne pas déranger le mignon coloc’, de l’autre côté de la cloison. Peine perdue. L’appartement retentissait de ronronnements de chattes satisfaites (vous savez, quand on les gratte sur le ventre et derrière l’oreille) et d’éclats de rire comblés. Le lendemain matin, je l’observais, au réveil. Boucles en bataille, peau de pêche, épaules rondes et bronzées… C’est vrai que c’est beau aussi, une femme… Elle s’étire voluptueusement, ouvre les yeux, me sourit : « J’ai passé une nuit formidable, tu sais… » Moi, moue un peu blasée, genre Humphrey Bogart qui allume une cigarette dans ‘Key Largo’ « Oui, c’était pas mal, et puis ton lit est confortable ». Elle, les yeux remplis d’étoiles : « C’est vrai que 20 cm en plus ça fait toute la différence… »

 

 

Et voilà comment, chers lecteurs, après avoir été ma première « femme MSN » Fiso me fit progresser un peu plus sur les sentiers de la perdition au creux de son nid parisien. Mais je ne regrette rien. Elle est trop adorable.

20/06/2008

Cuisses au gril

 

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5.jpg Et voilà le résultat de mes délires d’hier…

 

            

ScreenShot008.JPG  Apparemment écrire en anglais ne remplace pas la crème solaire !

      

3.jpgQuand je disais que mes coups de soleil me tenaient chaud, là je dois avouer que le thermostat a fait une crise de zèle.

 

2.jpg  Qui a envie d’un bon gigot rougi à la broche ?

 

1.jpg       Bah, c’est pas grave, c’est signe que l’été rentre…

 

4.jpg      (Il était temps… espérons qu’il ne ressorte pas trop vite…)

 

10:31 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : coup de soleil

22/05/2008

Back from Ireland

 



 

 

Lancelot is back !

Repu de fous-rires et de beauté. Quatre jours qui m’ont fait un bien immense.

 

 

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2111619310.2.JPGCe n’était pas une découverte pour moi : TiNours et moi avions déjà passé trois semaines en Eire pendant l’été 2000. Un itinéraire que nous avions fait en voiture, du Sud Est en commençant par Wexford,, et nous étions remontés dans le sens des aiguilles d’une montre (des aiguilles qui s’initiaient à la périlleuse conduite à gauche !) : Cork, Cahir (château où ont été tournées certaines scènes d’Excalibur…. Je l’ai gardé très longtemps en fond d’écran, Fiso… !)  le Kerry, la péninsule de Dingle, Killarney, Limerick, Ennis, les falaises de Mohair, le Connemara, le Donegal, et ensuite nous avions terminé quelques jours sur Dublin, désolés de ne pas pouvoir aborder l’Irlande du Nord, mais nous n’avions hélas plus assez de temps, hélas, hélas…

 

 

 

Cette fois  il m’a fallu se contenter de deux villes : Dublin et Cork. Ce qui n’était déjà pas mal. Sur moins de quatre jours, et ça c’était 711583991.JPGplus gênant. Mais le but n’était pas de faire (que) du tourisme ! Caro, la coordonnatrice de la section de BTS où j’enseigne, et moi, devions prospecter des possibilités de stage pour nos étudiantes, rencontrer le directeur de l’un des collèges où sont régulièrement envoyées nos élèves depuis 5 ans, formaliser cela par un accord plus humain et moins administratif, et éventuellement nous renseigner aussi sur les possibilités de location existant pour les étudiants étrangers venant passer un mois de stage dans ces villes irlandaises, où, comme dans tous les endroits où le succès de la bulle informatique a attiré de l’emploi, il est difficile  de trouver une chambre à prix raisonnable pour quelques semaines.

Alex, le mari de Caro, nous accompagnait en tant que touriste.

 

 

 

231776495.JPGL’Irlande a certainement changé depuis huit ans. Notamment en raison d’une immigration accentuée et d’un développement de la construction. Encore une fois, la croissance économique (qui subit toutefois un ralentissement depuis quelque temps) en est la raison principale. Mais, au coeur de deux grandes villes que je connaissais déjà, je n’ai pas eu à me plaindre d’une urbanisation excessive. Les métropoles conservent leur charme en intégrant l’aspect cosmopolite de façon  harmonieuse.

 

 

 

Une question qui a été, sinon oubliée, disons ‘phagocytée’, en France, grâce à notre génial président, se retrouve à tous les coins de rue : le référendum au traité de Lisbonne, pour lequel les avis sont très partagés.1353300887.JPG Détail intéressant, alors qu’à Cork la majorité des affiches disent ‘Vote YES’, sur Dublin, on retrouve un grand nombre de ‘Vote NO’, en quantité égale. Sans doute parce que la capitale est un plus grand mélange de tendances politiques et de populations différentes.

J’ai retrouvé cette sensation si agréable d’il y a huit ans : sans tomber dans un angélisme béat, il faut bien reconnaître qu’en majorité les Irlandais sont gentils, serviables et cools. La rudesse, ou une certaine violence larvée que je n’avais pas aimée en Angleterre, je ne la retrouve pas ici. Les mecs parlent fort, rient fort, se bousculent virilement comme des gamins devant les portes des pubs (où l’on a parfaitement intégré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, apparemment) mais je n’ai été confronté à aucune malveillance, aucune ironie, aucune réflexion agressive.

 

 

 

1945625501.JPGNous avons donc, lors de deux soirées consécutives, tenu à nous rendre dans des pubs où l’on jouait de la musique irlandaise, avec danses et chansons. Hormis les consommations (à mon corps défendant, car j’aime pas la bière, mais j’ai tenu à m’immerger dans l’esprit du pays, j’ai donc ingurgité deux Guinness) on ne paye rien, surtout pas la musique. C’est fait pour s’amuser, pour le plaisir des musiciens et du public, ça ne va pas plus loin et c’est très bien comme ça. Les jeunes se lancent dans des gigues hasardeuses, sur les conseils d’un mec ou d’une nana qui donne des conseils dans le micro en guidant les pas, tout cela dans une joyeuse pagaille, et au final tout le monde rigole. Bonheur aussi de chanter le dernier soir lorsqu’un mec à la guitare (dont je n’ai pas noté le nom, hélas) est venu nous interpréter des tubes connus, de Sting ou Simon and Garfunkel entre autres. Même si on ne touche pas là à la véritable « âme de l’Irlande » d’un point de vue culturel, on se retrouve pris dans le mouvement de gentillesse et de spontanéité générale dans le plaisir d’entonner à l’unisson des paroles de chansons bien connues de tout le monde.

 

 

 

Notre visites de deux écoles à Cork m’a laissé un souvenir étourdissant. La première, incroyable de beauté architecturale, mélange 332159485.JPGharmonieux de classique et de moderne. Je m’étais fait la même réflexion sur plusieurs campus américains : comment les étudiants font-ils pour avoir envie de travailler dans un cadre pareil ? Mais je me doute bien qu’au final c’est justement l’ensemble qui doit avoir un impact positif sur la  « productivité intellectuelle ». Encore une question de culture à laquelle nous ne sommes pas habitués.

La seconde école qui est un « College of Further Education » accueille des étudiants de tous âges de 19 à 77 ans, et m’a laissé sur le cul, de par la variété et l’originalité des matières abordées : les cours de mixage et d’enregistrement côtoient ceux de création musicale, d’autres étudiants écrivent et mettent en scène des pièces de théâtre pendant que d’autres confectionnent des décors (l’ensemble n’en restera d’ailleurs pas cantonné à l’enceinte de la fac, ils ont des 436875161.JPGaccords avec la municipalité pour aller travailler au théâtre de la ville -et Cork ce n’est tout de même pas Trifouillis les Gonesses !), d’autres, dans le cadre de la « découverte culturelle » fabriquent un bateau qui sera utilisé pour faire une excursion sur le fleuve. Les salles informatiques sont bien sûr nombreuses et toutes équipées de Wifi, et d’ailleurs chaque étudiant possède son propre portable qu’il a la possibilité d’acheter à la fac en début de cursus en remboursant à long terme, un investissement qui s’avère toujours payant parce que les cours qu’ils pourraient manquer leurs sont (presque) automatiquement mailés… J’en avais les larmes aux yeux et l’eau à la bouche en sortant… Pauvre petit prof dans un lycée français qui se bat depuis le début de l’année pour que l’écran géant que l’on a installé dans sa salle de classe soit ENFIN cablé pour qu’il puisse le connecter à son PC personnel, qu’il devra bien évidemment trimballer… BREF !

 

 

 

J’ai entraîné Alex et Caro vers les lieux que j’avais visités et aimés avec TiNours : Trinity College, et la prison de Cork (qui a été fermée1402141333.JPG dans les années 20). Le temps a varié mais il n’a jamais plu, et si nous avons eu quelquefois un ciel couvert, le soleil a été splendide sur Dublin la plupart du temps. How lucky can you get ?

A Trinity nous nous sommes contentés des jardins sans aller admirer le Book of Kells (le plus vieux livre d’Europe -VI° siècle- ). Majesté et bonheur dans cette enceinte. Sammy, j’ai pensé à toi très fort !

 

 

 

L’un des chauffeurs de taxis que nous avons utilisés (les taxis, pas les chauffeurs…) répondait au nom délicieux de Patrick Gallagher : plus irlandais tu meurs… Croyant bien faire, sur le chemin qui nous emmenait de l’aéroport à notre B&B, il a tenu à entretenir la conversation en m’interrogeant sur mes pronostics sur le match de rugby imminent entre les « Munsters » (LEUR équipe) contre les Toulousains. Tout le monde en parle en ce moment là-bas, 1678415822.JPGplus encore que du referendum…. J’ai dû le décevoir, et même Alex n’a pas pu venir à mon secours… Mais je ne pouvais pas décemment lui expliquer que mes connaissances rugbystiques se limitent à des calendriers de nus artistiques… Alors il a gentiment changé de sujet : « cerkowzee… cerkowzee… » Mais qu’est-ce qu’il me veut lui avec son Cerkowzee ? C’est quoi ça encore ? Un autre sport national… ? Et tout à coup j’ai eu une illumination ! Il parlait de notre Nicolou chéri ! Alors là ça devenait plus intéressant ! Je lui ai demandé quelle image en renvoyaient les médias à l’étranger. Question que j’ai re-posée par la suite à d’autres personnes, qui nous ont été présentées à la fac, notamment… A chaque fois ils hésitent, parce qu’on voit qu’ils veulent rester polis… Je me suis régalé : « Come on, don’t be shy… What do the media say… ? Which impression do you get from here ? ». Il ressort de cet intéressant sondage que ça rigole pas mal outre-manche, sur notre dos… Nous on rit plutôt jaune… On a notre Bush à nous, maintenant. Estampillé. Pur porc premier choix !

 

 

 

La dernière nuit à Dublin a été marquante : réveil à quatre heures par une alarme qui résonnait longuement. Evacuation de l’hôtel tambour174575541.JPG battant… pour le réintégrer 5 minutes plus tard : la centrale électrique responsable de l’alimentation de ce secteur avait eu un bug qui avait privé trois quartiers entiers, et donc quelques centaines de logements (et d’hôtels..) de courant ! Ni incendie, ni alerte terroriste… Les pompiers sont venus nous rassurer…. Ca ne s’était pas produit depuis sept ans… Ils m’attendaient pour remettre le couvert, apparemment… Merde… Tout ça pour ça… ? J’ai réintégré mon lit mais je n’ai pas pu me rendormir… Les pompiers n’assuraient-ils pas le service « aller consoler les touristes qui sont dans le colletard » jusque dans leurs chambres… ? J’aurais bien aimé…

 

 

 

Et, puisque j’en suis aux points négatifs : le café irlandais est toujours aussi infecte ! Il doit certainement y avoir de bonnes adresses de ‘trattorie’ italiennes, mais je ne suis pas plus tombé dessus cette fois qu’en 2000..

Les contrôles aux aéroports, aussi, sont épuisants de minutie de de pointillisme.... Je me suis fait confisquer un (probablement) délicieux pot de confiture au whisky dont ni TiNours ni moi ne connaîtrons jamais le goût... Relents du 11 septembre : que la foudre tombe sur tous ces maudits terroristes qui nous empoisonnent la vie et nous empêchent de déguster nos toasts à l'occasion de nos breakfasts occidentaux....

 

 

 

774508639.JPGIl n’empêche : café ou pas, whisky jam ou pas, (plutôt "pas" d'ailleurs, pour le second... grrrr...) j’avais le cœur un peu lourd lorsque l’avion a crevé la barrière de nuages pour reprendre la direction de Carcassone. Seule la pensée que j’allais retrouver mon TiNours me consolait. Mais j’aurais nettement préféré que lui vienne me rejoindre pour poursuivre ce périple à deux, voire à quatre, car malgré mes appréhensions, la cohabitation avec Caro et Alex s’est merveilleusement bien passée.

Retour cet après-midi au quotidien : copies et oraux. La transition ne sera cependant pas trop dure : j’avais emporté un paquet de devoirs surveillés là-bas, histoire de ne pas trop souffrir du manque… J’ai abattu du travail dans l’avion, pour rentabiliser le temps perdu. Scrupulous teacher, ain’t I… ?

 

 

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11:28 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : irlande, dublin, cork